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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:36

AU COEUR DE L’ANARCHIE LIBYENNE.

 MISRATA-AVANT-ET-APRES.jpgLibye11.jpg

 

La guerre civile libyenne a éclaté le 17 février 2011 à Benghazi et dans les principales villes de Cyrénaïque où les partisans du colonel Kadhafi ainsi que des policiers furent massacrés. La ville de Misrata suivit quasi immédiatement le mouvement ainsi que la région du jébel Nefusa dans l’extrême ouest du pays. 

 

L’escalade des combats fit que le 17 mars 2011, par la résolution 1973, le conseil de sécurité de l’ONU demanda aux pays concernés de prendre toutes les mesures nécessaires à la

protection des civils. La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis décrétèrent alors une zone d’exclusion aérienne et attaquèrent les forces du régime qui marchaient sur Benghazi. A partir du 31 mars, l’Otan prit la direction des opérations.

 

La guerre civile libyenne ne présenta pas un front homogène car elle fut éclatée, des combattants se formant dans les villes et dans les zones tribales en kata’ib (katiba), brigade selon la terminologie britannique et cela quelque fut leur effectif. Ces brigades révolutionnaires se voient aujourd'hui comme les garantes de la révolution et elles ne font pas confiance à l’ancienne armée, l’armée nationale. Cependant, leur principal souci est de demeurer autonomes.

 

Les trois principales zones d’implantation de ces brigades sont Benghazi et la ville de Derna en Cyrénaïque, Misrata et Zintan (Zenten) en Tripolitaine.

 

- Misrata, la troisième ville de Libye, totalise plus de 40 000 hommes armés. Le 15 novembre 2011 les auteurs de l’article y recensaient 236 brigades équipées de 820 blindés divers, de plus de 2300 véhicules équipés de mitrailleuses et de dizaines de canons de divers calibres. Originaire de Misrata, le général Youssef al-Mangouch est à la fois le chef de l’armée nationale et de la coordination des milices à l’échelle nationale, ce qui lui donne en théorie un pouvoir considérable. - Le Conseil militaire de Zintan rassemble les brigades de Zintan et du jebel Nefusa. Militairement parlant, il s’agit de l’ensemble le plus aguerri. Il détient Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi.

 

- En Cyrénaïque, trois groupes armés dominent. Deux d’entre eux sont basés à Benghazi, à savoir la Brigade des martyrs du 17 février, forte de 3000 hommes et affilée aux Frères musulmans et la Brigade Raf Allah el-Chahati composée d’islamistes radicaux.

 

Ces deux brigades obéissent en théorie aux nouvelles autorités de Tripoli. La seconde a été expulsée de son cantonnement à Benghazi par la foule en colère le lendemain de l’assassinat de l’Ambassadeur américain, le 12 septembre 2012. La troisième brigade est celle des Martyrs d’Abou Slim. Basée à Derna, elle rassemble des islamistes radicaux. Ces divers groupes armés relèvent de quatre grands types :

 

- Les brigades révolutionnaires demeurent groupées autour de leurs propres chefs. Elles sont plus ou moins liées aux autorités gouvernementales auxquelles elles obéissent quand elles trouvent un intérêt à le faire. Certaines de ces unités ont constitué une coalition de brigades et de conseils militaires locaux « unis » dans une coordination nationale, le National Shield (bouclier libyen) ou Garde nationale, divisée en quatre régions : est, ouest, centre et sud. Elles sont ancrées sur leurs implantations régionales. Ces unités peuvent être envoyées en renfort dans d’autres régions, ce qui fut le cas à Koufra quand elles intervinrent contre les Toubou, à Sabha ainsi qu’à Zuwara et à Bani Walid depuis fin octobre 2012. A Misrata,

7000 hommes ont été intégrés dans cette force.

 

- Les brigades révolutionnaires n’obéissent pas aux nouvelles autorités et elles ont refusé d’intégrer la nouvelle armée ou la police.

