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Cameroun : La 4eme lettre de Marafa Hamidou Yaya accuse...

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun : La 4eme lettre de Marafa Hamidou Yaya accuse. Indemniser les victimes du crash de la Boeing de CAMAIR, parce que vous avez reçu de l’argent des assurances depuis plus de 10 ans.

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Lettre ouverte de Marafa Hamidou Yaya au président de la République sur les 71 morts du crash du Boeing 737-200 de la Camair le 03 décembre 1995

Appel à rendre justice


Monsieur le Président de la République,

Je vous écris de la prison centrale de Kondengui où je suis incarcéré. Avant tout, je réitère solennellement mon innocence pour les faits qui semblent m'être reprochés et j'espère bien avoir l'opportunité de le prouver devant les tribunaux compétents.

Si je vous saisis aujourd'hui, c'est pour solliciter à nouveau que justice soit rendue dans une autre affaire d'avions (déjà!) où j'avais injustement été incriminé il y a plus d'une dizaine d'années. Décidément, l'histoire a l'art de bégayer ou plutôt de se répéter.

Rendez-moi enfin justice et indemnisez les victimes. Car seule une application saine de la justice permettra à notre Pays de bâtir une SOCIÉTÉ DE CONFIANCE.

D'emblée, permettez-moi de présenter mes très sincères excuses à nos compatriotes qui ont perdu des êtres chers dans le crash du Boeing 737 de la CAMAIR à Douala en 1995. Je ne réveille leur douleur que pour demander à nouveau que justice soit enfin rendue et que les ayants-droit des victimes de cet accident soient adéquatement indemnisés. C'est aussi cela le rôle de l'Etat.

En mai 1994, des accords écrits avaient été conduits à Paris, en France, par lesquels la South African-Airways (SAA) s'engageait à assurer la maintenance des Boeing 737 et 747 appartenant à la défunte CAMAIR.

Du fait de la défaillance et de la grossière négligence dans l'exécution de ces contrats, le Boeing 737-200 immatriculé TJ-CBE et baptisé Le Nyong, s'est écrasé à Douala le 03 décembre 1995, coûtant la vie à soixante et onze (71) personnes. De même, en 1997, le Boeing 747-200 Combi, Le Mont Cameroun, a perdu un réacteur en plein vol, aux environs de Paris, en France. Un de nos compagnons de détention à Kondengui était un des passagers de ce vol. Il en est encore traumatisé.

Les deux (02) pilotes du Boeing 737 étaient des amis. Le commandant de bord, Monsieur Younoussa AMAN SALI et moi nous nous connaissions depuis l'enfance. Nous avons partagé le même banc en classe Terminale "D" au lycée de Garoua. Puis nous avons partagé la même chambre à la Cité Universitaire de l'Université de Yaoundé. Après son décès, j'ai été dans son village à Bé, non loin de Garoua, et en compagnie de son frère le lamido, nous avons prié sur sa tombe qui se trouve à l'intérieur de la concession du lamidat.

J'ai connu le pilote, Monsieur Lombo, lorsque je travaillais à la SNH et que je voyageais beaucoup. Nous nous sommes rencontrés sur son lieu de travail, c'est-à-dire dans les avions. C'était également un camarade d'enfance de mon épouse à Douala. Cela a contribué à nous rapprocher encore plus. Après son décès, mon épouse et moi sommes allés réconforter sa mère et ensemble, nous avons prié sur sa tombe qui se trouve dans la cour de leur maison à Douala.

En 1999, alors que j'étais Secrétaire Général de la Présidence de la République, le Ministre d'Etat délégué à la Présidence, chargé de la Défense, Monsieur AMADOU ALI vous a fait parvenir une note résultant d'un entretien qu'il a eu avec son ami MILA ASSOUTE, d'où il ressort que la négligence de SAA était due au fait que cette entreprise corrompait des autorités du Gouvernement camerounais et de la CAMAIR.

Cette corruption mise à nu, rendait juridiquement nuls les contrats conclus entre SAA et CAMAIR. De ce fait, les paiements de soixante-cinq (65) millions de dollars US (soit au taux de 1$US = 500 frs CFA, Trente-deux milliards cinq cent millions (32.500.000.000) francs CFA) perçus par SAA dans le cadre de ces contrats devraient être restitués à CAMAIR. En outre, des dommages et intérêts devraient être exigés.

A l'époque le Ministre d'Etat, qui m'a toujours jalousé pour des raisons qui lui sont propres et avec qui j'ai entretenu des relations heurtées pendant notre cohabitation au Gouvernement, ainsi que les autres intervenants camerounais dans ce dossier, m'ont présenté comme le principal bénéficiaire des fruits de cette corruption.

Dès lors, tout a été mis en œuvre pour que ma "culpabilité" soit connue de tout le monde. Les mêmes journaux qui ont préparé l'opinion en vue de mon incarcération avaient été mis à contribution, dans le cadre d'une campagne haineuse et particulièrement violente à l'époque.

Imaginez-vous, Monsieur le Président de la République. J'étais votre principal collaborateur. Vous me receviez en audience tous les jours. J'étais supposé être au centre de ce tragique scandale, et je devais vous regarder dans les yeux tous les jours!

Imaginez-vous, Monsieur le Président de la République. Par ma supposée prévarication, je devenais responsable des décès de deux (02) amis proches et d'une soixante dizaine de nos compatriotes!

La conscience tourmentée, j'ai cherché à me rapprocher de ceux qui ont survécu à cet accident. C'est ainsi que j'ai reçu à ma table l'hôtesse de l'air Mademoiselle WELISSANE. De même, chaque trimestre, je recevais à mon bureau, Monsieur NDONG TOUNG, adjoint au directeur des affaires générales à la Présidence de la République également rescapé de ce crash. Je lui établissais des ordres de mission pour aller effectuer ses contrôles médicaux en France et y rencontrer son psychiatre.

Au-delà du regard de ces deux compatriotes, j'essayais de sonder leur âme pour savoir ce qu'ils pouvaient penser du monstre que j'étais supposé être. Ce fut une torture permanente pour moi.

Je me suis alors juré de ne rien ménager afin que la vérité soit connue au sujet de cette affaire et que justice soit rendue. La providence m'y aidera.

Sur vos instructions, j'ai saisi par correspondance en date du 26 août 1999, le Directeur Général de TRANS-NET Ltd de cette affaire (cf. Annexe 1). Par la suite, j'ai signé un arrêté en date du 14 novembre 2000 portant création d'un comité de suivi de l'exécution des contrats de maintenance des avions entre CAMAIR et TRANS-NET-SAA (cf. Annexe 2).

Ce comité avait pour mission entre autres, «d’ester en justice et défendre les intérêts de CAMAIR et de l'Etat du Cameroun dans les différends pouvant naître à l'occasion de l'exécution de ces contrats».

Dans le cadre du travail de ce comité, le mécanisme de cette corruption a été mis à nu, les différents acteurs et bénéficiaires ont été identifiés et certains l'ont reconnu formellement, au vu du rapport de mission en date du 07 décembre 2000 que le comité vous a adressé.


A AUCUN MOMENT MON NOM N'A ÉTÉ ASSOCIÉ A CETTE SCABREUSE AFFAIRE.

Je vous avais alors proposé que le gain financier que notre pays devait tirer de l'action engagée en justice puisse être utilisé de la manière suivante:

a) Indemniser les ayants-droit des victimes de l'accident du Boeing 737 à hauteur de cent millions (100.000.000) de francs CFA par personne.

b) Renflouer la CAMAIR avec la différence afin de consolider les fonds propres de cette compagnie.


Dès lors, j'étais devenu le témoin gênant. En effet, ceux qui avaient intérêt à ce que je sois présenté comme le bénéficiaire des fruits de cette corruption avaient été formellement démasqués et ont été pris de panique. Non seulement la presse ne parlera plus de cette affaire, mais une stratégie insensée et diabolique sera mise en œuvre pour me discréditer définitivement.

C'est ainsi que les concernés ont pris langue avec Monsieur BANTU HOLOMISA, à l'époque membre du parlement sud-africain, président du parti politique "United Democratic Movement" et en mal de notoriété. Celui-ci a écrit une lettre ouverte en date du 27 mars 2002 adressée à Son Excellence THABO MBEKI, alors Président de la République d'Afrique du Sud et à vous-même (cf. Annexe 3); lettre qu'il a lue en séance plénière du parlement sud-africain, demandant la constitution d'une commission d'enquête judiciaire sur l'affaire de corruption impliquant la société TRANSNET.

Dans cette lettre, Monsieur BANTU HOLOMISA reprend, selon lui, les allégations faites dans la presse camerounaise selon lesquelles mon épouse (Nommément citée) aurait fait plusieurs voyages en Afrique du Sud pour recueillir les pots de vin de la société TRANSNET.

Effectivement, à l'époque, mon épouse avait fait plusieurs voyages en Afrique du Sud pour des raisons de santé. Elle y a subi plusieurs hospitalisations et opérations chirurgicales dans des formations sanitaires et par des praticiens également connus. Elle continue d'ailleurs à s'y rendre et à s'y faire suivre; son dernier voyage remonte au mois de mars 2012.


MON EPOUSE NE CONNAÎT NI TRANSNET NI SES DIRIGEANTS ET N'EST EN RIEN CONCERNEE PAR LES ÉLUCUBRATIONS DU DÉPUTÉ SUD AFRICAIN BANTU HOLOMISA.

Après la stupéfaction, j'ai par correspondance en date du 12 avril 2002 à lui adressée (cf. Annexe 4) et transmise par DHL (Lettre de transport aérien n° 358.2947.141), informé Monsieur BANTU HOLOMISA que j'ai pris connaissance de sa lettre ouverte avec beaucoup d'intérêt que je la considérais comme une diffamation et qu'à l'issue des procédures judiciaires en cours, je me réservais le droit de le poursuivre en justice. J'ai également porté à sa connaissance que copies de ma correspondance seraient envoyées au Président THABO MBEKI et à Vous-même. La vôtre vous a été transmise le même jour par mes soins (cf. Annexe 5). Celle du Président THABO MBEKI l'a été par DHL (Lettre de transport aérien n° 358.2947.701).

