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Maurice Kamto a-t-il profité des 10 milliards de FCFA du contrat gagné par le cabinet juridique Brain Trust Consulting chargé d'implémenter le nouveau code de procédure pénal ?

2 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Maurice Kamto a-t-il profité des 10 milliards de FCFA du contrat gagné par  le cabinet juridique Brain Trust Consulting chargé d'implémenter le nouveau code de procédure pénal ?

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Accusation de délit d'initié: Maurice Kamto peine à convaincre 

Pratiquant l'esquive depuis les révélations de La Lettre du continent, l'ex ministre délégué à la Justice a été tiré de son mutisme samedi dernier. C'était lors de la conférence de presse ayant suivi son élection stalinienne à la présidence du Mrc.

A question directe et précise, réponse poussive, semi-agressive et ambiguë. La question, la voici: «Monsieur le président: le mensuel confidentiel La lettre du continent vous a épinglé, dans une de ses récentes parutions, d'avoir profité de votre position de ministre délégué auprès du ministre de la Justice pour influencer l'attribution du marché, estimé à plusieurs dizaines de milliards FCFA, d'implémentation du nouveau code de procédure pénal au cabinet juridique Brain Trust Consulting, dont vous êtes le fondateur. Vous rendant par là coupable du crime de délit d'initié. Petit a: cette information est-elle fondée? Petit b: Comment comprendre votre étrange mutisme face à une accusation aussi grave?». La réponse de Maurice Kamto est un chef d'œuvre d'amalgame. De victimisation aussi: «Je connais bien le Cameroun. Je sais qui émarge où et pour quels services. Ceux qui alimentent la Lettre du Continent au Cameroun sont bien connus de moi. Rien ne va me distraire. N'attendez pas que je rentre dans ce type de polémique. Vous m'interrogez sur mon silence depuis lors, sachez que je ne suis pas friand des plateaux de télévision. Je ne réponds pas aux rumeurs.»

Rappelons qu'au sujet dudit marché à polémique, il a été établi que le cabinet juridique de Maurice Kamto en a été l'adjudicataire. Ce même cabinet, du temps où son fondateur siégeait au gouvernement, rafla moult marchés publics, à l'instar de ce séminaire relatif à «l'exégèse du droit d'auteur au Cameroun», à en croire de bonnes sources. A cette occasion, la Cmc et la Socam, deux sociétés du droit d'auteur musical, dans un contexte juridique qui n'en prévoit qu'une seule par catégorie, furent toutes les deux invitées. Situation qui en rajouta à la confusion ambiante.

Le 29 septembre dernier à Yaoundé, peu après son élection (par acclamation entre autres) à la tête du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) naissant pour un mandat de 5 ans, en principe, Maurice Kamto a indiqué les cinq piliers de son action à savoir: la République, l'éducation, la lutte contre le chômage, l'épanouissement des personnes handicapées, la responsabilisation de la jeunesse. «Le Mrc est d'ores et déjà prêt pour les futures échéances électorales», a-t-il martelé. Tout au long de sa conférence de presse, le président du Mrc n’a pas fait mystère de ses ambitions présidentielles. Sauf cas de force majeure, la prochaine élection présidentielle se tient en 2018, dans l'intervalle seront organisées les législatives, les municipales, etc. L'on attend de voir si Kamto hasardera sa candidature dans une de ces échéances intermédiaires, si oui dans quelle circonscription se jettera-t-il à l'eau? Quel en sera son suffrage à l'issue du scrutin? Le lest de popularité n'en sera que plus édifiant!


«Pourquoi je suis entré au gouvernement».

Interrogé sur les raisons véritables de son acceptation de siéger au gouvernement post électoral du 08 décembre 2004, alors que son hostilité au pouvoir de Yaoundé faisait les choux gras de la presse, Maurice Kamto a eu cette réplique assez révélatrice de son opportunisme; «Je ne suis pas Martien, je suis camerounais, alors j'ai accepté fout simplement l'offre. Je ne comprends pas que d'aucuns me critiquent sur ce choix, alors qu'à travers le payement de leurs impôts ils entretiennent la survie d'un régime qu'ils prétendent combattre. En entrant au gouvernement, je pensais servir mon pays».

Concernant l'opération Epervier, le conférencier, qui maintient n'avoir jamais milité que dans le Mrc, a répondu qu'une fois «à Etoudi, il verra s'il y a lieu de gracier les Marafa, Fotso, Mebara et consorts». Réagissant à une préoccupation de journaliste sur Elecam, le président du Mrc a remis au goût du jour sa tirade contre le code électoral: «Ce code est mauvais dans la mesure où il exclut du jeu électoral beaucoup de Camerounais par l'argent. Cela va à l'encontre de la démocratie. Cela va à l'encontre des accords internationaux dont le Cameroun est signataire. Je prends un exemple: la caution pour être député est de 3 millions FCFA. Pour 180 députés, cela fait 540 millions FCFA. Où les partis d'opposition vont-ils trouver cet argent? Sur un autre plan, la biométrie aurait été un important pas vers la transparence si les lecteurs pouvaient rentrer en possession de leur carte, aussitôt leur inscription terminée.»

S'agissant de Bakassi, le Pr. Kamto a loué l'option juridique du président de la République et sa hauteur d'esprit d'associer tous les Camerounais compétents dans la défense des intérêts du pays. «Lorsqu'il s'agit de défendre la nation, le devoir de chacun est d'aller au front comme des soldats. Je l'ai fait hier, je le ferai aujourd'hui et demain encore».


