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Journal de la Syrie le 9 octobre 2012.

9 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

 

                           


 

 

 

                                                 http://www.youtube.com/watch?v=JKQwBWd-LaY&feature=plcp

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE :La Communauté Congolaise Nord de France

9 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

COMMUNIQUE DE PRESSE 

                                La Communauté Congolaise Nord de France

                                                      Organise

                                    Ce Samedi 13/10/12 à 15h00,

                                     

    la Place de la Gare (LiLLE)

Un Sit In pour protester contre la tenue du XIVè sommet de la Francophonie à Kinshasa en République Démocratique du Congo.

 

Nous vous saurions grés de bien vouloir en faire une large diffusion et de le couvrir dans la mesure de vos disponibilités.

 

Dans l'attente d'une riche collaboration contribuant à la sensibilisation du public sur les ignominies sévissant en RDC, recevez Madame, Monsieur, l'expression de nos remerciements anticipés.

 

Pour le CCNF

Monsieur Jacques TOWOLOFONU

Président

 

 Affiche_Sit-In-du-13-Octobre-2012.jpg

Message des organisateurs:
Merci de venir nombreux au Sit-In organisé par la Communauté Congolaise Nord de France à Lille : Place de la République à 15h00 pour protester contre la tenue de la Francophonie à Kinshasa en République Démocratique du Congo, pays où la démocratie et les droits de l’homme ne sont pas respectés.

N’oublions pas les 8 millions de morts, les pillages des ressources, les viols des vieillards, femmes, enfants et même les hommes, les crimes perpétrés par des mercenaires (AFDL, RCD, CNDP, M23) le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, les multinationales et l’hypocrisie de la Communauté internationale aphone face à cette tragédie, au plus grand génocide du siècle, car elle est complice.

 

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Missiles boomerangs : selon un quotidien turc, les missiles qui tombent en Turquie proviennent du stock livré par le gouvernement Turcs aux terroristes.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Missiles boomerangs : selon un quotidien turc, les missiles qui tombent en Turquie proviennent du stock livré par le gouvernement Turcs aux terroristes. 

 

                   Turquy-amerique.jpg

 

Syrie : Erdogan échoue à entrainer l'Otan dans une guerre! par Ghaleb Kandil

 

IRIB-L'incident frontalier syro-turc a occupé le devant de la scène ces derniers jours et inquiété les grandes capitales.

Après avoir battu les tambours de la guerre, le gouvernement de Recep Tayyib Erdogan a fait marche arrière et a atténué ses propos, assurant que la Turquie ne souhaite pas la guerre avec la Syrie.

En dépit du fait que l'origine de l'obus qui s'est abattu sur le village turc d'Akçakale n'a pas été déterminé avec précision, Ankara a haussé le ton et proféré des menaces dès les premiers instants. Cette escalade turque a coïncidé avec la multiplication des indices sur l'échec des dernières attaques d'envergure des miliciens à Alep, dans lesquelles les dirigeants turcs avaient placé de grands espoirs pour asséner un coup décisif à l'Etat syrien. Mais les réalités sur le terrain ont montré que l'armée syrienne a repris l'initiative sur tous les fronts et se prépare à écraser les rebelles dans plus d'une région.

Les attentats terroristes meurtriers d'Alep ont constitué une réaction désespérée. Les experts soulignent, en effet, que ces attaques ne s'inscrivaient pas dans le cadre d'un plan militaire détaillé, ayant une fonction précise. Les informations et les témoignages indiquent que les miliciens sont fatigués, désorganisés, sans chaine de commandement. Ils ont le moral au plus bas, manquent de munitions, et leurs lignes de ravitaillement sont devenues de véritables routes de la mort, constamment pilonnées par l'armée syrienne.

Les menaces de la Turquie avaient pour but de remonter le moral des rebelles, exténués et désemparés. Mais cela ne servira pas à grand chose car le peuple syrien, rassemblé autour de son commandement et de son armée, semble plus déterminé que jamais à faire face au complot visant à détruire le pays. Même certains comités de coordination, qui dirigeaient le mouvement de contestation depuis le début du déclenchement des événements, appellent à rendre les armes et à adopter des moyens de lutte pacifique.

Les tentatives d'Erdogan d'entrainer l'Otan dans la guerre pour lancer invasion de la Syrie ont échoué. Comme cela s'est produit lors de la destruction d'un avion de combat turc par la DCA syrienne, le communiqué de l'Alliance atlantique appelle à un règlement calme de la crise et invite les deux protagonistes à faire preuve de retenue. Et comble de la déception pour Erdogan, le Conseil de sécurité des Nations unies a été contraint de condamner les attentats terroristes de la place Saadallah Jabiri à Alep.

Après ses déconvenues, le Premier ministre turc regarde avec suspicion certains pays européen qui ont décidé de rouvrir leurs représentations diplomatiques à Damas. Il sait qu'en cas de défaite, les Occidentaux essayent de sauver ce qui peut l'être et de limiter les dégâts, sans se soucier de ceux qu'ils ont poussé dans ce bourbier. Erdogan ressent avec amertume le goût de la déception dans les débats internes, sur le coût exorbitant de l'implication de la Turquie dans le complot contre la Syrie.

