Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de afrohistorama.over-blog.com

L’Etat ivoirien déclare la CPI incompétente à juger Gbagbo. Maintenant reste à reconnaitre les crimes.

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

L’Etat ivoirien déclare la CPI incompétente à juger Gbagbo. Maintenant reste à reconnaitre les crimes.

Tramway a l'image L.Gbagbo aux pays bas

Est-ce une gaffe pour le moins inédite ou un simple souci d’affronter la réalité face à la polémique qui atteint jusqu’au cœur la CPI elle-même ? En tout cas, la présidence ivoirienne a promis hier d’appeler officiellement à la ratification du traité de Rome instituant la CPI au risque d’ajouter sa voix à celles des avocats de Gbagbo qui affirment depuis plusieurs mois que Gbagbo ne peut pas être jugé par elle parce que la Côte d’Ivoire ne l’a pas ratifié ?

Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, le gouvernement va demander au parlement de ratifier le traité de Rome instituant la cour pénale internationale. Une telle décision n’est pas sans conséquence avec ce qui se passe actuellement à la cour pénale internationale où un huis-clos bien gardé autour du cas Gbagbo a eu lieu du 24 au 25 septembre, soit deux jours plus tôt. Les avocats du président Gbagbo qui ont été entendus à cette occasion plaident depuis longtemps la relaxe pure et simple de leur client parce que la CPI est incompétente pour deux raisons fondamentales. A savoir les mauvais traitements infligés au président Gbagbo qui deviendrait, du coup, inapte à être jugé par la CPI et l’absence de ratification qui ne permet pas à la CPI de garder Gbagbo dans ses prisons.

Jusque-là, la CPI avait allégué qu’elle était compétente pour juger le président Gbagbo en raison d’un courrier que celui-ci lui avait envoyé en 2002 pour demander d’enquêter sur les crimes de cette année-là. Mais la CPI avait aussi estimé que le fait que Ouattara qui lui ait envoyé un autre courrier depuis son QG du Golfe Hôtel est un autre acte de reconnaissance tacite. C’est finalement cette partie de la polémique que la décision de la présidence ivoirienne referme. Car elle montre que la Côte d’Ivoire n’a jamais ratifié le traité. Or comme la loi n’est pas rétroactive, c’est-à-dire qu’elle ne s’applique pas aux délits qui avaient été commis avant qu’elle ne soit créée, cette ratification officielle qui fait entrer le traité dans le champ des lois ivoiriennes ne peut pas s’appliquer au président Gbagbo. C’est donc un coup de pouce inespéré pour le camp Gbagbo et particulièrement pour ses avocats qui s’évertuent depuis de longs mois à l’expliquer aux juges de la CPI. Désormais, celle-ci ne peut plus continuer à harceler le président Gbagbo sans se discréditer et faire penser à un sordide règlement de comptes de la communauté internationale.

Par Joseph Titi

Lire la suite

Discours intégral du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad ONU 2012.

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Discours intégral du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad ONU 2012.

 

 


http://www.youtube.com/watch?v=-HdP8GSDyaI

Lire la suite

Le général Amir Ali Hajizadeh a prévenu qu’une attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale.

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Le général Amir Ali Hajizadeh a prévenu qu’une attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale.

irannuclearfac.jpegIran-Safir-satellite-carrier1-d5523.jpg

 

             « Notre puissance défensive a été fondée sur notre stratégie défensive et celle-ci est régie par la présomption que nous nous engagerons dans une affrontement militaire d’envergure contre une coalition menée par les États-Unis. » Brigadier-général Hossein Salami, commandant adjoint du corps des Gardiens de la révolution islamique, septembre 2012.)

*   *   *

Les États-Unis et Israël ont tous deux menacé de lancer une première attaque préemptive contre l’Iran, dont les conséquences seraient désastreuses.

En réaction à ces menaces incessantes, le commandant de la Force aérienne du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Amir Ali Hajizadeh a prévenu qu’une attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale. Il a également laissé entendre qu’Israël ne peut pas lancer une guerre sans le feu vert des États-Unis.

Selon le général Hajizadeh, le déclenchement d’une telle guerre risquerait d’occasionner une escalade militaire effrénée. Si l’Iran était attaqué, sa riposte viserait à la fois des cibles étasuniennes et israéliennes, y compris des installations militaires des États-Unis situées dans les pays voisins (par exemple en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et dans les États du Golfe) :

Dans un discours dimanche au réseau d’information arabe Al-Alam, le général Hajizadeh a déclaré que les États-Unis et le régime israélien ne pourraient pas entrer en guerre avec l’Iran « indépendamment l’un de l’autre, c’est-à-dire que si l’un des deux commençait la guerre, l’autre se joindrait à lui ».

« Nous voyons les États-Unis et le régime sioniste s’appuyer fermement et nous ne pouvons pas imaginer le régime sioniste initier une guerre sans renforts des États-Unis. Pour ces mêmes raisons, si une guerre éclate, nous nous battrons définitivement des deux côtés et nous en prendrons aux bases étasuniennes », a-t-il affirmé.

« Si de telles conditions survenaient, une série d’incidents incontrôlables et ingérables auraient lieu et une telle guerre pourrait se transformer en Troisième Guerre mondiale. Cela signifie que certains pays pourraient entrer en guerre avec ou contre l’Iran », a ajouté le général.

Iran-general.jpg

Le commandant du CGRI a prévenu que si une guerre de la sorte était menée contre l’Iran, « les bases des États-Unis dans ces pays autour de nous et dans les pays voisins seraient visées et qu’elles seraient mêmes menacées par les peuples de ces États ». (Fars News Agency, 23 septembre 2012, c’est l’auteur qui souligne.)

Le monde se trouve à une dangereuse croisée des chemins. La déclaration du général Hajizadeh doit être prise au sérieux.

La préparation active d’une guerre contre l’Iran est en cours depuis les huit dernières années. Depuis 2005, les États-Unis et leurs alliés, dont les partenaires étasuniens de l’OTAN et Israël, sont impliqués dans le déploiement massif et l’entreposage de systèmes d’armes avancés. Les systèmes de défense antiaérienne des États-Unis, des pays membres de l’OTAN et d’Israël sont complètement intégrés. Israël ne peut pas agir sans l’appui de ses alliés.

Il s’agit d’un effort coordonné du Pentagone, de l’OTAN et des Forces israéliennes de défense (IDF) contre l’Iran. Plusieurs pays partenaires non-membres de l’OTAN, dont les États arabes limitrophes, sont également impliqués (les membres du Dialogue méditerranéen de l’OTAN et de l’Initiative de coopération d’Istanbul).

Désinformation médiatique

Influencée par le battage médiatique, l’opinion publique appuie tacitement cette initiative par ignorance ou indifférence face aux conséquences possibles de ce qui est considéré comme une opération « punitive » ad hoc ciblant les installations nucléaires au lieu d’une guerre totale.

La guerre contre l’Iran est présentée à l’opinion publique comme un problème parmi d’autres. Elle n’est pas vue comme une menace à l’humanité. Au contraire : on la voit comme une action humanitaire.

Représailles

Les médias occidentaux appellent à la guerre. L’objectif, consiste à inculquer implicitement dans la conscience des citoyens, par la répétition ad nauseam de reportages, la notion voulant que la menace iranienne soit réelle et que la République islamique devrait être « éliminée ».

L’Iran possède des capacités militaires significatives et le fait qu’une attaque à son endroit puisse mener à des représailles et à une escalade pouvant déclencher une « guerre mondiale » n’est pas un sujet de préoccupation.

Alors que la République islamique ne constitue pas une menace à la sécurité d’Israël, des militaires iraniens de haut rang ont souligné qu’advenant une attaque contre l’Iran, des représailles contre Israël sont envisagées et les conséquences pourraient être dévastatrices.

Samedi, le major-général Mohammad Ali Jafari, le commandant en chef du CGRI a affirmé qu’une invasion ennemie de l’Iran est possible, mais qu’une telle guerre mettrait fin au régime sioniste d’Israël.

….

« Il se peut que la guerre éclate, mais si les sionistes [le gouvernement israélien] commencent quelque chose, ce sera le début de leur annihilation et le point final de leur histoire », a-t-il ajouté.

Le major-général Jafari a entre-temps souligné que « personne n’ose lancer un assaut terrestre d’envergure contre l’Iran ».

Il a ajouté que si l’ennemi était sage, il n’y aurait pas de problème, « toutefois il n’y a aucune garantie qu’il sera rationnel et nous devons nous aussi nous préparer.

Plus tard hier, son adjoint le brigadier-général Hossein Salami, a prévenu que toute attaque du régime sioniste contre la République islamique d’Iran donnerait une opportunité à Téhéran de le rayer de la surface terrestre.

« Si les sionistes s’engagent dans une attaque contre l’Iran, cela offrira une opportunité historique à la Révolution islamique de les rayer de l’histoire géographique mondiale », a déclaré Hossein Salami samedi soir à la télévision d’État.

« Les menaces du régime sioniste ne nous préoccupent plus », a-t-il déclaré en ajoutant qu’Israël a des souvenirs amers de ses guerres de la dernière décennie avec les alliés régionaux de la République islamique, dont les mouvements du Hezbollah et du Hamas.

« “[En raison des échecs mentionnés ci-dessus], comment veut-il [le régime sioniste] représenter une menace contre la République islamique d’Iran » a demandé le brigadier-général.

Il a par ailleurs souligné que le pays était prêt à confronter toute agression : « Notre puissance défensive a été fondée sur notre stratégie défensive et celle-ci est régie par la présomption que nous nous engagerons dans une gigantesque bataille contre une coalition menée par les États-Unis. »

Vendredi, le commandant en chef des Forces armées iraniennes, le major-général Seyed Hassan Firouzabadi a lui aussi averti que Téhéran réagirait à toute agression contre son pays par une riposte « immédiate » et « continue ».

« Nous ne nous sentons pas menacés par les remarques fanfaronnes des dirigeants sionistes, car ce sont des créatures terriblement effrayées qui ne cessent de gueuler puisqu’ils savent que la réaction de l’Iran aux menaces sera toute prête, immédiate et sans relâche », a dit le major-général aux reporters en marge de la parade militaire du 21 septembre marquant l’anniversaire de la Semaine de la Défense sacrée, ici, vendredi matin à Téhéran.

« Les officiels du régime sioniste ont déclaré dans leurs estimations [militaires] que les opérations militaires contre l’Iran ne peuvent ni être menées par Israël, ni lui être utile », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs affirmé que les forces armées actuelles de l’Iran sont imprévisibles et que leurs stratégies et leurs actions ne peuvent être prévues par l’ennemi.

La Semaine de la Défense sacrée, commémorant les sacrifices des Iraniens durant les 8 ans de la guerre imposée à l’Iran par l’Irak en 1980, a débuté vendredi avec des parades de diverses unités de l’Armée de la République islamique, du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et des forces du Basij (volontaires) dans le sud de Téhéran. (Fars News Agency, 23 septembre 2012, c’est l’auteur qui souligne.)

Renverser la tendance guerrière

Nous demandons à nos lecteurs de propager le message dans le monde entier.

Nous demandons à tout le monde aux États-Unis, en Europe de l’Ouest, en Israël, en Turquie et partout à travers le monde de s’opposer à ce projet militaire, de se soulever contre leurs gouvernements qui appuient une action militaire contre l’Iran et contre les médias qui servent à camoufler les implications dévastatrices d’une guerre contre l’Iran.

Le peuple israélien est uni en grande partie contre la détermination du premier ministre Netanyahou d’attaquer l’Iran.

Israël et l’Iran doivent parvenir à un protocole de non-agression.

Texte original: “War on Iran Will Trigger World War III”

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

Lire la suite

Dilemme à la CPI : Le Président Laurent Gbagbo dans une posture Mandelaéenne pour sa libération. Son retour dans son pays natal ou rien.

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Dilemme à la CPI : Le Président Laurent Gbagbo dans une posture Mandelaéenne  pour sa libération. Son retour dans son pays natal ou rien.

 gbagbo-cpi.jpg

Le huis clos des 24 et 25 septembre du procès du Président Laurent Gbagbo à la CPI, commence à livrer ses secrets. Selon nos sources, cet huis clos a fait pataquès. Il a accouché d’une souris, et toutes les parties se sont quitté dans le brouillard le plus total, sans aucune date pour le prochain procès.
Les temps ont beaucoup changé depuis que Laurent Gbagbo est arrivé à la CPI le 30 novembre 2011, dépeint alors comme le dictateur le plus dangereux au monde, l’homme qui s’arcboutait au pouvoir, au point d’avoir commis des crimes de sang, des crimes économiques et génocides, rien que pour se maintenir au pouvoir.
Puis après, devant la mobilisation exceptionnelle en sa faveur et la mise à jour de nouvelles preuves, la Cpi a reconnu qu’en fait, c’était un homme très populaire dans son pays, et même en Afrique et dans le monde, au point de lui refuser la liberté provisoire comme demandé par son avocat, Me Emmanuel Altit. Pour la Cour, beaucoup de gens puissants pouvaient cacher Gbagbo afin qu’il ne se présente pas à son procès. Bizarre pour un homme qui est resté au palais présidentiel sous les bombes françaises.

Aujourd’hui on parle avec insistance de sa libération, avec ou sans condition. En fait, c’est Laurent Gbagbo qui semble poser désormais ses conditions à la CPI.
DURANT CES DEUX JOURS DE HUIS CLOS, on a essentiellement parlé de la santé du Président Laurent Gbagbo et de sa libération sous condition, vers une terre d’exil comme l’Ougnda, la Zambie ou l’Angola. En effet, l’état de santé du président Gbagbo inquiète plus d’un car il a été torturé puis empoisonné pendant plusieurs mois au bagne de Korhogo, par le sinistre Fofié Kouakou, com’zone FRCI de la ville. Les séquelles de ses sévices corporels sont tels qu’ils sont aujourd’hui des arguments de poids pour ses avocats, afin de demander sa relaxe pure et simple.
Selon nos sources, c’est en effet ce qu’ont demandé ses avocats durant le huis clos.
Pour eux, la santé du Président Gbagbo, telle que mentionnée dans le rapport des experts médicaux, ne lui permet plus de subir un procès éprouvant qui pourrait durer plusieurs années.

Me Altit réclame donc la relaxe pure et simple de son client pour raison médicale.
Sur la question de la libération du Président Laurent Gbagbo, la CPI aurait consenti à le libérer, mais sous condition, et avec un pays d’accueil comme l’Ouganda, la Zambie, ou l’Angola.

Sur ce dernier point, le Président Laurent Gbagbo aurait été d’une fermeté sans failles: « Ce sera MAMA ou RIEN », et « Qu’on me dise enfin qui a gagné les élections », aurait-il dit. Pour rappel, MAMA est le village natal du Président Laurent Gbagbo.
Autrement dit, Laurent Gbagbo aurait posé comme préalable à sa libération, d’une part, qu’il soit accepté qu’on recompte les voix pour qu’on sache qui a gagné les élections, et que sa destination finale soit son village natal « MAMA », d’autre part.

La CPI aurait avancé des raisons de sécurité qui empêcheraient le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Le régime Ouattara ne serait pas du tout prêt à assurer sa sécurité. Les avocats de Laurent Gbagbo auraient avancé que ce sont des choses qui pourraient se discuter. Qu’on pourrait confier la sécurité de leur client à l’Angola ou à l’Afrique du Sud. Mais la CPI préfère une liberté sous condition dans un pays africain. Laurent Gbagbo aurait une fois encore tranché : « C’est MAMA ou rien ». D’où le blocage.

La cour s’est séparée sans même donner une nouvelle date d'audience.
Il faut dire que le cas Laurent Gbagbo est devenu un os dans la gorge des juges de la CPI, laquelle joue même sa survie dans ce procès.
La complexité du cas Laurent Gbagbo pousse les juges de la CPI au bord de la crise de nerf.
C’est ainsi que la juge Silvia Fernandez de Gurmendi a menacé de rendre le tablier si SORO et les hommes du camp Ouattara impliqués dans les crimes de masse en Côte d’Ivoire ne lui sont pas livrés au plus tard en DÉCEMBRE prochain.

A la Cpi, certains juges ont même mis en doute les preuves de l’ex-procureur Ocampo. C’est le cas du juge allemand Hans-peter Kaul qui s’en est pris violemment à lui.
Il l’a même ouvertement accusé de fabriquer de «fausses preuves» avec «des témoins qui ne savent rien» du tout.
Nous y reviendrons.

Par Christian Vabé avec Michèle Laffont, correspondante aux Pays Bas

Source : ivoirebusiness.net

 

Lire la suite

Tension entre Ouattara et le capitaine Sanogo : Des mercenaires ivoiriens détenus au Mali.

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Tension entre Ouattara et le capitaine Sanogo : Des mercenaires ivoiriens détenus au Mali.

 Sanogo-Wattarat.jpg

 

 

Un diplomate africain en poste à Bamako (Mali) que nous avons joint, il y a quelques jours, est formel. « L’actuel pouvoir ivoirien et la Cedeao ont joué un rôle important dans le coup d’Etat manqué du lundi 30 avril 2012 contre la junte militaire malienne tenue par la capitaine Sanogo. Il s’agissait de balayer la junte (le Cnrdre, ndlr) que la Cedeao et M. Alassane Ouattara (président en exercice de la Cedeao, ndlr) perçoivent comme un véritable obstacle pour la normalisation des choses au Mali mais également agir vigoureusement afin que l’exemple du capitaine Sanogo n’inspire pas les officiers des pays de la sous-région», a-t-il soutenu. Avant de préciser que « des mercenaires Ivoiriens et de la sous-région ouest- africaine dont des Burkinabé et des Nigérians sont actuellement détenus au Mali par le Capitaine Amadou Haya Sanogo et ses hommes. Ces mercenaires ont participé, aux côtés des bérets rouges du régiment de commandos-parachutistes (RCP) de l’armée malienne chargés de la garde présidentielle sous l’ex-Président Amadou Toumani Touré (Att), au coup d’Etat manqué contre le Capitaine Sanogo et le Comité national de Redressement pour la Démocratie et la Restauration de l’Etat de droit (le Cnrdre) ». C’est d’ailleurs, poursuit-il, au cours de ce putsch manqué que ces mercenaires ont été arrêtés. Ainsi que des militaires maliens impliqués dans le coup dont le fils de l’ex-chef de l’Etat malien, Alpha Omar Konaré. Qui est un capitaine de l’armée de l’air. Il est toujours détenu par l’ex-junte militaire. Autre révélation de taille faite par la source diplomatique, l’arrestation d’un ex-chef rebelle ivoirien suivie plus tard de sa libération sur intervention d’Alassane Ouattara. A la tête des mercenaires ivoiriens qui sont, en majorité, des ex-rebelles devenus Frci, cet ancien chef de guerre ivoirien a participé, au dire de la source diplomatique, au coup d’Etat manqué contre le Capitaine Sanogo. Pris durant le coup par les bérets verts de Sanogo, il aurait été « cuisiné » avant d’être libéré au terme d’une transaction financière qui aurait eu lieu entre Abidjan et l’ex-junte militaire. L’ex-ministre de l’intégration africaine du gouvernement Ouattara, M. Adama Bictogo, serait l’intermédiaire qui a agi au nom du régime Ouattara. Tout en confirmant l’information, une source proche du Rdr, parti politique de M. Ouattara, a précisé que des couacs dans l’opération constituent la raison profonde du limogeage d’Adama Bictogo. Depuis avril 2012, la méfiance entre la Cedeao version Alassane Ouattara et l’ex-junte militaire malienne s’est fortement accrue.

Par Didier Depry

Source : NOTRE VOIE

 

Lire la suite

Mali: Les zones d’ombre de l’intervention militaire de la CEDEAO.

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mali: Les zones d’ombre de l’intervention  militaire de la CEDEAO.

 touaregs

L’intervention  militaire et ses ombres. En cinq questions-clés, gros plan sur la création annoncée d'une "Mission de la Cédéao au Mali", ou Micéma. 

 

Après des semaines d'atermoiements et de palinodies, reflets des dissensions au sommet de l'exécutif légal de Bamako, le président intérimaire Dioncounda Traoré et son Premier ministre CheikhModibo Diarra ont officiellement sollicité, dans une lettre adressée à "Mr Ban", l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité autorisant l'intervention "immédiate" d'une " force militaire internationale" appelée à "aider l'armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées". Cette requête lève une hypothèque, mais ne dissipe pas -loin s'en faut- les nuages que le péril djihadiste fait flotter sur l'aire sahélienne. En cinq questions-clés, zoom sur une opération virtuelle. 

Pourquoi ?

Parce qu'il y a urgence. Et que l'on n'a que trop tardé. Il faut agir avant que l'emprise sur les deux-tiers nord du Mali d'Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) et des ses satellites -le Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest, ou Mujao, et Ansar Eddin- devienne irréversible. Au-delà du sort des civils asservis d'Aguelhok, Kidal, Gao ou Tombouctou, le fait accompli est intolérable pour toute la sphère sahélo-saharienne. Choisir l'inertie revient à avaliser l'émergence d'un " Sahelistan ", foyer terroriste puissamment armé et pourvu, via les rançons et les trafics, d'un substantiel trésor de guerre, capable de rayonner dans toute la sous-région. Ce funeste sanctuaire risque de se muer en épicentre d'un pôle africain de l'internationale du Djihad, tout à la fois centre de formation et bureau de liaison avec d'autres mouvances telles que Boko Haram, active au Nigeria, ou les shababs somaliens. 

Mais aussi parce l'issue négociée, longtemps privilégiée tant à Bamako que par le président burkinabé Blaise Compaoré, émissaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), était d'emblée vouée à l'échec. Face aux boutefeux de la charia, animés par un dessein de nature totalitaire, elle s'apparentait à une chimère. Dès lors, ne reste que l'option militaire, qu'elle ait vocation à bouter manu militari l'ennemi hors du Mali ou, a minima, à instaurer un rapport de force qui le contraindra à transiger. 

Avec qui ?

Voilà des mois que les stratèges de la Cédéao planchent sur la formation d'un contingent d'environ 3300 hommes, épaulé en matière de logistique et de renseignement par des partenaires européens -France en tête- comme par les Etats-Unis. Reste à savoir qui fournira la main d'oeuvre... Le Niger, très exposé à la contagion, ne mégotera pas. Sans doute le Burkina et le Tchad -lequel monnayera des contreparties à son engagement- enverront-ils un détachement. La Côte d'Ivoire, fragile géant dont le chef d'Etat Alassane Ouattara préside la Cédéao, ne peut se dérober. Pas plus que le Nigeria, figure de proue traditionnelle des interventions ouest-africaines, mais qui se bornerait volontiers à assurer la couverture aérienne et à garnir l'arsenal. En revanche, le Sénégal, la Mauritanie et le Ghana ont d'ores et déjà jeté l'éponge. Point de méprise : par souci de ménager la souveraineté du Mali et la susceptibilité de ses dirigeants, la future Micéma (Mission de la Cédéao au Mali) est censée " appuyer " les militaires locaux. Mais il va de soi qu'elle supportera l'essentiel du fardeau, tant est patent le délitement de l'armée malienne. Bamako a dû d'ailleurs, à contrecoeur, consentir à l'installation de l'état-major de la force panafricaine aux abords de la capitale. Probablement à Koulikoro (60 km au nord-est). Autre question délicate : qui exercera le commandement effectif de la Micéma ? L'état-major pléthorique, composé en fonction d'un subtil dosage entre les pays contributeurs, dessine d'ordinaire le chemin le plus court vers la paralysie. A proscrire donc à tout prix.  

Quand?

C'est à ce stade que l'affaire se corse. Au mieux, on peut miser sur l'amorce du déploiement sur le terrain dans deux mois, soit fin novembre. D'abord parce que la procédure onusienne, caution indispensable, s'avère pesante ; la discussion et le vote de la résolution pertinente prendront selon toute vraisemblance plusieurs semaines. Ensuite parce que l'assemblage de la force, son équipement, son acheminement et le " calage " de la chaîne de commandement exigeront du temps. " Au mieux, un mois et demi ", avance un officier supérieur français, expert de la planification opérationnelle.  

Et la France, dans tout ça ?

Paris martèle à l'envi le même message : " Pas question d'engager des troupes au sol ". Pour l'essentiel, c'est exact. Dans le détail, il serait surprenant que l'on renonce à l'envoi " sur zone " d'éléments aguerris d'unités spéciales, expertes de l'action en profondeur. Ne serait-ce que pour affiner la collecte de renseignement et, le cas échéant, oeuvrer à la coordination des opérations. Si François Hollande, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le titulaire du portefeuille de la Défense Jean-Yves Le Drian insistent tant sur le caractère africain du déploiement attendu, c'est certes en vertu des grands principes, mais aussi et surtout par souci de préserver la vie des six Français détenus en otage par Aqmi et ses filiales. A la clé, ce dilemme cornélien : comment hâter la naissance de la Micéma sans mettre en péril le sort des compatriotes, enjeux d'un chantage explicite ?  

Quels risques ?

Outre celui, évident, de l'assassinat des " monnaies d'échanges " humaines mentionnées ci-dessus, dûment médiatisé par vidéo interposée, on peut en citer trois. D'abord, le déclenchement, sur le territoire des pays engagés, voire en Europe, de représailles de type terroriste. Ensuite, la restauration, au Nord-Mali, du pacte initial entre islamistes et séparatistes touaregs ; lesquels, évincés par leurs éphémères alliés, tenteraient ainsi de revenir dans l'arène. Enfin, l'échec ou, à tout le moins, l'enlisement de l'opération militaire. Rien ne prouve que les bataillons de la Cédéao, peu familiers des terrains désertiques, réduiront aisément les combattants islamistes.  

" Pour la première fois, a déclaré hier à New York Laurent Fabius, une espérance se lève. " Soit. Reste qu'il faudra jouer serré pour lui éviter d'être foudroyée en plein vol.

Par Vincent Hugeux,

Source : Maliweb

 

Lire la suite

Existe-il un plan secret d’une Afrique sans les Africains ?

27 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 Duekoue-copie-3

 

 

 

Il existe bel et bien des schémas qui visent une Afrique sans africains.

komla KPOGLI  


Komla KPOGLI, Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la démocratie en Afrique (J.U.D.A) et le Journal en ligne Lynx.info

Lynx.info : Finalement tout ce que l’UA annonçait avec le partage du pouvoir n’aura pas lieu en Côte d’Ivoire avec Alassane Ouattara au pouvoir. Beaucoup disent qu’il n’a pas le respect de la parole donnée. C’est ça aussi votre avis ?

Komla R. KPOGLI : Si le partage du pouvoir était une des solutions, on peut se demander pourquoi il a fallu cette guerre d’agression et de reconquête livrée par la France et ses alliés à la Côte d’Ivoire.

Il faut répéter sans lassitude que l’Union africaine (UA) telle qu’elle existe aujourd’hui, est le symbole palpable d’une Afrique sabotée. C’est le triomphe des idées du groupe de Monrovia auquel s’était joint le groupe de Brazzaville. Ce dernier étant par origine et par destination un outil de la France, lorsqu’il a rejoint le groupe de Monrovia, a fait naître une organisation continentale tronquée, inefficace, absolument parasitaire et paralysante. Les idées du groupe de Casablanca, plus en conformité avec l’esprit des pères fondateurs du panafricanisme sont ainsi mises en minorité et tuées. La nécessité d’une Union Africaine pensée par Nkrumah, Sekou Touré, Nasser, Modibo Keita, Olympio et bien d’autres était donc assassinée. L’organisation qui naîtra ne sera rien d’autre qu’une usine à gaz. Elle ne sera pas faite pour les intérêts intérieurs. Elle sera totalement extravertie. Il n’y a qu’à voir son organisation et son fonctionnement qui se calquent sur le modèle de l’Union Européenne. Cette Union Africaine là est financée à hauteur de 92% de son budget de fonctionnement par ce que ses animateurs appellent naïvement ou cyniquement « des partenaires étrangers ». Cette dépendance systémique paralysante va s’aggraver, d’ailleurs, avec l’assassinat de Mouammar Kadhafi qui essayait de limiter les dégâts, en vain. Tout ceci dit pour vous montrer à quel point l’Union africaine n’est pas là pour s’occuper des problèmes des africains. C’est une institution mise en place pour niveler l’Afrique, l’intégrer au mieux dans l’économie mondiale en la confirmant dans le rôle à la fois de source d’approvisionnement en matières premières et de débouchés et en faire éternellement ou du moins sur une longue période, un continent dominé, exploité et pillé.

Tout ce qu’une organisation de cette nature annonce doit être absolument ramené à sa juste dimension. Il ne faut pas chercher à fonctionner avec les idées, les affirmations et les gesticulations éhontées d’une créature dont la fonction essentielle consiste à brouiller les africains et à semer la confusion dans leurs esprits en faisant croire que l’UA actuelle est la réalisation de la volonté des africains de se réunir pour agir de concert contre les maux qui leur sont infligés. A ce titre, au lieu d’attendre de l’Union Africaine actuelle sur des sujets qui intéressent le sort des africains, toutes les réflexions doivent plutôt porter sur comment la déconstruire et la refaire à la fois sur les idées des pionniers authentiques et notre vision du monde tirée essentiellement de notre histoire.

Pour ce qui est du non-respect de la parole donnée par Alassane Ouattara, il faut affirmer que c’est une fausse question. Cette question ne se pose pas tout simplement parce que cet homme est une caricature produite par l’école coloniale africaine qui n’a que pour ambition de former des collaborateurs de l’exploitation et de l’humiliation du peuple noir. Il n’y a donc rien à attendre de quelqu’un qui est fait roi grâce aux bombardements et au meurtre de masse avec l’appui d’une bande de criminels de guerre et de voyous devant qui la France et l’ONU ont mis à genou le commandement de l’armée nationale de Côte d’Ivoire. Les africains doivent désormais savoir qu’ils ne doivent rien attendre des satrapes qu’on leur impose. S’ils doivent se rendre un service, c’est moins d’espérer quelque avancée que ce soit sous le règne de ces satrapes que de travailler sans relâche pour les renverser et ériger à leur place de vrais dirigeants qui les protègent et leur rendent des comptes.

Lynx.info : Pourtant la communauté internationale et surtout la France le présentaient comme un démocrate…

C’est de bonne guerre. Les Etats Unis d’Amérique et ses lieutenants, l’Angleterre, la France, le Canada, l’Allemagne…alias « la Communauté internationale » ont toujours su qui est démocrate et qui ne l’est pas. C’est une question de définition. Ces gens-là n’élèvent au rang de « démocrates » que celles et ceux qui se plient à leurs injonctions, trahissent les intérêts du peuple dont ils sont issus et immobilisent ou détruisent toute énergie désirant œuvrer pour l’émancipation nationale.

Qui mieux que Ouattara a joué ce rôle destructeur non seulement en Côte d’Ivoire, mais dans toute l’Afrique ? Depuis la BCEAO en passant par la direction Afrique du FMI, Ouattara a tué et fait tuer un nombre incalculable d’africains. Pilotant les plans de rigueur nommés « plans d’ajustements structurels » Ouattara a aidé l’occident, ses banques et ses multinationales à spolier l’Afrique, à mettre à genou les fragiles économies et à enfoncer de façon irrémédiable les africains dans la camisole de la misère la plus honteuse. Il est donc évident qu’un homme de cet acabit soit affublé du titre de « démocrate ». Un chien qui obéit fidèlement à son maître reçoit toujours de lui les meilleurs surnoms. Avec Ouattara, on est dans ce registre là.

Lynx.info : Alassane Ouattara a-t-il conscience de l’abîme dans laquelle il tire le pays en empêchant subtilement le FPI à aller aux élections législatives ?

Il faut bien comprendre le rôle que quelqu’un comme Ouattara est appelé à jouer. Sa mission c’est justement de plonger le territoire qu’on lui confie dans les profondeurs abyssales de la décadence. En le mettant au pouvoir à la suite d’une guerre de reconquête, la France assigne à Ouattara la fonction de celui qui doit remettre les choses en ordre. C’est-à-dire remettre le territoire de Côte d’Ivoire dans la galaxie de la françafrique et de la mafia desquelles l’ancien régime tentait, non sans peines et parfois sans contradictions, de le sortir.

Historiquement des Oncle Tom comme Ouattara ont toujours eu pour mission aussi d’empêcher le retour au pouvoir ou l’arrivée au pouvoir des partis ou des hommes qui portent des idées jugées communistes et par conséquent déclarées dangereuses pour les intérêts des belles démocraties occidentales vivant et survivant avec du sang et des ressources volées de ce qu’elles nomment le tiers-monde. Ce type d’hommes fait florès en Afrique. Quelques exemples : Mobutu contre le dangereux communiste Lumumba et tous ceux qui se réclament des idées d’indépendance, Eyadema Gnassingbe et son fils contre Sylvanus Olympio et ses héritiers politiques, Bongo père et fils contre le peuple africain au Gabon, Blaise Compaoré contre Thomas Sankara et ses héritiers politiques, Amadou Ahidjo puis Paul Biya contre l’UPC au Cameroun…et plus fraîchement, Moustafa Abdel Jalil et son fameux CNT contre Kadhafi et les acteurs de la Jamahiriya.
Ces individus historiquement insignifiants sont érigés en administrateurs coloniaux avec le titre de président afin qu’ils émasculent leur peuple et mettent fin à tout processus de développement endogène et autonome. Ils sont là pour maintenir l’extraversion multiforme de l’Afrique.

Lynx.info : ….. mais le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé pense que la Côte d’Ivoire n’a jamais autant été sur la voie démocratique. Votre avis ?

N’oublions jamais qui est Alain Juppé. C’est un délinquant, un corrompu condamné par le Tribunal de grande instance de Nanterre en 2004 à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 ans d’inéligibilité (réduits à 14 mois et 1 an en appel). Juppé est un repris de justice, fait ministre des affaires étrangères dans un pays dont la classe politique est l’une des plus prostituées au monde. Malgré tout élu maire de Bordeaux, Nicolas Sarkozy au faîte de l’impopularité a dû solliciter ce repris de justice pour donner une envergure à son gouvernement composé que de courtisans larmoyants et lécheurs. On imagine le niveau de la déliquescence morale si on en est arrivé en France à rappeler aux charges étatiques quelqu’un qui a été condamné pour des « arrangements illégaux et prise d’intérêts illégale…de nature insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi » et pour avoir « trompé la confiance du peuple souverain ». Quand un type du genre concourt à placer à la tête d’un territoire africain, un homme et vient vous parler de « voie démocratique », il vous faut savoir à quoi il fait allusion.

Lynx.info : On parle aussi des loges maçonniques qui ont installé des réseaux au sommet de l’Etat de Côte d’Ivoire. Quelle est leur capacité de nuisance dans les pays africains ?

Les loges maçonniques rassemblent le gotha de la mafia africaine. Leur première clientèle est ce qu’on appelle « les chefs d’Etats africains ». Puis, il y a les « ministres », les « hommes d’affaires »…etc. La stratégie de ces loges est de posséder ce qui est, par renversement de valeurs, appelé « les élites africaines », c’est-à-dire les représentants locaux du système colonial. Ce faisant, elles exercent leur influence efficacement et créent des conditions d’investissements favorables, c’est-à-dire les conditions du pillage à leurs membres métropolitains.

Se créent des liens mystiques qui sont en réalité des relations mafieuses aux fins purement économiques. On remet aux tyrans africains quelques gadgets constitués de colliers et d’épée, on leur entoure la taille avec quelque sacoche et on leur apprend quelques paroles et gestes mystificateurs. Ils sont admis dans quelques cercles où ils jouent des rôles de serviteurs de café ou d’eau. Quand ils sont en difficulté avec leur peuple, les loges leur viennent en aide grâce à leurs réseaux médiatiques et politico-militaro-affairistes. En contrepartie, les dictateurs africains offrent de l’argent liquide à leurs frères maçons, financent directement leurs campagnes politiques et offrent des contrats commerciaux divers ainsi que l’exploitation des richesses africaines à leurs compères et aux alliés de ceux-ci.

Etant entendu que les satrapes africains n’ont aucune légitimité populaire, ils se retrouvent parfaitement dans ce type de jeu. Ils espèrent trouver dans ces loges ce qu’ils n’ont pas obtenu du peuple. En mettant sous contrôle psychologique ces guignols africains, les maçons métropolitains s’offrent l’Afrique et la pille allègrement au nom de la fraternité maçonnique. C’est là que se trouve leur dangerosité.

Lynx.info : Le journaliste et directeur du quotidien gouvernemental Fraternité Matin, Venance Konan ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Guillaume Soro. Soro, pour vous c’est qui ?

Guillaume Soro n’est pas plus pour nous ce qu’il est pour tout africain informé. C’est un criminel de guerre, un garçon de course à qui on a remis des armes pour détruire toute tentative autonome et ramener le territoire de Côte d’Ivoire dans « le droit chemin », celui que les occidentaux ont fixé à l’Afrique depuis cinq siècles maintenant. Et, vous voyez, vous-mêmes l’accueil dont il est l’objet. Récemment, le fameux procureur de la très sélective cour pénale internationale Luis Moreno Ocampo est allé rencontrer Soro et ses amis. La posture que Moreno Ocampo adopte sur les photos montre à quel point lorsqu’une certaine justice fréquente les criminels et s’allie au crime, l’atmosphère peut être décontractée et radieuse.

Au demeurant, des personnages comme Guillaume Soro sont extrêmement nuisibles. Car, ils sont caractérisés par trois traits : ils sont idéologiquement vides, matériellement avides et ils sont partisans du principe selon lequel la fin justifie les moyens. Lorsqu’un prétendu journaliste lèche ce type d’individus c’est qu’il joue dans la même cour que lui. Au fond, que voulez-vous que Venance Konan fasse? Il n’a pas le choix. Il doit lécher des gens qui lui ont donné la direction de ce journal. C’est du clientélisme primaire. Pas plus !

Lynx.info : L’erreur de Laurent Gbagbo n’aura pas aussi de faire d’un rebelle un serviteur de haut niveau de la république ?

Non ! Le rebelle Soro et sa bande de voyous ont été imposés au président Laurent Gbagbo. Par la loi des armes, la France a imposé une nouvelle donne en Côte d’Ivoire faisant de la racaille, une entité politique avec qui compter. Les tueurs deviennent des dirigeants en costume cravate à qui on déroule le tapis rouge. C’est le règne des antivaleurs. Les anti-modèles sont portés au firmament de la société. Ceci est planifié et réalisé pour des fins terroristes. Et lorsque le terrorisme occidental triomphe, la marge de manœuvre des représentants démocratiquement élus se rétrécit alors même que celle des complices et des exécutants des basses œuvres s’agrandit.

Face à loi des armes, soit on a les armes plus lourdes et des stratégies plus efficaces et on triomphe des « rebelles », soit on n’est pas à la hauteur et on perd tout. La solution intermédiaire c’est qu’on ne peut ni l’un et qu’on ne veut ni l’autre. Ici, on est obligé d’avaler des couleuvres en intégrant des assassins dans la « machine étatique ». Le seul mérite de cette dernière option, à moins de reprendre le dessus autrement, est de retarder la chute du pouvoir légitime.

Lynx.info : Le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly dit que ce sont Obama, Sarkozy et Cameron qui veulent voir Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale.

Qui peut douter de cela ? Sarkozy doit être celui qui le désirerait le plus. Il faut punir au-delà du simple renversement de son régime, le président Laurent Gbagbo. Il faut l’humilier et montrer aux africains ce qui arrivera lorsque certains parmi eux oseraient des libertés avec l’attelage occidental et particulièrement français. Ceci s’inscrit dans une ancienne pratique décrite par Pierre Foncin, un des pères fondateurs de l’Alliance Française. Il dit que la capture du roi de Dahomey, Behanzin, sa soumission et sa déportation étaient nécessaires parce que: « la France avait à venger des insultes graves infligées par Behanzin à ses commerçants, à ses missionnaires, à ses représentants officiels, à son drapeau national. » Et, il ajoute une seconde raison encore plus impérieuse à la nécessité de livrer une guerre à Behanzin: « quand on a, comme la France, entrepris la fondation d’un empire en Afrique et que la moindre apparence d’hésitation ou de faiblesse peut encourager des adversaires mal soumis et toujours prêts à reprendre les armes ».

A part ceci, Ouattara a bien intérêt lui aussi à voir le président Gbagbo devant cette cour pénale partiale qui n’a rien d’international. Manifestement, Alassane Ouattara aurait même été plus que comblé si le président Laurent Gbagbo eût été éliminé physiquement car son existence encore aujourd’hui, même dans les geôles lui fait peur. Le président Laurent Gbagbo n’a jamais autant fait peur à Ouattara que kidnappé.

Lynx.info : L’écrivain et journaliste Thomas Hoffnung dans une interview avec le confrère Slate Afrique dit que seul Ouattara peut réconcilier les ivoiriens. C’est votre avis aussi ?

C’est l’éternelle pratique des spécialistes autoproclamés de l’Afrique. Ils transforment le plus abject des tyrans africains en sauveur du peuple. Ils ont pour mission d’embellir les serviteurs les plus courbés des intérêts des propriétaires de presse dans laquelle ils travaillent. Ces propriétaires de presse sont des marchands d’armes, des trafiquants de matières premières, des grands groupes industriels et des multinationales de tout genre notamment de luxe qui tirent leurs marrons du feu qu’ils allument et qui consume l’Afrique.

Ceci dit, il faut reconsidérer l’idée de la « réconciliation » telle qu’elle est présentée aux africains jusqu’à présent. On tente de présenter la situation du territoire de Côte d’Ivoire comme un conflit purement interne, exclusivement entre enfants d’un même pays. Or, il n’y a rien de plus inexact. Le colonialisme français dans sa forme la plus brutale a livré une guerre au peuple africain de Côte d’Ivoire. Toute idée de « réconciliation » qui ne tient pas compte de cette donnée est une imposture.

Souvent, on pense que si la « réconciliation » n’aboutit pas dans un territoire, c’est dû à la mauvaise foi des acteurs nationaux. Tant qu’on ne va pas citer le rôle indirect et direct de l’extérieur dans les guerres et les déchirures en Afrique, la « réconciliation » sera mort-née et tout ce qui sera fait en son nom relèvera du folklore et de la fumisterie. A partir du moment où on perçoit les choses de cette façon, la bonne question à poser et à se poser est celle de savoir si face au colonialisme et ses serviteurs locaux, la bonne attitude est de prôner une « réconciliation » avec eux. En clair, peut-il y avoir « réconciliation » avec un système colonial ? La réponse est non ! On ne peut et ne doit pas se livrer au spectacle d’une « réconciliation » avec nos bourreaux et leurs complices locaux. Faire le contraire reviendrait à inscrire notre peuple dans la permanence de l’injustice, de la misère et du suicide. Il faut combattre jusqu’au bout ceux qui se sont déclarés nos ennemis et leurs exécutants locaux. Il n’y a pas d’autre voie si notre peuple veut vivre et bâtir un avenir meilleur à ses enfants.

Lynx.info : Les tueries dans la Côte d’Ivoire profonde ne semblent pas émouvoir la communauté internationale, encore moins Ouattara. Comme l’expliquez-vous?

L’occident alias « la communauté internationale » n’est pas là pour s’occuper de ce type d’histoires. Mieux, elle provoque et entretient des massacres dès lors qu’ils facilitent le mercantilisme terroriste. Si ces massacres permettent d’écarter tout esprit qui gêne la domination et le pillage, eh bien, ils sont décrétés nobles et couverts par l’impunité la plus absolue. Désolé, mais c’est comme cela que ça se passe dans la réalité. Puisque nous ne parlons pas du monde fictif dans lequel certains africains adorent naviguer avec des sophismes les plus confus, il faut décrire le monde réel tel qu’il fonctionne.

Il existe bel et bien des schémas qui visent une Afrique sans africains. On a vu certains de ces plans mis en exécution en Afrique avec des armes biologiques, bactériologiques et chimiques en dehors des mitraillettes, des avions de combat et des chars. Bref, comment voulez-vous que nos meurtriers qui ont toujours rêvé de nos biens s’occupent de notre état de santé ? Ils mettront, au contraire, tout en œuvre pour accélérer notre disparition. C’est pour cela que la question ne se pose pas dans les termes dans lesquels vous la formulez. Elle se pose plutôt de savoir si les massacres aussi bien en Côte d’Ivoire que dans d’autres satrapies africaines émeuvent les africains. Il s’agit de questionner les actions africaines contre les massacres qui conduisent progressivement à l’accident final. Les compatriotes du Mali se soucient-ils qu’on massacre nos compatriotes en Somalie ? Les africains du Togo s’émeuvent-ils des tueries en Centrafrique ? Les africains en Guinée manifestent-ils leur mécontentement aux brimades subis par notre peuple en Djibouti ? Voilà la bonne question. Les africains se soucient-ils des africains ? Le jour où les africains retrouveront l’esprit de peuple, les tueries dans les hameaux les plus reculés en territoire africain susciteront des actions les plus vigoureuses qui feront cesser la banalisation de la vie de notre peuple.

Lynx.info : Je vous remercie

Merci à vous.

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

 

Lire la suite

Sale temps pour Guillaume Soro. La CPI veut l'entendre avant décembre 2012 !

26 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Sale temps pour Guillaume Soro. La CPI veut l'entendre avant décembre 2012 !

Guillaume-Soro1.jpg

Haut du formulaire

Sale temps pour Guillaume Soro Kigbafori, chef de l’ex-rébellion armée et nouveau président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Selon des sources concordantes, la Cour pénale internationale (Cpi) aurait demandé au bureau du procureur de traduire devant sa juridiction, M. Soro, avant la fin du mois de décembre 2012. La pression est actuellement faite sur Alassane Dramane Ouattara pour qu’il exécute cette exigence de la justice internationale. Mais cela est-il possible ? L’actuel chef de l’Etat ivoirien pourra-t-il accepter d’extrader vers La Haye, l’un de ses hommes de main ?

Recevant Mme Fatou Bensouda, alors procureur adjoint de la Cpi, en visite en avril 2012 à Abidjan, puis Luis Moreno Ocampo, à l’époque procureur de cette juridiction internationale, Alassane Ouattara avait déjà fait savoir que la Côte d’Ivoire a dorénavant décidé de ne plus extrader ses ressortissants vers la Cpi. Le chef de l’Etat estimant que la Justice ivoirienne est désormais à même de juger les Ivoiriens inculpés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Selon des sources diplomatiques, cette décision du régime Ouattara continue de fâcher la Cour pénale internationale (Cpi) parce que le gouvernement ivoirien avait donné son accord formel de coopération pleine et entière dans le cadre des procédures engagées pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale. Mais aussi pour les crimes commis dans le pays en septembre 2002. C’est dans cet ordre d’idée que le président Laurent Gbagbo a été déporté à La Haye, en novembre 2011, en violation de toute procédure par la Cpi en accord avec le régime Ouattara et la France sous Sarkozy. Selon nos sources, la Cpi joue grandement sa crédibilité dans le dossier ivoirien. D’autant que pour une bonne partie de l’opinion nationale ivoirienne et internationale, la Cpi constitue une juridiction partiale dans la crise ivoirienne. Elle est même soupçonnée de soutenir le camp Ouattara contre le camp Gbagbo. La Cpi se trouve donc dans un dilemme. Si elle accepte de ne juger que M. Laurent Gbagbo seul alors que MM. Alassane Ouattara, Guillaume Soro Kigbafori et leurs ex-chefs de guerre ont aussi une part de responsabilité dans tout ce que la Côte d’Ivoire a vécu ces dernières années, elle perdra définitivement sa crédibilité. Si elle ne l’accepte pas, c’est sûr qu’elle aura de la crédibilité aux yeux de l’opinion nationale et internationale qui pense, à raison, qu’il existe en Côte d’Ivoire, une Justice des vainqueurs instaurée par le régime Ouattara. Dans laquelle s’inscrit la procédure de la Cpi contre le président Gbagbo. Selon des sources diplomatiques, la Cpi a conscience que son image est fortement détériorée dans le dossier ivoirien. C’est qu’elle exige le bureau du procureur fasse bouger les choses pour extrader Guillaume Soro avant la fin 2012. Après quoi, suivront les seigneurs de guerre et immanquablement Alassane Ouattara.

Par Robert Krassault

Source : Lynxtogo

 

Lire la suite

Le rôle irremplaçable de Ruben Um Nyobé dans l’histoire du Cameroun et de l’Afrique par Enoh Meyomesse.

26 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Le rôle irremplaçable de Ruben Um Nyobé dans l’histoire du Cameroun et de l’Afrique  par Enoh Meyomesse.

Enoh1.jpg

 

Bien peu nombreux sont les camerounais qui apprécient à sa juste valeur le rôle déterminant que Ruben Um Nyobé a joué comme catalyseur des indépendances en chaine des anciennes colonies camerounaises d’Afrique noire tout au long de l’année 1960. Il n’est perçu que comme le véritable père de l’indépendance du Cameroun, sans plus, titre qu’Ahmadou Ahidjo, malgré une puissante propagante, et une répression térace de vingt –quatre longues années, n’est pas parvenu à lui ravir. Et pourtant, sans lui, point d’indépendance au Cameroun en 1960, ni au Togo, qui bénéficiait du même statut international que le Cameroun, ni au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Dahomey (Bénin), au Tchad, au Gabon, Congo Brazzaville, en RCA, etc. De même, sans lui, point de réunification du Cameroun le 1er octobre 1961, la preuve étant que le Togo qui avait été divisé comme notre pays, n’a pas, quant à lui, été reconstitué, même partiellement ainsi que l’a été le Cameroun. La partie du Togo passée sans administration britannique, a été définitivement incorporée au Ghana. Dans le pays sylvaniers Olympio, l’équivalent de Ruben Um Nyobié, ne s’était pas véritablement, même si lui, pour son bonheur, était parvenu à conquérir le pouvoir et à l’exercer, avant d’être assassiné par Etienne Eyadéma, devenu plus tard Gnassigbé Eyadema.

Um NyobeUm Nyobe

 

NOIR À L’UNION FRANÇAIS

Tout commence par l’opposition catégorique de Ruben Um Nyobé au projet d’intégration pure et simple du Cameroun dans le grand ensemble créé par la France à la t** de sa constitution de 1946, et qui remplaçait. Il s’agissait pour le gouvernement français. Il s’agissait pour le gouvernement français de passer outre le statut de territoire sous tutelle des Nations Unies dont jouissait le Cameroun, et d’en faire tout bonnement un territoire colonial français au même titre que l’étaient la Haute-volta (Burkina Faso), le Sénégal, le Soudan français (Mali), le Dahomey (Bénin), l’Oubangui-chari (RCA), etc. Dans  cette optique, la citoyenneté français avait été accordée aux camerounais par la loi Lamine Gueye du 7 mai 1946, député du Sénégal à l’Assemblée constituante française élu le 21octobre 1945, en même temps qu’Alexandre Douala Manga Bell au Cameroun. C’est ce qui explique également le fait que des camerounais, au même titre que les ressortissants des autres, territoires français d’Afrique et Madagascar car, s’étaient retrouvés au parlement français à Paris : Paul Soppo Priso, Kemajou Daniel, Ahidjo Ahmadou, Pierre Votovo, Okala Charles, Nyoya Arouna, André-Marie Mbida, Allexandre Douala Manga Bell, etc.

Ruben Um Nyobé aura bataillé farouchement contre cette absorption du Cameroun, faisant inlassablement prévaloir la spécificité de notre pays au sein du sous ensemble politique que constituant l’Afrique Equaotoriale Française, AEF, avec pour capitale Brazzaville. L’action opinatre du leader de l’UPC avait été, à  n’en pas douter, à l’origine du fait que le gouvernement français.

S’était abstenu d’incorporer des camerounaise n son sein, ainsi qu’il le faisait pour de nombreuse autres Africains : Blaise Diague et Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Félix Homphoét-Boiguy de côte d’Ivoire, Modibo Keita du Soudan français (Mali), etc.

L’opposition à l’intégration du Cameroun dans l’Union française menée par Ruben Um Nyobé, une fois momentanément récupérée par André-Marie Mbida au lendemain de la dissolution de l’UPC au mois de juillet 1955 par décret du gouvernement français, avait permis à ce dernier de se faire aisément élire député au Cameroun à l’Assemblée nationale française à Paris, au mois de janvier 1956, contre le colon à la fois le plus nuisible et le plus puissant du Cameroun, Louis-Paul Aujoulat. André-Marie Mbida avait axé sa campagne électorale sur les thèmes que développait Ruben Um Nyobé réduit à la clandestinité suite à l’interdiction de l’UPC, et avait ainsi conquis le cœur des camerounais dans la circonscription électorale au Sud Cameroun, à laquelle il s’était porté candidat.

 

NON À LA LOI-CADRE DÉFÉRÉ DU 23 JUIN 1956

1954. après avoir mené pendant neuf longues années, la guerre  contre Ho chi minh en Indo-chine et l’avoir perdue de manière humiliante au mois de juin, par la débâcle de Dieu bien phu, le gouvernement français avait finalement consenti à accorder l’indépendance à l’Indochine, l’une de ses colonies d’Asie.

Tout juste cinq mois plus tard, à savoir le 1er novembre 1956, les Algériens avaient déclenché, à leur tour, leur guerre d’indépendance.

1955. des maquis voient également le jour en Tunisie et au Maros, toujours pour l’accession de ces deux pays sous domination française à l’indépendance.

1956. le gouvernement français ramène de l’île de Madagascar où il avait exilé, pour cause de revendication de l’indépendance, le roi du Maroc, Mohamed V, grand-père de l’actuel souverain, et libéré dans le même temps le leader indépendantiste Habib Bourrguiba Tunisie, après dix ans de prison. S’était résolu à vidée que les peuples marocain et tunisien étant déjà irrémédiablement acquis au défis d’indépendance, il n’y avait plus rien d’autre à faire que de la leur accorder. Ce qui fut fait au courant de cette année-là.

Cette série d’évènement totalement inattendus avait provoqué une grande effervescence en Afrique noire et à Madagascar au point où l’Elycée s’était retrouvé contraint d’offrir également à cette partie de l’Union française, quelque chose de semblable à l’indépendance, sans toutefois l’être. C‘est ainsi qu’il fait voter la loi-cadre Defferre le 23 juin 1956. Que prévoit-elle ? 1- l’octroie du pouvoir législatif aux assemblées territoriales d’Afrique noire et Madagascar ; 2- La constitution de gouvernement locaux au sein de l’union française dépourvus toutefois de politique extérieure, de défense (pas d’armée autre que française) et monétaire, la banque de France continuant à demeurer la banque centrale, et le franc des colonies françaises d’Afrique, franc CFA, la monnaie en vigueur. C’est ce que l’on avait baptisé poliment « autonomie interne ».

La réaction de Ruben Um Nyobé ne s’était pas fait attendre, suivi timidement par quelques autres leaders politiques camerounaise parmi lesquels l’un des plus en vue à l’époque, Paul Soppo Priso président de l’Assemblée territoriale du Cameroun, ATCAM depuis le mois d’avil 1954 : « Non à l’autonomie interne, Oui à l’indépendance ». Ruben Um Nyobé et l’UPC avaient mené une campagne si efficace contre la loi-cadre Defferre que tout le Sud Cameroun l’avait rejeté. A l’époque, il y avait un vin rouge dont raffolaient les camerounais : Kiravi, ceux-ci en avaient récupéré le nom et l’avaient transformé de la manière suivante : kamerun pour le « K » International, pour le « I », refuse Autonomie, veut International Refuse Autonomie, veut indépendance » : Kiravi.

Hors du Cameroun, seuls Léopold Sédas Senghor du Sénégal et Djibo Bakary du Niger, comme leaders politiques les plus en vue et naturellement les étudiants africains en Francs, regroupés au sein de la FEANF, Fédération des Etudiants d’Afrique Voire en France, partageaient la même opinion que Ruben Um Nyobé. Ce dernier et eux avaient dénoncé vigoureusement la duperie que constituait la loi-cadre Defferre, pour les Africains, et avaient révélé que la fameuse « autonomie interne » à la faveur de laquelle André-marie Mbida allait devenir quelques mois plus tard le tout premier ministre du Cameroun sous administration française ne signifiait guère une étape transitoire vers l’indépendance, mais plutôt, un refus pure et simple de celle-ci par le gouvernement français.

 

LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE D’INDÉPENDANCE LE 18 DÉCEMBRE 1956 : UNE ACCÉLÉRATEUR PHÉNOMÉNALE DE L’HISTOIRE AFRICAIN

 

Le déclenchement de la guerre de libération nationale dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre 1956 a été l’acte politique le plus courageux, le plus audacieux et le plus décisif qu’à posé Ruben Um Nyobé. Pour obtenir la fin de colonisation du Cameroun. Tout comme ce type de guerre avait abouti à l’indépendance de l’indépendance de l’Indochine, de la Tunisie, du Maroc de l’Algérie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angola, du Zimbabwé, du Mozambique, etc, la guerre qu’avait déclenchée Ruben Um Nyobé a abouti à la proclamation de l’indépendance du Cameroun trois années seulement plus tard, à savoir le 1er janvier 1960. Ce n’est pas tout, elle a provoqué celle de tous les autres territoires coloniaux français d’Afrique noire et Madagascar, tout au long de l’année 1960.

Comment les choses se sont-elles déroulées ? Tout d’abord, le gouvernement français avait compris, au lendemain de la nuit du 18 au 19 décembre 1956, que le Cameroun lui était désormais perdu, au même titre que venaient de l’être l’Indochine la Tunisie et le Maroc. Il avait par conséquent définitivement abandonné son projet d’incorporer le Cameroun dans l’Union française c'est-à-dire de lui faire perdre son statut de territoire sous tutelle des Nations Unies appelé à accéder au bout d’une période plus ou moins longue à l’indépendance. Le gouvernement français constatait en outre que Ruben Um Nyobé le prenait de vitesse et mettait de ce fait un terme au délasoire diplomatique auquel il se livrait avec succès jusque-là à l(ONU, et qui visait à ne jamais fixer quelle que date que ce soit pour la levée de la tutelle autrement dit, pour l’indépendance du Cameroun.

En effet, sur quoi allait totalement déboucher la guerre de Ruben Um Nyobé ? sur une proclamation unilatérale de l’indépendance par les camerounais, dans ces conditions se serait sur détriment de la France, ou dans le meilleur des cas, sur des pourparlers hardus tels ceux qui avaient coutraient le gouvernement français en poisition défavorable à l’Indochine, au Maroc et à la Tunisie.

Face à cette double perspective catastrophique pour lui, le gouvernement français n’avait plus qu’une seule solution, prendre à son tour de vitesse Ruben Um Nyobé et l’ensemble des camerounais en anticipant l’indépendance dont il venait de reconnaître le caractère inéluctable. Pour tout dire, Ruben Um Nyobé, à travers la guerre qu’il avait déclenchée, avait accéléré les évènements, accéléré considérablement l’histoire. Dans l’esprit du gouvernement français en effet, avant la nuit du 18-19 décembre 1956, si jamais il s’avérait impossible d’annuler le statut international du Cameroun, l’indépendance du territoire ne pouvait être envisagée que vers … 1980, voire 1990. Ruben Um Nyobé, par sa guerre, étant en train de transformer le Cameroun, à son tour, en boulet colonial, mais cette fois-ci en Afrique noire, il fallait se débarrasser de ce territoire au plus vite. La guerre ayant déjà gagné le Mungo, le pays Bamiléké et le pays Banen, elle n’allait faire que s’étendre.

La suite, ou la connait. André Marie Mbida qui était opposé à une indépendance à très court terme, a été limogé de ses fonctions de premier ministre. A sa place a été désigné un personnage  jusque-là, quant à long comme à court terme, mais que Jean Ramadier avait rapidement converti à celle-ci, en lui faisant miroiter le poste de premier ministre dans l’immédiat, puis de président de la république par la suite : Ahmadou Ahidjo. C’est lui qui lira le discours d’indépendance le vendredi 1er décembre 1956, là où la France avait livré et perdu une guerre de neuf longues années en Indochine.

 

LA GUINÉE CONAKRY, LE CAMEROUN : POURQUOI PAS NOUS ?

Mai 1956, Charles de Gaulle arrive au pouvoir en France. C’est un adversaire irréductible de la constitution de 1946 qui avait donné naissance à l’Union française. Il rédige de ce fait une nouvelle constitution qui remplace l’union français par la communauté française et organise, pour son adoption, un référendum sur toute l’étendue  de l’Union français le 28 septembre 1958. Le Cameroun, grâce à l’opiniâtre de Ruben Um Nyobé, jouissant d’un statut particulier au sein de cet espace politique et territorial d’autre part étant en proie, toutefois grâce à Ruben Um Nyobé à une guerre d’indépendance féroce, ne fut pas concerné par ce référendum. Il sera le seul de tous les territoires français d’Afrique noire à ne pas l’être. Pour tout dire, sa cause était déjà entendue : l’indépendance à très très court terme. Au mois d’août 1958, Charles de Gaulle part en campagne électorale à travers l’Union française. Il tient meeting à tananarive dans l’île de Madagascar, à Brazzaville au Congo, à Abidjan en côté d’Ivoire, à Conakry en Guinée, et, enfin, à Dakar au Sénégal. Il invite les Africains et Malgaches à voter « Oui » à ce référendum, c'est-à-dire à adhérer à la communauté française. Ce n’est pas tout, il les prévient que ceux qui se hasarderont à voler « non », verront leur territoire immédiatement indépendant, et la France pour la part en tirera les conséquences qui s’imposent. C’est une menace à peine voilée.

Ahmed Sekon Touré de Guinée, pour ce qui le concerne, ne l’entend malheureusement pas de cette oreille. Il lui répond, face à face, dans l’hémicycle de l’Assemblée Territoriale à Conakry : « nous préférons la liberté dans la misère à la richesse dans l’esclavage ». Charles de Gaulle  sombre dans une colère noire. Il instime l’ordre sur le champ à tous les Français de Guinée de boucler leurs valises. Proclame l’indépendance de la Guinée quelques jours plus tard, le 3 octobre 1958. Charles de Gaulle se retrouve ainsi, an Afrique noire, avec deux cailloux dans la chaussure, la Guinnée Conakry désormais indépendante, et le Cameroun sur le point de l’être. Le 24 octobre 1958, le haut-commissaire de la République française à Yaoundé, Xavier Torre, dépose sur le niveau de l’Assemblée Législative, un projet de date de proclamation de l’indépendance du Cameroun : le vendredi 1er janvier 1960. Celle-ci est adoptée par une assemblée aux ordres, car toutes les autres dates que des élus camerounaise non membres de l’UC, le parti d’Ahmadou Ahidjo avaient proposées, avaient été déclaigneusement rejetées. Au nombre de celles-ci, le 1er janvier 1959, préconisé par Tsalla Mekongo Germain, président du groupe des démocrates camerounaise.

En cette fin d’année 1958, tous les dirigeants africains qui avaient voté « Oui » au référendum de Charles de Gaulle, en craignant des représailles de rapport pour eux-mpemes, et pour leurs pays respectifs, observent le gouvernement français et font une découverte bouleversante. Autant la Guinée est sévèrement punie pour avoir voté « Non » au référendum, donc obtenu son indépendance autant le Cameroun, pour ce qui le concerne, évolue tranquillement sans représailles aucunes vers la proclamation de celle-ci. Le 1er janvier 1960 se présente ainsi comme un jour de confusion totale dans les autres pays désormais membres de la communauté française, c'est-à-dire qui venaient de refuser l’indépendance. Dans les jours qui suivent, c’est un lot de récriminations qui se mettent à pleuvoir sur la table de Charles de Gaulle. Elles lui posent l’embarrassante question suivante : « pourquoi pas non ? Le Cameroun serait-il une exception, et si Oui, pour quelle raison ?

La suite, ou la connait. Le journaliste français Jean Lacouture dans la biographie de Charles de Gaulle révèle que ce dernier agacé par les démarches pressantes des autres pays afriacaine qui désiraient à leur tour vivre l’indépendance ainsi que venait de le faire le Cameroun, s’était écrire désespéré : « ils nous quittent tous ». Le 27 avril 1960, le Togo qui était également un territoire sous tutelle des Nations Unies voit son indépendance enfin proclamé – quatre mois après le Cameroun. Puis, en août, c’est au tour du reste des pays membres de la communauté française : Dahomey (Bénin), Sénégal, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, Madagascar, etc.

On le voit bien, c’est Ruben Um Nyobé qui à déclenché tout ce mouvement au cours de la fameuse nuit du 18 au 19 décembre 1956. Cela mérite d’être ou des camerounais.

 

Par Enoh Meyomesse

 

Lire la suite

Blaise Compaoré, le père de toutes les rebellions Ouest Africaines?

26 Septembre 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Blaise Compaoré, le père de toutes les rebellions Ouest Africaines?

 

Blaise compaoreAnsar dine

 

Le 19 septembre 2002, date de l’éclatement de la maudite rébellion en Côte d’Ivoire et la réception le 19 septembre 2012 en France du Président burkinabè Blaise Compaoré, amènent à s’interroger sur les actions obscures et surtout criminelles de cet homme d’état. Pourquoi cette malheureuse coïncidence de date en ce 10ème anniversaire des massacres perpétrés par les scélérats rebelles de Compaoré et de Ouattara ?

 Voici un Chef d’Etat qui, pour parvenir au pouvoir a dû assassiner son ami et Président du Burkina Faso (BF), Thomas Sankara le nationaliste, l’autonomiste, le panafricaniste, le digne fils d’Afrique. Il s’est soumis au diktat de la France qui trouvait en ce patriote un ennemi de ses intérêts. Depuis lors, ce monsieur est devenu un des pions avancés de la France en Afrique et le parrain de toutes les rébellions suscitées et entretenues par l’ex-colonisateur.

Au Libéria, la France, pour amener Charles Taylor au pouvoir, a utilisé Houphouët et Compaoré pour approvisionner en armes et munitions la rébellion libérienne. Ainsi, plusieurs convois d’armes de guerre ont-ils été livrés à ces rebelles soutenus par Compaoré et la France, avec le regard bienveillant du Président Houphouët qui se disait homme de paix et qui laissait ces produits de guerre transiter par la Côte d’Ivoire. C’est donc, au Burkina Faso de Blaise Compaoré qu’ont été déchargées armes et munitions destinées à la rébellion de Taylor via le territoire ivoirien.

En Sierra Léone, le même Président burkinabè a soutenu la rébellion du RUF en pourvoyant celle-ci en armes et munitions par les territoires ivoirien et libérien.

Il s’agissait, dans les deux cas, d’installer des hommes-liges à la solde de l’impérialisme français et occidental pour faciliter le pillage des richesses de ces deux pays riches en matières premières agricoles et surtout minières.

S’il y a donc quelqu’un à condamner dans le cadre de ces rébellions, c’est bien Blaise Compaoré, le Chef de l’Etat burkinabè, la source de ravitaillement des ces rebelles, qui a passé près de 30 ans au pouvoir sans que cela n’émeuve la Communauté Internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO), prompte à vilipender le Président Gbagbo pour ces quelques dix années de pouvoir dont huit longues années de lutte contre la rébellion enracinée au Nord ivoirien grâce aux soutiens de tous genres du Burkina Faso et de la France.

C’est ce même Président du pays dit des hommes intègres qui a hébergé, formé les rebelles ivoiriens sur son territoire à la demande de la France de Chirac. Il est vrai que, selon les dires mêmes des rebelles, ils recevaient, pendant leur séjour burkinabè des moyens financiers d’Alassane Ouattara, montrant ainsi la complicité entre le voltaïque devenu burkinabè et le voltaïque devenu ivoirien.

Il apparait de plus en plus clairement que la rébellion ivoirienne était une guerre, de la France et du Burkina Faso contre le paisible peuple de Côte d’Ivoire, menée par quelques ivoiriens égarés et un très grand nombre de résidents étrangers en Côte d’Ivoire dont une large majorité de guinéens, de burkinabè et de maliens lesquels récoltent, à n’en point douter, les « bons fruits» semés en Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi Blaise Compaoré n’a pas hésité à donner gîtes et couverts à ces marmitons et autres soldats de première classe de l’armée ivoirienne. C’est ce Président, traitre à l’Afrique et à son frère Sankara qui a fait assassiner Balla Kéïta qui se trouvait en son temps au BF comme représentant du Général Guéi pour préparer avec les rebelles le coup d’état contre Gbagbo. Son assassinat fut sans doute le résultat de son refus de marcher selon les desseins macabres des rebelles criminels de Ouattara et Compaoré.

Après avoir éliminé l’obstacle Balla Kéïta, ces rebelles venus du BF de Compaoré et d’Alassane Ouattara, à la solde de la France vont donc dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 s’attaquer, au pouvoir de Gbagbo à Korhogo, à Bouaké et à Abidjan. Cette attaque sur plusieurs fronts fait suite à plusieurs tentatives de coups d’état de ces rebelles qui se sont soldées par des échecs cuisants. Elle marque le désir, sans cesse, affirmé de ces exécutants des basses œuvres françaises d’en finir avec le régime Gbagbo.

C’est pourquoi, cette attaque a été conçue par Compaoré «himself» dans l’optique de se transformer, en cas d’échec, en une rébellion armée et une sécession du territoire ivoirien pour fragiliser le pouvoir de Gbagbo en pillant les richesses ivoiriennes pour son propre compte, pour les intérêts du BF et pour avoir, selon le bon vouloir de la France, le Président ivoirien, à l’usure.

Cette rébellion de Compaoré a conduit ses hommes sans foi ni loi à massacrer et sacrifier de nombreux ivoiriens. Ainsi, des milliers de sympathisants et militants du FPI, de même que des originaires de l’Ouest et du Centre-Ouest  ivoiriens ont-ils été horriblement assassinés dans ces régions Nord, Centre et Ouest occupées par ces rebelles aujourd’hui appelés sauveurs. Quelle ignominie !!!

Il a été donné de constater que des caisses de munitions retrouvées sur le territoire ivoirien portaient toutes la mention «Ambassade de France au Burkina Faso» attestant ainsi éloquemment que cette rébellion a été montée de toutes pièces par Compaoré au BF pour le compte de la France, son mandant. De plus, l’occupation des forêts, des plantations, des maisons et même de certains villages montre bien le désir de conquête de l’Ouest ivoirien par Compaoré.

D’ailleurs, ce pays est la plaque tournante des rebelles où ils ont investi et bradé leurs nombreux butins de guerre. Aujourd’hui, tous les chefs de la rébellion ivoirienne n’ont-ils pas une résidence de luxe au pays de Blaise Compaoré? Ce pays a su tirer un profit énorme de cette rébellion. C’est là-bas que se vendaient et se vendent encore les biens pillés en Côte d’Ivoire: automobiles, bois, café, cacao,… Et cela, avec la participation active des responsables burkinabè qui encouragent ainsi ces vols de richesses des ivoiriens, au bénéfice de populations se disant du pays des hommes intègres. Pouaah !!!

C’est pourquoi les grandes villes du BF pendant cette rébellion sont devenues de véritables ports secs pour les produits en provenance de Côte d’Ivoire (CI) qui seront ensuite exportés vers les ports de Lomé et Cotonou. C’est ainsi que ce pays sahélien est devenu exportateur de produits de la zone forestière: café, cacao, bois… Ces trafics en tous genres se sont toujours effectués avec l’accord des hommes politiques du pays dit des hommes intègres. Quelle intégrité!!!

Compaoré et son pays ont su aussi tirer profit des casses des agences de la BCEAO de Korhogo, Bouaké, Man (villes occupées par sa rébellion) que le gouverneur de la BCEAO d’alors Konan Banny n’a pas daigné sécuriser; c’est pourquoi ces casses ont permis aux rebelles et à leurs parrains africains et français d’engranger plusieurs dizaines de milliards de FCFA que la BCEAO voudrait imputer au contribuable ivoirien. Quelle sorcellerie !!! Ce sont ces casseurs qui, aujourd’hui, lancent un mandat d’arrêt farfelu contre le digne et honnête collaborateur de Gbagbo, Koné Katina qui n’a fait que payer les fonctionnaires et agents de l’Etat en réponse à l’acte criminel de fermeture des banques décrété par le bourreau Sarkozy.

Sachant bien que Compaoré était le pion de la France dans sa guerre contre la CI, et afin de lui donner des chances de se racheter, le Président Gbagbo décida d’utiliser ce parrain des rebelles comme médiateur; ainsi naquirent les accords de Ouagadougou qui devaient conduire au désarmement avant l’élection présidentielle de 2010. Compaoré et ses rebelles refusèrent le désarmement en même temps que la France et les autres membres du CSVIO vitupéraient Gbagbo sur tous les médias déjà acquis à leurs causes funestes, arguant que ce dernier refusait les élections.

La suite donnera raison à ce digne fils d’Afrique. Ainsi, à la place d’une élection, les zones Centre, Nord et Ouest (CNO) occupées par les rebelles venus du BF vont mener une guerre électorale pour chasser et tuer les représentants dans les bureaux de vote, les militants et sympathisants, du candidat Gbagbo; les populations de ces zones seront contraintes de voter le candidat Ouattara sous peine de mort et les rebelles de Ouattara et Compaoré se chargeront de bourrer les urnes avec le concours des soldats de l’ONUCI et de la Licorne. Pour permettre à ces concitoyens d’être utilisés comme bétail électoral, Compaoré, supposé médiateur, a dû imposer à la CEI le report de la présidentielle ivoirienne, le temps d’offrir à son compatriote une victoire forcée dans les zones occupées par sa rébellion.

Malgré tout, Gbagbo a gagné cette élection; c’est alors que la France, les autres membres du CSVIO et Compaoré vont réactiver la rébellion, en augmentant considérablement les armes et les effectifs par le recrutement de mercenaires de la sous région pour livrer une guerre contre le régime de Gbagbo et réussir, grâce aux soldats de France et de l’ONU ainsi que le concours non négligeable des USA, à chasser du pouvoir le candidat proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil Constitutionnel ivoirien que Ouattara vient enfin de reconnaître comme seule institution habilitée à cet effet.

Ce sont des milliers d’ivoiriens qui seront massacrés par ce conglomérat de forces hétéroclites composées de rebelles ivoiriens et burkinabè, de mercenaires maliens, nigérians, burkinabè, libériens, des soldats de la force française Licorne et ceux de l’ONUCI censés être des soldats de la paix de l’ONU.

Voilà l’homme politique Compaoré, Chef de l’Etat d’un des pays les plus pauvres du monde, parrain de toutes les rébellions Ouest-africaines (Libéria, Sierra-Léone, Côte d’Ivoire, Mali …) et même africaines (exemple : son soutien au rebelle angolais Savimbi) qui ne fait qu’agir pour ses mandants français; il y a de quoi souiller la mémoire du digne patriote Sankara dont Compaoré, aujourd’hui vendu, était le plus proche collaborateur.

Heureusement que le chef rebelle du Libéria, Taylor, est confronté aujourd’hui a la CPI; cependant, l’homme-orchestre de toutes ces rebellions, de tous ces massacres des innocentes populations du Libéria, de Sierra Leone , de Côte d’Ivoire et du Mali, reste à ce jour impuni.

Evidemment, ce bras armé de la France en Afrique est protégé, pour le moment, par ces parrains des réseaux politiques, financiers, spirites et même mafieux du CSVIO qui, ne travaillant que pour les intérêts exclusifs de leurs grands groupes financiers, le lâcheront un jour. Ce sera alors, à celui qui disait que Gbagbo méritait d’être traduit devant la CPI, de rendre compte devant les juridictions internationales ou nationales des nombreux crimes de ses rebelles perpétrés en Côte d’Ivoire et dans les autres pays d’Afrique Occidentale. Il pourra par conséquent passer le reste de ces jours en prison afin que prennent fin les rébellions en Afrique. Vivement que ce jour vienne le plus tôt possible!!!

Par NANWOULET G. Simone

Source :Lynxtogo

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>