Tractations d'avant convention

La messe politique devant porter au pinacle Kamto était initialement prévue dans un établissement scolaire de la cité capitale. Seulement le 27 septembre 2012, soit à 48 h de la convention, le principal de cet établissement a signifié, par lettre servie au mandataire du Mrc par exploit d'huissier, la résiliation des pourparlers de location de salle, au motif de: «Non payement dans les délais de la totalité des frais de location comme initialement prévus». Argument que rejette Sosthène Médard Lipot. «Les responsables de cet établissement ont cédé à des intimidations politiques. Nous allons dans les prochains jours saisir la justice pour demander réparation du préjudice subi», a promis, hier sur les ondes de la Radio Tchiemeni Siantou, le frais émoulu conseiller du président national du Mrc.

Cette résiliation «de pourparlers» a motivé la décision du sous-préfet de Yaoundé I de revenir sur l'autorisation de manifestation accordée, plus tôt, au Mrc. Luc Ndongo fera une énième volte-face le 28 septembre en levant sa propre «mesure d'annulation du récépissé de déclaration de réunion publique n°438/RDRP/J06-01/SP portant organisation de la Convention nationale (du Mrc]». Nos sources affirment que Jean Claude Tsila, préfet du Mfoundi, aurait instruit au sous-préfet de Yaoundé I de rapporter sa décision d'annulation.

Il se murmure aussi que le patron du département siège des institutions républicaines, aurait donné ordre, après qu'il eût été informé, au chef de terre de Yaoundé IV de laisser la bande à Kamto déporter leur réunion de Bastos vers 0dza, tout en recommandant à celui-ci de prendre des dispositions en vue de prévenir toute éventuelle atteinte à l'ordre public lors de la convention du Mrc.

Une convention qui, à l'observation, a drainé peu de monde. Beaucoup de bruit pour si peu, serait-on tenté de dire.

Par Thierry Djoussi

Source : La Météo 

 

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Le gouvernement Camerounais doit faire la lumière sur les 25 camerounais qui ont été asphyxiés dans un wagon entre Douala et Yaoundé le 1er février 1962.

2 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Le gouvernement  doit faire la lumière sur les 25 camerounais qui ont été asphyxiés dans un wagon entre Douala et Yaoundé le 1er février 1962.

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    Pour réduire la révolte de l'UPC, mouvement indépendantiste camerounais, Jacques Foccart, artisan de la politique africaine du général De Gaulle, crée le SDECE Afrique dont il confie la direction à Maurice Robert. La filiale camerounaise, le SEDOC, est dirigé par Jean Fochivé . Côté police, un redoutable professionnel français, Georges Conan démontre ses talents. Enfin, pour « casser » la rébellion bamiléké, Foccart envoie, à la demande du gouvernement camerounais, un corps expéditionnaire français sous la direction du général Max Briand, qui a commandé durant deux ans en Indochine le 22ème RIC « les casseurs de Viets ». Pour « éradiquer » l'UPC, Briand applique les méthodes utilisées en Indochine et Algérie : camps de regroupement, politiques de la terre brûlée, bombardements au napalm, destruction des villages.

En gare de Douala, un groupe de cinquante deux détenus, hommes, femmes et enfants est embarqué tôt le matin, le 1er février 1962, dans un wagon métallique dont la porte est verrouillée. Quand le train arrive à Yaoundé au début de la soirée, l'asphyxie a fait son oeuvre: le gendarme qui ouvre le wagon découvre vingt-cinq cadavres.

Des officiers français admettront par la suite avoir frappé trop fort.

Sources :  

Mongo Beti, Le Cameroun d'Ahidjo, Les Temps Modernes, novembre 1972, n°316; Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun, édition des peuples noirs, page 70; François Xavier Verschave, La Françafrique - Le plus long scandale de la République, Stock, page 101-102. 

 

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Cote d’Ivoire : Grande manifestation de la résistance patriotique à GENEVE le 6 octobre devant le Haut Commissariat aux droits de l'Homme.

2 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cote d’Ivoire : Grande manifestation de la résistance patriotique à GENEVE le 6 octobre devant le Haut Commissariat aux droits de l'Homme.

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Ivoiriens, ivoiriennes, devant le massacre du peuple ivoirien (Génocide de Duékoué, auto mutinerie: prétexte pour massacrer d’innocents citoyens..) par le régime du RHDP, avec le silence complice de l’ONUCI, nous devons ensemble dire «ASSEZ!».
Le grand collectif des Partis politiques et des Mouvements de résistance de la diaspora ivoirienne (FPI, NPR, ARDEF-E, CRI PANAFRICAIN, CRI-PANAFRICAIN, FEMMES PATRIOTES, COJEP, 3000 FEMMES, CODESCI, Coalition-LGCI) Vous appelle à une grande marche du parc de la Cropette à la place des Nations à GENEVE, en SUISSE, suivie d’un grand Sit-in, le samedi 6 octobre 2012 à Genève.
En prélude à cette marche, une grande manifestation de la rentrée est prévue le samedi 29 septembre à Paris de Trocadero à Victor Hugo avec la participation de tous les artistes de la galaxie patriotique: Mahely Ba, Gadji Céli, Serges Kassy et bien d'autres...
 
Ensemble et unis, Libérons notre pays des griffes de la dictature de Dramane.
 
TOUS A GENEVE LE 6 OCTOBRE!

Contacts: Brigitte Kuyo (FPI):     06-13-32-50-20
Blaise Pascal Logbo (NPR):        06-60-83-09-73
Martine Kéi Vao (ARDEF-E: Association des Ressortissants de Duékoué en France et en Europe)
Mail:
martine.keivao@ardef.org .
Zap Krasso(COJEP)

 

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Les Etats-Unis rejettent une intervention militaire dans le nord du Mali (AFRICOM).

2 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

Les Etats-Unis rejettent une intervention militaire dans le nord du Mali (AFRICOM).

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           Le commandant en chef du Commandement des forces armées américaines en Afrique (AFRICOM), a exprimé à Alger son rejet à une intervention militaire pour rétablir la paix dans le nord du Mali, qui reste en proie à la violence depuis plusieurs mois, ont rapporté lundi les médias locaux.

« La seule alternative que ne pourrait pas exister, c’est la présence militaire américaine dans le nord du Mali », a déclaré le général Carter Ham, cité par l’agence APS, lors d’une conférence de presse tenue dimanche à l’ambassade des Etats-Unis à Alger.

« L’un des aspects clés dans la résolution de la crise malienne, c’est de faire la distinction entre les groupes armés dans cette région et définir ceux qui sont terroristes et ceux qui ne le sont pas », a-t-il indiqué, soulignant que la crise au nord du Mali « ne peut être résolue que de manière diplomatique ou politique ».

« Il y a d’autres défis qu’il faudra relever au Mali, à commencer par la mise en place d’un gouvernement légitime à Bamako et la nécessité de faire face aux préoccupations des populations dans le nord (du Mali), et cela doit se faire de manière diplomatique », a-t-il noté.

Le responsable américain s’est exprimé ainsi alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) semble envisager une intervention militaire imminente dans le nord du Mali, sous contrôle des groupes armés extrémistes liés à l’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En ce qui concerne le dossier malien, l’Algérie plaide pour une solution négociée à la crise malienne.

A cet égard, l’Algérie a avancé trois points essentiels.

D’abord, il faut aider et soutenir les Maliens en tant que premiers acteurs dans la recherche de solutions à leurs problèmes. Deuxièmement, les acteurs de la communauté internationale doivent être guidés par un même agenda et leurs efforts conduits selon un même ordonnancement, en tenant compte non seulement de la volonté des Maliens et des prérogatives de la CEDEAO, mais aussi des intérêts de sécurité nationale des pays du champ voisins du Mali, comme l’Algérie, le Niger et la Mauritanie. Troisièmement, une solution politique négociée doit être dégagée dans les meilleurs délais possibles pour éviter toute situation d’enlisement.

M. Ham a salué l’action « très efficace » de l’Algérie dans le traitement de la crise humanitaire, surtout pour ce qui est la fourniture d’aide humanitaire aux réfugiés maliens qui ont fui leur pays. « Au nord du Mali, il y a une crise humanitaire grave engendrée par le conflit dans la région. Il y a des gens qui ont besoin d’eau et de nourriture et l’Algérie a été très présente et très efficace dans ce sens », a affirmé le général Carter Ham.

Dimanche, au terme de son audience avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le général Ham a déclaré à la presse que « l’Algérie et les Etats Unis d’Amérique sont tout à fait d’accord sur une priorité : le peuple malien doit avoir l’opportunité de choisir librement son gouvernement et de vivre dans la paix et la sécurité ».

Le général Carter F. Ham, qui s’est rendu dimanche à Alger dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays, a expliqué sa présence par la nécessité d’avoir « une meilleure compréhension de la situation au Mali », surtout en terme des rôles que jouent les groupes armés opérant dans le nord du Mali, dont Ansar Eddine, Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Cette visite intervient à la veille de la session du dialogue stratégique Algéro-américain qui aura lieu à Washington le 19 octobre.



 

Source : Tchadinfos

 

 

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GHANA : L’inculpation du Ministre Kone Katinan, le Porte parole du président Laurent. Gbagbo est de l’intox pur et simple des media de la communauté internationale des menteurs ?

2 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

GHANA : L’inculpation du Ministre Kone Katinan, le Porte parole du président  Laurent. Gbagbo est de l’intox pur et simple des media de la communauté internationale des menteurs ? 


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            Le ministre Koné Katinan vient encore d’échapper à un enlèvement par les agents d'Interpol Ghana alors qu'il revenait de la DST ghanéenne ou il s’était rendu avec son avocat pour des formalités d’usage.

A la sortie du bureau de la BNI, il est accosté par un agent d’Interpol Ghana qui lui explique que leur patron veut le voir. Le ministre se rend donc sereinement au bureau de celui-ci et se voit dire qu'il y avait une autre procédure contre lui initiée par le régime Ouattara non plus pour crimes économiques mais crimes de sang et qu’il compte utiliser une procédure plus simplifiée d’Interpol à Interpol.


Heureusement, l’avocat s’oppose et les autorités ghanéennes sont immédiatement alertées.

Celles-ci rassurent donc tous les responsables des exilés ivoiriens dans leur pays en leur promettant que cette énième fourberie ne saurait seulement prospérer sur leur territoire.

Ce qu’il faut comprendre c’est que le régime d’Abidjan passe par tous les moyens pour laver l'affront qu’il estime avoir subit de la part de la justice libre du Ghana dans une affaire qui est toujours pendante.
L'on peut dire que c'est une deuxième tentative d'enlèvement qui est en cours d'être déjoué.

Le conseil du Ministre suit cette affaire et Afrohistorama vous tiendra informé de la suite sereinement. Ne suivez pas les medias d’intoxication qui ne sont la que pour vous decourager et hote en vous l’esperance d’un avenir meilleur.

Par Mbombog Ntohol

 

 

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MIRANDA : LE PREMIER SATELLITE DE COMMUNICATION VENEZUELIEN A ETE PLACE SUR ORBITE SANS PROBLEME. UN VERITABLE SUCCES POUR HUGO CHAVEZ.

2 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

MIRANDA : LE PREMIER SATELLITE DE COMMUNICATION VENEZUELIEN A ETE PLACE SUR ORBITE SANS PROBLEME. UN VERITABLE SUCCES POUR HUGO CHAVEZ.

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         L'équipe en chargedu lancement de vendredi dernier du satellite Miranda, le deuxième à être construit par le Venezuela avec l'aide de la Chine, a confirmé le succès de l'opération et a indiqué que le satellite est maintenant en orbite.
Avec le satellite Miranda, le Venezuela sera en mesure de progresser vers l'indépendance technologique. L'outil envoyé dans l'espace est équipé de quatre caméras de haute technologie pour photographier les zones stratégiques du territoire national.
Le vice-ministre des Télécommunications Manuel Fernandez a dit le lundi dernier que, si les conditions météorologiques le permettent, les premières images cartographiques seront reçus du satellite.
«Tout va parfaitement, comme prévu," a déclaré Fernandez depuis  la Chine dans un entretien téléphonique sur Venezolana de Televisión.
Le satellite Miranda fournira au Venezuela Simon Boliviar Institut géographique les informations cartographiques et  générer des connaissances en ce qui concerne les catastrophes potentielles comme les glissements de terrain, ce qui sera essentiel pour des projets d'urbanisme.
Le chef de la mission, Juan José Machado, a expliqué que le satellite offrira aussi des images haute définition pour permettre la surveillance des aires protégées comme les parcs nationaux et les aider à concevoir des politiques environnementales. L'industrie pétrolière du pays bénéficiera également de ces données.
Miranda a été lancé vendredi dernier à 11:42  heure de Caracas via un lanceur Larga Marga 2D dans le désert de Gobi dans le nord de la Chine. Après son lancement, il a fallu 17 minutes pour que le satellite se détache du lanceur et atteindre l'orbite.
Le satellite est le produit d'une convention signée entre la Chine et le Venezuela en mai 2011 et a été créé par une équipe de 54 professionnels vénézuéliens formés en Chine dans la technologie spatiale.

Source : AVN / Press Office of the Venezuelan Embassy to the U.S. / October 1, 2012

Traduction de l’anglais: Afrohistorama communication 

 

 

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Les camerounais qui ont bloqué le processus démocratique depuis 22 ans.

1 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Les camerounais qui ont bloqué le processus démocratique depuis 22 ans.

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1990-1992: Comment la démocratie est confisquée au Cameroun – Paul Biya, Fru Ndi, Bello Bouba, Dakolé Daïssala, les grands acteurs
Les soubresauts politiques du début des années 90 ont laissé la place à un one man show du président Biya qui fonctionne sous le mode «roue libre». 22 ans après l’instauration du multipartisme, le Cameroun vit une démocratie confisquée qui obère toute possibilité d’alternance au sommet de l’Etat.

Les soubresauts politiques du début des années 90 ont laissé la place à un one man show du président Biya qui fonctionne sous le mode «roue libre». 22 ans après l’instauration du multipartisme, le Cameroun vit une démocratie confisquée qui obère toute possibilité d’alternance au sommet de l’Etat. Au centre de cet échec monumental, trois partis qui avaient porté l’espoir du peuple de changement. Mais surtout trois hommes qui apparaissent aujourd’hui comme des alliés objectifs du pouvoir : Fru Ndi, Bello Bouba, Dakolé Daïssala. En 1989, dans sa rubrique Takala et Munyenga, Le Messager évoque le monolithisme politique au Cameroun. Pius Njawe et JB Sipa sont interpellés par la police politique. Quelques mois plus tard, en 1990 c’est le coup d’envoi non officiel du début du processus démocratique camerounais avec la création d’une " Coordination nationale pour la démocratie et le multipartisme " qui vaudra à Me Yondo Black, ancien bâtonnier et à plusieurs personnes d’être arrêtés pour sédition, subversion, affront au chef de l’Etat en février 1990. Malgré le refus officiel du multipartisme, John Fru Ndi lance en mai 1990 à Bamenda, le Social Democratic Front (Sdf) lors d’une marche dont la répression cause la mort de 6 personnes. Le 4 juillet 1990 enfin, le président Paul Biya accepte d’abandonner le monopole politique exercé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) créé en 1985 sur les cendres de l’Union nationale camerounaise (Unc) de l’ancien président Ahidjo. Dès le mois de décembre 1990, l’Assemblée nationale adopte une série de lois parmi lesquelles une loi sur la liberté d’association et de création de partis politiques. Le Premier ministre Sadou Hayatou ouvre le 30 octobre 1991, la conférence tripartite gouvernement-opposition-société civile destinée à définir le cadre électoral et l’accès aux médias publics. Celle-ci se tient le 1er mars 1992. Elle est boycottée par le Sdf. Le Rdpc, l’Undp (Union nationale pour la démocratie et le progrès) de Bello Bouba Maïgari, le Mdr (Mouvement pour la défense de la République) et une aile de l’Upc conduite par Kodock se partagent les 180 sièges du Parlement avec respectivement 88 pour le Rdpc, 68 pour l’Undp, 18 pour l’Upc et 6 députés pour le Mdr. Le pouvoir risque alors de basculer du côté de ceux qu’on croyait être les forces progressistes, surtout parce que le 11 octobre 1992, des élections présidentielles sont organisées. Le président Biya est réélu avec 39,9 % des voix, contre 35,9 % pour J. Fru Ndi (Sdf) et 19,21 % pour B. Bouba Maïgari (Undp). Le pouvoir est accusé de fraudes par l’opposition et la validité des élections est mise en doute par une Ong américaine de scrutateurs, le " National Democratic Institute ". Des émeutes éclatent dans le Nord-Ouest où l’état d’urgence proclamé, des leaders de l’opposition radicale sont arrêtés ou mis en résidence surveillée (cas de J. Fru Ndi).

Mais ni à l’Assemblée nationale, ni dans la rue, la panique du pouvoir ne s’est muée en déconfiture. Owona Nguini observe que «Le système politique camerounais à évolué des années 1990 jusqu’aux années 2010. Ce qui parait caractériser cette évolution c’est précisément le fait que la transition démocratique ait avorté. Si l’évolution a été pluraliste, un certain nombre de caractéristiques du système monopolistique et autoritaire qui avaient prévalu des années 60 aux années 90 sont restés. Se faisant, on ne peut pas considérer que le Cameroun ait réussi sa transition démocratique et qu’il veut éventuellement envisager de la consolider. Au fond, même si la forme institutionnelle a changé, en passant d’un Etat de parti unique à un Etat de multipartisme, cela ne signifie pas que les techniques d’administration et de gouvernement aient été véritablement transformées. Celles – ci font toujours un recours abondant à l’obstruction, à l’intimidation, à la coercition et à la répression ».

Et il y aura, pour l’aider, trois icônes politiques qui aideront et conduiront le Rdpc à reprendre du poil de la bête et à installer durablement le président Biya dans un règne sans partage. Le Sdf, l’Undp et le Mdr survivent aujourd’hui tant bien que mal sous le joug des pères fondateurs, qui s’accrochent comme bouée de sauvetage à des partis moribonds où les forces du progrès sont combattues avec la dernière énergie. Selon Owona Nguini : « Ce qui est sûr c’est que le leadership durable est une caractéristique prévalant chez les dirigeants des partis au Cameroun, du Rdpc à l’Undp en passant par le Sdf et toutes les autres formations politiques quelles que soient leur importance et leur représentativité, on constate généralement que les leaders essayent de durer le plus longtemps possible.» Après une première aventure en 1992 alors que son parti était le parti d’opposition le plus représenté à l’Assemblée nationale avec 68 députés, le père fondateur de l’Undp et ancien Premier ministre de Paul Biya s’était senti pousser des ailes. Approché pour un accord de gouvernement avec le Rdpc, il est blousé. On va lui préférer deux de ses lieutenants, Issa Tchiroma et Hamadou Moustapha, qui vont se retrouver au gouvernement.

D’une législature à l’autre, de 1992 à 1997, l’Undp de Bello Bouba est passée de 68 députés à seulement 16. Pour se retrouver aujourd’hui à raser les murs, réduite à une peau de chagrin. L’Undp n’est plus représentée à l’Assemblée nationale et Bello Bouba qui ne représente plus que lui-même depuis que l’Undp s’est jeté dans les bras du Rdpc se contente désormais d’un strapontin. Jadis deuxième force politique du pays, le parti qu’animait lors de sa création de fortes personnalités telles que Samuel Eboua, a perdu tout son lustre pour avoir choisi le mauvais cheval. Pourtant, à sa création, beaucoup voyaient ce parti comme une autre alternative politique aux côtés du Sdf et du Mdr contre le Rdpc. Le parti de M. Dakolé Daïssala, le Mouvement démocratique pour la défense de la République (Mdr), légalisé le 9 octobre 1991 n’a jamais tenu de congrès. Président fondateur unique et caissier de son mouvement, Dakolé Daïssala avec ses six députés en 1992 a vendu ‘cher’ son ralliement au parti au pouvoir, ce qui a permis au Rdpc de retrouver son allant. En offrant ses députés qui garantiront au pouvoir une majorité absolue au Parlement, M. Dakolé sauvera le régime d'un revers historique et ce faisant changera le destin politique du Cameroun, alors que le pays était à une signature de l’alternance.

Dakolé est un récidiviste qui sait compter ses dividendes. Tout en sachant que le Mdr ne pèse plus politiquement, il a soutenu la révision constitutionnelle de 2008 qui a fait sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels au Cameroun. Ce qui à permis à Biya de briguer un nouveau mandat en 2011. Contre quoi ? Et son parti semble définitivement noyé, alors que le pouvoir fait sans coup férir son one man show…

Le président de la République concentre aujourd’hui tous les pouvoirs. Il incarne à la fois les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L'opposition camerounaise n'est jamais parvenue à obtenir la majorité au Parlement. Justement, le Sdf est le parti qui aura le plus marqué la vie politique au Cameroun. Né dans le sang en 1990, il s’est affiché deux ans plus tard comme une force d’alternance. Las, à l’élection présidentiel de 1992, il n’a pas su sécuriser ses votes, alors que le pouvoir chancelant s’accrochait comme il peut, usant de toutes les artifices et subterfuges, négociant désespérément pour ne pas sombrer, tant aux législatives de la même année qu’à la présidentielle controversée, pour dire le moins. Aujourd'hui, d’erreurs d’appréciation en tergiversation, le Sdf a perdu sa superbe et le chairman est devenu le pantin de Biya, qui lui laisse uniquement quelques espaces d’expression pour l’essentiel. « Le Sdf est largement fragilisé. Son leader est usé et manque de propositions au niveau programmatique et idéologique. » A quelques semaines du renouvellement du personnel politique à l’occasion du congrès du Sdf, le parti peut-il relancer la machine ou va-t-il s’engluer dans les querelles intestines qui fondent sa marque de fabrique ? Le Cameroun et la démocratie y trouvent-ils leur compte?

Edouard Kingue


Focal: Si le Cameroun démocratique m’était conté

Jusqu’à ce jour, il est constant que le gouvernement n'a pris aucune mesure concrète pour mettre en œuvre les autres réformes constitutionnelles de 1996 qui prévoyaient une plus grande indépendance des organes législatif et judiciaire. Nombreux sont ceux qui, en 1991, croyaient au changement lorsque le président Paul Biya promulgue les lois sur les libertés qui ont instauré le multipartisme au Cameroun. Hilaire Kamga, porte-parole de la Plate-forme de la société civile pour la démocratie note : « Depuis 1960, le même système est resté en place, c'est-à-dire le système néocolonial d'abord incarné par le premier président, Ahmadou Ahidjo, puis par Paul Biya depuis 1982. Les mécanismes de ce système basé sur les réseaux, la mafia, ont tellement gangréné la société qu'il n'était pas possible pour les forces de se structurer et de s'organiser sur le long terme face au pouvoir. Il y avait une trop grosse mainmise des réseaux mafieux néocoloniaux, qui rendait l'alternance impossible. Mais aujourd'hui, bien heureusement, la nouvelle génération est déterminée à prendre son destin en main.»

