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Journal de la Syrie du 25 septembre 2012.

26 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

 

                                


 

http://www.youtube.com/watch?v=genJGcdFWZ4&feature=player_embedded#!

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Cameroun bilan de la journée internationale de la paix: Une paix illusoire dans un océan de misère.

25 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun bilan de la journée internationale de la paix: Une paix illusoire dans un océan de misère.

population-sans-eau-copie-1.jpg                 inondation au Cameroun

Population de Yaoundé la capitale sans eau                            inondation Nord Cameroun

C’est le constat établi vendredi, 21 septembre 2012 par la société civile à l’occasion de la journée mondiale de la paix.

C’est à travers conférences, tables rondes et récits que la société civile a célébré la journée mondiale de la paix, vendredi 21 septembre 2012. Il était question pour les différents intervenants, de définir ce concept qui prête à confusion, de dénoncer l’inertie des pouvoirs publics dans la construction d’une paix durable et solide, mais également de faire un état des lieux au Cameroun.

Ceci à travers des exposés portant sur «la journée mondiale de la paix: mobilisation et rôle de la société civile et des jeunes dans la célébration mondiale», et «la participation des médias dans la construction d’un monde de paix». D’après Jean-Baptiste Sipa, leader associatif, «la paix n’est pas forcément une absence de guerre. Elle fait appel à des valeurs de tolérance, du droit des peuples sinon ce serait une tranquillité dans l’injustice qui est suivie de frustration». Selon ce dernier qui fait état de son passé fort évocateur d’éminent journaliste dont la plume a servi à dénoncer la responsabilité des pouvoirs publics dans l’édification d’une société plus juste et égalitaire pour tous, les médias ont un rôle majeur à jouer pour le maintien de la paix. «Les médias ont le pouvoir de former et de déformer, d’unir et de diviser, de construire et de détruire. C’est pourquoi on parle de quatrième pouvoir».

Faisant allusion à la radio des mille collines au Rwanda, il démontre que cette crise observée dans ce pays des grands Lacs pouvait être évitée car «un article de presse peut provoquer la crise et occasionner des conséquences fâcheuses et irréparables. C’est pourquoi nous conseillons à nos jeunes confrères de s’entourer de toutes les précautions nécessaires dans l’exercice de leur sensible et noble profession. Un manquement à la déontologie peut être l’étincelle qui peut mettre le feu aux poudres. Les médias représentent le principal ressort de la pensée collective». Quant à Elisabeth Ngo Bapa, membre de Un Monde Avenir, une organisation de la société civile, «c’est vrai que nos dirigeants s’illustrent comme des personnes hostiles à la guerre mais ce n’est pas suffisant. Comment peut-on être en paix si on a faim, si on ne peut pas envoyer ses enfants à l’école, si on ne peut pas se soigner, si on ne peut pas circuler la nuit dans certains quartiers». Cette année, Masterpeace et Un Monde Avenir ont accordé leurs violons par l’organisation de ces conférences sus citées, pour dire non à une paix illusoire et constamment menacée.


Chose publique

Prenant part à cette rencontre, Patrice Ekwambi, président de «Solidarité jeunes» revient sur les grandes crises sociales qu’a connues le Cameroun. «La tentative du coup d’Etat d’avril 1984, les villes mortes, les émeutes de février montrent à souhait que le Cameroun n’est pas en paix comme on veut nous le faire croire. Seule une révolution profonde peut instaurer une paix durable à travers une refondation des valeurs». Pendant que la communauté internationale célèbre la journée mondiale de la paix sous le thème «une paix durable pour un avenir durable», les prisonniers, les refoulés aux frontières, les malades sans soins, bref tous ceux qui sont exclus de la gestion de la «chose publique» ou qui estiment être les victimes du Renouveau national observent de loin cette commémoration avec les larmes aux yeux. «Elle est sans objet. Les gouvernements bafouent cette idée et font honte à l’église catholique romaine grâce à qui elle est célébrée», dit Anatole Moussongui, patient à l’hôpital Laquintinie.

Etame Kouoh


Philippe Nanga: «La paix ne peut pas se décréter»

Route garoua-gaoundere2déplacement des populations

Le coordinateur de Un Monde Avenir revient sur cette journée mondiale où il est question du renforcement des idéaux de paix, tant au sein des nations que des peuples.


Peut-on dire que le Cameroun est un pays en paix ?

On ne peut pas parler de paix car les citoyens sont quotidiennement dans un état de turbulence. La précarité dans laquelle les Camerounais vivent dans leur immense majorité les prédispose à une violence individuelle et collective. Il y a une sorte de refoulement de sa condition. Les Camerounais ont plutôt construit un état de méfiance, de suspicion et d’adversité entre eux. Au regard de ce qui se vit tous les matins, vous avez des malades qui sont sur le qui vive parce qu’incapables de payer leurs ordonnances. Quand vous voyez des Camerounais des régions comme le Nord qui sont obligés de survivre grâce à l’aide alimentaire internationale, on ne peut pas parler de paix. La paix suppose qu’on a bien intégré la notion de la solidarité et que cette notion s’inscrit dans les politiques, se décline par des projets qui garantissent l’épanouissement de tous les Camerounais. L’enclavement de certaines localités est une discrimination à l’égard de ces populations.


Que fait la société civile pour l’avènement d’une paix durable ?

Depuis plusieurs années, Un Monde Avenir s’est lancé dans un vaste programme d’éducation à la citoyenneté. L’une des valeurs de la citoyenneté, c’est la solidarité qui aide à construire la paix. Nous avons déjà fait le tour du Cameroun et touché près de mille personnes pour la plupart des leaders associatifs dans le cadre de ce programme qui consiste à construire les consciences des citoyens sans lesquelles il est difficile de construire la paix. La répression à laquelle les Camerounais ont été sujets depuis l’indépendance a construit une autre posture qui se manifeste par la méfiance les uns les autres. Raison pour laquelle nous associons d’autres organisations dans nos activités qui visent à nous approprier notre milieu et à construire la solidarité grâce à laquelle nous pouvons développer la paix tout en sachant qu’elle est une quête permanente.


Pourtant le chef de l’Etat définit le Cameroun comme un havre de paix…

La paix qui transparait dans les discours politiques est une paix imposée par le diktat et la répression. Ce qui explique le nombre toujours croissant des forces de l’ordre. C’est une paix éphémère et qui au contraire de garantir la paix durable, prédispose à la violence. C’est ce qui explique les actes de violence qui surgissent de temps en temps pour revendiquer le mieux-être. La paix ne peut pas se décréter, elle ne peut pas se construire dans les discours. La paix est un état réel et concret qui se caractérise par la mise en place des projets structurants et fédérateurs qui participent à l’épanouissement des citoyens, qui améliorent leurs conditions d’existence.


La paix durable est-elle possible ?

A la seule condition qu’elle émane de la conscience collective. Ce n’est que par ce processus de reconstruction que nous pourrons nous inscrire dans la réalisation d’une paix durable tout en sachant que la paix est un bien précieux qu’on doit conquérir et conserver à tout moment.


Avez-vous un plaidoyer à formuler ?

Les pouvoirs publics doivent de même que les citoyens, prendre conscience des dangers d’une paix décrétée et entretenue par la répression. Ils doivent s’aligner aux exigences d’ouverture qui nous recommande la démocratie. Les pouvoirs publics ont l’obligation de faire face à la réalité sujette à la transformation sociale. Il vaut mieux pour le gouvernement de s’ouvrir et d’ouvrir l’espace public au lieu d’attendre que les citoyens soient obligés de forcer l’ouverture et les débarquer.

Entretien avec Etame Kouoh

Source : Le Messager

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Mali : Union sacrée contre les forces rétrogrades de la CEDEAO bras armée des génocidaires de l’Afrique de l’ouest avec la complicité de la communauté dite internationale.