Face aux hésitations turques, la Syrie a annoncé être prête à faire face à toute agression contre sa souveraineté nationale. Et l'ambassadeur syrien à l'Onu, Bachar al-Jaafari, a affirmé que la Syrie ne s'est pas excusé et ne s'excusera pas de la Turquie pour l'incident d'Akçakal. Damas, a-t-il dit, a présenté ses sincères condoléances au peuple turc et a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.

Les tiraillements, les pressions et les incidents à la frontière syro-turque pourraient durer longtemps. Erdogan pourrait être tenté de mener une agression contre la Syrie, Mais le prix qu'il paiera sera lourd, à un moment où ses mentors occidentaux et atlantistes cherchent les moyens de sortir du marécage dans lesquels les politiques illusoires les plus précipité.

Source :Irib

 

 

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L’armée Arabe Syrienne poursuit sa tache de purification de la Syrie des résidus terroristes.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

L’armée Arabe Syrienne poursuit sa tache de purification de la Syrie des résidus terroristes.

 

 

 

                                


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=Sd2eDC9-nNk&feature=plcp

 

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Cote d’ivoire :Un faux rapport de l’ONU publié à Abidjan.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

bANKI mOON

 

 

Sylvie van der Wildenberg, porte-parole de l’ONUCI, désavoue le rapport des experts indépendants de l’Onu: « Ce n’est pas un rapport de l’ONU, comme cela a été dit »

Publié le lundi 8 octobre 2012 | L'intelligent d'Abidjan - Les langues commencent à se délier depuis la diffusion sur RFI, le samedi 6 octobre 2012, d’un rapport confidentiel élaboré par des experts de

l’ONU. Ce rapport de 26 pages révèle des violations par les autorités ivoiriennes de l’embargo sur l’achat des armes qui frappe la Côte d’Ivoire. Il stipule aussi que des pro-Gbagbo sont impliqués dans les tentatives de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, avec l’appui de l’ex-junte malienne et le mouvement AN SARDINE, qui occupe le Nord du Mali. Interrogée hier, la porte-parole de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire, Sylvie Van der, a levé certaines équivoques sur cette affaire qui, selon elle, « fait couler beaucoup d’encre ». « Ce n’est pas un rapport de l’ONU, comme cela a été dit hier (samedi, ndlr), c’est un rapport d’un groupe d’experts indépendants. Il y a effectivement un rapport qui doit être publié prochainement, mais nous n’avons pas été saisis officiellement de ce rapport, parce qu’il n’a pas encore été soumis au Conseil de Sécurité. Pour le moment, ce rapport n’est pas officiellement sur la table, donc je ne peux pas en commenter le contenu. Mais, il est important de bien faire la distinction entre un groupe d’experts indépendants et l’ONU ou l’ONUCI. Le Conseil de Sécurité et même l’ONU font appel à des experts indépendants pour leur soumettre des analyses, des enquêtes ou des rapports sur différents sujets, mais les conclusions de ces rapports ne sont pas des vérités absolues, c’est-à-dire que ces conclusions n’engagent que les experts. Cela veut dire que le Conseil de Sécurité ne va pas nécessairement suivre les conclusions de ces experts », a expliqué Sylvie Van der en affichant un scepticisme face aux allégations de la radio mondiale. « Est-ce qu’il y a des preuves de ce qui a été dit dans ce rapport ? Ont-ils saisi des sms de personnes ? C’est difficile de dire l’amplitude de ce qui a été dit par RFI dans ce rapport », a-t-elle indiqué.

Ouattara accusé de défier l’ONU, les pro-Gbagbo et le Ghana soupçonnés de déstabilisation : une intox des vrais ennemis de la paix et la réconciliation Les experts indépendants de l’ONU ont terminé leurs investigations en Côte d’Ivoire. Ils sont arrivés à la conclusion que l’embargo sur l’achat des armes a été violé par les autorités ivoiriennes. Autrement dit, Alassane Ouattara est accusé de défier l’ONU qui, à travers son comité de sanctions, a interdit tout achat d’armes par la Côte d’Ivoire. Cela est une attitude qui peut donner lieu à des sanctions graves du Conseil de Sécurité. Ils notent aussi l’implication de certains partisans de Laurent Gbagbo dans des opérations de déstabilisation, avec l’appui du capitaine Sanogo, ex-chef de la junte malienne et du mouvement rebelle ANSAR DINE, très actif dans le Nord du Mali. Ce rapport dévoilé par Radio France Internationale (RFI), samedi, ne fait pas l’unanimité. A preuve, Damana Pickas, un leader de la Galaxie patriotique, Marcel Gossio, l’ex-Dg du Port Autonome d’Abidjan, de même que Justin Koné Katinan, le porte-parole de Laurent Gbagbo, ces pro-Gbagbo cités dans le rapport de 26 pages qui doit être examiné par le Conseil de sécurité, n’ont pas mis du temps pour démentir formellement toute implication dans une quelconque tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, en criant à la manipulation. A qui peut profiter une telle annonce, si ce n’est aux vrais ennemis de la paix et de la réconciliation nationale en cours en Côte d’Ivoire. Au-delà d’accabler le régime et des partisans de l’ex-président ivoirien, l’objectif visé est d’enliser davantage un processus de réconciliation que tente de remettre sur les rails le Premier ministre Charles Konan Banny, président de la CDVR. Question : Damana Pickass et le FPI sont-ils prêts à payer le prix d’une alliance avec Ansar Dine : charia en Côte d’Ivoire, conversion à l’Islam des gens de la Bible et de tous les pasteurs et malachistes pro-Gbagbo, lapidation…? La haine supposée contre Ouattara peut-elle les conduire à détruire leur foi en Jesus ?

Par Olivier Dion

Source : Ivoirebussiness

 

 

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Hugo Chavez réélu triomphalement à la présidence du Venezuela.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

triomphalement à la présidence du Venezuela.

 

 

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Le président sortant Hugo Chavez a été réélu dimanche à la tête du Venezuela en remportant 54,42% des suffrages contre 44,97% au candidat de l'opposition, Henrique Capriles Radonski, après dépouillement de 90% des bulletins, ont indiqué les autorités électorales.

«Le candidat Hugo Chavez Frias (a obtenu) 54,42% des suffrages», c'est-à-dire 7 444 082 millions de voix, alors que le principal candidat de l'opposition Henrique Capriles Radonski a réuni 44,97% des voix, soit 6 151 544 des bulletins de vote, a déclaré la présidente du Conseil électoral national (CNE), Tibisay Lucena.

«Nous avons atteint une des participations les plus élevées de ces dernières décennies», à 80,94%, a-t-elle ajouté.

L'annonce de la victoire du président sortant a été saluée par des tirs de feux d'artifice dans la capitale, Caracas.

«Merci à mon peuple aimé !!! Vive le Venezuela !!! Vive Bolivar !!!» et «Merci mon dieu ! Merci à tous et à toutes», a immédiatement écrit sur son compte Twitter le vainqueur, réélu pour un mandat de six ans.

Âgé de 58 ans, et au pouvoir depuis 1999, le président Chavez a été réélu dimanche pour la troisième fois - depuis la nouvelle constitution adoptée en 1999 - à la tête du pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde, où il a initié une «révolution socialiste».

Capriles félicite son rival 

Le candidat malheureux à la présidentielle de dimanche, Henrique Capriles Radonski, a «félicité» dimanche soir le président réélu.«Je veux féliciter le candidat, le président de la République» Hugo Chavez, a déclaré M. Capriles, arborant une veste aux couleurs du drapeau vénézuélien, lors d'une allocution prononcée à son siège de campagne au cours de laquelle il aussi «remercié» les plus de 6 millions de personnes qui lui ont accordé leurs voix, soit environ 45% des suffrages.

Source : lapresse.ca

 

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Cameroun : Elecam méprise les handicapés Camerounais, considérés comme citoyens de seconde zone.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun : Elecam méprise les handicapés  Camerounais, considérés comme citoyens de seconde zone.

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Un jeune lourdement handicapé a été victime d’une grave négligence. Qui lui a causé un sérieux traumatisme. Aussi bien physique, moral que financier. Sous les yeux indifférents des responsables ! 

Bafoussam. Gabriel Ngounou, le tout nouveau Délégué régional d’Elecam, est un homme sans cœur. Un dangereux carriériste. Cet incident l’a montré : il est insensible à la douleur d’autrui, et uniquement préoccupé par sa position dans la mangeoire électorale. Tenez ! Apprenant que les citoyens étaient invités à venir s’inscrire sur les listes biométriques, cet électeur handicapé dont l’identité est préservée pour l’instant, s’est présenté au siège régional d’Elecam le jeudi 03 octobre dernier. Cette volonté de remplir son devoir civique, va lui couter cher.

Il raconte. « Je suis arrivé au siège d’Elecam, accompagné de la personne qui me poussait sur mon fauteuil roulant. Lorsqu’on a songé à s’occuper de moi, on m’a placé sur un siège duquel l’opérateur ne n’apercevait pas. C’est alors qu’on a cherché une chaise plus haute pour me placer dessus. » Selon notre enquête, face à l’indifférence des agents d’Elecam présents, c’est un autre citoyen venu s’inscrire qui, compatissant, a ainsi tiré une chaise de secrétaire, qui traînait dans un coin, pour y placer l’infortuné. « Las d’attendre, mon accompagnateur était parti. C’est au moment où je voulais m’ajuster sur cette chaise que j’ai dégringolé et suis tombé ».

Sans défense dans sa chute !


Faut-il le révéler, la victime est ce qu’on appellerait un homme-tronc. Dépourvu de jambes, ce qui lui tient lieu de bras, ne sont que des moignons. C’est dire si dans sa chute, il est désarmé. Le pauvre a donc chu. Lourdement ! Le pire, c’est que sa chute, loin d’apitoyer ses semblables présents, les amusera plutôt. Il faudra encore l’intervention d’un électeur pour le lever et le placer dans  son vieux fauteuil roulant. Appelé en urgence, sa pauvre mère en larmes, viendra le ramener en famille.

« C’est après cela que j’ai appelé M. Michel Mombio, qui est un voisin et que je connais comme un défenseur des droits de l’homme. C’est lui qui m’a conseillé d’aller à l’hôpital, même si je n’ai pas d’argent. Il m’a indiqué qui appeler pour m’accompagner. Ce que j’ai fait. » Affirme l’infirme. Ce dernier est hors de la ville quand il reçoit l’appel. Il répercute aussitôt l’information à Me Che Fabien, avocat et Directeur Exécutif de l’Union des Consommateurs de l’Ouest (Uco). Lequel est aussi hors de Bafoussam pour une audience. « Dès mon retour en ville, je me suis rendu chez lui. C’est une famille dépourvue. J’ai trouvé sa mère le massant avec de l’eau chaude. J’ai consulté son carnet et son certificat médicaux. Et me suis rendu à Elecam. »

Evidentes et coupables négligences 

Le Délégué est absent quand arrive Michel Mombio, de même que la responsable de la communication. Les deux arrivent quelques temps plus tard. « J’ai poliment abordé le Délégué, en l’informant qu’un handicapé avait été victime d’un incident dont je lui ai révélé les circonstances. » En réponse, il s’est adressé à ses collaborateurs présents. Car toute la conversation se déroule dans la cour. « Il y a une chaise défectueuse ici comme il dit là ? » L’un des présents répond oui, et lui ramène ladite chaise. C’est alors qu’il raconte à son Délégué, ce qui s’est passé la veille.

« Mais malgré les évidences de la négligence coupable de ses subordonnés, son soucis était de savoir ‘’s’il y a anguille sous roche’’. Parce que j’ai évoqué les 10 jours de repos médical du malheureux électeur. En somme, sa place le préoccupe plus que la vie des électeurs pour lesquels il est là ! » S’indigne Michel Mombio. Il ajoute : « J’ai dû insister pour qu’il désigne un de ces gars pour aller s’enquérir de ce cas poignant. Nous y sommes allés. Le bonhomme a vu le malade sur son grabat. Il n’est plus repassé comme promis. » L’Uco a dû se démener pour le ramener à l’hôpital. « C’est le tribunal qui devrait connaitre de la suite, quand il se sera rétabli. On ne saurait impunément mépriser ainsi un être humain, surtout quand il est un handicapé. » Conclut Michel Mombio, Pca de l’Uco, qui assure avoir donné des instructions dans ce sens à Me Che Fabien.

Source : L’ouest républicain

 

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Attaque de Mubi : Les Camerounais fuient le Nigeria.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Photo archive

Route-garoua-gaoundere2.jpg


Ils sont plus d’une centaine à avoir rallié les villes frontalières de Bourha, Mogodé et Boukoula
Après l’attaque des abords du campus universitaire de l’école polytechnique de Mubi au Nigeria dans la matinée du 02 octobre dernier, et qui a fait, selon le dernier bilan, une quarantaine de morts, les Camerounais résidant dans cette ville nigériane ont décidé de trouver refuge dans leurs localités qu’ils ont quittées depuis des décennies. En effet, la ville de Mubi, située à 36 kilomètres de l’arrondissement de Bourha, du canton de Boukoula et un peu plus de l’arrondissement de Mogodé dans le département du Mayo-Tsanaga ,dans la région de l’Extrême-Nord, abrite beaucoup de Camerounais qui y vivent, soit pour des activités commerciales, scolaires qu’universitaires. Craignant d’être la cible d’autres attaques, ils ont préféré rejoindre le pays natal, surtout en raison de l’instauration du couvre-feu et de la confusion qui règne dans la ville de Mubi.
Difficile d’évaluer le nombre exact de fuyards, mais quelques témoignages glanés ci et là indiquent qu’ils sont déjà une centaine à avoir déjà franchi la frontière, tandis que d’autres hésitent à le faire. «Jusqu’à présent, on ne connait pas encore l’identité de tous ceux qui ont été tués, mais on peut penser qu’il peut y avoir des Camerounais parce qu’ils sont nombreux à opter pour l’université proche de Mubi. Les Camerounais qui ont des familles ici ont préféré replier pour attendre que la situation se calme», indique un élément des forces de l’ordre exerçant dans l’arrondissement de Bourha, sous le sceau de l’anonymat. Oumaru Kodji, étudiant camerounais ayant rejoint son village Boukoula, témoigne: «Il est bien vrai que nous sommes à la veille de la période d’examen, mais les autorités ont fermé l’école. De peur de voir certains étudiants se venger sur nous, on a préféré prendre nos distances et attendre l’accalmie».
C’est donc la peur au ventre que les Camerounais traversent en catimini les frontières nigérianes pour rejoindre leurs familles restées au Cameroun. Pour rappel, les attaques de Mubi, dont les victimes sont essentiellement des étudiants, ont eu lieu au lendemain des élections estudiantines qui se sont déroulées dans le campus de l’école polytechnique. Un scrutin qui a créé des tensions sur le campus, si bien que la police n'exclut pas l'hypothèse d'un conflit entre étudiants qui aurait dégénéré. Par contre, la piste Boko Haram semble la plus privilégiée en raison de ce que la ville de Mubi est située à 170 kilomètres au sud de Maiduguri, le foyer historique du mouvement fondamentaliste islamiste. En outre, c'est dans cette même ville de Mubi que l'armée nigériane a annoncé il a quelques jours avoir tué un commandant de la secte islamiste, et arrêté 150 membres du groupe.

Source : le quotidien Mutation

 

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Cameroun :5eme lettre du Président Marafa Hamidou Yaya- Camerounais je suis prêt, inutile d’attendre 7 ans. L’Avenir c’est maintenant.

8 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

5eme lettre du Président Marafa Hamidou Yaya- Camerounais je suis prêt, inutile d’attendre 7 ans. L’Avenir c’est maintenant.

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L’ancien ministre de l’Administration territoriale s’exprime après sa condamnation à 25 ans de prison.

 

Chers Compatriotes,


Mes premiers mots après ma condamnation inique, le 22 septembre 2012, sont pour vous exprimer toute ma gratitude pour le soutien moral que vous m'avez apporté depuis mon emprisonnement.
C'est dans la confiance que vous m'avez gardée, malgré ces campagnes calomnieuses, que j'ai puisé le courage et la détermination d'écrire ces lettres qui ont ouvert la voie et l'espoir du changement dans notre Pays.
Je vous demande avec humilité de me maintenir votre soutien, non seulement parce qu'il m'aidera à traverser cette épreuve, mais aussi parce que grâce à lui, nous pouvons ensemble, dès maintenant, changer notre Pays.
En effet, c'est parce que vous me soutenez que l'actuel Chef de l'Etat, lui qui n'a jamais manifesté la moindre sollicitude pour nos compatriotes dans la peine, et qui craignant, en raison de ma condamnation programmée, de s'aliéner les populations du Nord, s'est déplacé, en catimini, à Garoua et à Maroua auprès des populations sinistrées. J C'est parce vous me soutiendrez qu'ensemble nous contraindrons l'actuel Chef de l'Etat à engager les réformes promises depuis des lustres, et dont notre Pays a tant besoin.
II s'agit notamment du nouveau code électoral consensuel et des Institutions prévues par la Constitution, en l'occurrence le Sénat et le Conseil Constitutionnel, Institutions garantes d'une transition pacifique.
C'est parce que vous me soutiendrez que nous pousserons l'actuel Chef de l'Etat à lutter réellement contre la corruption et  traduire en justice les vrais auteurs de dénouements de biens publics, dont certains plastronnent aujourd'hui au Gouvernement, alors que les preuves de leur forfaiture sont établies.
Le soutien que je vous demande de m'apporter est un soutien moral. En aucun cas, il ne doit favoriser la violence ni le trouble à l'ordre public.  Fort de votre soutien, je m'engage devant vous solennellement à poursuivre mon combat pour qu'advienne au Cameroun LA SOCIETE DE CONFIANCE porteuse de paix, de sécurité, de justice et de prospérité partagées, à laquelle nous aspirons tous.
Chers Compatriotes,
Après les affres de la rentrée scolaire et des inondations, les Camerounais renoueront avec le sentiment de pauvreté, les pénuries d'eau, les délestages, la décrépitude des hôpitaux, l'insécurité, la déliquescence des infrastructures existantes ou l'incapacité d'en construire de nouvelles ; une fois encore, l'appel d'offres pour le second pont sur le Wouri vient d'être déclaré infructueux !  Tandis que le démarrage des chantiers des entrées Est et Ouest de la ville de Douala est renvoyé aux calendes grecques !
Apres la pantalonnade de mon procès qui n'avait pour autre objectif que celui de m'écarter de la vie publique, et surtout, de détourner votre attention de l'échec cuisant de la politique actuelle, les Camerounais se verront bientôt proposer d'autres bouffonneries judiciaires dans le seul but de dégager toute la responsabilité de l'actuel Chef de l’Etat dans l’impasse politique, économique et morale où se trouve acculé le Cameroun.
Pourtant, dans cette période OU vous êtes assaillis par le doute et la morosité, je vous adresse un message d'espoir dans le changement qui vient. Je suis persuadé que dès maintenant, de la prison OU je suis assigné et de la place où vous êtes, nous pouvons agir ensemble pour freiner l’abaissement  progressif de notre Pays. Pour ce1a, il est inutile d'attendre sept ans ou bien je ne sais quelle autre échéance. Pour nous, pour tous ceux qui n'entendent pas céder au découragement, L'AVENIR C'EST MAINTENANT.
La vie est un maitre sévère. Les épreuves qu'elle m'impose aujourd'hui sont le moyen de lui rendre un compte rigoureux de ma volonté, de mon engagement et de ma capacité à conduire notre Pays sur le chemin du changement et de l'espoir.


Je suis prêt !!!
Vive la Republique !!!!
Vive le Cameroun !!!

Source:quotidien Mutation

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Mali : Chronique d’un désastre annoncé.

6 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

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De la déliquescence de l’État à la régression nationale :  

Jamais un pays n’aura connu pareille décélération, où, en moins d’un semestre, du début des dernières hostilités séparatistes, le Mali s’est vu projeter dans une vertigineuse phase de fragmentation accélérée par la déliquescence de l’État et la régression morale de la société.

Depuis le 6 avril 2012 et suite au coup-d’État du 22 mars, le Mali, jadis cité en exemple de stabilité, a été amputé des 2/3 nord de sa superficie, soumis désormais à une loi divine dans la pure tradition talibane de Kaboul, étrangère aux mœurs africaines.

Havre de tolérance et de coexistence, le septentrion fait ainsi l’apprentissage de la loi d’airain de la religiosité obscurantiste avec fermeture des écoles publiques et leur remplacement par des "écoles coraniques", fermeture des échoppes de tabac, le tout agrémenté par une cascade d’interdictions: interdiction des jeux du hasard (loteries), interdiction aux femmes de sortir sans accompagnement, interdiction des chants, danses et des rites de transmissions séculaires, dont les premières victimes sont la jeunesse et la gent féminine, supposées être la relève de la nation et la matrice de la culture africaine, mais vivant confinées dans ces quartiers faute d’écoles, de loisirs, d’espaces de transmissions y compris dans les familles.

Tous les grands secteurs de l’État sont en panne : l’économie est en chute libre avec une perte de l’ordre de dix milliards de F CFA par mois rien que pour les recettes douanières.

Une chute imputable tout autant aux destructions et aux pillages infligées aux infrastructures de l’administration par des soldats mutins qu’au refus des compagnies d’assurances de garantir les transferts financiers des opérateurs économiques maliens, en raison du climat d’insécurité.

L’administration douanière a dû d’ailleurs entreprendre, en toute urgence, la remise en état de son réseau informatique dont les serveurs et les câbles de liaison avaient tous été volés ou détruits lors des pillages qui ont suivi le coup-d’État.

Le secteur du BTP pâtit aussi de l’insécurité et de l’incertitude ambiantes : les chantiers de modernisation de l’aéroport international de Bamako-Sénou, tout comme le "Millenium Challenge Account"(MCA), un programme d’investissement spécial des Etats-Unis, ont été suspendus dans l’attente de la restauration de la démocratie.

A cela s’ajoute une crise alimentaire du fait de la sécheresse prolongée dans le nord du pays, se superposant au marasme économique consécutif d’une crise alimentaire générée par le refus des banques de financer les importations des produits alimentaires de première nécessité (sucre, riz et autres produits de grande consommation).

Cependant, nul ne devrait plaider la surprise !

Nul ne saurait être surpris, tant la chronique de ce désastre était annoncée, même pour l’observateur le moins avisé.

En cinquante ans d’indépendance, le Mali n’aura connu qu’un seul mandat de bonne gouvernance, celui du premier président du Mali indépendant, Modibo Keita (1960-1968)

Au cours de cette gouvernance, toutes les grandes institutions formatrices de la conscience nationale se sont déployées avec l’aide des pays de l’Est, notamment l’École Normale Supérieure, don du parti communiste de l’URSS (PCUS) au parti socialiste malien (US-RDA) et l’École Nationale d’Administration, ainsi que les grandes coopératives de production mises sur pied avec l’aide de la Chine, de la Yougoslavie, de l’URSS, de Cuba, entre autres : conserveries, coopératives de distribution des produits alimentaires, usine d’égrenage du coton, huilerie, usine textile, centre d’odontostomatologie, etc.

Le renversement de Modibo Kéïta par un coup-d’État d’un lieutenant fantasque - Moussa Traoré, va inaugurer une ère de plus de quarante années de mensonges et de corruption, dont le Mali ne connaitra l’épilogue tragique qu’avec le régime calamiteux de Amadou Toumani Touré (ATT) et le coup-d’État pathétique du capitaine Ahmadou Haya Sanogo.

Plus de quarante années de mensonges et de corruption à la cadence militaire et en tenue para, camouflée en civile sur la dernière décennie, aussitôt après un intermède "franchement civil"sous Alpha Oumar Konaré (AOK) de 1992 à 2002.

Puis, la sanction inévitable de tant de dérives !

Les non-dits et la fuite en avant :  

Tout Bamako, de même que tous les Maliens conscients, savaient que les élections présidentielles du 29 avril 2012 n’auraient pas lieu. Pourtant, tous, ou du moins la plupart, faisaient semblant d’y croire toujours.

Tous, ou les principaux acteurs, savaient que le Pouvoir était déconnecté des réalités du pays, que l’armée était démotivée par le népotisme et le formidable étalage de sa cupidité, que la classe politique, enfiévrée devant les privilèges du pouvoir, n’était intéressée que par l’avidité, tandis que la population demeurait plongée dans la désespérance.

Mais tout ce monde était taiseux avec le secret espoir d’y parvenir à son tour et de jouir au sommet des bienfaits du vœu d’or.

Avec la prévision démoniaque, une fois leur forfait accompli, de se prémunir d’un sauf conduit vers l’exil et le pardon, loin du peuple et ses lamentations.

Le dictateur (1968-1991) Moussa Traoré, parricide du symbole de l’indépendance malienne, deux fois condamnés à mort, puis gracié, vit aujourd’hui une retraite pieuse mais très confortable aux frais de l’État, à Bamako, narguant de sa présence aux cérémonies les proches de ses victimes, sans s’encombrer de leurs fantômes ou de remords.

Son Excellence Alpha Oumar Konaré (AOK) : 2 mandats successifs de 5 ans. Le professeur – enseignant de son État, démolisseur attitré de l’éducation nationale et des mœurs, qui, après avoir transformé son parti politique en groupement d’intérêt économique (GIE) et modifié tous les seuils de concession (de gré à gré) des marchés publics, concéda à la corruption ses lettres de noblesses en élevant le clanisme, la perversion et la trahison à un tel degré de raffinement qu’un chroniqueur politique national titra à son sujet « Pourquoi, l’Histoire ne retiendra pas Alpha Oumar Konaré » (Quotidien Sud-Info N° 59 du 24 avril 1998)

Pour sa propre succession, AOK finit par nier au parti qui l’a porté au pouvoir la qualité et les capacités de promouvoir et soutenir une candidature à l’élection présidentielle, préférant s’en remettre à un "non-partisan" – le général ATT.

Et, du 17 janvier à ce jour, nul n’a encore entendu AOK placer un seul mot sur l’actualité si brûlante du Mali, de laquelle il est tout de même directement et personnellement comptable au moins pour 10 ans !

Qu’en sera-t-il du colonel Gamou, en charge de la base de Kidal jusqu’à sa chute en février 2012, actuellement réfugié au Niger avec cinq-cents soldats prêts pour le combat à ce qu’il paraît ? Pour quel bord entend-il combattre ?

Quid du colonel Maydoun, qui assumait, dans les mêmes circonstances, des prérogatives similaires à Gao ?

Ces officiers supérieurs sont-ils toujours dans "le repli tactique ou stratégique" recommandé à l’époque ou recèlent-ils des caractéristiques de l’irrédentisme, sans le courage et l’honnêteté de l’affirmer ?

Enfin, dernier et non le moindre, le mutique général stratège ATT, principal responsable de ce chaos absolu, en retraite tranquille à Dakar.

La mafia politico-militaro-administrative à l’œuvre : 

Un procès aurait sans doute démontré l’incurie administrative et l’impéritie politico-militaire :

Que le dispositif militaire déployé dans le Nord du Mali était factice avec des chars désarmés. De crainte d’un coup-d’État contre le pouvoir à Bamako ?

Que l’armée constituait le principal ascenseur social et le principal prédateur du pays, avec une poignée d’officiers généraux affectés à des postes diplomatiques sensibles dans les pays du BRIC disposant d’un droit de véto (Russie, Chine) et la ceinture névralgique de la périphérie du Mali (Burkina Faso, Côte-d’Ivoire). D’autres, en faction dans chaque ministère, ombre portée du ministre, en tant que contrôleur occulte pour le compte de l’institution militaire.

Que d’anciens diplomates en poste dans le Golfe, par endoctrinement ou lubrification par les pétromonarchies (?), s’étaient transformés en chefs rebelles, tels Abder Rahman Galla, ancien diplomate du Mali en Arabie saoudite, et Iyad Aghaly, ancien Consul général à Djeddah, chef actuel du mouvement "Ansar Eddine", interpelé en Arabie saoudite pour trafic de drogue, puis relâché en raison de son immunité diplomatique, sans qu’il ait été établi si les stupéfiants étaient destinés à son usage personnel ou au financement de son futur mouvement.

Que le MLNA, le vecteur d’une certaine revendication touarègue dans le Nord du Mali, ne fait pas le poids face à la mobilité des partisans expérimentés de l’AQMI. Que ses tentatives, soutenues par des chaînes de télévision et radios étrangères, d’offrir une image moderniste de tolérance à son combat se heurteront à la rigidité dogmatique du MUJAO - une branche sahélienne d’Al-Qaida.

Les larmes des victimes toisent les armes des rebelles : 

L’accord de paix de 1992 prévoyait l’intégration des rebelles Touaregs dans les rangs de l’armée en signe de réconciliation nationale entre la province dissidente et le pouvoir central. Il a donné lieu à la plus formidable opération de recyclage d’une classe politique dévoyée dans l’affairisme, au sein des deux seules institutions nourricières (l’administration publique et l’armée), pour lesquelles la paie était régulièrement versée à la fin de chaque mois. Sans le moindre souci de pacification des esprits.

L’accord d’Alger de 2006, décrié en son temps par la jeunesse malienne comme un accord de haute trahison, a suscité des manifestations de contestation dans les rues de Bamako, de Paris et d’ailleurs, au motif que l’État malien s’était "totalement aplati" en signant pour se désengager militairement des régions du nord au profit des seuls militaires Touaregs.

Ainsi, comme on pouvait s’y attendre, les prébendes et les sinécures ont mission de calmer les appétits, mais jamais vocation à forger une conscience nationale !

Ah, quel extraordinaire sens de l’État qu’un aspirant bachelier soit propulsé, sans la moindre protestation, à la tête des douanes avec le titre de Major (commandant) !

Quel remarquable sens de l’État que cette flopée de combattants Touaregs directement intégrés dans l’armée au rang de Major ! D’autres, déserteurs en Libye, récupérés sans le moindre questionnement, mais plutôt avec tous les égards : galons, vivres, indemnités en sus !

Que l’on ne s’étonne pas ensuite que des groupes de jeunes officiers maliens formés jusqu’à ce jour dans les académies militaires étrangères (France, Allemagne, États-Unis, Russie, Chine) aient décliné l’offre du nouveau chef militaire du Mali de rejoindre actuellement les rangs !

Quelle vigoureuse et vertueuse jeunesse que celle-ci, née dans les milieux de magouille d’État et nourrie au seul lait avarié des spéculations foncières, des détournements de deniers publics et des trafics d’influence !

Bruyante jeunesse, lisse et incolore, à l’apparence courageuse et combative, déployée selon les besoins comme chargé de mission (dans un tel ou tel département ministériel) ou responsable du club de soutien d’un candidat recommandé suivant l’épaisseur de son portefeuille ou le clinquant de ses extravagances !

La vénération de la divine corruption : 

Les Évêques du Mali, dans un message circonstancié, questionnaient déjà en 2002 : «Peuple du Mali, dis-moi qui est ton Dieu ! » (Pâques 2002, Message des Évêques du Mali à l’occasion des élections générales 2002)

À l’évidence, le Dieu des travailleurs maliens, honnêtes et entreprenants, n’est pas un Dieu de corruptions, de vols ou de mensonges, ni de surfacturations et encore moins d’escroqueries et de guerres. Ce Dieu, est-il le même que celui qui est adoré par ceux qui ont dirigé ou prétendent guider le Mali vers le bonheur ?

Osons l’affirmation sans fausse honte : la corruption gangrène toutes les strates de la société. «Le virus est déjà implanté dans le fœtus à peine constitué dans le ventre de sa mère», selon le constat désabusé le plus fréquent dans nombre de conversations privées au Mali. Terrible constat, couvrant un lourd aveu de culpabilité !

Viennent ensuite se rajouter les dommages collatéraux de la déstabilisation de la Libye par l’alliance atlantique.

Le Mali est, là aussi, victime des turpitudes de sa propre classe politico-militaire, qui aura été, dans une belle inconscience, le meilleur terreau au prosélytisme dogmatique de la branche la plus obscurantiste de l’islam pétro monarchique - le meilleur propagateur, par ricochet, de l’islamophobie à travers le monde.

Dans ces conditions, quoi de moins étonnant que de jeunes soldats malmenés et désappointés, mal conseillés et très souvent manipulés, déferlent dans les rues, avec la molle prétention de s’arroger le droit de se servir de ce gâteau de la République (le pouvoir et ses privilèges), dont ils ne percevaient, jusques ici, que la couleur tout en ignorant aussi bien la consistance que la saveur ?

Quoi de plus prévisible que, dans la foulée, de vieux charognards bataillant de jeunes hyènes haussent ensemble le hurlement et montrent leurs serres et crocs, au détriment du peuple et sa quiétude ? Que, ce faisant, ils s’entourent des mêmes caméléons et pique-assiettes, puis s’entredéchirent au sujet d’une légitimité politique qui, de toutes les façons, n’échoira aux uns à l’exclusion absolue des autres ?

Que des "religieux" en manque de spiritualité et d’inspiration s’imaginent que ce pourvoir reste à ramasser, puisque mis à terre et ne semblant plus appartenir à personne, et concluent en se pourléchant que "l’affaire est dans le sac" ?

Osons espérer que ces faiblesses de la chair et ces crises cumulées aboutissent, cette fois, à la consécration de la véritable Nation du futur au Mali par la formation d’une conscience nationale.

Une conscience nationale toujours laïque et authentiquement démocratique, à l’abri des intégristes de tout bord, des corrompus de tout poil et de leurs insatiables appétits.

Ce ne sera certes pas la chose la plus aisée à réaliser par les temps qui courent, mais c’est sans doute la seule qui vaille d’être retenue pour cible !


P / FNC

La Coordination 

 

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