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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:29

A quoi sert la diaspora camerounaise?

Cameroon flag

 

Estimée à plus de 5 millions de personnes, elle passe son temps à critiquer le Président Paul Biya mais ne fait rien pour le Cameroun.

 

I-                   La place qu’accorde l’Etat à la communauté extérieure

La semaine dernière, on a vu certains de nos compatriotes s’agiter lors de la visite de travail du président en France. Cela est tout à fait normal, cela participe du fonctionnement de la démocratie. Ceux-là reprochent au Chef de l’Etat un grand nombre de choses, entre autres sa longévité au pouvoir, le manque de démocratie, la mal gouvernance, la violation des droits de l’homme, son incapacité notoire à développer le pays, etc. Si certaines de ces critiques sont parfois fondées, on peut se demander en retour ce que fait cette diaspora camerounaise estimée à plus de 5 millions d’individus pour le développement du Cameroun ? Il est difficile de dire avec précision comment est repartie cette diaspora à travers les continents et les pays. Le gris de ces camerounais résidant à l’étranger est en Afrique, principalement au Nigeria où ils sont plus de 2 millions de personnes originaires surtout des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-ouest. On trouve également des Camerounais assez nombreux en Guinée Equatoriale, attirés qu’ils sont par le boom économique de ce petit pays voisin considéré comme un El Dorado pétrolier.

Les Camerounais ont déserté quelque peu le Gabon pour ce nouvel émirat pétrolier. Hors du continent africain, la deuxième communauté camerounaise de l’étranger réside aux Etats Unis où elle est estimée à 800 000 personnes dont 300 000 environ ont acquis la nationalité américaine. En France, on estime à plus de 600 000, le nombre de Camerounais y vivant. Et en Allemagne, environ 20 000. Face à ceux qui ont organisé des manifestations contre la présence de Paul Biya en France, ce dernier a reçu des personnalités camerounaises résidant dans ce pays telles Manu Dibango, Calixte Beyala, Marie Roger Biloa pour dire à ces opposants que tout le monde n’est pas contre lui, même si on dit que c’était un rendez-vous arrangé. C’est un remake de juillet 2009 à Paris, mois au cours duquel Paul Biya en visite officielle en France avait demandé à ses compatriotes de retourner au pays pour le développer.

Il est vrai que le Cameroun, c’est-à-dire les autorités politiques ne font pas grand-chose pour encourager le retour au pays de cette diaspora qui a un très fort potentiel économique, intellectuel, culturel, sportif, technique, etc. On peut évoquer qu’une division des Camerounais de l’étranger a été créée le 30 juillet 2005 au ministère des relations extérieures, mais on ne sait pas à quoi elle sert. Quand il était aux relations extérieures, l’actuel Ministre Délégué à la présidence chargé du contrôle supérieur de l’Etat, Henri Eyebe Ayissi avait déclaré: «Le défi aujourd’hui est de susciter une contribution plus significative de nos compatriotes de l’étranger par des mécanismes et des programmes d’incitation adéquats et transparents … Il s’agit dès lors de créer des conditions nécessaires pour une plus grande mobilisation des ressources financières et du capital humain de nos compatriotes à l’étranger, au travers de projets intégrés associant dans un partenariat tripartite le gouvernement, le secteur privé et la diaspora».

On se souvient qu’en août 2010 un forum avait été organisé au Palais des Congrès à Yaoundé. Il avait réuni un échantillon représentatif des Camerounais de l’étranger très enthousiaste mais deux ans après on ne voit pas de résultats concrets. Des actions ont également été entreprises au Fonds National de l’Emploi (Fne) dirigé par Camille Mouthe à Bidias depuis sa création en 1990. C’est le programme d’appui au retour des immigrés camerounais (Paric) qui a été mis en place en 1999 pour valoriser les compétences des Camerounais formés en occident. En 2010, 240 de nos compatriotes ont pu regagner le pays grâce à ce programme, une goutte d’eau dans un océan de compétences. S’agissant toujours du Fne, on ne sait pas grand chose de l’agence internationale située du côté du stade omnisports de Yaoundé dont la mission était de s’occuper du retour des Camerounais de l’étranger et du placement des Camerounais à l’étranger. Beau programme mais qu’en est-il de la suite ?

Le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique n’est pas en reste. Il y existerait un Programme d’Aide au Retour et à l’Insertion des Jeunes de la Diaspora (Parjedi). On ne sait pas grand-chose de ce programme, sinon que sa mission est de promouvoir le «retour et l’insertion socio-économique réels ou virtuels des jeunes camerounais résidant à l’extérieur du territoire national, âgés de 21 à 35 ans par le biais d’une gestion concertée de la migration. (Avec) pour finalité de permettre aux jeunes de la diaspora de participer au développement socio-économique du Cameroun afin que le pays puisse ainsi tirer le plus grand profit de toutes ses ressources». On n’entend plus parler de ce programme qui, s’il était fonctionnel devait à terme promouvoir la création de juniors et seniors entreprises «financées respectivement à hauteur de 25 et 50 millions de F CFA». Au ministère de l’Enseignement Supérieur (Minesup), un programme de recrutement de professeurs d’enseignement supérieur a été mis sur pied par le ministre Jacques Fame Ndongo. Quelques Camerounais résidant à l’étranger ont mordu à l’appât mais les conditions de salaire et de travail ont fait un flop.


