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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 12:57

CHARLES BLE GOUDE


Charles Blé Goudé donne encore de la voix. Dans une interview accordée à L'INTER, la première à un quotidien ivoirien depuis qu'il est allé en exil, le leader des jeunes patriotes pro-Gbagbo, joint au téléphone, a assèné ses vérités et a décidé de se positionner comme l'opposant au président Ouattara. 


M. Blé Goudé Charles, qu’est-ce-que ça fait d’être en exil, coupé des réalités de son pays comme vous l’êtes depuis quatre mois?


Blé Goudé: Mais, écoutez, on n’est jamais content d’être en exil. Cependant par devoir, je l’assume. Il y a des Ivoiriens qui sont morts, il y en a qui sont en prison. Par devoir pour tous ceux-là, nous devons tenir, et j’ai décidé de tenir.


Tenir jusqu'à quand? 


Jusqu'à ce que mon pays renoue avec la liberté, avec la démocratie et avec la paix. Ça a toujours été le sens de mon combat. Et aujourd'hui plus que hier, je suis déterminé dans ce combat-là pour les Ivoiriens et pour l'Afrique. 


Il semble que vous attendez un ultime coup d’Etat pour réapparaître sur la scène politique en Côte d’Ivoire ?


Je ne suis pas un partisan de coups d’Etat. C’est contre les coups d’Etat que nous sommes descendus dans la rue pendant plusieurs années. Nous sommes pour un changement par des moyens démocratiques. Les Ivoiriens ont été tellement traumatisés que je ne crois pas qu’ils aient besoin d’un autre coup de force pour un changement de régime. Ils ont besoin aujourd’hui d’emplois, de structures sanitaires, scolaires et universitaires. Mais la question est de savoir si le régime en place est disposé à se prêter au jeu démocratique.


De là où vous êtes, qu’est-ce qui vous manque le plus?


Oh! Je ne crois pas que ce soit important, ce qui me manque. C’est ce qui manque aux Ivoiriens qui est plus important. Il manque aux Ivoiriens la sécurité, il leur manque la liberté de s’exprimer et de circuler, il leur manque une justice équitable car il suffit aujourd’hui de posséder un fusil en Côte d’Ivoire et on fait la loi. Les Ivoiriens ne veulent plus que leur pays soit une terre de règlement de comptes. Il leur manque la paix, il leur manque le développement. Tout cela est plus important que ce qui me manque là où je suis.

 


Vous sentez-vous comptable de la mort de milliers de jeunes que vous aviez appelés dans l’armée pour combattre aux côtés des ex-FDS ? 

 

De quoi parlez-vous là? Il est bon, pour la bonne compréhension de chacun, de savoir que j’ai demandé aux jeunes qui le souhaitaient d’aller s’inscrire à l’Etat- major des Armées pour se faire recruter dans l’armée régulière. Pour la simple raison que l’Armée régulière est le seul cadre légal pour le maniement des armes et pour ceux qui veulent défendre leur pays par les armes. D’ailleurs, ce recrutement n’a jamais eu lieu vu que les évènements se sont précipités. Je suis donc fort surpris que l’on s’acharne contre ma personne en laissant en liberté ceux qui ont créé des bandes armées pour renverser le régime de Gbagbo, et qui ne sont nullement inquiétés.

 


Vous n’avez donc aucune responsabilité dans la récente crise postélectorale?


Ce n’est pas ce que je dis. Moi j’attends que vienne le jour où chacun des acteurs politiques reconnaitra sa part de responsabilité dans la crise que vit notre pays depuis des années. Il faut éviter de désigner d’un côté des méchants et de l’autre des gentils, des blancs comme neige, qui se présentent comme des innocents et jugent les autres. Quant à moi, en tant qu’acteur politique, je ne suis pas innocent dans ce qui est arrivé à mon pays. Mais, bien plus que moi, nombre de tenants du nouveau pouvoir ont été épinglés par des organisations internationales de défense des droits de l’Homme pour des meurtres et des exécutions extrajudiciaires. Qu'attend-on pour les inculper, eux? 

 


Le porte-parole du gouvernement, Koné Bruno, a dit que les pro-Ouattara n'ont jamais été formellement accusés...


Dites à M. Koné Bruno d'arrêter de tenir des propos qu'il pourrait regretter plus tard. Sinon, je le ramène aux différents rapports publiés récemment par les organisations internationales de Défense des Droits de l'Homme que sont Human Rigth Watch (HRW) et Amnesty International; des rapports qui ont clairement mis en cause le camp Ouattara dans des tueries en Côte d'Ivoire. Même la représentation onusienne en Côte d'Ivoire, je veux parler de l'ONUCI qui a aidé Ouattara à s'installer au pouvoir, a dénoncé les meurtres perpétrés par les Dozos et autres dans notre pays. Alors de quoi parle Koné Bruno? 

 


Avez-vous des nouvelles de votre mentor Laurent Gbagbo?