Cette péroraison pour intellectuels de salon cache mal la réalité du terrain pour plusieurs raisons parmi tant d’autres : 1/Aux termes de la loi constitutionnelle du 18 janvier 1996, le Cameroun est un Etat unitaire décentralisé. Cette disposition est censée trancher le débat sur le fédéralisme introduit par la partie anglophone.

2/Le parlement est bicaméral et a l’initiative des lois avec le président de la République. L'Assemblée nationale compte 180 députés élus pour 5 ans. Le Sénat qui n’est toujours pas installé, devrait compter 100 membres à raison de 10 sénateurs par région, dont 7 élus et 3 nommés par le président de la République pour 5 ans. L’Assemblée nationale peut renverser le Premier ministre par une motion de censure ou en lui refusant sa confiance.

3/Le Conseil constitutionnel est composé de 11 membres nommés pour un mandat unique de 9 ans ainsi que des anciens présidents de la République qui siègent à vie. Il est l’instance compétente en matière constitutionnelle. Il statue sur la constitutionnalité des lois, traités internationaux, les règlements intérieurs et les conflits d’attribution entre les institutions de l’Etat, entre Etat et régions et entre régions. Il est aussi compétent en matière de contentieux électoral se rapportant aux présidentielles, aux législatives et au référendum. Ses décisions ne sont pas susceptibles de recours. Sa saisine, limitée au président de la République, aux présidents des deux chambres du Parlement et au dixième des députés, n’est pas ouverte aux simples citoyens.

4/Il devrait exister également une Haute Cour de justice jugeant le président de la République en cas de haute trahison ou les membres du gouvernement en cas de complot contre la sûreté de l’Etat, ainsi qu’un conseil économique et social aux compétences consultatives. Quand au code électoral, il est urgent d’attendre…des lendemains meilleurs
.

Edouard Kingue

Source : Le Messager 

 

 

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CAMEROUN : TENTATIVES D’ASSASSINAT D’UN DEFENSSEUR DES DROITS DE L’HOMME APRES LE PASSAGE DU CHEF DE L’ETAT DANS L’EXTREME NORD.

1 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

CAMEROUN : TENTATIVES D’ASSASSINAT D’UN DEFENSSEUR DES DROITS DE L’HOMME APRES LE PASSAGE DU CHEF DE L’ETAT DANS L’EXTREME NORD.

                                     Balance                      

         

           Douala, le 28 Septembre  2012 : Tentatives d’assassinat de Monsieur ABADI DJAOUSSA, membre de l’Association Camerounaise des Droits de l’Homme basée à Kousseri,  Région de l’Extrême Nord du Cameroun. Les faits : Un espace de terre qui appartenait antérieurement à la Communauté Koloko, a été libéré et rétrocédé à la dite Communauté par la Société de Développement de la Riziculture de Yagoua (SEMRY) qui l’exploitait.

Pour la gestion de cet espace et la résolution des conflits qui surviendraient, une Cellule de Protection du Patrimoine(CPP)  a été mise sur pied, Monsieur Abadi Djaoussa en est membre.
Pour faire main basse sur cette propriété, un groupe de notable à la solde du Chef Traditionnel  le Sultan Mahamat dit(Coplan) a créé une dissension au sein de la Cellule de Protection du Patrimoine(CPP).

Les Autorités Administratives ont été sollicitées Pour une conciliation  et ont prévue une descente sur les lieux le 11 Septembre 2012 ; pour des raisons non élucidées, cette descente des Autorités Administratives a été renvoyée sine die.

Par contre le 10 septembre 2012, un groupe de villageois conduit par les notables du chef a tenté de faire lotir le terrain querellé à son profit ; Informé, Monsieur Abadi Djaoussa s’est rendu sur les lieux, et sa présence à déjouer les plans de ses adversaires.

En guise de représailles, les fils du Chef traditionnel, le Sultan Mahamat Abdel Manou dit (Coplan) armés de gourdins, couteaux, machettes et épées, se sont rendus chez Monsieur Abadi DJaoussa l’ont battu, l’ont traîné sur le sol sur une distance de près d’un kilomètre, inconscient, ils l’ont séquestré au Sultanat. Même les éléments du Bataillon d’Intervention Rapide(BIR) venus à la rescousse de Monsieur Abadi Djaoussa n’ont pas pu le libére.
C’est grâce à l’intervention du Sous-préfet qu’il a été libéré et conduit à l’hôpital pour des soins intensifs.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

  Est préoccupé par la situation de non droit qui règne dans cette partie du Cameroun et le climat d’insécurité entretenu par les Autorités traditionnelles sous le regard des Autorités Administratives ;

  Attire l’attention des Autorités Camerounaises sur la braderie des terres des populations Autochtones  qui pourraient se transformer en conflit ;

  - s’insurge contre la violence érigée en mode de résolution des conflits dans cette partie du Cameroun ;

  Demande aux Autorités Camerounaises d’ouvrir une enquête pour tentative d’assassinat de monsieur Abadi  Djaoussa afin que  les coupables soient punis.

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples :
- D’exiger du gouvernement Camerounais le respect de ses engagements concernant la protection des défenseurs des droits de l’homme tel que stipulés dans les Déclarations de Kigali et de Grand Baie ;
- De soutenir le plaidoyer pour la protection des défenseurs des droits humains en exigeant des Etats Africains de s’engager publiquement et fermement à prendre des mesures pour la protection effective des droits de l’homme ;

Au Conseil des Droits de L’homme de l’ONU

- De demander aux autorités de la République du Cameroun de garantir la protection des défenseurs des droits de l’homme sur son territoire
- De se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les Défenseurs des droits de l’Homme adoptée en 1998 ;
- De demander aux Etats de l’Afrique Centrale de s’engager publiquement à inclure dans leurs législations des dispositions pour la protection des défenseurs des droits de l’homme.