II- L’apport des Camerounais de l’étrange

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les mesures prises par l’Etat du Cameroun pour favoriser le retour de ses nationaux au pays ont échoué. Les propositions d’Aurore Plus sont les suivantes: - Faciliter l’accès des terrains aux Camerounais de l’étranger pour construire les logements et les entreprises. Ce qui est fait actuellement est dérisoire. Il faudrait faire comme l’Etat d’Israël qui donne gratuitement des terrains à tous les Juifs installés à l’étranger et qui veulent renter dans ce pays. De plus, l’Etat israélien subventionne la construction des logements de tous ceux qui rentrent; - Pour la création des entreprises, des facilités doivent être systématiquement accordées à ceux qui rentrent au Cameroun comme par exemple ne pas payer les impôts pendant un certain nombre d’années; - La mise en place effective de fonds (et non des annonces sans effet) à la disposition de ceux qui veulent se lancer dans l’investissement productif; - Pour les enseignants du supérieur, on pourrait revoir les conditions salariales de ceux qui acceptent de rentrer définitivement au pays, mais seulement cela créerait une discrimination avec ceux qui sont sur place; - La création d’un ministère des Camerounais de l’extérieur.

Généralement ils dénoncent la mauvaise gestion du pays sous toutes ses formes (corruption, tribalisme) pour ne pas rentrer au pays. Mais eux-mêmes ne sont pas exempts de lacunes, insuffisances quand bien même ils font quelques bonnes choses pour le pays. En effet, même s’ils ne sont pas d’accord avec la politique du président Paul Biya, qu’est-ce qui les empêche de rentrer au pays et d’y investir ou qu’est-ce qui les empêche de rester dans leur pays d’accueil et d’investir au Cameroun. Prenons l’exemple du Mali, est-ce que tous les Maliens qui rentrent chez eux ou qui investissent au Mali en demeurant à l’extérieur soutiennent automatiquement la politique du régime en place? De même, est-ce que tous les Juifs qui rentrent en Israël sont ou pas d’accord avec tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête d’Israël? Que non! C’est donc une mauvaise querelle qu’on fait au Président Paul Biya. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais ce n’est pas suffisant. Quand on parle d’immobilier, c’est leur maison personnelle construite au village ou en ville mais cela ne crée que des emplois éphémères, le temps de la construction.

La plupart des Camerounais résidant à l’étranger s’adonnent à une activité qui leur est particulière: envoyer de l’argent régulièrement à leurs familles restées au pays pour des besoins alimentaires, sanitaires, scolaires et autres. Pour tout dire, de l’argent pour l’entretien de la famille. Un certain nombre de Camerounais de la diaspora dispense des enseignements supérieurs publics dans les établissements d’enseignement supérieur public et privé. C’est une bonne chose, mais pourquoi ne rentrent-ils pas définitivement mettre leur expertise au service de leur pays, surtout ceux qui ont bénéficié des bourses d’Etat pour aller poursuivre leurs études supérieures à l’étranger ? Certains de nos compatriotes ont le cœur sur la main. C’est grâce à l’un d’entre-eux que le centre hospitalier universitaire (Chu) de Yaoundé à la tête duquel trône depuis de nombreuses années le Pr. Maurice Nkam (département de la Menoua, région de l’Ouest) a reçu un équipement au cobalt 60 destiné au traitement du cancer. De temps en temps, d’autres Camerounais de la diaspora font des dons en matériels et médicaments à la faculté de médecine de l’université des montagnes, un établissement privé de bonne réputation situé dans le département du Ndé, région de l’Ouest.


III- Impact politique

Parmi les Camerounais de la diaspora, certains sont dans l’opposition systématique à Paul Biya. Peut-on les qualifier d’opposants? Oui et non! Si en effet certains sont des vrais opposants au régime de Paul Biya, d’autres ne le sont pas en réalité, ils font partie de la société civile, membres d’Ong de défense des droits de l’homme, des libertés politiques. Assez nombreux sont ceux qui militent dans le parti au pouvoir et se recrutant surtout dans les régions du Centre et du Sud. Lors du scrutin présidentiel du 09 octobre 2011, ils ont massivement voté pour Paul Biya. Sur les 15 648 suffrages valablement exprimés des Camerounais de la diaspora, 10 599 voix sont allées à Paul Biya, soit 67,7339%. Au lieu donc de passer leur temps à critiquer Paul Biya à partir d’où ils vivent, les Camerounais de la diaspora devraient faire comme les diasporas de certains autres pays.