25 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mali : Union sacrée contre les forces rétrogrades de la CEDEAO bras armée  des génocidaires de l’Afrique de l’ouest avec la complicité de la communauté dite internationale.

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Conférence de presse de la COPAM. Les acteurs appellent tous les maliens à la mobilisation contre la CEDEAO

Hier, lundi 24 septembre 2012, la Maison de la Presse du Mali a servi de cadre à une conférence de presse organisée par la Coordination des Organisations Patriotiques du Mali COPAM. Plusieurs personnalités parmi lesquelles on peut citer Dr Oumar Mariko, Bakary Siriman Keita du CAP/MALI, Me Mamadou Gakou ont pris part à ladite conférence.

M. Mohamed Tabouré porte parole de la COPAM, dira dans sa déclaration «qu’il n’appartient pas à la CEDEAO, et le peuple malien ne lui permettra pas de décider qui doit détenir les pleins pouvoirs dans cette situation transitoire. C’est au peuple malien, réuni en concertation nationale, d’en décider en toute souveraineté». Il poursuit sa déclaration en interpelant le Président intérimaire par ces propos : « si le Pr Dioncounda Traoré a le sens élevé du patriotisme, il se doit d’exiger de la CEDEAO la livraison immédiate des armes maliennes bloquées dans les ports ouest-africains au lieu de s’empresser à donner son accord au plan d’intervention de la CEDEAO ».

En fait, la COPAM a deux exigences que sont  la libération des armes maliennes du port de Conakry et l’organisation d’une concertation nationale et souveraine.

Pour le Pr  Younouss Hamèye Dicko, président de la COPAM prévient que : « l’état-major de la CEDEAO s’installe à Bamako c’est  juste pour régler le compte du CNRDRE et des patriotes qui les empêchent de réagir depuis le début de la crise ». Enfin, l’orateur demandera « aux militants et patriotes de sortir massivement comme un seul homme le vendredi 28 septembre prochain pour marcher pacifiquement et empêcher l’invasion du Mali ».

Quant au Dr Oumar Mariko, il a certifié lors de son intervention que le MNLA, le MUJAO et Ançardine l’ont confirmé « qu’ils viendront à Bamako pour qu’ensemble avec le peuple malien et l’armée ils empêchent cette intervention militaire de la CEDEAO. C’est une invasion qui n’arrange ni le peuple ni l’armée ni les rebelles ».

Par Albadia Dicko et Benjamin SANGALA

Source : Mali Web

 

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CPI : Pourquoi le président de la Côte d’ivoire Laurent Gbagbo doit-il comparaitre à huis-clos devant une juridiction illégale le 24 et 25 septembre 2012.

25 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

CPI : Pourquoi le président de la Côte d’ivoire Laurent Gbagbo doit-il comparaitre à huis-clos devant une juridiction illégale le 24 et 25 septembre 2012.

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Laurent Gbagbo va-t-il comparaître un jour devant la Cour pénale internationale (CPI) ? Rien n’est moins sûr.

Une seule certitude cependant : le cas de l’ancien président ivoirien détenu à la prison de Scheveningen à La Haye, depuis la fin brutale de la crise post-électorale, est au centre de toutes les tractations. Les unes tendant à le maintenir dans les liens de la détention à la prison de la CPI; les autres voulant l’en sortir.

Selon des informations à notre disposition, émanant de sources diplomatiques, les nouvelles en provenance de La Haye seraient bonnes pour le camp de l’ex-président ivoirien. C’est qu’un puissant lobby serait actuellement très actif pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo.

Vrai ou faux ? En tout cas, celle-ci devrait se faire après le paiement d'une caution. Par qui ? Mystère ! Mais à en croire nos sources, ce deal proposé à l’ancien président ivoirien, ne serait pas exnihilo. Il procéderait d’une stratégie bien ficelée par certaines personnalités politiques et chefs d’Etat, qui craignent les effets collatéraux du procès Gbagbo. Historien reconnu, opposant historique au régime du puissant feu Félix Houphouët-Boigny, puis ancien président de la République de Côte d’Ivoire pendant plus de dix ans, Laurent Gbagbo sait forcément des choses. Qui donnent forcément froid dans le dos de certaines personnalités politiques, tant au niveau national qu’international. Celles-ci craignent, selon nos sources, que l’ex-président ivoirien, qui semble détenir des dossiers compromettants, notamment sur des chefs d’Etat et des hautes personnalités du monde, ne fasse « le grand déballage » de nature à dévoiler le niveau d’implication de certains chefs d’Etat dans la chute de son régime le 11 avril 2011.

« On ira jusqu’au bout »

Et la célèbre phrase « Je suis ici, et on ira jusqu’au bout », lâchée dans le box de la CPI le 5 décembre 2011 pendant l’audience de présentation, a en effet sonné comme une sorte de disposition qu’il affichait à faire éclater la vérité sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Faut-il donc laisser Laurent Gbagbo vider son sac au cours d’un procès dont l’issue cache bien de surprises, ou faut-il le faire taire en lui accordant la libération conditionnelle ? Véritable casse-tête. Selon la source diplomatique qui livre la confidence, le prisonnier de Scheveningen se veut confiant. « Il a le moral et est gonflé à bloc en attendant le procès. Le président Laurent Gbagbo est serein quant à l'issue du procès », a-t-il dit, fondant ses convictions sur des échanges qu’il a eus récemment avec l’ancien président ivoirien au centre pénitentiaire de Scheveningen. « Laurent Gbagbo a pris la précaution, depuis les tristes événements de novembre 2004, d'enregistrer toutes ses conversations téléphoniques avec les personnalités européennes et américaines. Ainsi, il est en possession d'enregistrements sonores, de conversations compromettantes des personnalités (…) Ces bandes sonores mettent en cause leur implication de façon irréfutable dans le complot qui serait à la base de la crise ayant fait des milliers de morts. Ensuite, sa défense détient tous les éléments filmés sur la participation effective de l'armée française dans le bombardement de sa résidence de Cocody, sur son arrestation et sa remise aux ex-rebelles. Pour faire donc taire le Président Laurent Gbagbo, ce prisonnier devenu trop incommodant, un compromis juridique lui aurait été proposé. Cet arrangement juridique consisterait à la mise sous liberté, contre le paiement d'une caution qui reste à déterminer, pour contenter toutes les parties et sauvegarder l'image des personnalités directement impliquées dans la chute de Laurent Gbagbo et la déstabilisation de la Côte d’Ivoire », a précisé le diplomate.

De plus, le deal prendrait également en compte le pays d’accueil de l’ex-président, s’il est remis en liberté. L’Ouganda qui, selon nos sources, avait été proposé, n’agréerait plus Laurent Gbagbo, qui souhaiterait purement et simplement retourner dans son pays la Côte d’Ivoire, d’où il a été transféré à La Haye. Les pourparlers seraient donc en cours. Mais du côté des avocats de la défense, on est plutôt étonné de l’existence d’un tel deal. « Je n’ai pas vu le document, je n’ai pas non plus connaissance d’un tel deal. Je sais seulement qu’il est prévu l’audience sur la santé du président. Et même s’il devait exister un tel deal pour aboutir à la libération du président Gbagbo, il faudrait lui trouver un habillage juridique », a indiqué un membre du collège d’avocats commis à la défense de Laurent Gbagbo.

En attendant, il devrait y avoir un procès à huis clos hier lundi 24 septembre ou aujourd’hui 25 septembre 2012, relatif à la santé de l’ancien N°1 Ivoirien. Cette audience privée est censée déterminer si oui ou non Laurent Gbagbo présente les aptitudes physiques et mentales pour tenir le procès de confirmation des charges ou non, qui est prévue contre lui dans le cadre de la crise post-électorale, en tant que co-auteur indirect des crimes commis pendant cette crise.