Pour toutes actions urgentes, veuillez contacter :
Premier Ministre : Philémon YANG :
Tél. : (+237) 22 23 92 54 / 22 23 57 60 / 22 23 57 50 / 22 21 00 42
Fax : (+237) 22 23 57 65

Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense : Edgar Alain MEBE NGO’O
Tél. :  + 237 22 22 15 24.
 Fax + 237 22 23 59 71

Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Laurent ESSO
Tél. : (+237) 22 23 55 56 
Fax : (+237) 22 23 55 59

Secrétaire Général de la Présidence de la République : Ferdinand NGOH NGOH
Tél.  (+237)  22 20 04 55. 
Fax : (+237) 22 22 08 70

Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation : SADI René Emmanuel 
Tél. : (+237) 22 23 10 56
Fax : (+237) 22 22 63 32

Délégué Général à la Sûreté Nationale : Martin MBARGA NGUELE
Tél. :  (+237) 22 20 30 93 / 22 20 22 80
Fax : (+237) 22 21 00 69

Cameroun-Région du Littoral-Ville de Douala-Ancienne Rue Makumba-Immeuble Lux Optique 2e Etage- Face Auto Ecole Jojo
N° de récépissé : 6321/2010/RDDA/C19/BAPP
Statut d’Observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP)
 B.P. 2863 Douala-Cameroun –Tél.B. : 00237 33 42 64 04 – Mob. : 00237 96080273
Email: 
redhac.executifddhafricentrale@gmail.com  - Site Web: www.Redhac.org

© Correspondance : REDHAC

 

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Comment récupérer les 5,789 milliards de FCFA spoliés du Cameroun en 40 ans ?

1 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Comment récupérer les 5,789 milliards de FCFA spoliés du Cameroun en 40 ans ?


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Marafa Hamidou Yaya et Yves Michel Fotso ont été condamnés le 22 Septembre 2012 à 25 ans de prison ferme pour le détournement de 14,5 milliards FCFA débloqués par le Cameroun en 2001 pour l’achat manqué de l’avion présidentiel. Dans le cadre de la même affaire, deux autres personnes ont écopé de 15 et 10 ans de prison.

Certains camerounais sont heureux que l’Acte I de ce feuilleton  à la mafia italienne (qui promet d’être riche en rebondissements car  les accusés auraient déposé deux jours  après des pourvois en appel et en cassation pour contester la décision du juge Gilbert Schlick !) finisse enfin pour qu’ils puissent se concentrer sur des problèmes quotidiens et urgents du pays.

Avec la condamnation de la bande à Marafa, l’Opération Epervier a conduit en prison plus d’une dizaine de hauts responsables camerounais pour détournement de plus de 200 milliards de FCfa de fonds publics (pour plus de détails sur ces détournements,lire l’analyse d’Edouard Kingue du 27 Septembre 2012 dans Le Messager). Mais il faut dire que l’estimation d’Edouard Kingue ne représente que la partie visible de l’iceberg de 5,789 milliards de FCFA (minimum) spoliés au pays en 40 ans !

En effet, les flux financiers du Cameroun entre 1970 et 2008 ont atteint 5,789 milliards de FCFA, selon une étude réalisée par le programme Global Financial Integrity (GIF) du Center for International Policy, publiée en 2010. Ces estimations ont été revues à la hausse en 2011 à 10,000 milliards de FCFA grâce aux travaux de mon frère et ami Léonce Ndikumana et de son collègue James K. Boyce, deux brillants économistes de l’University of Massachusetts Amherst, dans leur ouvrage à succèsAfrica’s Odious Debts: How foreign loans and capital flight bled a continent. GIF a utilisé le modèle de la Banque mondiale et de la Direction de statistique commerciale du FMI pour calculer ces fuites. Si on tient compte des flux concernant les services et des manques existants (y compris les intérêts bancaires) dans ce chiffrage, la note peut encore être plus salée pour le pays.

Les capitaux fuient par divers canaux : détournement de fonds publics et de l’aide au développement, transfert clandestin des dividendes, évasion fiscale, surfacturation des produits importés, sous-évaluation des recettes d’exportation, etc.  L’ampleur de l’hémorragie financière est nettement supérieure au montant de la dette extérieure du Cameroun et de son produit intérieur brut. Tant que le pays continuera à perdre un volume aussi massif de capitaux, le développement humain et la lutte contre la pauvreté resteront un leurre !

Comment récupérer cet argent pour financer le développement du pays ? 

Il faut non seulement stopper cette hémorragie dévastatrice du capital qui est essentiel pour atteindre les objectifs de développement économique et de réduction de la pauvreté au Cameroun, mais aussi et surtout avoir la volonté politique et une stratégie pour essayer de récupérer cet argent.

Il apparaît vital de confisquer et de restituer ces fonds criminels au pays spolié, qui en a grand besoin. Un recouvrement même partiel de  ces avoirs pourrait fournir les ressources indispensables au financement des services sociaux de base  ou des services d’infrastructures qui font cruellement défaut au pays. Les avoirs rapatriés permettront en quelque sorte de réparer les préjudices causés par ces criminels à col blanc composés d’anciens dirigeants et fonctionnaires corrompus, qui pour la plupart se baladent en Occident, toute honte bue, s’érigeant en donneurs de leçons  avec des spams politico-médiatiques aussi stupides que leurs forfaits.

Sur la base des calculs de certains instituts de recherche, le recouvrement de 5,789 milliards de FCFA permettrait de financer un programme complet de vaccination pour 479 million d’enfants, de fournir de l’eau sous conduite à quelque 28 millions de ménages, ou de financer le traitement pendant une année complète de plus de 67 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA.

La restitution des avoirs illicitement acquis a été expressément inscrite dans la  convention des Nations-Unies contre la corruption. En faisant finalement de cette problématique, un principe fondamental de ladite convention, la communauté internationale a ainsi pris la mesure des conséquences néfastes pour les pays et populations, qui sont les victimes des milliards de dollars détournés chaque année par leurs dirigeants véreux.

Consécutivement à la Convention des Nations Unies contre la corruption, un certain nombre d’initiatives ont été mises en place pour le recouvrement des avoirs volés.  L’International Centre for Asset Recovery (ICAR) de la Basel Institute on Governance, fondé en 2006, fait partie des initiatives actuelles en matière de recouvrement des avoirs volés.

En 2007, la Banque mondiale, conjointement avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a lancé le  projet StAR en vue d’aider les pays en développement à recouvrer les avoirs volés par des dirigeants corrompus, à investir les fonds restitués dans des programmes de développement efficaces, et à combattre l’existence de refuges internationaux.

Il est vrai que, une fois sortis de leur pays, ces fonds sont extrêmement difficiles à récupérer, à l’instar des procédures de recouvrement en Suisse des avoirs des ex-dictateurs, Mobutu Sese Seko de l’ex-Zaïre actuellement République démocratique du Congo (RDC) ou encore de Jean-Claude Duvalier (Haïti). Les informations détaillées sur ces procédures sont disponibles sur le site Internet de l’ICAR.

C’est la raison pour laquelle, et ce point est primordial, la prévention de la corruption par les marchés publics par exemple, parait la solution la mieux adaptée de lutte contre la corruption dans nos pays africains ! Lire sur ce point ma récente présentation du 25 Septembre 2012 à l’Académie Internationale de Lutte contre la Corruption basée à Laxenburg en Autriche disponible dans l’espace Slideshare de mon profil LinkedIn et intitulée « Prévention de la corruption par la régulation des marchés publics et le programme goPRS ».

Qui doit le faire ? 

Il existe des exemples récents réussis de recouvrement des avoirs, notamment les fonds Abacha au Nigeria, les fonds Marcos aux Philippines, mais aussi au Kazakhstan ou en Angola. Les avoirs restitués servent à financer les programmes de lutte contre la pauvreté, de création d’emploi, de la promotion de la santé, de l’éducation,  de l’agriculture, des routes, ou de développement des zones rurales.

Les hautes autorités de l’Etat du Cameroun ont la responsabilité morale et le devoir républicain, dans ce cas et dans bien d’autres, de faire preuve d’une volonté politique, en saisissant officiellement les organismes cités plus haut et d’engager des procédures de recouvrement. Nul besoin de recruter d’autres escrocs internationaux, experts en tout et finalement en rien du tout, comme le fut notamment le cas des récentes velléités de Dooh Collins avec la bénédiction de l’ancien Garde des Sceaux, Amadou Ali.

Depuis 1991, suite à une décision du Conseil économique et social des Nations Unies, le détournement de fonds publics est considéré comme une violation des droits de l’homme. Les Camerounais sont privés de leurs droits, et tels que les énonce la Charte internationale des droits de l’homme, nous sommes à juste titre les victimes des pillages en règle organisés par ces « Don Vito Corleone » camerounais. Leurs pratiques nous portent un préjudice à tous, à nos enfants, à nos mamans, aux familles pauvres qui forment le groupe de populations le plus important et le plus vulnérable du pays.

Quel rôle pour l’Agence nationale d’investigation financière ? 

L’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF) est la Cellule de Recherche Financière du Cameroun, instituée par le  Règlement  n°01/03-CEMAC-UMAC-CM du 04 avril 2003 portant prévention et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme en Afrique Centrale. Le décret n° 2005/187 du 31 mai 2005 la rend opérationnelle en  fixant son organisation et les modalités de son fonctionnement.

L’ANIF a comme mission principale la collecte, le traitement, le développement d’une banque de données d’informations utiles en  matière de lutte contre la délinquance financière concernant  les déclarations de soupçon, les opérations effectuées, ainsi que les personnes ayant effectué l’opération, directement ou par personnes interposées. Cette information peut être transmise, à  la demande,  aux autorités judiciaires compétentes afin d’établir l’origine des sommes ou la nature des opérations faisant l’objet de la déclaration de soupçon au titre de la répression des crimes organisés, la lutte contre  la corruption et le financement du terrorisme.

L’ANIF devrait être au centre de l’environnement institutionnel et organisationnel de la prévention et de la lutte contre la corruption et devrait travailler avec toutes les agences nationales de lutte contre la corruption, les institutions bancaires locales, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), les organismes sous-régionaux comme le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC) et le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), mais aussi toutes les institutions financières dans le monde regroupées au sein du Groupe Egmont dont elle est membre.

Cette triple coopération a pour but l’échange d’informations financières afin d’aider l’ANIF dans le processus de traçabilité des fonds perdus et d’accroitre sa capacité opérationnelle en tant que principal fournisseur d’intelligence financière  aux structures en charge d’investigation, de renseignement et d’exécution de la loi.

Comme la majorité des agences d’intelligence financière dans le monde, L’ANIF doit être reformée, indépendante et dotée des pouvoirs de coercition sur  les entités déclarantes et l’obligation de résultats par rapport aux autorités judiciaires. Dans sa configuration actuelle de service public rattaché au Ministère des Finances, l’ANIF ne peut pas être efficace même si elle dispose, sur le papier, d’une autonomie financière et d’un pouvoir de décision sur les matières relevant de sa compétence. Son absence remarquée dans tous les débats et affaires de corruption en cours renforce cette appréciation. L’Etat doit urgemment reformer l’ANIF et donner enfin un début de crédibilité à la stratégie gouvernementale de lutte contre la corruption qui lui fait tant défaut avec cette Opération Epervier !

Par Dr. Nkoyock  Alain

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Cameroun : le rôle des élites dans la manipulation et l'instrumentalisation

1 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 Le rôle des élites dans la manipulation et l'instrumentalisation.

 

 

                                      


 

http://www.youtube.com/watch?v=G9awiFYRo9o&feature=share

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