- Les brigades post révolutionnaires sont essentiellement

composées d’anciens kadhafistes ou pour le moins de groupes n’ayant pas lutté contre lui. Elles se trouvent à Syrte et à Bani Walid où elles disposent d’un armement important. Elles sont organisées autour des tribus demeurées fidèles au colonel Kadhafi, essentiellement les Warfalla et les Kadhafa.

- Les milices opportunistes composées de criminels souvent abrités derrière le paravent religieux fondamentaliste.

 

 

Un an après la fin du régime du colonel Kadhafi, la ville de Misrata est méthodiquement occupée à prendre le contrôle de la Libye. Abritant les plus importantes

forces miliciennes du pays, « auréolée » par la capture de l’ancien guide, ses forces, aidées par des miliciens venus de Cyrénaïque viennent de s’emparer de

la ville de Bani Walid, « capitale » de la tribu des Warfalla. Dans la lutte traditionnelle contre leurs rivaux du sud, ils viennent donc de marquer un point.

 

Sur le terrain, la Libye « utile » est coupée en cinq :

 

- La Cyrénaïque où deux guerres se déroulent. L’une oppose les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna aux « traditionalistes » rassemblés

derrière les confréries soufi. L’autre voit se dresser contre le pouvoir de Tripoli ceux qui veulent une Libye bicéphale, fédérale ou confédérale.

 

- L’ouest de la Tripolitaine avec les milices berbères (berbérophones ou arabophones) du jebel Nefusa « alliées » de fait aux Warfalla.

 

- Misrata avec sa puissante force militaire et dont est originaire le général Youssef al-Mangouch, à la fois chef de l’armée et coordinateur des milices « ralliées »

au pouvoir de Tripoli.

 

- Tripoli et le «pouvoir central» qui doit négocier avec les diverses milices pour tenter d’exister.

 

- Le grand sud devenu une zone grise où le « pouvoir », ancré sur le littoral méditerranéen n’est obéi ni des Touareg, ni des Toubou, ces derniers devant périodiquement

faire face à des raids lancés contre eux par les tribus arabes.

 

L’attaque contre Bani Walid était destinée à conforter la domination de Misrata sur la Tripolitaine, tout en afaiblissant les milices du jebel Nefusa en faisant tomber leur « allié » warfalla. Le prétexte de ce rezzou tribal fut la mort d’Omran Ben Chaaban Osman, un des assassins du colonel Kadhafi capturé puis lynché le 20 octobre 2011 après un raid de l’aviation de l’OTAN sur le convoi de véhicules qui le transportait. Célèbre pour avoir paradé le révolver du colonel Kadhafi à la main, nombreux étaient ceux qui avaient juré sa perte.

 

Blessé à Bani Walid lors d’une précédente tentative de prise de la ville par les miliciens de Misrata, il y fut fait prisonnier et longuement torturé.

Finalement libéré aux termes de ténébreuses tractations, c’est aux frais du contribuable français que cet assassin fut transporté à Paris par avion sanitaire pour y être soigné. Il y mourut dès son arrivée. Pour mémoire, ce furent les forces spéciales françaises qui sauvèrent les insurgés de Misrata alors que la ville était sur le point de tomber entre les mains des forces fidèles au colonel Kadhafi. Pourquoi tant de sollicitude française envers Misrata ?

 

Désormais totalement dépendant de Misrata, la seule marge de manoeuvre du « gouvernement » de Tripoli va être de louvoyer entre ses puissants soutiens et les autres milices…, jusqu’au prochain épisode car un lien unit les différentes composantes tribalo miliciennes de Libye : leur commune détestation des habitants de Misrata…

 

Dans un proche avenir nous devrions assister à une crispation sur le front ouest où l’armée gouvernementale - lire les milices de Misrata -, va tenter de mettre au pas les forces du jebel Nefusa et de Zenten. Le prétexte de la guerre tribale qui s’annonce pourrait être le sort de Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi que les miliciens de l’ouest refusent de remettre aux autorités de Tripoli. Cette question sera un test permettant de mesurer le véritable rapport de force sur le terrain.

Source : la voix de la libye.com

 

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5. LES ILES MADERES            Portugal

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Source : Union Africaine