Par Hamadou ZIAO

Source : Lynxtogo

 

 Gbagbo-on ira jusqu'au bout

 

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Procès Marafa Hamidou Yaya, fotso Yves et toute la bande, C’était un procès interdit par la loi du Cameroun par Me Alice Nkom.

25 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Procès Marafa Hamidou Yaya, fotso Yves et toute la bande, C’était un procès interdit par la loi du Cameroun par Me Alice Nkom.

Balance


           D’après la loi, les tribunaux de grande instance (Tgi) et les Cours d’appel seront d’ici le 17 octobre prochain, incompétents pour connaître des affaires de détournements de 50 millions et plus pour lesquels ont été condamnés ces accusés.

Il est environ 12h à Yaoundé. Précisément au palais de justice Yaoundé-centre administratif. Le coin grouille de monde. Chacun, presque sans s’occuper de l’autre, vaque à ses occupations, le pas pressé. Dans les salles, notamment celle ayant connu la condamnation de Marafa Hamidou Yaya, Yves Michel Fotso et autres se déroulent des audiences. Celle susévoquée semble relever du passé. On est passé à autre chose. D’autres avenirs s’y jouent sous le regard avide du public, pas aussi nombreux qu’au procès Etat du Cameroun et ministère public contre Marafa et compagnie. Même le dispositif sécuritaire observé est retombé. Tout semble être revenu à la normale.

C’est à quelques mètres de cette salle que Me Alice Nkom, avocat au barreau du Cameroun et conseil de Julienne Nkounda, ex-Dga de la Cbc, également poursuivie dans cette affaire, a pris ses quartiers. Patiemment, du moins en apparence, elle attend les déclarations d’appel et de pourvoi en cassation déposés il y a une dizaine de minutes au greffe « par souci de sécurité », explique l’avocate. C’est l’objet de sa présence en ces lieux parce que : « je suis venue pour faire appel et pourvoi en cassation parce que pour moi il y a un chevauchement. Je ne vois pas pourquoi une décision qui est rendue par le tribunal de grande instance, n’est pas régit par les dispositions qui sont contenues dans le Code de procédure pénale en vigueur ».

Interrompue à chaque fois, soit par le crépitement de son téléphone, soit par des connaissances, pour la plupart, ses pairs. Beaucoup lui témoignent leur soutien et veulent en savoir plus. Elle est tout aussi sollicitée par les journalistes. Lesquels le plus souvent demandent des nouvelles par téléphone. Surtout que cette dernière a annoncé en guise de dernière plaidoirie un peu avant le prononcé du verdict, juste après le délibéré, qu’elle interjetterait appel. Ses réponses parfois en direct pour les radios, font penser qu’elle éclaire l’opinion sur l’attitude des accusés après leur condamnation par le tribunal de grande instance… Lesquels ont tous interjeté appel. « D’après ce que le juge nous a dit, nous n’avons plus la possibilité de faire appel parce que il y a un nouveau texte qui a créé un tribunal criminel spécial avec des règles spéciales et dérogatoires du Code de procédure pénal et qui dit qu’aujourd’hui, on ne peut plus faire appel ». Par conséquent, poursuit-elle : « Il faut aller essayer de démontrer au niveau de la Cour suprême que la loi n’a pas été bien appliquée. C’est le dernier jour ». Et la défense attend de la Cour suprême qu’elle « nous dise si les juges ont bien interprété et appliqué les lois. Celles dont nous avons soulevé les exceptions». Pour elle, ce procès était « un procès interdit par la loi. Il n’aurait jamais dû avoir lieu. Puisqu’il a déjà eu lieu en 2006 et que tout le monde a apprécié, le Cameroun en premier ».

Nadège Christelle BOWA

Me Alice Nkom: «C’était un procès interdit par la loi du Cameroun»

Avocate au barreau du Cameroun, elle précise les stratégies de la défense maintenant que le verdict rendu par le tribunal de grande instance condamne les accusés. L’embarras des condamnés en question.


Samedi dernier en guise de dernière plaidoirie, vous parliez d’interjeter appel dès ce jour. Rendu au jour indiqué, vous parlez aussi de pourvoi en cassation. Comment cela s’explique-t-il ?

Le Code de procédure pénale prévoit que les décisions que le Tribunal de grande instance rend sont susceptibles d’appel. Or entre temps, on a créé un tribunal criminel spécial qui doit sanctionner les détournements des deniers publics, etc. Cette juridiction a commencé à récupérer les dossiers qui étaient en instance par exemple auprès du juge d’instruction. Mais, quand on a commencé cette procédure, le président du tribunal nous a dit « faites-vite parce que sinon on sera obligé d’envoyer le dossier au TCS ». Alors je me dis que n’ayant pas franchi le délai qui nous amenait devant le Tcs, nous sommes encore dans les règles du Code de procédure pénale et les règles qui s’appliquent au fonctionnement du tribunal de Grande instance qui nous a jugés. Donc, je me suis permis de faire appel parce que le Code de procédure pénale le permet. Mais, par souci de sécurité et d’intérêts de mes clients, j’ai également fait un pourvoi en cassation tout à l’heure au greffe au cas où ce sont les dispositions relatives au fonctionnement du tribunal criminel spécial qu’on appliquerait.

On est donc arrivé au terme de cette procédure du moins devant le Tgi. Comment l’appréciez-vous ?

Cette procédure était truffée de violations de la loi. Il a été question de tout sauf de suivre la loi… Madame, je voudrais qu’on me trouve quelqu’un qui peut détourner ce qu’il n’a pas eu…

Parlez-vous précisément de votre client ?

De tout le monde ! M. Fotso n’a jamais eu cet argent, il ne l’a jamais vu. La personne qui l’a eu c’est Gia International et qui le reconnaît. Et nous même avons été négociés auprès de la personne qui a obtenu. Je ne peux pas vous avoir donné de l’argent et accuser votre maman de l’avoir détourné […] C’est pourquoi l’article 184 dit qu’on punit celui qui a obtenu ou retenu frauduleusement, en plus, un bien appartenant à l’Etat ou à ses collectivités, ses démembrements. Celui qui a retenu, doit d’abord avoir obtenu. Or tout le monde a entendu le ministre des Finances dire qu’il a ordonné à la Snh de faire obtenir cet argent par Gia. La Snh a fait le virement en question et Gia en a accusé réception. L’Etat camerounais le sait puisque lorsqu’il a fallu négocier après avoir refusé l’avion que Boeing avait fabriqué pour cet argent qui n’était qu’un acompte, le président de la République a lui-même choisi quelqu’un pour aller récupérer cet argent auprès de celui justement à qui on a fait obtenir cet argent. C’est-à-dire celui qui l’a reçu. Et que le Cameroun se garde bien de poursuivre pour détournement de deniers publics.

Pourquoi ?

Parce qu’ils savent bien qu’ils ont arrangé cela là-bas et qu’il ne peut pas, sans se plonger dans le ridicule à l’international, faire ce qu’il fait ici en interne dans le secret de son pays qu’il commande et avec une justice qu’il commande et à qui il peut faire n’importe quoi. Ils ont poursuivi le directeur général français de la Cbc parce qu’il a ouvert un compte au nom d’une société d’Yves Michel Fotso. Ce Français n’est pas ici, ils auraient donc pu poursuivre aussi l’Américain qui a reçu de l’argent. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Parce qu’ils ne peuvent pas oser exporter ce ridicule-là. Or c’est là-bas aux Etats Unis que cette affaire s’est déroulée à 99,99%.

Pourquoi dites vous que ce procès était interdit ?

Je le redis, c’était un procès interdit par la loi du Cameroun et même par les principes universels généraux du droit que tout le monde applique à savoir que lorsqu’un litige a fait l’objet d’un arrangement, d’une convention librement accepté et signé par les parties, cette transaction, cette convention, cet accord est exactement assimilé à un jugement rendu en dernier ressort et définitif. Et il met un terme à tout litige relatif au même sujet.

Et comment cela s’applique au procès qui vous concerne ?