IV- L’exemple des autres pays

Le père de la bombe atomique chinoise était de la diaspora

Même s’ils sont contre la politique de leur pays d’origine, la Chine, les membres de la diaspora chinoise sont nationalistes dans leur grande majorité. Et ils font beaucoup de choses pour leur pays. Ingénieur atomiste (comme l’ancien président démocrate américain Jimmy Carter), ce sino-américain, fait partie de l’équipe américaine chargé, à ,la fin de la seconde guerre mondiale de faire main basse sur les documents, les savants, le matériel de laboratoire allemand, relatifs à la recherche nucléaire. A son retour aux Etats-Unis, il fut exclu du programme atomique américain et en 1951, il fut autorisé à rentrer en Chine. Erreur fatale pour les Américains qui avaient cru que l’éloignement des laboratoires de l’ingénieur d’origine chinoise pendant quelques années avait fait oublier à ce dernier, toutes les ficelles de son métier. Une fois rentré en Chine, il se mit au service de Mao Tse Toung qui avait pris le pouvoir en 1949. Il se mit aussitôt au travail. En 1959, l’Urss cessa toute coopération avec la Chine dans le domaine en expulsant les étudiants chinois qui y étaient formés. En 1964, la Chine a fait exploser sa première bombe atomique dans le désert du Sin Kiang, à l’ouest du pays. Si la Chine est aujourd’hui la deuxième puissance mondiale, c’est en partie grâce à sa diaspora. En effet, pendant des années la Chine a envoyé à l’étranger, principalement aux Etats-Unis, des dizaines de milliers d’étudiants dans les disciplines scientifiques. Une fois leurs études terminées, ils sont restés aux Etats-Unis parfois pendant une vingtaine d’années, le temps d’acquérir de l’expérience et d’accumuler des fonds pour rentrer après en Chine. Et cela a payé.


Israël

C’est un Juif de la diaspora, le journaliste autrichien Theodor Herzl qui est à la base de la création de l’Etat d’Israël en 1948. Les juifs de la diaspora (présents dans plus de 100 pays) ont joué un rôle éminent dans la mise au point de la bombe atomique et de la bombe H. on peut citer Albert Einstein (Allemagne), Julius Robert Oppenheimer (Etats-Unis), Niels Bohr (Danemark), Léo Szilard (Hongrie), Edward Teller (Hongrie) futur père de la bombe H. En France, les juifs quoiqu’au nombre de 600 000 seulement occupent le devant de la scène. Nicolas Sarkozy est juif, François Hollande a du sang juif dans les veines, Jack Lang, l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand l’est également, tout comme Me Robert Badinter, Laurent Fabius le ministre des affaires extérieures de Hollande, etc. Cette diaspora joue un très grand rôle dans la défense des intérêts de l’Etat d’Israël. Le lobby juif est très puissant aux Etats-Unis en particulier et dans le monde en général. Les pays d’Asie du sud-est communément appelés les petits dragons (Taïwan ou l’île de Formose), la Corée du Sud, ont émergé grâce en partie à la diaspora. Une diaspora qui n’est pas toujours d’accord avec les régimes en place. Pourquoi donc une grande partie de la diaspora camerounaise au lieu de construire le pays passe le temps à combattre Paul Biya qui n’est pas «éternel», comme il l’a dit lui-même la semaine dernière en France? C’est après le départ du Chef de l’Etat qu’ils vont se mettre à investir au Cameroun?


Le Pakistan

Le père de la bombe atomique pakistanaise est le Dr Abdul Khan, docteur en métallurgie formé en Allemagne et aux Pays-Bas où il était resté de nombreuses années. On lui avait fait confiance en le laissant travailler dans le secteur du nucléaire. Et puis un beau jour il rentre au Pakistan où il se met à la disposition du dictateur général Zia Ul Haq. On connaît la suite; la bombe atomique pakistanaise.

L’Inde

Ce pays a formé beaucoup de scientifiques dans les universités britanniques et américaines. Ce sont eux avec les Pakistanais qui peuplent les laboratoires de recherche anglo-américains dans les domaines de la chimie et de la physique. Ce sont les Indiens de la diaspora rentrés au pays qui ont mis au point la bombe atomique indienne en 1974. Ils représentent aujourd’hui 50% du personnel scientifique de la Nasa, l’agence spatiale américaine.

Par Michel Michaut Moussala

Source : Aurore Plus

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commentaires

Actualité Camerounaise 12/03/2014 08:59

Trouvant vos écrits très intéressants, je vous invite à venir contribuer au nouveau journal en ligne camerounais. Vous pouvez sans autre nous envoyer vos papiers qu'on publiera avec plaisir sur Camerpost.com.

Max OWONO 12/03/2014 08:52

Article très intéressant. Il ne faut cependant pas oublier que rentrer au pays pour s'installer définitivement est un vrai challenge pour la plupart d'entre nous camerounais vivant à l'étranger. Personne dans ce monde aime être étranger, car il n y a rien de mieux que de vivre et mourir chez soit, mais tout n'est pas si facile que ça. Je sais de quoi je parle.

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

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Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine