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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

AFRIQUE – LE CONTINENT SPOLIÉ !

24 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

afrique  

 

 

Les migrants du Bounty ?   

 

Pourquoi les métropoles européennes sont-elles pleines d’africaines et d’africains au regard hagard, au sourire contrit, désemparés – mendiant pauvrement, vendant à la tire, «bossant» durement, le balai à la main, la pelle au bout du bras, fouillant la benne à ordures derrière le restaurant ? Quel désespoir incommensurable a bien pu chasser ces êtres admirables hors de leur patrie ensoleillée – qu’ils apprécient tant ­– et les pousser sur les chemins de l’exil pleins de périls pour aboutir sous le pont Mirabeau, sur la Grande Place, derrière le Parthénon, autour du Colisée, sur Piccadilly Circus et face au Reijks Museum ?   

 

Leur exode risqué s’est amorcé il y a quelques années au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en RDC, au Burkina, au Kenya, en Somalie, au Mali ou au Rwanda, peu importe; il a toujours débuté là où leur vie était menacée, puis par monts et par vaux, à pied, en car, en train ou en bateau, la longue caravane des déshérités s’est ébranlée laissant ça et là son tribut d’éclopés, d’affamés, d’épuisés, de morts vivants, dans le grand désert brûlant, sur les chemins de brousse mal famée, dans l’océan déchaîné jusqu’à Ceuta l’insolente, Tripoli la décadente, Alexandrie l’énigmatique ou Tunis la tragique.

 

Là, les derniers rescapés de ces sentiers de souffrance se feront offrir à gros prix par un passeur bandit de compléter la traversée du continent – de la faim – vers un illusoire paradis pour démunis où ils iront grossir les rangs des exclus de la prospérité tapageuse et surfaite. Nul ne sait encore sur ce rafiot de la mort qu’au bout de ce chemin de Calvaire sur les flots mortifères, la dernière épreuve sera d’être arraisonnée avant que d’être retourné sur leur chemin d’amertume !

 

Dans les pages qui suivent nous allons répondre à une question simple et complexe, à savoir : « Pourquoi tant d’immigrants africains affrontent le désert, l’océan et la mer, les garde-côtes et les passeurs tueurs pour migrer vers l’Europe ce continent de malheur ? ».

 

C’est que dans les pays africains de misère, où les compagnies minières pillent le minerai précieux et cher alors qu’elles n’abandonnent rien aux crève-la-faim, si bien qu’après avoir travaillé pour presque rien dans ces charniers d’enfer les fils de l’Afrique, s’ils n’y sont pas trépassé, entreprennent la traversée de la jungle, des savanes, des déserts, des barbelés, de la mer meurtrière afin d’aller gagner quelques deniers à expédier à la parenté restée sous le tir des troupiers et sous les bombes anti-personnel des terrassiers, ou sur la plantation de café-exporté, mal payé, ou au fond d’un trou de mine-assassine.

 

Le pillage du coltan   

 

Nous ferons la démonstration de ce crime sanglant à partir de l’exemple du coltan. Le coltan (métal rare, indispensable à la fabrication de cellulaires et de  téléviseurs) est extirpé des puits de mines artisanales en République Démocratique du Congo (80 % des réserves mondiales), puis, aussitôt exproprié et exporté vers les usines de transformation d’Europe, d’Amérique et surtout d’Asie (1).

 

C’est la transformation industrielle du minerai qui crée de la valeur et de la plus-value d’où les capitalistes tirent leurs  profits industriels et marchands et l’État ses impôts et ses taxes (le kilo de coltan traité se vend 500 $ sur le marché). L’extraction minière du coltan rapporte très peu. Le salaire d’un mineur de la mort dans la province du Kivu (RDC) se situe entre 10$ et 50$ par semaine, ce qui est tout de même le quadruple du salaire congolais moyen (10$-50$ par mois). Un mineur extrayant en moyenne 1 kilo de coltan par jour, 7 jours par semaine, reçoit donc pour sa peine un salaire hebdomadaire médian de 35$ contre une production de 7 kilos x 500$ = 3 500$, soit un pourcent de la valeur de la marchandise. Vous croyez que l’Afrique reçoit sa juste part des richesses qu’on lui vole ?

 

Cessons de distribuer la charité aux africains mal-aimés. Cessons de leur prêter de l’argent pour s’endetter pour l’éternité et laissons-les bénéficier de leurs richesses continentales et ils seront prospères, croyez-vous ? Non évidemment ! Pourquoi ? Parce que tout dépend de quelle classe sociale s’approprie ces richesses privées ou collectives !  Nous y reviendrons plus avant.

 

                Sachez qu’en moyenne chaque kilo de coltan coûte la vie à deux enfants mineurs au Kivu-Congo ravageur, peu importe la langue, l’ethnie ou la religion de ces jeunes souffre- douleurs. Ces enfants meurent sous les éboulis dans des mines artisanales délabrées. L’internationalisme de l’exploitation capitaliste sévit dans ce pays dans toute son ignominie.

 

Les troupes du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi – armées et financées par des multinationales des nouvelles technologies comme Apple, Nikon, Sony, Nokia, Ericsson et autres monopoles occidentaux – occupent la région du Kivu afin d’y exproprier le coltan exploité par de misérables flibustiers armés avec la complicité des généraux – seigneurs de guerre congolais, rwandais et ougandais. Le corsaire du coltan Laurent Nkunda, vous connaissez ? On en parle encore au journal télé (2). Le Premier Ministre canadien Stephen Harper a-t-il dénoncé ces magouilles lors de sa visite à Kinshasa récemment ? Aucunement !

 

L’échauffourée tribale et nationaliste n’est ici que le Gris-gris de pays conquis et des  petit-bourgeois européens et américains aigris chantant le salut de la patrie par le sang des Partisans. La journaliste Belge Colette Braeckman constate ceci :

 

« A Kivu, une vingtaine d'avions chargés de minerais décollent chaque jour pour le Rwanda (qui selon l’ONU a empoché 250 millions $ de la vente de coltan NDLR). On peut y croiser des enfants qui travaillaient dans les mines et qui se sont échappés. Ils vous racontent comment ils se sont fait kidnapper sur le chemin de l'école. Tout le monde le sait, mais personne ne fait rien, même pas les Nations unies.  Ce trafic ne va pas s'arrêter de sitôt. L'armée congolaise n'est pas efficace - c'est un héritage de Mobutu - et les généraux bénéficient aussi de ce business. Ils disent aller à Kivu pour faire la guerre, mais ils y vont aussi pour s'enrichir. Chaque faction, l'armée congolaise, les milices tutsies, etc. tous profitent de cette situation et n'ont pas intérêt à la changer. » (3). 

 

En corollaire de ces salaires de misère, chacun se rappellera de l’assassinat de 34 mineurs Sud-africains – soi-disant libérés de l’apartheid – par la police raciste d’Afrique du Sud pour cause de grève ouvrière visant à hausser un salaire de 400 euros par mois tout compté. Ça s’appelle  mourir de faim en peinant durement (4).

 

De tels salaires de crève-la-faim n’assurent même pas la reproduction élargie de la force de travail. En d’autres termes, plus l’ouvrier africain travaille et plus il s’approche de la mort par lente inanition. Ces salaires n’assurent pas non plus l’édification d’un marché national consistant sur lequel s’appuierait la bourgeoisie marchande locale pour assurer l’accumulation primitive du capital constant (CC) puis l’investissement en usines (CV) et le « Take off » capitalistique industriel moderne (5). 

 

Il en résulte que dans la division internationale du travail induite par l’impérialisme occidental dominant (du moins jusqu’à présent), l’Afrique a toujours obtenu le rôle de fournisseur de matières premières. Au début, à titre de fournisseurs de bêtes de somme – esclaves valant moins que leur poids de céréales – puis fournisseur de bois précieux et de denrées alimentaires spoliés sur des plantations expropriées aux autochtones comptant pour moins que rien dans ce marché. Enfin, on assiste aujourd’hui à la spoliation des minéraux rares (dont le coltan), des pierres précieuses et du pétrole (10% des réserves mondiales) dont les peuples locaux ne tirent pratiquement aucun bénéfice.

 

Les pilleurs étrangers protégés par leurs serviteurs nationaux 

 

Un service de garde chiourme des intérêts locaux des compagnies impérialistes étrangères (dont canadiennes) est assuré par une caste de prédateurs – rois nègres cravatés, généraux de carnaval en képi – entourés de meurtriers, de repris de justice et de corsaires déguisés en militaires – mis au service de clans négriers appointés par quelques grandes entreprises monopolistes – les dits monopoles miniers – solidement abouchés aux ambassades occidentales de leur pays d’origine affectées dans ces contrées saignées à blanc.

 

Tant que le président-nègre local accomplit correctement son travail d’adjudant et tant qu’il réfrène ses appétits de gourmand – n’espérant jamais devenir aussi gros que le bœuf de la fable – et tant qu’il sait embrasser la main qui le maintient sur son trône de paille – sa réélection « démocratique » est assurée. Que le goinfre noir prétentieux tente un jour de redresser l’échine et de s’affranchir de cette tutelle dominatrice; qu’il manigance quelque nouvelle alliance avec une nouvelle puissance (pensons à Gbagbo en Côte d’Ivoire ou à Kadhafi en Libye ou à Kabila en RDC) et alors, les foudres de l’enfer « démocratique » de l’Occident hypocrite s’abattent sur le récalcitrant en tourment. L’élection hier encore « démocratique » est aussitôt invalidée par l’Élysée – la Maison Blanche – le 10 Downing Street ou le Reichstag allemand – la dite « communauté internationale » et l’opposant complaisant décrété gagnant sur-le-champ.  

 

Le « démocrate » devient tyran, l’ami et l’allié d’hier devient usurpateur et les bombardiers et les drones téléguidés depuis les capitales occidentales fauchent soudainement les vies du peuple ainsi que le palais princier tout à coup outrancier après trente années tolérées au milieu de cette misère mortifère.

 

Un polichinelle d’un autre clan sera juché pour un temps sur le trône chambranlant – quelques criminels de guerre seront promus généraux d’opérette, les malfrats – garde – du corps de ce prétendant deviendront officiers d’intendance, chargés d’assurer la loyauté de ce  nouveau métayer de la corvée présidentielle – qui consiste essentiellement à signer les décrets de prospection et d’exploitation des claims miniers, pétroliers et forestiers et les contrats d’achat d’armements afin d’assurer la reproduction élargie du pouvoir compradore soumis.

 

La petite et la moyenne bourgeoisie africaine «socialiste»

 

L’économie nationale des pays africains étant dominée et spoliée par les pays impérialistes occidentaux, la petite et la moyenne bourgeoisie nationale africaine, fragile et instable, n’a souvent pas grand accès aux prébendes, aux bakchichs, aux postes administratifs, gouvernementaux, judiciaires et militaires lucratifs, ni à la propriété foncière réservée à la grande bourgeoisie compradore. Ces fragments de classes sont donc aigris et menacés de paupérisation et d’éradication tout comme leurs cousins nord-américain et européen. La tentation est alors très grande pour ces sections de classes moribondes de lancer leur peuple dans la révolte aventurière sous le sceau frauduleux du « socialisme » – l’Angola, l’Algérie, l’Éthiopie sont de ces pays qui ont connu de ces guerres « populaires » pour asseoir le pouvoir de charlatans et de leurs sectes de prétendants moyens et petits bourgeois. On sait aujourd’hui ce qu’il advint de ces tyrans pseudo-socialistes

 

Parfois, le néo-colonisateur ne laisse pas assez à boire et à manger, pas suffisamment de prébendes alléchantes pour satisfaire tous les larbins locaux vainqueurs du précédent gouvernement si bien que le partage du butin devient source de conflits sanglants entre pirates intra-tribaux – intra-muros. C’est ce qui se produit en ce moment à Abidjan entre Ouattara l’adjudant et ses sergents d’apparat dont certains ont été abandonnés dans le caniveau au Ghana et au Burkina Faso d’où les assassinats récents à la frontière du domaine convoité et contesté. Le prolétariat n’a rien à faire de ces guerres entre hyènes.

 

L’AFRICOM mène la charge

 

Notez que les puissances impérialistes occidentales ne font pas confiance à cette engeance de larbins locaux pour maintenir l’ordre et le pouvoir de leur maître sur ces contrées convoitées. Aussi, les États-Unis ont-ils imaginé une superstructure militaire contraignante – L’AFRICOM – pour représenter ses intérêts dans la région – et pour embrigader, contrôler et entraîner ces va-nu-pieds déguisés en armée de métier. L’AFRICOM organise et supervise les efforts de guerre et de maintien de l’État de guerre permanente, d’extraction des ressources naturelles et de spoliation du travail salarié et de sa plus-value. Pour ne pas avoir accepté d’embrigader son armée dans l’agression en préparation au Nord du Mali le Président de Mauritanie a bien failli y laisser la vie. Il semble qu’après l’attentat à demi réussi, il ait enfin compris. L’attaque contre le Mali  aura bien lieu, supervisée par l’AFRICOM et menée par la chair à canon régionale (6). 

 

En 2007, le conseiller du département d’État étasunien, le Dr J. Peter Pham, a affirmé que les objectifs stratégiques d’AFRICOM consistaient à « protéger l’accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques abondantes en Afrique. [La] tâche [d’AFRICOM] consiste à protéger la vulnérabilité de ces richesses naturelles et s’assurer qu’aucune tierce partie comme la Chine, l’Inde, le Japon ou la Russie obtiennent des monopoles ou des traitements de faveur. (Nile Bowie, COVERT OPS IN NIGERIA: Fertile Ground for US Sponsored Balkanization, Global Research, 11 avril 2012.) (7).

 

Une solution aux problèmes africains ?

 

Par les temps qui courent, les peuples africains, loin de se reprendre en main et de mener à bien leurs luttes de libération contre la domination néocoloniale impérialiste, et surtout contre leur bourgeoisie compradore nationale organisée en castes autour de généraux – seigneurs de guerre complaisants – laissent plutôt tous ces vauriens offrir leur service d’homme de main aux différentes puissances hégémoniques.

 

Aujourd’hui en Afrique, certaines des anciennes puissances coloniales sont réapparues sur le devant de la scène, concurremment à leur allié et concurrent étatsunien, face à la Chine, nouvelle superpuissance ascendante. En 2012, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique devant les USA et la France. La Chine impérialiste a construit le siège social de l’Union Africaine, elle investit chaque année des milliards de dollars en projets routiers et ferroviaires. Elle exploite les mines et le pétrole et change la donne en construisant des usines – clés en main – en Éthiopie notamment, créant ainsi un prolétariat africain au Nord du Continent, complément au prolétariat de l’Afrique du Sud. Ce sont là d’excellentes nouvelles pour la classe révolutionnaire africaine qui voit ainsi grossir ses rangs (8). Si vous souhaitez combattre les sectes religieuses intégristes, construisez des usines en Afrique.

 

Voilà, résumées en quelques pages, les causes fondamentales du misérable exode africain vers l’hémisphère Nord. Les puissances impérialistes occidentales absorbant l’usufruit des ressources naturelles et expropriant une large part de la plus-value ouvrière et paysanne ainsi que les profits et les revenus des États croupions, il ne reste pratiquement rien pour la survie de ces pays. Aussi, plutôt que de se laisser mourir les africains suivent la trace de leurs richesses jusqu’au Nord de la Méditerranée.

 

Peut-on changer ce désordre des choses ? Oui, certainement ! Il revient aux ouvriers et aux employés, mineurs, travailleurs des champs, métayers et artisans de s’organiser en parti politique révolutionnaire indépendant de l’aristocratie bureaucratique locale, aussi loin que possible de la petite et de la moyenne bourgeoisie nationale – fuyant comme la peste les intellectuels hâbleurs et pédants – pour diriger leurs coups meurtriers visant à renverser les commettants locaux de la classe capitaliste monopoliste internationale (9).      

 

Par robert Bibeau

 

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(1)  L’exploitation du coltan http://www.umoya.org

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo

(2)  http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Kivu

(3)  Colette Braeckman  http://observers.france24.com/fr/content/20081112-coltan-minerai-sang-congo

(4)  Afrique du Sud (2012).  http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_%C3%A0_Marikana

(5)  Robert Bibeau. La crise économique dans tous ses méfaits. (2012). http://les7duquebec.org/7-au-front/la-crise-economique-dans-tous-ses-mefaits/

(6)  Exemple récent du coup d’État avorté en Mauritanie http://kassataya.com/mauritanie/vacance-du-pouvoir-qui-dirige-maintenant-le-pays

(7)  Julie Lévesque. (2012). Guerres secrètes des États-Unis en Afriquehttp://www.mondialisation.ca/la-guerre-secrete-des-etats-unis-en-afrique/5308437

(8)  Vincent Gouysse 2011-2012 : Reprise de la crise. (2012). http://www.marxisme.fr/reprise_de_la_crise.htm  La Chine avance ses pions en Afrique.(2012).   http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-chine-avance-ses-pions-en-121877 La Chine en Afrique  http://www.refletsdechine.com/apres-la-france-afric-la-chine-en-afrique.html

(9)  http://haratine.blogspot.fr/2012/04/la-bourse-des-esclaves.html http://www.afrohistorama.info/ http://kassataya.com/mauritanie/vacance-du-pouvoir-qui-dirige-maintenant-le-pays  Le Parti Sadi. (2012). http://www.partisadi.net/2012/10/%c2%ab-faisons-payer-les-riches-%c2%bb-les-partis-%c2%ab-socialisants%c2%bb-au-pouvoir/

 

 

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Tous à la Haye LE 30 OCT pour soutenir le président Laurent Gbagbo.

23 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Tous à la Haye LE 30 OCT pour soutenir le président Laurent Gbagbo.

 

 

 

                                    


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=BAvwZcy369E

 

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Cameroun- Fichier électoral: Elecam soupçonnée de corruption par les parlementaires Allemands au sujet du contrat de la biométrisation du fichier électoral accordé à l’entreprise allemande Gi

23 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun- Fichier électoral: Elecam soupçonnée de corruption par les parlementaires Allemands au sujet du contrat de la biométrisation du fichier électoral accordé à l’entreprise allemande Gieske & Devrient. 


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Certains parlementaires allemands veulent voir clair dans le rôle du Secrétaire d’Etat allemand en charge du Tourisme et des Pme au sujet du contrat de la biométrisation du fichier électoral accordé à l’entreprise allemande Gieske & Devrient.

Quelques journaux tel Stuttgarter Zeitung et certaines organisations de la société civile comme Transparency international, branche d’Allemagne s’interrogent : « Y a-t-il eu des pots-de-vin à l’origine de l’attribution du marché de la biométrisation de la refonte du fichier électoral au Cameroun ? » Ils n’ont pas encore trouvé de réponses précises à ces questions. Mais jugent curieux que Gieseke & Devrient, entreprise munichoise spécialisée dans la fabrication des cartes à puces et des billets de banque ait été désignée adjudicataire finale d’un marché situé hors de son domaine habituel de compétence. Pis, dont elle n’était pas soumissionnaire au départ. Une attribution de marché derrière laquelle Le Messager voyait dans son édition du 19 avril 2012, la main du gouvernement camerounais.

Au sein de l’opinion allemande, on stigmatise le rôle qu’aurait joué Stefan Leibting - membre du conseil de direction de l'Afrika Verein (organisation du patronat d'entreprise allemande sur l’Afrique) – auprès du secrétaire d’Etat allemand qui, en avril 2012, avait manœuvré auprès de Paul Biya pour que la société sus-évoquée rafle la mise. Des lourds soupçons de corruption pèsent ainsi sur M. Leibting très connu comme lobbyiste en Allemagne. Lequel aurait d’après des allégations relayées par la presse germanique, œuvré pour que la société Gieske & Devrient soit retenue par le Cameroun. Pour cela, apprend-on de diverses sources, il prend attache avec le secrétaire d’Etat au Tourisme et aux Pme, Ernst Burgbacher. Ce dernier concocte la mission qui arrive au Cameroun alors qu’Elecam a déjà fait publier une short list de cinq entreprises parmi lesquelles serait désigné l’adjudicataire final. Ce sont Code Inc (Canada), Safe Id (Allemagne), Gemalto (France), Waymak lnfotech (Afrique du Sud) et le Collectif des ingénieurs camerounais. La rencontre du secrétaire d’Etat allemand avec le Premier ministre, puis le président fait tout basculer. Paul Biya instruit Elecam de retenir Giescke & Devrient au détriment des autres entreprises et surtout Safe Id, sa consœur allemande.


7,8 milliards Fcfa

Quelques mois après cela, l’affaire qui est réglée de façon cavalière par Etoudi et dont Le Messager s’était fait l’écho retient aujourd’hui l’attention des parlementaires (notamment de l’opposition). Car elle aurait été entachée de corruption. Les élus allemands veulent savoir si le lobbyiste Stefan Leibling par ailleurs membre très influent du Cdu (parti chrétien démocrate) au pouvoir avait versé des pots-de-vin au secrétaire d’Etat allemand, chef de la mission d’avril 2012 à Yaoundé, ou à ses collaborateurs. Sinon qu’est-ce qui peut expliquer le choix porté par le Cameroun sur Giescke & Devrient alors qu’elle a facturé sa prestation à 7,8 milliards de Fcfa, soit un coût supérieur de plus d’un milliard à l’offre des soumissionnaires locaux et sud-africains ? Comment expliquer que le gouvernement allemand ait prospecté pour le compte d’une compagnie qui n’avait jamais, dans le passé, procédé aux enrôlements endossées sur la biométrie ? Comment le secrétaire d’Etat allemand a-t-il pu cautionner une entreprise de taille moyenne n’ayant aucune expérience dans le domaine ? L’enquête envisagée par de parlementaires permettra peut être de lever ces équivoques.

Mais pour l’heure, le gouvernement d’Angela Merkel prépare une autre mission économique au Cameroun. Celle-ci devrait se rendre à Yaoundé dès le début du mois de novembre 2012. Elle sera conduite par le ministre fédéral de la Coopération économique et du développement, Dirk Niebel. Et dans sa suite… Stefan Leibling qu’ont dit connaître très bien les méthodes de persuasion en affaires au Cameroun. Et qui s’est déjà fait un important carnet d’adresses à Yaoundé depuis l’opération Gieseke & Devrient. Cette mission devrait pouvoir expliquer les causes du retard dans la fourniture du matériel à Elecam et le choix des kits fabriqués par le Coréen Suprema (comme signalé dans Le Messager du 2 octobre 2012) au lieu des équipements allemands annoncés.

Rodrigue N. TONGUE

Source : Le messager


Focal: L’énigme Giesecke & Devrient

Le contrat entre Elecam et Giesecke & Devrient a été paraphé le 18 avril 2012 à Yaoundé. Il s’élève à 7,8 milliards Fcfa. Très cher payé par rapport à d'autres prestataires. En effet, un collectif d’ingénieurs camerounais proposait 6,2 milliards Fcfa pour un délai d'exécution de trois mois. Tandis que les Allemands parlaient de dix mois. A l’occasion, Hans W. Kunz, vice-président du groupe Giesecke & Devrient, affirmait : « des dispositions sont déjà prises en Allemagne. Nous sommes capables de faire le travail tel qu’il est défini dans les termes du contrat. Nous avons déjà alerté notre équipe en Allemagne pour se préparer pour ce projet très important. Nous avons beaucoup d’expérience en la matière. Nous avons été dans de nombreux pays pour travailler, qu’il s’agisse de la carte d’identité biométrique au Brésil, nous travaillons également en Europe de l’Est et il y a quelques jours nous avons été retenu pour ce qui est de la sécurisation du permis de conduire dans les Baltiques, nous avons fait la carte d’identité biométrique en Egypte et même le passeport biométrique au Botswana. La biométrie est une spécialité de notre maison».

Source: Intégration

 

 

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Cameroun : Un médecin camerounais exilé dénonce l’imposture de Grégoire Owona.

23 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Un médecin camerounais exilé dénonce l’imposture de Grégoire Owona.

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Monsieur le ministre, Je viens de terminer votre tribune libre sur Marafa Hamidou Yaya dans Cameroon Tribune, notre pravda nationale. J’ai lu votre texte avec stupeur, effroi et tristesse. Ainsi donc, il a suffit d’un simple effleurement pour que vous bandiez… Les poignantes lignes épistolaires de Marafa ont eu le mérite de rompre avec fracas votre silence assourdissant. Et du coup, elles vous ont poussé à posséder subitement l'énergie phallique de ceux qui, revenus d'entre les morts (ce fut réellement votre cas), paraissent ne reculer devant rien.  

Comme vous, je ne vais pas m'encombrer de nuances. Souffrez donc que je brise la loi du « politiquement correct » et, par-delà ses « outrances », pour lever le soi-disant « tabou » d’interpeler un ministre de la République sur la place publique. J'ai trouvé votre sortie haïssable dans le fond, dans la forme, et racoleuse parce que vous tentez d’exploiter cette affaire pour vous repositionner et redorer votre blason sur l’échiquier, quitte à renier le camarade et l’ami d’hier. Haïssable et violente enfin, pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes. J’y vois le soupir désespéré d’un apparatchik habité par la hantise de perdre le fruit de ses rapines.  

Souffrez encore que je vous dise, à votre plus grand déshonneur, qu’en fait, votre tribune n’est rien d’autre qu’un réquisitoire incandescent dont le but ultime est d’attirer l’attention de votre créateur, surtout au moment où votre long silence devenait soupçonnable en haut lieu. Votre sortie est une véritable éructation viscérale qui vise à anesthésier les populations face à la gloutonnerie de votre régime. Nous vivons ce moment étrange de notre histoire où, pour être vertueux, pour être moral, pour être un type bien dans le système, il faut faire en sorte que la vérité n'affleure jamais.  

Monsieur le ministre, le beau temps est terminé, y compris pour vous. Votre créateur est imprévisible et incontrôlable, ne vous étonnez pas d’être pris dans les serres demain. Surtout que vous n’êtes pas sans reproches ni taches… On se souvient, il y a quelques temps, des accusations d’autisme portées contre vous par ‘’le fou du roi’’, votre camarade du parti Charles Atéba Eyene, qui voyait en votre silence une collusion avec Marafa. Par le jeu des contrastes, vous prenez tout le monde à contre-pied comme d’habitude pour essayer de vous dédouaner. Hier c’était Jean-Jacques Ékindi que vous laissiez en rase campagne pour votre intérêt politique personnel, alors que vous animiez ensemble le courant progressiste au sein du RDPC à Douala. Aujourd’hui c’est Marafa. A qui le tour demain? Biya devrait se méfier du genre de personnes comme vous. Sachez cependant qu’une République et une démocratie ont besoin de vertu, de transparence, de cohérence et de convictions.  

A travers vous, je dénonce l’imposture de cette coterie qui a fait de l’hypocrisie et du reniement son fonds de commerce. Ce qui m’indigne et m’écœure dans votre tribune, et sûrement avec moi des millions de Camerounais, c'est le parjure sur les faits. Avec les avantages et les honneurs de votre rang, vous avez le devoir et la responsabilité de reconnaître et de soutenir, par des actes institutionnels opportuns, ce qui compte vraiment. Malheureusement, à l’épreuve des faits, votre position ne vous amène même pas à réunir les conditions morales pour éprouver de la honte. Mais une question de fond demeure : Avez-vous jamais eu un code des valeurs? J’ai l’impression que non. Votre tribune s’apparente à un acte délibéré de mauvaise foi pour protéger votre beefsteak.

Il est intellectuellement et moralement inacceptable de tenir un discours aussi transgressif sur la réalité camerounaise que vous connaissez bien. Vous dites que le changement est en cours? Je veux bien vous croire. Mais de quel changement parlez-vous? Certainement dans la bêtise infinie ou dans la régression. 30 ans d’improvisation abyssale, trente années d’un règne épouvantable et improductif, trente années d’impudicités de tout ordre et de détournements faramineux des avoirs du peuple camerounais, ont fait basculer la majorité silencieuse dans une indigence absolue et scandaleuse.

Qu’avez-vous fait de ce pouvoir que le peuple vous a offert par défaut depuis 30 ans? Si ce n’est un ralentissement général sur tous les plans des années durant du Cameroun et la perpétuation du mal. Vous avez contribué pendant des années à bâtir une société inégalitaire, politiquement muette, bloquée, désemparée et démotivée.

Vous comprenez pourquoi la sidérante inculpation, puis la condamnation de Marafa Hamidou Yaya ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Marafa est peut-être un délinquant économique dont la condamnation aurait été saluée dans un pays normal. Sauf que plusieurs autres membres de votre régime ont été pris en flagrant délit de kleptomanie, de prévarication, de concussion et autre passe-droits sans que la justice ne s’intéresse à eux. Pouvez-vous jurer la main sur le cœur que votre gestion des affaires est exempte de tout reproche? Que dire de votre patron Paul Biya, ou encore Ze Meka, Mebe Ngo, Mendo Ze - que je vous rappelle a été condamné par le très officiel Conseil de discipline budgétaire et comptable -, Akamè Mfoumou ou son célèbre muet de frère, Fouman Akame qui ne nous a toujours pas expliqué à ce jour où sont passés les milliards de sang du crash du Boeing de la Camair. Sont-ce des enfants de cœur? Comment pouvez-vous justifier cette politique de deux poids deux mesures?

Que dire du refus incongru de se soumettre à la loi, à l’instar de la déclaration des biens écrite noir sur blanc à l’article 66 de la constitution que votre propre parti, largement majoritaire à l’Assemblée nationale a initié et voté? Est-ce là des positions défendables? L’exemple ne vient-il pas d’en haut? Citez-moi un seul baron de votre régime qui l’a fait, à commencer par Paul Biya. Cela dénote de vos convictions démocratiques à géométrie variable. Vous avez peur d’être pris à votre propre piège.

Ce ne sont pas les fanfaronades d’un Issa Tchiroma Bakary, opposant d’opérette et bouffon de service à ses heures perdues, plusieurs fois pris en flagrant délit de mensonge qui y changeraient quelque chose. L’expérience a montré que votre justice à tête chercheuse choisit ses victimes parmi les plus audacieux d’entre vous. Pendant ce temps, de nombreux autres parrains de la haute mafia étatique sont à l’abri des poursuites judiciaires. Apparemment, tant et aussi longtemps qu’ils ne vont pas lorgner le fauteuil du machiavel d’Étoudi, ils peuvent continuer à se pavaner et à se bronzer sur des croisettes avec l’argent spolié aux Camerounais.

Une autre question lancinante à laquelle vous aurez du mal à répondre est la suivante : L’argent débloqué après moult acrobaties pour l'achat du BBJ et de l'Albatros était-il justifié pour un pays en plein ajustement structurel? Qui a appris à couvrir les jongleries à ses collaborateurs pour son seul plaisir? Par quel processus bizarre certains d’entre vous qui prennent les devants aujourd’hui peuvent-ils justifier la fortune colossale qu’ils ont amassée? Nous nous rendons compte de guerre lasse, que vous n’êtes pas à la hauteur de l’œuvre, que nous avons remis le pouvoir à des professionnels politiques peu recommandables.

En véritables opportunistes avides de jouissances et de facilités, votre descente dans le ring, ne peut que tromper des naïfs. Enraciné comme vous êtes dans vos convictions et vos certitudes qui rendent toute autre logique inconcevable et inadmissible, l’affaire Marafa a secoué la République jusque dans ses tripes comme nulle autre affaire auparavant. La preuve, les bien-pensants comme vous, loin de bien lire le thermomètre social, préfèrent cautionner des méthodes honteuses et odieuses, dont on serait bien curieux par ailleurs de voir ce qu’elles donneraient si elles s’appliquaient à eux demain.
De votre fait, le pays est aujourd’hui dans l'impasse. Résultat: nous sommes face à un blocage explosif qui n’attend qu’une étincelle. Non, le pyromane n’est pas et ne sera certainement pas celui que vous dénoncez dans votre tribune, mais plutôt votre propre régime. Le ver est dans le fruit. Votre parti dominant s’est donné tous les moyens concrets de tout gagner et de tout contrôler. Son habileté diabolique aura su s’employer à alterner le recours à la menace, l’usage de la cooptation, la couverture des malversations et du blanchiment, sous l’affichage d’un multipartisme apparent et d’un dialogue avec l’opposition en trompe l’œil. Dans votre rapport à la société, le RDPC au pouvoir n’a de cesse de continuer de jouer de la menace à la paix, comme vous le faites maintenant. Pendant ce temps, vous continuez à accumuler des biens par le biais d’un affairisme extrême à tous les niveaux.

La vie politique n’a pas échappé à la corruption par l’argent. La cooptation et le ralliement politique se sont achetés comme à l’étalage. La prédation systémique est érigée en véritable mode de gouvernement. Loin d’être de simples dysfonctionnements ou de pures aberrations, cette situation se traduit pour la majorité des gens par une vulnérabilité et une subordination sociales extrêmes vis-à-vis du détenteur du pouvoir. Elle apparaît comme un moyen de chantage vis-à-vis des récalcitrants et une condition de la paix sociale.

Comme vous le savez, la farce des élections est délibérée et ne fait rien d’autre que l’anéantissement de tout rêve d’alternance par les urnes avec le viol grossier du suffrage universel, des libertés et le renforcement d’un pouvoir autoritaire et policier qui interdit les manifestations de l’opposition. A vous voir faire, il n’y a pas l’ombre d’une volonté de modernisation, mais plutôt une régression conservatrice qui est en permanence mise en œuvre.

Les institutions se sont délégitimées, le débat politique inexistant. Tous les principes moraux et politiques qui fondent une République exemplaire n’ont jamais existé. Sur le plan international, la diplomatie patauge, le pays est silencieux, sauf pour se gargariser d’une simple poignée de mains obtenue aux forceps à Kinshasa par le Président Biya à François Hollande. Chiche, pauvre Cameroun!

Architectes de toute les manipulations et manigances, la classe politique compte toujours les mêmes politiciens d’il y a 50, 40, 30, 20 ans ou leurs fils, neveux et nièces, etc. Il en est de même des oligarchies rentières, c'est-à-dire ces réseaux de familles d’hommes d’affaires qui raflent les richesses nationales grâce aux fraudes, ficelles et autres combines.

Comme les partis politiques, le syndicalisme est étouffé et réprimé. Dans les services publics moribonds, le favoritisme, l’opportunisme et la corruption tiennent lieu de référents. Le pouvoir d’achat des citoyens est en chute libre. En lieu et place d’emplois décents pour les jeunes qui se déversent chaque année sur le marché du travail, c’est plutôt l’incitation à la débrouille, à l’économie du marché noir ou au chômage, si ce n’est la feymania ou le grand banditisme.

Vous parlez d’une certaine presse instrumentalisée. Je comprends à ce sujet que vous ne supportez pas la présence et l’expression d’idées contraires aux vôtres. Savez-vous au moins l’importance d’une presse libre dans un pays? N’est-ce pas vous qui avez instrumentalisé et bâillonné la CRTV et Cameroon Tribune, des organes pour lesquels tous les contribuables camerounais payent des taxes, et cela, depuis des décennies? Les jours pairs, vous dénoncez une certaine presse et les jours impairs, vous recourez à elle pour faire passer vos messages soporifiques et propagandistes à la gloire du timonier national. Qu’est-ce que vous êtes pitoyable et comique!

Dans votre parti de tricheurs et de menteurs qu’est le RDPC, vous êtes prisonniers d’un esprit conservateur tellement sclérosé qu’il ne conçoit du pouvoir que la stagnation, incapables de faire face à la misère des populations. Malgré le portrait élogieux que vous faites du Renouveau pour vous donner bonne conscience, votre discours évoque le contraste existant entre vos déclarations et l’état nauséabond des lieux. Une misère insupportable.

Lorsque ceux qui gouvernent comme vous font la sourde oreille aux souffrances du peuple, et refusent de faire des concessions pour apaiser les frustrations, ils ouvrent la porte à la violence. Non, les Camerounais ont cessé de rêver. Dans un pays pris en otage par une horde d’insatiables invités à la noce, ce ne sont pas les lettres de Marafa qui vont soulever les masses. La haine et les rancœurs que la majorité des gens dans ce pays éprouvent pour votre système et ses promoteurs est aujourd'hui incommensurable. Ce sont ces frustrations accumulées à longueur d’années qui risquent condamner, tôt ou tard, le pays à une impasse tragique et occasionner des émeutes, devenues la forme d’expression rampante privilégiée dans un contexte d’immobilisme généralisé. La violence et la colère du peuple que vous semblez redouter aujourd'hui ne seront qu'un retour de bâton logique à toutes les souffrances et humiliations que vous lui avez infligées, contraignant nombre de Camerounais à la paupérisation et à l’exil.

Non content d’avoir saigné ce pays à blanc, vous voulez maintenant procéder à la manipulation des masses. Je comprends que vous ayez une peur bleue de la révolution, mais à moins d’un problème de compréhension de votre part, Marafa n'a jamais appelé à une insurrection dans sa cinquième lettre. Il a été clair: pas de violence. Par contre, souvenez-vous des événements de 2008. Le peuple meurtri s’était levé contre votre régime, en guise de réponse, vous l'avez réprimé dans le sang, tuant des centaines de compatriotes.

Monsieur le ministre, en politique, on a parfois besoin de personnalités hardies, pas seulement des béni-oui-oui. A défaut d’arguments convaincants, ayez au moins la décence de vous taire! Le fricotage avec la réalité ne paie pas à la longue. Vous venez de nous démontrer votre incapacité à vous élever. On dirait que le pouvoir de votre créateur a réussi à tous vous transformer, en une bande de pouilleux surexcités, moralement appauvris par l’abdication intellectuelle et les avantages factices qui étranglent, devant vos yeux, les enfants, les femmes, les jeunes, la vie dans l’insatisfaction, l’aliénation, la psychose et le chômage, sans que vous ne bougiez le petit doigt, aidant au contraire, à mieux écraser le petit peuple. Croyez-mi, ces problèmes fondamentaux méritent autre chose que vos imprécations.

Escamoter les réalités que connait le pays, c’est ne pas choisir le chemin de la vérité et faire le lit d’un soulèvement inéluctable. Or vous pouvez faire cesser beaucoup de ces dysfonctionnements en disant la vérité au Président Biya. Qui donc, à part vous qui êtes aux côtés du Prince, pourrait mieux lever le bouclier contre la barbarie institutionnelle qui nous écrase et nous dévore?

Malheureusement, vous vous affirmez au fil des jours comme des garants de l’immobilisme au pouvoir, plus soucieux de vos maroquins ministériels. Bien plus, vous vous montrez comme de sordides chacals, des vils, des goinfres courbés comme des chiens sur leurs bols, des quémandeurs qui n’arrivent pas à voir plus loin que le bout de leur nez et qui recourent à la fourberie pour arracher des morceaux de bouffe du corps agonisant d’une République en putréfaction.

Seulement monsieur le ministre, il y a un temps pour tout. Le vôtre est totalement révolu. Un monde nouveau approche. Votre créateur n'en a plus pour longtemps et où que vous serez après lui, on vous trouvera. Comme les autres vous aurez à rendre des comptes au peuple.

En attendant, apprenez donc à faire profil bas. Bien à vous!

Par Dr Désiré Essama Amougou , Médecin urgentologue,Hearst, Ontario (Canada)

 

SOURCE : Camer.be

 

 

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Le président Laurent Gbagbo et la Cote d’ivoire du futur.

20 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

 

 

                                  


 

 

 

                                   http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9b5aobI_fTA

 

 

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20 OCTOBRE 2011 : DÉJÀ UN AN DEPUIS LE LYNCHAGE DU LEADEUR KADHAFI.

20 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

                                           kadafi002

 

Nous ne t’oublierons jamais...

              

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ZONE FRANC ET LE VRAI « FAUX » FRANC CFA : Coopération monétaire entre les pays francophones d’Afrique et la France

20 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

ZONE FRANC ET LE VRAI « FAUX » FRANC CFA : Coopération monétaire entre les pays francophones d’Afrique et la France.

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Le vendredi, 5 octobre 2012, la France et 15 pays africains, membres de la zone Franc (Afrique centrale en 1972, la région Afrique de l’Ouest en 1973 avec les Comores) ont célébré le 40e anniversaire de leur coopération monétaire avec la France. Est-ce que quelque chose a changé ? Si oui, pour qui ?

1.    Economie : la Zone Franc fait moins bien que l’Afrique subsaharienne

Selon le communiqué conjoint signé le 5 octobre 2012 à Paris par le Président ivoirien Alassane D. Ouattara au nom de ses pairs et le ministre des finances français, Pierre Moscovici,  les pays de la zone franc à savoir « les quinze pays d’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale et des Comores ont été relativement moins touchés par le ralentissement économique global et la fragilité persistante des marchés financiers internationaux 1 ».

Ces déclarations péremptoires ne sont pas confirmées par les statistiques économiques puisque la raison première de la résilience des économies africaines est leur faible intégration à l’économie spéculative des pays du nord. Par ailleurs, la crise financière de 2007/2008 a été ressentie avec un décalage d’un an en Afrique subsaharienne avec une croissance économique médiane du produit intérieur brut (PIB) chutant de 5,3% en 2008 à 3,0% en 2009 alors que pour la zone franc, la croissance du PIB est passée de 4,3 % en 2008 à 2,7 % en 2009. Autrement dit, avant et au cours de la première année de l’après-crise, les pays de la zone franc n’ont pas réussi à faire mieux que la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne. A l’occasion du 40ème anniversaire, il y a malgré tout un peu d’intoxication informationnelle de la part des défenseurs des accords de coopération monétaire de la Zone Franc. Il suffit pourtant de mener l’enquête auprès des populations africaines de la zone franc pour comprendre que la pauvreté, notamment celles des jeunes, a augmenté, ce en référence avec l’augmentation du niveau des inégalités, de la corruption, du non-respect du droit et les difficiles alternances politiques qui sont légions.

2.    Entre Transparence, partenariat « win-win » et autocensure des dirigeants africains

Alors quand les dirigeants de la zone franc s’accordent pour « résolument se tourner vers l’avenir », on peut s’interroger si des hommes et femmes politiques censés pourraient se tourner vers le passé ? Depuis qu’il est le Président de la France, François Hollande n’a jamais déclaré explicitement qu’il était contre la « françafrique », ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’il est pour. Mais « se tourner vers l’avenir », signifie pour les dirigeants de la zone franc, opter pour un « partenariat économique durable, mutuellement profitable » en :

  • « encourageant un modèle de développement centré sur un partage équilibré de la création de richesses ; …
  • favorisant la croissance et l’emploi en Afrique comme en France ;…
  • promouvant des contrats commerciaux justes et équitables ».

En traduisant le partenariat « win-win » par partenariat « mutuellement profitable », on peut se demander si les mots « mutuellement bénéfique » n’auraient pas été plus judicieux, à moins que le mot profitable ait été choisi à bon escient puisqu’il s’agit surtout d’arrangements entre « décideurs politiques » s’autoproclamant souvent comme les seules représentations des populations de la zone franc. Mais en définitive, faut-il encore les croire, ces politiciens, puisque c’est la même chanson qui prévalait déjà il y a 67 ans dès le 26 décembre 1945, quand le franc CFA s’appelait encore le Franc des colonies françaises d’Afrique.

Chacun des partenaires de la zone franc s’accorde à vouloir en finir avec le « temps de l’exploitation outrancière des réserves africaines » en proposant une forme « d’obligation transparence pour les industries extractives – pétrolières, minières, gazières »…

Mais tout ceci a toujours été à l’origine du partenariat entre la France et les pays africains sauf que le mot « transparence » a été confondu avec opacité, réseaux mafieux, clientélisme, bref, françafrique. Les échanges entre la France et les pays de la zone Franc ont toujours été déséquilibrés, sans réciprocité et surtout n’arrivent pas à trouver un équilibre. Pas de marge de manœuvre donc pour les pays africains si la Chine et d’autres pays émergents  n’étaient pas venus offrir d’acheter les matières premières non transformées africaines à des prix plus proches de ce que pratiquent les marchés internationaux. Même cela a valu à un Président africain de se retrouver à la Cour pénale internationale. On comprend mieux l’autocensure des dirigeants africains 2 de la Zone Franc pour proposer une réforme sérieuse d’abandon de la zone franc car en définitive, il s’agit d’une décision politique.

Pourtant, François Hollande ne parle plus de la fin de la Françafrique. Il lui reste 4 ans et 7 mois pour démontrer sa capacité à créer une véritable « francophonie économique » et au-delà, à comprendre que les réformettes de perpétuation du Franc CFA qui aurait dû s’appeler « Euro CFA » ne lui feront pas l’économie d’une prise de décision courageuse sur la fin de la zone franc. En attendant, il faut laisser le bénéfice du doute et attendre de voir si toutes ces belles promesses deviendront réalité dans les mois à venir. Dans tous les cas de figures, cela repousse aux calendres grecques la plupart des avancées vers la monnaie commune africaine, qu’elle se décline en plusieurs monnaies sous-régionales ou pas. Avec le départ de l’ex-Président de la Commission de l’Union africaine Dr Jean Ping en octobre 2012, peut-être que les communautés économiques d’Afrique australe et de l’est pourraient avancer plus rapidement que les pays de la zone franc sur la création d’une monnaie commune sous-régionale.

3.    Le partenariat « win-win » à la sauce hollandaise : solidaire avec la récession française ?

Le Président A. D. Ouattara et le Ministre de l’économie et des finances français, Pierre Moscovici ont rappelé en clôture de cérémonie que «l’Afrique et la France sont unies par leur histoire ; elles doivent avoir l’ambition et la volonté d’écrire en commun leur futur. C’est une question de solidarité face aux défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés, qu’ils soient économiques ou de sécurité, en Europe comme en Afrique 3 ». Faut-il comprendre que le nouveau partenariat
« win-win » à la sauce hollandaise se soldera par une continuité des politiques postcoloniales passées sous des formes plus subtiles et moins brutales pour les populations africaines ? Tout en douceur comme dirait l’autre ? Ou faut-il comprendre que l’Afrique francophone dite résiliente et soutenant la croissance mondiale doit voler, « naturellement », au secours d’une Gouvernance économique française qui va plonger ce pays dans la récession en 2013 ? Y-a-t-il d’autres explications qui mettent les intérêts des populations africaines au centre, puisque depuis 1953 lorsque les esclaves noirs ont été exclus du capital de la première banque de la zone franc, les dirigeants africains francophones n’ont jamais orienté la zone franc vers la défense des intérêts des populations africaines ?

Face aux ambiguïtés de la position française qui détient malgré tout une position de véto informel au sein du conseil d’administration de la zone franc, on peut interpréter dans tous les sens les conclusions émanant du 67e anniversaire de la création du Franc CFA et du 159e anniversaire de la véritable création de la banque de la zone franc à Dakar au Sénégal en 1853 4.

4.    La Zone Franc est née en 1853, payée par le fruit de la vente des esclaves africains

Bien que les autorités africaines de la Zone franc fêtent le 40e anniversaire de leur coopération monétaire avec la France, c’est en fait l’anniversaire du Franc CFA créé le 26 Décembre 1945, il y a donc plus de 67 ans, qui est fêté. Il a été appelé Franc des colonies françaises d’Afrique: à cette époque, pour 1 FCFA, vous obteniez 1,70 Franc métropolitain (FM). Une réévaluation unilatérale est intervenue en 1948 et pour 1 F CFA, vous obteniez 2 FM. Entre temps, le Nouveau franc français a vu le jour dans les années 1960. La valeur du Franc français a été changée (1 nouveau franc = 0,02 FCFA). Entre le 12 Janvier 1994 et le 31 Décembre 1998, le Franc CFA a connu une dévaluation drastique de manière unilatérale et 1 franc CFA ne valait plus que 0,01 FRF (les fameux nouveaux francs français). En date du 1er janvier 1999, le franc français a été remplacé par l’Euro avec un taux fixe : 1 Euro vaut 655,957 FCFA. L’objectif principal de la création du FCFA a été de rétablir l’autorité monétaire française sur les colonies françaises après la Seconde Guerre mondiale. Cette stratégie globale n’a pas vraiment changé en 2012.

Depuis les indépendances des pays francophones d’Afrique dans les années 1960, le Franc CFA s’est commué en Franc de la Communauté financière africaine. Toutefois, entre 1945 et 1958, il a été appelé Franc des Colonies Françaises d’Afrique et entre 1958 et 1960, le Franc de la Communauté Française d’Afrique. C’est le franc de la zone franc. Aussi, si les économistes africains pourraient écrire l’histoire du FCFA, 1853 devrait être la date anniversaire de la création de la première banque de la Zone Franc. Tout africain devrait savoir que ce fut en 1853, soit il y a 159 ans, que la zone franc a vu le jour avec la création de la Banque du Sénégal à Dakar, une banque ayant à la fois les privilèges d’une banque centrale avec le pouvoir d’émission et les privilèges d’une banque commerciale et d’investissement avec les possibilités de crédit. La date anniversaire pour le lion n’est pas celle de l’antilope. Allez savoir qui est le lion et qui est l’antilope entre la France et les pays africains de la zone franc !

Les mécanismes de coopération monétaire entre la France et les pays africains membres de la Zone Franc sont fondés sur quatre principes fondamentaux : 1. Garantir la convertibilité ; 2. La fixité des parités (taux de change fixes) ; 3. La libre transférabilité et 4. La centralisation en France des réserves de change (non pas par la Banque centrale française, mais par le Trésor français). L’ensemble de la zone franc représente actuellement près de 3 % de la masse monétaire de la zone euro.

La stabilité monétaire et politique promue comme un succès après l’indépendance de l’Afrique dans les années 1960, est équivalente à un transfert de la souveraineté de l’espace francophone aux autorités françaises. La prédominance des autorités françaises à la Commission zone franc n’a pas vraiment favorisé la gouvernance monétaire au service des populations africaines, ni la mise en place d’un développement stratégique, ni l’accès au crédit pour les entreprises productrices de valeur ajoutée et d’emplois. Au contraire, cela a promu un processus de désindustrialisation et une difficile convergence monétaire des différentes économies et cela a totalement bloqué la création de la monnaie commune africaine tant au plan sous-régional que continental sans compter les retards dans la mise en place d’un fond monétaire africain et d’une banque centrale africaine.  En fait, la zone franc a surtout favorisé la stabilité des régimes non démocratiques avec des alternances politiques falsifiées ou forcées ou pas d’alternance politique du tout.

La convertibilité du FCFA entre la zone ouest et la zone centrale pourrait être trompeuse : en effet, il y a une même monnaie, une même parité entre le FCFA des deux zones et une même valeur monétaire contre FCFA et euro. Mais des coûts supplémentaires élevés sont à prévoir avec les commissions, un taux de change officiel non respecté avec une décote allant jusqu’à -30 % entre la valeur du FCFA de l’Afrique de l’ouest et celle du FCFA de l’Afrique centrale. Les pièces et billets de banque du FCFA de l’Afrique de l’ouest sont en principe admis dans les pays d’Afrique centrale, et vice versa. Mais dans la pratique, il y a souvent un refus, voir une décote frisant parfois les 60 %. La mauvaise nouvelle de l’histoire de la zone franc est que la convertibilité n’existe qu’avec le Trésor français. En fait, le FCFA n’est pas accepté dans la majeure partie de la zone euro et certainement pas aux États-Unis sauf si la conversion se fait par l’Euro. C’est donc en fait l’Euro qui est converti. Le Franc CFA est une monnaie non convertible sauf avec la France. On peut s’interroger sur la cohérence de la France à vouloir que la zone franc de l’Afrique de l’ouest ne commerce pas avec la zone d’Afrique centrale. Et si c’était délibéré ? Le Président François Hollande tentera avant la fin du terme de son mandat de faire comprendre aux populations africaines qu’il n’a pas l’intention de faire perdurer tout ceci. A moins que ce ne soit justement l’inverse compte tenu de la récession économique en France !

Comme les pays africains francophones doivent transférer sur les comptes du Trésor français au moins 50 % (la moitié) de leurs réserves de change, l’avenir du franc CFA semble compromis. Il n’y a aucun signe déterminant et positif des autorités politiques et financières africaines, notamment les ministres des finances et les  gouverneurs des banques centrales, pour une sortie de la Zone franc, encore moins pour la création d’une monnaie commune africaine au niveau sous-régional ou en zone francophone. Les critères de convergence entre les deux zones (ouest et centrale) des pays africains francophones ne convergent pas, sauf sur papier. Le projet du Fonds monétaire africain, de la Banque centrale africaine et de la monnaie africaine commune (régionale ou continentale) sont systématiquement reportés dans le temps… on parle déjà de 2015, voire 2021 et même 2023. Pourtant, une démocratie efficace, c’est-à-dire le respect de la vérité des urnes, dans les économies francophones pourrait permettre d’accélérer le mouvement vers la défense des intérêts des populations africaines. Est-ce que cela peut se faire sans heurter les intérêts non plus de la France, mais des agents de la Françafrique qui se sont fondus dans les forêts sacrées africaines des groupes ésotériques ? Rien n’est moins sûr !

Selon les statistiques du Fond monétaire international et si l’on compare la moyenne des résultats de la période 2004-2008 avec l’année 2012, l’Afrique subsaharienne fait mieux que la zone franc tant au plan de l’amélioration de la richesse par habitant (PIB par habitant) que du solde budgétaire global incluant les dons (voir Tableau 1).YEA.

 

 

 

Source : http://amaizo.info

 

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Cameroun : Un pays maladroit avec les droits humains selon un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

20 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Un pays maladroit avec les droits humains selon un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

 

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Liberté d’expression: Le Rapport qui accuse le Cameroun 

 Selon le document remis le 15 octobre courant au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies par certaines organisations internationales, notamment, Pen international, le Comité pour la protection des journalistes et Internet Sans Frontières, la liberté d’expression serait en péril au pays de Paul Biya...

Selon le document remis le 15 octobre courant au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies par certaines organisations internationales, notamment, Pen international, le Comité pour la protection des journalistes et Internet Sans Frontières, la liberté d’expression serait en péril au pays de Paul Biya...

Dans ce rapport, le Cameroun est présenté comme un « pays dans lequel être un écrivain ou journaliste, à la fois en ligne et hors ligne, est risqué ». Le document se fait fort de démontrer comment le pays a utilisé des mesures de plus en plus autoritaires pour réprimer écrivains, musiciens, et presse. On y apprend que de nombreuses lois pénales punissent les écrivains et les journalistes en raison de leur travail, autorisent les détentions provisoires de longue durée dans des prisons surpeuplées, la torture systématique, et favorisent l'inexistence de procès équitable.

« Les écrivains qui expriment une opinion dissidente au Cameroun courent un risque énorme », explique Cathal Sheerin, chercheur sur l'Afrique à Pen international. « Enoh Meyomesse, le fondateur de l'Association des écrivains Cameroun, continue de croupir en prison, à Kondengui, depuis 11 mois, dont un mois passé en isolement, bien que toutes les charges contre lui aient été abandonnées». « Meyomesse est actuellement en procès devant un tribunal militaire, avec un accès minimal à ses avocats ou à des soins médicaux ».

Le gouvernement a également durci le ton sur la presse en imposant, de manière sélective, aux journaux et publications des licences coûteuses. « Enquêter sur la corruption et rapporter les troubles politiques sont des actes punissables pour les journalistes camerounais, qui peuvent conduire à leur arrestation et même à la mort », a expliqué Mohamed Keita, coordonnateur Afrique au Committee to Protect Journalists (Comité pour la protection des journalistes). « L'autocensure n'est pas un mécanisme de sécurité durable et compromet le droit des citoyens à une information indépendante et fiable, qui leur donne les moyens de prendre des décisions vitales. »

Les menaces sur la liberté d'expression persistent également en ligne. Le Cameroun a bloqué du contenu sur Internet et encourage la privatisation de l'application de sa loi contre la cybercriminalité, sans contrôle judiciaire suffisant. Moins de 5% des Camerounais ont aujourd'hui accès à Internet. Ce faible taux de pénétration s'explique par le contrôle rigoureux que l'Etat camerounais exerce sur l'infrastructure et une réglementation stricte, qui ont pour conséquence des coûts exorbitants pour les fournisseurs d'accès à Internet et les utilisateurs.

« Selon l'Onu l'accès à Internet est un droit de l'homme, fondamental au développement personnel et économique. Au Cameroun, l'Internet n'est pas accessible à tous. Le contrôle de l'Etat sur l'Internet et le monopole qu'il exerce sur son accès entravent la libre contribution de ses utilisateurs ainsi que leur expression en ligne », explique Archippe Yepmou, président d'Internet sans frontières.

L'audition du Cameroun par le Conseil des droits de l'homme, afin de répondre aux griefs formulés contre lui, aura lieu en avril et en mai 2013.



Source : Le Messager 

 

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Mali : Oui à une intervention militaire au Nord du Mali ! - Non à quelque négociation que ce soit avec les groupes armés

20 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 Oui à une intervention militaire au Nord du Mali ! - Non à quelque négociation que ce soit avec les groupes armés

Ansar dine

                                                             Mercredi 17 Octobre 2012

 

  COLLECTIF DES MALIENS DE LA DIASPORA
                                                                            


Le Collectif des Maliens de la Diaspora salue la Résolution 2071 du Conseil de Sécurité des Nations Unies dans laquelle l’organisation onusienne :

  • réaffirme son ferme attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali ;
  • affirme sa disponibilité à donner suite à la demande des autorités de transition du Mali tendant à ce qu’une force internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du Nord du Mali, dès que les précisions demandées à ce effet seront obtenues.

 
Aussi, le Collectif des Maliens de la Diaspora salue la grande mobilisation qui a eu lieu le 11 octobre 2012, à Bamako, à l’initiative du FDR et du COREN, pour soutenir les  autorités maliennes dans leurs démarches pour une intervention internationale aux côtés de nos Forces armées de défense et de sécurité pour la libération de nos régions nord.
 
En cette veille de réunion du groupe de suivi sur le Mali qui se tiendra le 19 octobre 2012 à Bamako, le Collectif des Maliens de la Diaspora invite le peuple malien à rester mobilisé et vigilant afin que toute négociation ou dialogue politique sur la gestion future des zones occupées ne se fasse qu’avec les représentants légitimes de toutes les communautés des régions nord du Mali. Il faut que le principe de la majorité démocratique prévale dans toute décision. Il va de soi que ni le MNLA, ni Ansar Dine ne pourront avoir leur place dans ce cadre.
Le Collectif des Maliens de la Diaspora rappelle que vouloir faire une différence entre MNLA, Ansar Dine, AQMI et MUJAO reviendrait à commettre une grave erreur et nourrir les bases de futures crises.
La paix dans cette région passe nécessairement par l’éradication de tous ces groupes sans exception.
 
Vive le MALI un et indivisible !

                                                                Genève, Le 17 octobre 2012
                                                                          Pour le Collectif

                                                                  Le président

                  Amadou Traore

 

 

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Cameroun : L’acharnement sur le patriote Enoh Meyomesse par le régime de Yaoundé continue. Compte Rendu de l’audience du 19 octobre 2012

20 Octobre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 L’acharnement sur le patriote Enoh Meyomesse par le régime de Yaoundé continue. Compte Rendu de l’audience du 19 octobre 2012

enoh meyomesse

 

La 2eme audience du procès d’Enoh Meyomesse et ses coaccusés s’est tenu ce jour au tribunal militaire de Yaoundé.

Prévue pour commencer à 9h, La trentaine de prévenues venant de la prison de Kodengui  ne vont arriver qu’aux environs de 11h. Enoh contrairement aux autres qui sont menottés deux par deux sera seul dans ses menottes.

 

Plus marquant sera le fait que lui et ses amis sont les plus âgés, le reste étant composé des jeunes pour ne pas dire des adolescents.

Ce n’est qu’à 11h30 que la cour se met en place et les jugements vont commencer.

 

A 14h exactement nos prévenus seront appelés à la barre. On rappellera les raisons qui avaient poussé au renvoi à ce jour, à savoir l’absence d’avocat de deux accusés et l’absence des coréens.

 

Comme témoin de l’accusation, seul le Capitaine Dogmo Temgoua est présent.

Les coréens malgré que l’on ait commis un huissier avec mandat d’amener, ne seront pas la ainsi que les autres témoins à charges.

 

Enoh et Benoit Ndi ont leurs avocats

Manda en premier fera comprendre à la cour qu’il n’a pas de moyen pour se payer un avocat et souhaite se défendre seul afin que cela ne retarde pas les débats.

Un avocat, Me Gouem representé par Me Simh va en effet se constituer pour Song Kanga, bien que sa demande ne soit pas encore examinée. Kanga fera savoir qu’il pourra se défendre seul en attendant que les formalités soient remplies.

 

La demande de liberté provisoire introduite par Song sera débattue. Après des échanges entre le commissaire du Gouvernement et Song Kanga, la demande de liberté sera rejetée.

 

Le juge va annoncer le renvoi du procès au 16 novembre, ce qui va pousser Enoh à demander la parole. Avec une voix cassée,  irritée, grave et pleine de dépit il dira au juge comment la vie est terrible, difficile à Kodengui et que c’est énorme de renvoyer l’affaire dans un mois. Quand le juge dira qu’il sait que c’est dure à kodengui, Enoh lui dira qu’il imagine seulement sans  y vivre, que c’est abominable la bas et il souhaite que la prochaine audience se tienne la semaine suivante.

Malgré tout elle sera renvoyée au 16 novembre pour deux raisons : que Me Gouem se constitue formellement pour l’accusé Song Kanga et les coréens dont un mandat d’amener a été délivré pour eux soient présents.

 

Dépité les quatre co-accusés retournerons à leur place, se faire menotter et attendre que l’on les ramène à Kodengui.

J’échangerai avec Enoh via un gardien de prison, il va me remettre un courrier d’un de ses « collègues » prisonnier qui lui aurait demandé de l’aider à transmette son courrier. Il me fera savoir qu’il a besoin de sous, mais je ne pourrais le lui remettre car les gardes prisonniers veillent aux grains et s’irritent des allées et venues de leur collègue. Il va me promettre de m’appeler.

 

C’est alors que nous allons laisser le tribunal militaire, tout aussi dépité qu’eux.



Bergeline DOMOU

Bp: 15742, Yaoundé 

Tél: (+237) 999 666 71 / 77 33 38 52 / 22 11 83 41 

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Email: b_domou@hotmail.com 

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