Lorsque le Cameroun a refusé de prendre l’avion qui avait été fabriqué et dans le dossier qui a été suivi par M. Fotso à la Camair et par M. Marafa, ils ont décidé d’aller chercher comment retrouver les fonds auprès de Gia à qui le Cameroun disait avoir donné ou viré cet argent. Le président de la République a désigné lui-même un avocat en la personne de Me Akere Muna, le bâtonnier. Ils lui ont donné tous les pouvoirs nécessaires en lui donnant comme instruction d’aller essayer de récupérer tout ou partie de cet argent qu’ils avaient viré à Gia.

Me Muna et l’avocat qu’il avait constitué sur place ont réussi à trouver un accord qui permettait au Cameroun de repartir avec un avion, un 767- 200 et de l’argent. Et moyennant quoi, le Cameroun sous la plume Me Muna a signé un document qui dit que c’est terminé, on ne demande plus rien à personne, ni aux avocats de Camair, ni aux agents de l’Etat, ni à leur personnel… On a donné toute une liste, plus jamais on ne parlera de cette affaire. Et ce document a été validé par le tribunal local à Portland dans l’Etat de l’Oregon. C’est devenu un jugement définitif sur lequel on ne revient pas. Comme quand vous êtes mort, la loi interdit de vous poursuivre.

Alors le procureur ici fait exactement comme si Ahidjo étant mort, et détenant même son acte de décès, on décide de le poursuivre quand même. Nous sommes dans la situation de l’article 62 du Code de procédure pénal qui dit qu’on ne poursuit pas dans ce cas-là. Donc, les poursuites même sont illégales. On n’aurait jamais dû commencer. Évidemment ayant commencé au mépris de la loi, ça ne pouvait que se terminer en violation de la loi.

Pour vous c’est clair, vous avez fait appel doublé d’un pourvoi en cassation. Qu’en est-il des autres accusés ?

Tout le monde fait appel contre le même jugement. J’ai fait appel pour tout le monde. Eux-aussi font appel, c’est pour tout le monde. Quand il y a une violation de la loi comme il y en a plein dans cette affaire-là, on va casser l’ensemble du jugement. Tous les avocats ont fait appel pour tous les condamnés.

…Un rappel des violations subies ?

Je vous ai parlé de l’article 62 […] Ce que le Cameroun a fait, c’est vraiment le signe d’un pays instable, sans éthique, qui ne sait pas ce qu’il veut, qui peut changer d’avis comme il l’a fait pour le choix de cet avion, jusqu’à ce que ça capote. Et ça c’est dangereux.

Si je pose la question, c’est qu’il nous semble que vous connaissiez ces violations et que malgré tout, vous vous êtes engagée dans cette procédure.
Mais, le président du tribunal ne recevait aucune exception avant. Il a dit pas question, il faut qu’on aille jusqu’au bout.

Entretien avec Nadège Christelle BOWA

Source : Le messager

 

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Cameroun : AMADOU ALI L’histoire te jugera. ‘‘ALLAH est grand ’’

25 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

AMADOU ALI  L’histoire te jugera. ‘‘ALLAH est grand ’’

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 Lettre à mon grand frère AMADOU ALI Vice-Premier Ministre, Chargé des Relations avec les Assemblées dans le régime Par OUMAROU DJAMANOU

Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Cher Grand frère. Depuis  des années je suis tenaillé par l’envie de t’écrire cette lettre pour te dire ce que je pense de toi. Je me suis toujours abstenu parce que je pensais que tu aimais le Nord- Cameroun qui t’a tout donné et que ton comportement de diviseur, de gaffeur et de fervent du ‘‘ mysticisme coranique ’’ était dû à cet amour. Malheureusement, je l’ai… appris à mes dépens.

Ce qui me décide aujourd’hui à le faire c’est le discours que tu as tenu hier après midi dans le salon du Président de l’Assemblée Nationale le très honorable CAVAYE YEGUIE DJIBRIL au cours de la réunion préparatoire de l’accueil du Président BIYA. En effet, avec ta fougue habituelle tu as exhorté les élites de l’Extrême-Nord à mobiliser fortement la population pour un accueil mémorable « pour montrer au Président BIYA que l’Extrême- nord n’est pas partie prenante du complot ourdi contre lui dans le septentrion ».

En le disant tu exclus l’Adamaoua et vise le Nord Région natale du Ministre d’Etat MARAFA que tu as aidé BIYA à embastiller et de Mme HAMAN que tu as fait arrêter.

Ce n’est un secret pour personne que tu n’as jamais aimé Garoua parce que le Président AHDJO ne t’a jamais nommé Ministre comme tu le dis alors que tu étais major de ta promotion à l’ENAM. On dirait qu’on doit nommer tous les majors.

Mais tu as oublié que sans AHIDJO tu ne serais jamais là où tu es aujourd’hui et n’aurais jamais occupé tous les postes que tu as occupés depuis 1965. 

D’ailleurs, n’es- tu pas entré à l’ENAM avec le BEPC pendant que les ressortissants du sud y entraient avec au moins le BAC ?

N’as - tu pas profité de l’internat au Lycée de Garoua ?

Mais, passons. Dans ton ambition démesurée  de la conquête du pouvoir tu as tenté de diviser le Nord en créeant l’Association culturelle Kanuri (AKACK). Les intellectuels kanuris qui y ont adhéré massivement au départ se sont rendus compte de la supercherie et s’y sont retiré un à un en te laissant avec tes quelques ‘‘ doungourous ’’que tu as placés dans l’administration.

Avec ta maladresse habituelle tu as monté l’ensemble du Grand sud Cameroun contre le Grand nord en faisant ton imprudente , insensée et tribale déclaration publiée dans le câble ‘‘ wikileaks ’’.

Tu as voulu te présenter comme un saint des saints dans la gestion des affaires publiques mais l’affaire sud-africaine du crash du boeing de la Camair où tu t’es « sucré » sur le dos des morts en prenant cent 100 000 000 F.CFA de cet argent sale entre les mains de FOUMANE AKAME t’a formellement démenti.

Au Ministère de la Justice, dès le lendemain de ton départ ton dossier d’attribution des marchés publics a été ouvert avec des relents nauséabonds de marchés de gré à gré illégaux et des surfacturations par exemple la clôture du palais de Justice de Mora passé en avenant qui a coûté plus de soixante millions (60 000 000) F.CFA.

Au nord, nous savons que c’est le Colonel MADOUGOU Commandant de la Légion du Nord qui suivait tes plantations de la Bénoué avec le carburant et le matériel du Ministère de la Défense c’est-à-dire de l’Etat.  

Combien de forages la SNEC a-t-il réalisés dans tes vergers quand tu étais Président de son Conseil ‘Administration ?

Manquant de science et de culture tu as toujours été floué par des ‘‘ Feymen ’’.

C’est le cas de DOOH Collins qui s’étant présenté auprès de toi comme étant un superflic spécialisé en crimes économiques ayant travaillé à la D.G.S.E française, a soutiré des centaines de millions de F.CFA des contribuables camerounais promettant de ramener les numéros des comptes bancaires des personnalités mis en cause dans l’opération épervier en Europe, en Suisse, aux USA et dans les paradis fiscaux.

Il est allé se promener et est rentré les mains vides.

Les langues se délient et on parle de plus en plus de ta gestion de ‘‘ l’affaire Bakassi’’.

Nous savons tous que c’est toi qui a aidé BIYA et son clan à arrêter MARAFA. La preuve : Tu as envoyé discrètement le 13/10/2008  le magistrat SALATOU un Inspecteur à la Chancellerie d’origine Kanuri pour rencontrer le Juge fédéral suisse Monsieur Edmond OTTINGER pour l’influencer et le corrompre afin de citer MARAFA dans son rapport.  Malheureusement, pour toi le juge a refusé de le recevoir.

Qu’as-tu reçu en récompense. Un petit ministère sans Services déconcentrés grâce d’ailleurs à l’intervention du Président de l’Assemblée Nationale.

Tu passes plus de deux (2) heures de temps pour parcourir soixante cinq (65) km de route entre Maroua et ton village Kolofata.

L’onchocercose sévit dans ton village, la sous scolarisation, les mauvais résultats scolaires y ont fait leurs lits depuis belle lurette. C’est ce que les populations de Kolofata retiennent de toi.

Ce que le grand nord retient, lui, c’est qu’à ton départ du Ministère de la Justice, tu as laissé un seul Chef de Cour d’Appel sur Vingt (20). MONGLO TODOU, le Président de la Cour d’Appel de l’Adamaoua.

L’histoire te jugera. ‘‘ALLAH est grand ’’

Par OUMAROU DJAMANOU, Fonctionnaire retraité B.P. 1248 GAROUA

 

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Les femmes congolaises écrivent à Ban ki-Moon- Le pantin de l'ONU

25 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

A Monsieur Ban Ki-Moon

bANKI mOON
                                                       Secrétaire Général des Nations-Unies
                                                       760 United Nations Plazza
                                                       Manhattan, NY 10017
                                                       USA
                                                     

Ref: FCDD/MCB-RM/001/0912

Objet : Tripartite RDC-Rwanda-Secrétariat Général des Nations-Unies

Monsieur le Secrétaire Général,

En tant que le plus haut fonctionnaire des Nations Unies, vous pouvez  utiliser votre indépendance pour empêcher l'apparition, l'aggravation ou l'extension de tout conflit pouvant mettre en péril le maintien de la paix ou du respect du droit international, notamment en attirant l'attention du Conseil de sécurité. Ce qui est complètement conforme à vos attributions.

C’est ainsi que vous voulez organiser ce 27 septembre 2012,  une tripartie RDC-Rwanda-Secrétariat Général de l’ONU  pour tenter de résoudre  ce conflit qui prévaut  à l’Est du Congo. A cette rencontre, vous voudriez associer les criminels et mercenaires du M23. C’est tout simplement de la forfaiture, car vous voulez, d’une manière insidieuse leur accorder une reconnaissance internationale tout simplement parce que, ces criminels et mercenaires sont au service des grandes puissances occidentales et des multinationales dont vous servez les intérêts.

 C’est pourquoi, nous, FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA vous disons d’emblée que cette rencontre n’a aucun objet,  et ne débouchera sur aucune résolution qui mettra fin a ces massacres et assassinats, ceci pour des raisons que vous allez découvrir dans cette lettre.

Depuis que notre pays, la République Démocratique du Congo a été agressée par le Rwanda, l’Ouganda et le  Burundi,  le 2 août 1998, les Nations-Unies, le Conseil de Sécurité et votre prédécesseur, Koffi Annan, ont attendu plus de 9 mois pour réagir en deçà de ce qu’il convenait de faire, en faisant adopter la résolution 1234 d’une très faible teneur, et qui n’avait pas répondu comme il se devait à l’attente des populations meurtries de notre pays.

L’accord de Lusaka de 1999 qui s’en était suivi n’a fait que favoriser les pays agresseurs dans leurs velléités d’occupation de notre pays, et ce ne fut qu’un acte de reddition et de capitulation du Congo ouvrant ainsi une brèche vers sa balkanisation. Dites-nous alors, Monsieur le Secrétaire Général, quelle est aujourd’hui la portée juridique, politique et diplomatique de ces fameux accords de paix de Lusaka? Lettre morte.

En effet créée par la résolution 1279 du Conseil de sécurité en date du 30 novembre 1999, la Monuc, qui au départ devrait se déployer uniquement a l’Est de la RDC, avait étendu son champ d’action dans toute l’étendue du territoire de notre pays; ce qui n’était pas pour assurer la paix, mais pour préparer  l’occupation de la RDC par des troupes étrangères, notamment celles du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi.

 Malgré le fait que de 1999 à 2008, le conseil de sécurité ait adopté plus d’une cinquantaine de résolutions, celles-ci n’ont débouchées sur aucune résolution de  l’agression dont le Congo est victime.

A ce jour,  la MONUSCO, qui dispose d'un budget de 1.490.000.000 de dollars et d’un effectif déployé de plus de 23 000 hommes, votre organisation n’arrive toujours pas à faire cesser le génocide congolais. Au contraire, elle se met au service des agresseurs du Congo en leur fournissant armes et munitions.

Est-il besoin de vous rappeler que ce sont des camions de la MONUC, UNHCR, de l’UNICEF qui ont toujours transporté les troupes rwandaises pour venir agresser le Congo?

Faut-il vous rappeler que  les pas de danse esquissés par votre Envoyé Spécial pour la région des grands lacs, Mr. OBASANJO, avec un criminel et mercenaire rwandais du nom de Nkundabatware, ont montré clairement au yeux du monde que votre organisation est complice des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocides qui se commettent tous les jours par l’armée régulière du Rwanda ainsi que par des mercenaires du M23, comme ils firent commis naguère par les mercenaires de l’AFDL, du RCD/GOMA, du CNDP et du PPRD, tous faisant partie de la même filiation rwandaise.

Ceci étant, lorsque vous voulez inviter une délégation du M23 aux pourparlers du 27 septembre 2012; laissez-nous vous dire, Mr. Le Secrétaire Général que vous insultez la mémoire des 8.000.000 d’innocentes victimes congolaises tuées, massacres par la barbarie des criminels du M23 que vous voulez inviter à table!

Nous vous rappelons ici que le M23 n’est pas un mouvement de rébellion parce que c’est une organisation criminelle étrangère et qui fait une “guerre” privée pour ses intérêts personnels. Etant des mercenaires, les membres du M23 ne peuvent en aucun cas bénéficier du statut de prisonnier de guerre tel que prévu par la Convention de Genève 1949 et par le Protocole I de 1977.

En effet, la définition du mercenaire a été fournie par le protocole I du 8 juin 1977 additionnel aux conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux. Et l'article 47 de ce protocole définit le mercenaire de la façon suivante :

 « Un mercenaire n'a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre. Le terme mercenaire s'entend de toute personne :

1. qui est spécialement recrutée pour se battre dans un conflit armé ;

2. qui prend part aux hostilités essentiellement en vue d'obtenir un avantage personnel et à laquelle est effectivement promise, par une partie au conflit ou en son nom, une rémunération matérielle nettement supérieure à celle promise ou payée à des combattants ayant un rang et une fonction analogues dans les forces armées de cette partie ;

3 qui n'est pas ressortissant d'une partie au conflit, ni résident d'un territoire contrôlé par une partie au conflit ;

4. qui n'est pas membre des forces armées d'une partie au conflit ;

5. et qui n'a pas été envoyée par un État autre qu'une partie au conflit en mission officielle en tant que membre des forces armées dudit État. »

Comme vous pouvez le constater à l’appui de cette définition, le M23 est une organisation criminelle de mercenaires financée par le Rwanda. Vous savez aussi que  dans tous les épisodes de déstabilisation de la RDC à partir du Kivu, le Rwanda a toujours été derrière ces actions; vous n’avez rien fait pour arrêter ces atrocités.

Enfants violés, vieillards violés, femmes violées, enterrées vivantes, femmes mutilées, femmes meurtries, femmes sauvagement tuées et à qui ces criminels enfoncent des sticks de bois, des débris de verre  et du sable dans leurs vagins... C’est le moindre de vos soucis. (Ci-joints en annexe les photos des atrocités que vous même et votre organisation ont laissé faire)

Votre préoccupation principale c’est la sauvegarde des intérêts américains, britanniques, français, belges, canadiens, allemands ainsi que ceux des multinationales et de la MONUSCO qui exploitent et pillent les richesses de notre pays. Des cargos et des hélicoptères remplis de matières premières de notre pays quittent tous les jours le Kivu pour Kigali et Bujumbura où elles sont négociées et vendus a des multinationales sans que les Congolais n’en bénéficient ? Au contraire ces pillages ne font qu’à enrichirir des prédateurs étrangers et les pays agresseurs.

