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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Attaque de Mubi : Les Camerounais fuient le Nigeria.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

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Ils sont plus d’une centaine à avoir rallié les villes frontalières de Bourha, Mogodé et Boukoula
Après l’attaque des abords du campus universitaire de l’école polytechnique de Mubi au Nigeria dans la matinée du 02 octobre dernier, et qui a fait, selon le dernier bilan, une quarantaine de morts, les Camerounais résidant dans cette ville nigériane ont décidé de trouver refuge dans leurs localités qu’ils ont quittées depuis des décennies. En effet, la ville de Mubi, située à 36 kilomètres de l’arrondissement de Bourha, du canton de Boukoula et un peu plus de l’arrondissement de Mogodé dans le département du Mayo-Tsanaga ,dans la région de l’Extrême-Nord, abrite beaucoup de Camerounais qui y vivent, soit pour des activités commerciales, scolaires qu’universitaires. Craignant d’être la cible d’autres attaques, ils ont préféré rejoindre le pays natal, surtout en raison de l’instauration du couvre-feu et de la confusion qui règne dans la ville de Mubi.
Difficile d’évaluer le nombre exact de fuyards, mais quelques témoignages glanés ci et là indiquent qu’ils sont déjà une centaine à avoir déjà franchi la frontière, tandis que d’autres hésitent à le faire. «Jusqu’à présent, on ne connait pas encore l’identité de tous ceux qui ont été tués, mais on peut penser qu’il peut y avoir des Camerounais parce qu’ils sont nombreux à opter pour l’université proche de Mubi. Les Camerounais qui ont des familles ici ont préféré replier pour attendre que la situation se calme», indique un élément des forces de l’ordre exerçant dans l’arrondissement de Bourha, sous le sceau de l’anonymat. Oumaru Kodji, étudiant camerounais ayant rejoint son village Boukoula, témoigne: «Il est bien vrai que nous sommes à la veille de la période d’examen, mais les autorités ont fermé l’école. De peur de voir certains étudiants se venger sur nous, on a préféré prendre nos distances et attendre l’accalmie».
C’est donc la peur au ventre que les Camerounais traversent en catimini les frontières nigérianes pour rejoindre leurs familles restées au Cameroun. Pour rappel, les attaques de Mubi, dont les victimes sont essentiellement des étudiants, ont eu lieu au lendemain des élections estudiantines qui se sont déroulées dans le campus de l’école polytechnique. Un scrutin qui a créé des tensions sur le campus, si bien que la police n'exclut pas l'hypothèse d'un conflit entre étudiants qui aurait dégénéré. Par contre, la piste Boko Haram semble la plus privilégiée en raison de ce que la ville de Mubi est située à 170 kilomètres au sud de Maiduguri, le foyer historique du mouvement fondamentaliste islamiste. En outre, c'est dans cette même ville de Mubi que l'armée nigériane a annoncé il a quelques jours avoir tué un commandant de la secte islamiste, et arrêté 150 membres du groupe.

Source : le quotidien Mutation

 

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