Non ! Comment puis-je avoir des nouvelles d’une autorité coupée du reste du monde, isolée et à qui ses avocats n’arrivent pas à avoir accès? Le président Laurent Gbagbo est un prisonnier politique à qui ses geôliers dénient tout droit. D’ailleurs, je profite de cet entretien pour demander sa libération. Et je demande à tous les Ivoiriens, à tous les Africains et à tous ceux qui sont épris de justice de s’apprêter afin que nous demandions la libération de ce grand homme. 

 


Croyez-vous, comme certains, à un retour de Gbagbo au pouvoir ?


En politique, ce qui est vrai aujourd’hui n’est pas forcément vrai demain. Nous nous battons pour la libération de Gbagbo car pour qu’un homme fasse de la politique, il faut qu’il soit libre. Ce qui importe pour moi, c’est que l’on comprenne que M. Gbagbo qui avait fait venir M. Ouattara de l’exil, qui avait mis fin à l’exil de M. Bédié, ne peut pas être en prison pendant que ceux-là sont en liberté. Alors je demande d’abord et avant tout qu’on libère le président Gbagbo.

 


Mamadou Koulibaly pense que c’en est fini pour Gbagbo…

 

Je ne peux pas l’empêcher de penser ainsi. C’est l’avenir qui nous situera.

 


Pour qui roulez-vous dans la bataille des clans autour de Gbagbo ?


Je roule pour la Côte d’Ivoire et pour tous les Ivoiriens. L’exil est un moment de formation et de transformation, de bilan, de remise en cause et d’analyse, mais aussi et surtout de perspectives. Dans cette logique, je ne saurai me retrouver dans un combat de clans, si tel est qu’il en existe autour de Gbagbo. J’appelle, si c’est le cas, les différents protagonistes à unir leurs forces pour demander la libération de Gbagbo, fondateur du FPI.

 


Koulibaly Mamadou, lui, est définitivement parti du FPI pour créer son parti. Qu’est-ce que cela vous fait ?


Cela ne me fait rien. Vous savez, chacun assume son destin politique, il en choisit l’opportunité et les moyens pour y parvenir. Je n’en dis pas plus.

 


Alassane Ouattara a appelé les exilés à rentrer dans le cadre de la réconciliation, à quand votre retour en Côte d'Ivoire?


Qui vous a dit que je suis hors de la Côte d'Ivoire ? Je peux être quelque part dans mon pays. Cela dit, je fais la différence entre les récitations, les dictées préparées et les actes politiques de M. Ouattara. Il doit être jugé sur ses actes et non sur ses discours. M. Ouattara aurait libéré le président Gbagbo et tous les autres prisonniers politiques et militaires illégalement détenus dans le nord du pays, qu’il aurait ainsi facilité le retour des exilés en Côte d'Ivoire. La réconciliation est donc une conséquence des actes du gouvernement et non un programme de gouvernement.
Soyez plus explicite...


Je veux dire que c’est au regard du traitement que le pouvoir en place réserve à ceux qui sont en prison, mais aussi aux autres partisans de Gbagbo et en général à tous les Ivoiriens, que la réconciliation suivra. Tout le reste n’est que de la communication pour plaire à la communauté internationale, car la réalité est tout autre sur le terrain. Alassane Ouattara parle de paix et il a la malice dans le cœur. On n'appelle pas des exilés à rentrer pour les inculper.

 


Avez-vous des contacts avec votre ami, Guillaume Soro, le Premier ministre?


Non!


Il se murmure à Abidjan qu’il aurait envoyé le commandant Wattao vers vous ?

 


Comment peut-on envoyer un émissaire à quelqu’un dont on ignore le lieu de résidence ?

 


Où êtes-vous alors ?


Je suis là où je dois être.

 


Et c'est où vous devez être?

 


Monsieur, je suis là où je dois être, prenez ça comme ça.

 


Les élections législatives ont été annoncées pour décembre prochain. Seriez-vous candidat à ces consultations ?


Je ne sais pas ce qui peut se passer d’ici à décembre. Les conditions d’élections transparentes, équitables et ouvertes à tous seront-elles garanties au moment opportun? Le pouvoir en place est-il prêt à se livrer au jeu démocratique et à une véritable compétition électorale? Autant de préoccupations et d’interrogations qui restent à élucider. En tout état de cause, je demande à nouveau à l’opposition de rester vigilante sur toutes ces questions. 

 


Le nouveau pouvoir marque sa présence par la destruction des maquis anarchiques, et la ''Rue princesse'' de Yopougon en a fait les frais ?


D’abord ce n’est pas la ''Rue princesse'' de Yopougon seulement qui en a fait les frais. Je voudrais que vous rectifiiez cela. Les parcs autos qui sont sur le Boulevard Valery Giscard d’Estaing en ont fait les frais, tous les petits commerces de Cocody, de Gobelet, de la Riviera et de bien d’autres quartiers d’Abidjan en ont fait les frais. Bien plus, des habitations de pauvres citoyens ont été détruits sans sommation. C’est scandaleux ! Il est vrai, toute décision tendant à offrir un cadre de vie sain et propre aux Ivoiriens est salutaire. Seulement, il faut y mettre la manière. Dans ce qui est donné de voir en ce moment à Abidjan, a-t-on prévu un lieu pour relocaliser ces commerces détruits? A-t-on envisagé de les dédommager ? Visiblement, non !

Pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui sort à peine d’une grave crise, un pays où la pauvreté a gagné du terrain, le secteur informel doit soutenir le formel; toute chose qui contribue à conserver de petits emplois et à réduire la pauvreté, l’oisiveté et ses corolaires. Un bar détruit entraine la destruction d’emplois directs et indirects. C’est vous dire que ces déguerpissements tout aussi anarchiques organisés par le gouvernement de Ouattara auront des conséquences, par exemple sur les chiffres d’affaires de la société Coquivoire qui fournit des maquis en poulets, de Solibra et de bien d’autres qui fabriquent des boissons. Il y a aussi le fait que les entreprises de téléphonie mobile peuvent prendre un coup à travers leurs démembrements de revendeurs qui gagnent généralement plus aux abords des maquis. On est alors tenté de se demander quel était l’opportunité et l’urgence d’une telle action du gouvernement d’Alassane Ouattara. In fine, le paiement de la main à la main des salaires aux militaires, policiers et gendarmes ainsi que les dernières actions relatives au déguerpissent achèvent de convaincre que M. Ouattara fait perdre de l’argent aux Ivoiriens au lieu de leur en faire gagner. N’étant pas à même de réaliser ses promesses électorales, il tente de poser quelques actions d’éclat pour donner l’impression qu’il travaille. Je souhaite que tous ceux qui ont été déguerpis soient relocalisés et dédommagés, comme cela se fait dans des régimes modernes et démocratiques. 

 


Le footballeur Didier Drogba, originaire de votre région, a été nommé vice-président de la commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Que vous dit ce choix ?


Je sais que Didier aime son pays et il aimerait voir les Ivoiriens qui l’aiment s’unir et être traités de manière équitable, sans référence à l’ethnie à la religion et au parti politique. Seulement les intentions de Didier en acceptant ce poste sont-elles celles de ceux qui ont bien voulu qu’il soit membre de la commission réconciliation? On sait que des mauvais coups sont portés au président de la commission lui-même, le Premier ministre Banny. J’ai donc peur pour Didier Drogba. Je crains qu’on ne lui laisse pas les mains libres pour travailler. Cela dit, je pense que Didier Drogba n’a pas été nommé dans la commission de réconciliation parce qu’il est de ma région. Il a été nommé parce que ceux qui l’ont choisi pensent certainement qu’il peut avoir l’autorité et l’influence nécessaires pour aider à réconcilier les Ivoiriens. Donc il appartient au pouvoir en place de laisser les mains libres à ceux qui ont été nommés dans la commission de réconciliation, au risque de saboter leur travail.

 


La Côte d’Ivoire a connu, à la veille de la célébration de l'indépendance, deux graves accidents qui ont causé de nombreux morts?
A qui et à quoi l’attribuez-vous ?


Je voudrais simplement m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de ces deux graves accidents d’autobus et de car qui ont fait plusieurs morts il y a quelques jours. Pour moi, ce sont des accidents qu’il faut éviter de politiser. Ce n’est pas parce que Ouattara est au pouvoir que nous qui sommes dans l’opposition devons nous réjouir de ce drame. Non! Ceux qui sont morts sont des Ivoiriens qui partaient simplement au travail et qui ne s’intéressent peut-être pas tous à la politique. Je voudrais donc présenter mes condoléances aux différentes familles des disparus et souhaiter un prompt rétablissement à tous ceux qui sont encore à l’hôpital. Je demande à Dieu de faire en sorte de conjurer ce sort, de faire en sorte que la Côte d’Ivoire puisse s’éloigner de ces accidents parce que le pays est en train de gérer une situation post-crise qui a laissé de graves séquelles. Mon grand souhait, c’est qu’un jour, la Côte d’Ivoire sorte des difficultés pour avoir la paix et amorcer le développement. Malheureusement, c’est au moment où la Côte d’Ivoire est déchirée par ces différents drames que M. Ouattara s’offre des vacances en France, pays dont le président, Nicolas Sarkozy, vient lui-même d’écourter ses vacances pour résoudre la crise financière qui secoue son pays. Quel paradoxe ! Il y a également le Premier ministre anglais, David Cameron, qui a dû cesser ses congés suite aux dernières violences qu’a connues son pays l’Angleterre. Mais ce à quoi on assiste en Côte d'Ivoire est plutôt révoltant. Comment M. Ouattara peut-il aussi mépriser les Ivoiriens à ce point, lui qui a décrété trois jours de deuil national et qui s'est rendu dans la foulée au Tchad? En un mot, M. Ouattara voulait juste être président de la Côte d’Ivoire. C'est fait, la vie des Ivoiriens lui importe certainement peu. Sinon, comment comprendre que le gouvernement d’un pays comme la Côte d’Ivoire, un pays qui vit une crise sans précédent, peut aller en vacances au moment où les populations font face aux questions cruciales? Pour tout dire, les tenants du pouvoir donnent l’impression de naviguer à vue. 

 


Réalisée par TRA BI Charles Lambert

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

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Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
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Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
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Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
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Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
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Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
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Source : Union Africaine