Ainsi, nous FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA considérons  l’armée régulière du Rwanda, l’armée régulière de l’Ouganda ainsi que l’armée régulière du Burundi comme étant des “forces négatives” occupant illégalement notre pays,  causant la mort et la désolation au sein des populations congolaises au même titre que le M23 et autres FDLR, interhamwe,  Mai-mai,  les Mbororo et consorts.

C’est pourquoi, nous vous demandons de renoncer à cette mauvaise idée d’associer le M23 à cette rencontre  du 27 septembre 2012 concernant la crise en RDC, car en les y associant, vous voulez accorder a une bandes de voyous et de criminels une sorte de reconnaissance internationale  mais vous avez plutôt le devoir d’engager des troupes de la MONUSCO et de leur demander de faire leur travail à savoir: pourchasser et arrêter les membres du M23 et leur complicités citées dans tous les rapports de vos experts et de le déférer auprès de la Cour Pénale Internationale.

 

 

Vous avez le droit et le devoir de le faire parce que;

 Sur injonction des Etats-Unis, vous avez fait adopter par le Conseil de Sécurité, la résolution 1593 (2005) du Conseil de Sécurité du  31/03/2005

Exigeant l'arrestation et de remise d'Omar Al Bashir du Soudan à la Cour Pénale Internationale pour des crimes dans le Darfour, mais en fait c’est a cause de son pétrole ;

 

Sur des  injonctions combinées des Etats-Unis, de l’Union Européenne, vous avez fait adopter la résolution  1973 du  17 mars 2011 du Conseil de sécurité des Nations unies à destination de la Libye et qui avait conduit à l’assassinat de Mouammar Kadhafi par les forces de l’OTAN à cause de son pétrole et de la fortune de son pays. Aujourd’hui, quelle paix avez-vous instaurée en Libye ? Nous ne sommes pas dupes et les récents événements qui y son advenus démontrent à suffisance votre forfaiture.

 

Sur injonction des Etats-Unis, d’Israël et de l’Union Européenne, vous avez fait adopter la   résolution 2042 14 avril 2012 sur la Syrie, par laquelle vous autorisez  les forces occidentales d’armer les “rebelles” pour faire chuter Al-Bachar;

 

Lors de la crise ivoirienne,  sur vos instructions et sur les injonctions que vous avez reçues des Etats-Unis et de l’Union Européenne, votre représentant sur place, s’était arrogé et adjugé des pouvoirs politiques en faveur  d’un camp contre un autre alors qu’il se devait de garder une totale neutralité ;

 

Pourquoi malgré plusieurs rapports sur les crimes perpétrés par le Rwanda, le  CNDP et aujourd’hui par le M23 en RDC, et dont les auteurs sont cités et connus, vous ne saisissez toujours pas  le conseil de sécurité pour condamner fermement le Rwanda et  déférer les auteurs de ces crimes devant la Cour Pénale Internationale ? Comme votre prédécesseur vous restez muet. Il en est de même pour votre représentant sur place à Kinshasa, qui passe le clair de son temps à s’occuper des pillages des matières premières stratégiques de notre pays au lieu de maintenir la paix.

 

Vous voyez bien qu'il y a deux poids, deux mesures, et que votre arbitrage est à deux vitesses. Pour ce qui concerne la RDC, vos décisions sont loin d'être équitables et que les millions de vie humaine en danger n'ont aucune valeur pour vous.

C’est ainsi que vous vous êtes délibérément écarté de vos fonctions en vous soumettant aux diktats des grandes puissances et des multinationales qui commettent des crimes horribles en Afrique et plus particulièrement en République Démocratique du Congo.

C’est pourquoi, nous, FEMMES CONGOLAISES DE LA DIAPORA, agissant au nom de toute les femmes congolaises qui payent le plus lourd tribut des crimes que vous organisez au Congo,  tenons  à vous rappeler ici les dispositions et les stipulations de l’article 100 de la Charte  de  concernant vos charges et responsabilités, et qui stipulent clairement ce qui suit :

« 1. Dans l'accomplissement de leurs devoirs, le Secrétaire général et le personnel ne solliciteront ni n'accepteront d'instructions d'aucun gouvernement ni d'aucune autorité extérieure à l'Organisation. Ils s'abstiendront de tout acte incompatible avec leur situation de fonctionnaires internationaux et ne sont responsables qu'envers l'Organisation. 

2. Chaque Membre de l'Organisation s'engage à respecter le caractère exclusivement international des fonctions du Secrétaire général et du personnel et à ne pas chercher à les influencer dans l'exécution de leur tâche. » 

Ainsi, si vous n’êtes plus en mesure de remplir et accomplir vos devoirs et vos obligations vis-à-vis des Etats Membres, nous vous prions alors, d’en tirer les conséquences.

De toute les façons, l'Occident a toujours été injuste envers le Kongo de Lumumba et je vous conseille de bien lire le livre de Adam HOCHSCHILD sur « Les Fantômes du roi Léopold II : la terreur coloniale dans l'Etat du Congo de 1884 à 1908 » où vous verrez la férocité des colons qui ont massacré 10 millions de Congolais pour assouvir leur appétit frénétique de l'argent en exploitant de l’hévéa dans la Province de l’Equateur pour les besoins de l’industrie automobile.

A ce jour les multinationales, avec votre complicité et de ceux des puissances occidentales, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada, ont massacrés 8 millions de Congolais pour l’exploitation des minerais stratégiques dans les Provinces du Nord et du Sud Kivu. Mais  pour vous, les vies humaines du peuple bantou congolais ne valent rien par rapport à celle des tueurs-tutsi-rwandais que vous couvrez et supportez.

Vous avez longtemps caché au monde votre entreprise criminelle ; mais aujourd’hui, le monde entier est au courant de cette forfaiture. Pour en savoir plus, nous vous conseillons de lire les livres et témoignages  ci-après :

1. Honoré Gbanda « Crimes organisées en Afrique Centrale » Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, préface de Charles Onana, Paris, Editions Duboiris, 2004, 456.

2. Charles Onana : « Ces tueurs tutsi  au cœur de la tragédie congolaise », Edition  Duboiris, Paris, 2009.

3Rwanda 1990 -1994", Ed. Mille et une nuit (Fayard), Paris, 2005, 544 p.", livre de Pierre Péan par

4. Pierre Péan « CARNAGES », les guerres secrètes des grandes Puissances en Afrique,  Paris, Fayard, 2010, p. 334).

4. Alain Deneault  « Noir Canada » Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Edition Éco société, 352 pages

5. Patrick Mbeko « Le Canada dans les guerres en Afrique Centrale » : Collection " Les Persiennes de Minuit", Essai, 2010, 350 pages

6. Cynthia  McKinney  « Non à la balkanisation de la RD Congo »        Témoignage recueilli par Dr Emmanuel Kabongo Malu Plate-forme Publie par  www.KongoTimes.info - © KongoTimes! -. 19/09/2011

Le contentieux congolais est très lourd : Kimpa Vita, première martyre Congolaise, brûlée vive par les moines capucins portugais, Simon Kimbangu emprisonné, sans jugement, sans avoir commis de crime, Lumumba assassiné par la CIA  avec la complicité  des Etats-Unis, de la Belgique et de la Grande-Bretagne. Le Congo est entrain vivre des injustices que vous et vos semblables continuent de perpétuer.

 

Nous Femmes Congolaises ne laisseront pas ces crimes impunis, même nos générations futures demanderont des comptes pour que justice et dédommagement soient faits à la République Démocratique du Congo et au Peuple Congolais.

Un jour après la 2ème guerre mondiale, la Communauté Internationale avait dit ceci : "plus jamais ça", aujourd'hui cette même Communauté Internationale agit envers les nations du sud en l'occurrence la RDC, pire que les nazis, où allons nous ? Où est la justice, la démocratie ?

Les prédateurs se permettent de faire  de la dictature en RDC en utilisant les nègres de service qui sont placés  au pouvoir pour la balkanisation de notre pays et pour l’extermination de notre Peuple, comme le firent jadis les colons, en Amérique, où ils avaient exterminés les Amérindiens et occupes leurs terres. A ce sujet, nous  vous conseillons également de lire : « La férocité blanche : des non blancs aux non aryens, ces génocides occultés de 1492 à nos jours » par : Rose Amélia Plumelle Uribe et ils avaient occupés  leurs terres.

 Les Aborigènes d’Australie avaient subi ce même sort lorsqu’ils avaient été massacres par des colons Anglais.

 C’est pour vous dire que le Peuple Congolais, se référant aux grands désastres humanitaires  de l’esclavage, de la colonisation et des génocides de part le monde, va construire un mémorial qui leur rappellera toujours et à jamais les affres et les ignominies qu’ils ont subi depuis plus de 600 ans.

Nous en avons assez des mensonges qui servent le ventre des prédateurs et non des peuples, nous en avons assez de votre hypocrisie et croyons qu'il existe un DIEU au dessus de votre organisation, qui nous aidera à mettre un terme aux massacres diaboliques et machiavéliques quotidiens infligés, aux enfants, aux vieillards, aux femmes et aux hommes de notre pays que vous refuser de protéger et de  défendre.

Si vous aviez vu le film, « Le Cauchemar de Darwin » d’Hubert Sauper, vous auriez remarqué qu’à Noël, aux enfants blancs, ont leur donne divers jouets, fruit des pillages des richesses de l’Afrique, et aux enfants noirs, on leur réserve en contrepartie : DES BOMBES !

 

En voulant recevoir la délégation du M23, vous faites partie des négationnistes du génocide congolais. Et nous vous posons la question de savoir si vous êtes prêt de pardonner et d’oublier ce que vos compatriotes sud-coréens ont subi en 1953 ?

Etes-vous prêt à pardonner lebombardement par l’armée nord-coréenne de l’île de Yeonpyeong  le 23 novembre 2010 qui a causé la mort de marins sud-coréens et de civils et de nombreux blessés  ainsi que le naufrage du navire de guerre sud-coréen, le Cheonan, le 26 mars 2010, apparemment provoqué par une torpille tirée par un sous-marin nord-coréen, provoquant la mort de 46 personnes.

 

Nous pensons que non : vous n’avez jamais convoqué une rencontre entre les protagonistes nord-coréens et sud-coréens; alors pourquoi tenez-vous à ce que nous nous asseyions sur la même table avec des assassins de notre peuple? Alors dans ce cas il faudra plutôt mettre face-à-face les familles de 8.000.000 de victimes congolaises devant les bourreaux et mercenaires du M23 y compris ceux de l’AFDL, du RDC/GOMA, du CNDP et du PPRD (au pouvoir actuellement a Kinshasa,).

 

En voulant  à tout prix recevoir la délégation du M23, vous commettrez une violation flagrante du Droit International Public du fait que l’individu n’est pas sujet du Droit International Public : Ce sont les Etats et les organisations internationales gouvernementales.

Le peuple congolais n’est plus dupe : il sait que sous prétexte de la mise en place de la Force Internationale Neutre en vue de combattre le forces négative dans les Kivu, la Communauté Internationale, et vous-même, poursuivez inexorablement le processus de la balkanisation du Congo ainsi que le dépeuplement  des Provinces du Nord et du Sud Kivu en vue de l’instauration de l’Etat pour les Tutsi..

C’est pourquoi nous disons ici, et devant la face du monde que : les accords de Lusaka, les Accords de Nairobi I et Nairobi II, ceux d’Addis-Abeba, ainsi que ceux de Kampala I et Kampala II ne sont que d’accords sous-seing privé n’engageant que leurs signataires et n’ont aucune valeur juridique du point de vue du Droit International Public. Vous le savez bien, mais vous continuer à flouer l’opinion publique internationale en faisant organiser des rencontres et des sommets qui ne servent qu’a distraire.

Avant de clore cette lettre, nous avons quelques préoccupations et quelques questions directes à vous poser :

Après Addis-Abeba, Kampala I, Goma, Kampala II, New-York… : quel est votre agenda pour la RD Congo ?

 

Depuis la publication, en juin dernier, du rapport des experts des
Nations Unies sur la situation sécuritaire de l’Est de la République
Démocratique du Congo, plusieurs zones d’ombres ont été éclairées. Le
Mouvement du 23 Mars 2009 a été formellement identifié comme un groupe terroriste, dont les responsables politiques et militaires ainsi que
leurs complices rwandais devaient être poursuivis en justice pour
crimes de guerre et crimes contre l’humanité : Quelles sont les dispositions que vous comptez prendre ?

 

Le pays fournisseur de troupes, d’armes, de munitions et de fonds à cette force négative est connu : il s’agit du Rwanda : Cet Etat va-t-en-guerre a même été frappé de mesures en chaîne de privation d’aide militaire et
humanitaire à la suite de son implication dans l’entreprise de
déstabilisation de la RDC : quelles sont les sanctions que vous comptez prendre à son encontre ? Pourquoi ne faites-vous pas faire adopter par le Conseil de Sécurité une résolution demandant l’arrestation des dirigeants rwandais et de les déférer devant la Cour Pénal Internationale comme vous le fîtes pour Al-Béchir du Soudan ?

 

 

Monsieur le Secrétaire Général,

Comme nous l’avions déjà dit, nous Congolais ne sommes plus dupes et nous savons que vous n’avez aucun calendrier précis sur le Congo et encore moins

En conclusion, cette guerre d’agression que nous subissons depuis 1996 jusqu’à ce jour constitue  un crime contre la paix, qui engage la responsabilité de leurs auteurs. En clair, il faudra que vous demandiez aux Etats-Unis à la Grande-Bretagne, au Canada et à leurs sous-traitants rwandais, ougandais, burundais et à d’autres de  dédommager le Congo pour tous les crimes commis par eux et parce qu’ils ont violé l’intégrité territoriale  et l’indépendance du Congo.

Le Congo ne représente aucune menace pour la paix dans le monde, mais les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et leurs sous-traitants rwandais sont venus pour occuper le territoire congolais en usant la force contre le peuple congolais qui meurt tous les jours dans des souffrances horribles. Pareil recours à la force et à la violence  constitue une violation du droit international Public, du Droit International Humanitaire  et  celle de la Charte des Nations Unies dont vous êtes le garant. Mais vous en tant que  Secrétaire Général des Nations Unies, tout comme votre prédécesseur, Koffi Annan, restez muets à ce sujet.

Votre  silence vaut  complicité pour accepter que le génocide congolais continue : Est -ce -que, le monde peut être fier de vous ? Nous n’en sommes pas sûres.

                       Fait à Londres, le 24 septembre 2012.                                                 

                                                   POUR LES FEMMES CONGOLAISES

                                                                   DE LA DIASPORA,

                                                            Marie-Christine BALANGA

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Journal de la Syrie du 22 septembre 2012.

23 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

 

 

 

 

                                        

 

 

                                                                   http://www.youtube.com/watch?v=xWxfjuZiwuc

 

 

 

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Peur en Ouattarandie ! Le commando invisible au nez et à la barbe du boucher d'Abidjan.

23 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Peur en Ouattarandie ! Le commando invisible au nez et à la barbe du boucher d'Abidjan.

 

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Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a ordonné vendredi la fermeture de toutes les frontières entre la Côte d’ivoire et le Ghana, après l'attaque du poste frontière de Noé hier par des combattants armés non identifiés appelés Commando invisible ou Commando Beinguiste.

Cette fermeture de la frontière ivoiro-ghanéenne est decidée "jusqu'à nouvel ordre" par le régime ivoirien, qui accuse le commando invisible d’être venu depuis le Ghana.

Faux répond le Commando dans un communiqué dont IvoireBusiness a eu copie :

« Ça ne sert à rien qu’Alassane Dramane Ouattara ferme la frontière avec le Ghana car nous sommes déjà en Côte d’Ivoire et menons nos attaques depuis le territoire ivoirien », annonce le commando invisible.

« Nous sommes peut-être même déjà autour du palais présidentiel d’Abidjan», poursuit le commando Beinguiste, « et nous rigolons que Dramane ferme la frontière avec le Ghana pour faire croire que l’attaque provient du Ghana et embarrasser ainsi le pouvoir de notre frère John Mahamat Dramani, afin de l’obliger à lui livrer Koné Katinan et expulser les exilés ivoiriens ».

« La manœuvre de Dramane Ouattara est simple. C’est celle d’un lâche: Inventer une attaque de la Côte d’Ivoire à partir du Ghana, pour entrainer la France dans le conflit, par l’activation des accords secrets de Défense entre la France et la Côte d’Ivoire, car Dramane sait que son pouvoir tire à sa fin et que sa chute est imminente », assène le Commando.

Qui lance un appel solennel : « Nous tenons officiellement à rassurer les gouvernements ghanéens et ivoiriens que l’attaque du Commando invisible est menée depuis le territoire ivoirien, et par des combattants exclusivement ivoiriens. Nous n’avons aucune base arrière, car nous n’en avons pas besoin, et aucun mercenaire ivoirien ne combat à nos côtés. Nous avons déjà encerclé la ville d’Abidjan depuis longtemps, et nous sommes peut-être déjà autour du palais présidentiel. Nous sommes également présents partout où en Côte d’Ivoire. Nous demandons donc au gouvernement français du Président François Hollande, de rester en dehors de cette guerre ivoiro-ivoirienne, car la Côte d’Ivoire n’est pas attaquée par un pays étranger, qui justifierait l’entrée en guerre de la France. Ce sont les fils et filles de la Côte d’Ivoire qui veulent mettre fin au régime fantoche et tribaliste de Dramane Ouattara, qui a décapité le FPI de Laurent Gbagbo en mettant en prison tous ses dirigeants, qui divise les ivoiriens les uns contre les autres, et qui perpètre un génocide des peuples ivoiriens sur la base purement ethnique. Le génocide le plus visible est celui du peuple WÊ. Nous avons encore en mémoire, l’attaque le 20 juillet dernier du camp de réfugiés de Nahibly-Duekoué par l’armée tribale de Ouattara les FRCI et les Dozos, au nez et à la barbe de l’ONUCI, pourtant censée les protéger. C’est pourquoi nous mettons en garde l’ONUCI de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire en protégeant la dictature de Ouattara ».

Pour rappel, le bilan des attaques de Port Bouët du 20 septembre dernier est le suivant : trois personnes tuées au cours de l’attaque des deux commissariats de police et d’un poste de gendarmerie par le commando invisible. Importante quantité d’armes et 10 caisses de munition appartenant aux FRCI récupérées des deux commissariats de police et de la brigade de la gendarmerie,.

Le bilan de l’attaque de Noé à la frontière ghanéenne, le 21 septembre dernier est le suivant: Cinq soldats FRCI ont été tués selon nos sources jointes sur place, une importante quantité d’armes, 20 caisses de munitions, 10 RPG, et 15 Mitrailleuses Automatiques AK- 47 emportées par les combattants armés non identifiés.

Par ailleurs, autant membre du commando n’a été arrêté, lequel a réussi à s’enfuir dans la forêt.

Mais le gouvernement ivoirien parle lui de « quatre assaillants venus du Ghana tués et cinq personnes arrêtées lors des combats, et d’une situation désormais sous contrôle avec fermeture de la frontière".

Par Claude Millé

 

Gbagbo-on ira jusqu'au bout

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Mali: Lors de la célébration du 52eme anniversaire de l’indépendance, le président par intérim Dioncounda Traoré a proposé «le dialogue et la négociation» aux groupes armés dans le nord.

23 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mali: Lors de la célébration du 52eme anniversaire de l’indépendance, le président par intérim Dioncounda Traoré a proposé «le dialogue et la négociation» aux groupes armés dans le nord.

Cheik Modibo Diarra

Premier Ministre Malien

 

 

Réponse des terroristes et salafistes: prêts à négocier si Bamako applique la charia.

 

 

Samedi 22 septembre 2012 marque le 52e anniversaire de l’indépendance du Mali. Dans son adresse à la Nation, diffusée vendredi soir, Dioncounda Traoré a appelé les groupes armés qui occupent le nord du pays au dialogue. Le président de transition a aussi rappelé les conditions d’une éventuelle intervention militaire de la Cédéao.

« J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre », affirme Dioncounda Traoré.

Mais pour le chef de l’Etat par intérim, le premier choix est « le dialogue et la négociation » avec les groupes armés qui occupent le nord, le «deuxième choix reste le dialogue et la négociation », et il insiste, le troisième choix demeure « le dialogue et la négociation ».

« Nous ferons la guerre s’il ne nous reste plus d’autres choix ». Et dans cette perspective, Dioncounda Traoré appelle à « l’union sacrée » autour de l’armée.

Une armée qui a « perdu une bataille », dit il mais qui ne peut perdre la guerre. Une armée «qui a besoin d’être rééquipée, réarmée, réconciliée » mais qui n’a pas besoin de forces combattantes de la Cédéao, « cela est très clair », souligne le président par intérim en reprenant les termes de sa requête adressée à l’organisation ouest-africaine.

Dans ce discours très solennel, Dioncounda Traoré le reconnait, le Mali célèbre l’anniversaire de son indépendance « dans des conditions singulièrement pénibles, voire humiliantes ».

Le Mali vit « une tragédie » et doit relever un double défi : le rétablissement de l’intégrité territoriale et l’organisation d’élections. Sur ce point, le président par intérim s’y engage,  le 22 septembre 2013, le traditionnel message à la Nation sera le fait « d’un président élu ».

LES CONTOURS D’UNE OPÉRATION DANS LE NORD RESTENT TRÈS FLOUS

Dans son discours, Dioncounda Traoré a notamment précisé qu’il n’était pas question que des hommes de la Cédéao soient déployés à Bamako pour sécuriser la transition. Mais l’organisation régionale rejette les conditions posées par Bamako. De son côté, le conseil de sécurité de l’ONU réclame un plan militaire «réaliste» pour donner son feu vert à une opération militaire.

« Mettez vous d’accord et ensuite on verra ». C’est en substance ce qui ressort de la déclaration du conseil de sécurité de l’ONU. Ses 15 membres se disent « prêts » à examiner une proposition de la Cédéao en vue d’une intervention au Mali, mais une proposition « faisable et réaliste ».

Le Conseil demande plus de détails sur « les objectifs, les moyens et les modalités » du déploiement d’une force régionale et souligne que le plan militaire ouest-africain devra «répondre à la demande du gouvernement malien ».

Le problème, c’est que Bamako et la Cédéao ne sont pas d’accord sur les contours d’une éventuelle opération. Le président malien ne veut pas de troupes ouest-africaines dans la capitale, et il souhaite que ces forces se contentent d’un soutien logistique et aérien. C’est aussi la position de l’armée, une position inacceptable pour la Cédéao qui demande au gouvernement malien de revoir sa copie.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, lui, ne tranchera pas et laisse les protagonistes trouver un terrain d’entente. Une posture prudente assortie d’une nouvelle mise en garde adressée aux ex-putschistes. Le Conseil leur demande de « cesser immédiatement toute ingérence dans le travail des autorités de transition », sous peine de sanctions.

Source : Maliweb/RFI

 

 

 

 

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