Après plusieurs années, j'ai été informé que l'affaire a été jugée, que TRANSNET a été condamné et que le Cameroun a été indemnisé. A ma grande surprise, AUCUN DES BÉNÉFICIAIRES CONNUS DES FRUITS DE CETTE CORRUPTION N'A ETE INQUIÉTÉ, NI SUR LE PLAN ADMINISTRATIF. ENCORE MOINS SUR LE PLAN PÉNAL.

Même Monsieur AMADOU ALI qui était pourtant à l'origine du déclenchement de cette affaire ne s'y est plus intéressé, en qualité de Ministre de la Justice pendant plus de dix (10) ans, alors qu'une soixante dizaine de nos compatriotes ont perdu leur vie!

Afin de restaurer un tant soit peu mon honneur et celui de mon épouse durablement salis et dont personne ne semblait se soucier, j'ai saisi Monsieur TEM Emmanuel, Avocat camerounais du Cabinet "LAPIN ATTORNEY" basé à Johannesburg, pour engager une action en justice pour diffamation contre Monsieur BANTU HOLOMISA. Je vous en ai rendu compte par note en date du 18 juin 2005 (cf. Annexe 6)

Après avoir étudié le dossier que je lui ai confié et effectué quelques démarches préliminaires, Monsieur TEM m'a assuré de la justesse de ma démarche et de sa conviction d'une issue qui me serait favorable d'un procès éventuel (cf. Annexe 7.). Il m'a cependant mis en garde contre le retentissement médiatique qu'entrainerait ce procès en Afrique du Sud, ce qui ne manquerait pas de porter un préjudice certain aux relations entre ce gays et le nôtre.

J'ai sollicité une audience au cours de laquelle je vous ai fait part de cette mise en garde de mes avocats. Vous m'avez demandé de mettre fin à cette procédure afin de préserver les intérêts de notre pays. A mon corps défendant, j'ai dû suspendre cette procédure, me privant ainsi de l'opportunité de restaurer mon honneur et celui de mon épouse.

Je vous ai réitéré, à l'occasion de cette audience, la nécessité d'indemniser les ayants-droit de l'accident du Boeing 737 à hauteur de cent millions (100.000.000) de francs CFA par personne, comme je vous l'avais déjà proposé. Ce qui serait justice.

Quelle ne fut ma consternation lorsque quelques années plus tard, les bénéficiaires de cette corruption ont été promus dont certains à des fonctions gouvernementales! Je vous avais alors fait part de Mon refus de collaborer avec Monsieur ISSA TCHIROMA en particulier, par respect pour la mémoire de mes deux (02) amis et des autres victimes du crash du Boeing 737 de la CAMAIR en 1995.


Monsieur le Président de la République,

Rendons justice à ces victimes. Car seule la justice nous permettra collectivement de BATIR UNE SOCIETE DE CONFIANCE.

Les tergiversations pourraient excéder et exaspérer nos compatriotes, comme elles ont excédé et exaspéré Cromwell à son époque pour moins que cela.

En effet, en 1653, après avoir appris que le parlement essayait de continuer à siéger malgré un accord de dissolution et après avoir échoué à s'entendre sur un règlement intérieur applicable, Cromwell perdit patience. Le 20 avril, il prit part à une session et écouta une ou deux interventions. Puis il se leva et harangua les membres du parlement. Ce discours n'a malheureusement pas été préservé mais il a été souvent paraphrasé.
Ainsi a t-il dit: “...you have sat too long here for any good you have been doing. Depart I say, and let us have done with you. In me name of God, go!"


Par Marafa Hamidou Yaya ex Ministre aujourd'hui gatta-man

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De Fame Ndongo à Marafa: une névrose créationniste au service d’un messianisme politique sans avenir.

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

De Fame Ndongo à Marafa: une névrose créationniste au service d’un messianisme politique sans avenir.
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       Entre faire du pouvoir une ressource collective pour le bien-être de tous et le garder ad vitam aeternam pour une jouissance clanique des privilèges auxquels il donne droit, le Renouveau National a fait le deuxième choix.

Entre faire du pouvoir une ressource collective pour le bien-être de tous et le garder ad vitam aeternam pour une jouissance clanique des privilèges auxquels il donne droit, le Renouveau National a fait le deuxième choix. Il n’a jamais été un pouvoir pour faire l’histoire mais, de façon orgiaque, un pouvoir pour mettre fin à celle-ci en se concevant comme sa fin. Cette caractéristique foncière en fait à la fois une médiocratie et une dictature politique dont les œuvres portent l’estampille de Jacques-Fame Ndongo et de Marafa, deux de ses figures de proue de longue date. Le premier s’adresse d’ailleurs au second en le désignant par le vocable « camarade Marafa ». Camaraderie idéologique, politique et d’action qui signe leur consanguinité politique et leur ralliement séculaire au RDPC. Fame Ndongo et Marafa sont donc deux acteurs politiques qui gardent l’odeur de la même meute au pouvoir depuis trente ans. Meute dont l’odeur délatrice à laquelle ils participent tous les deux en ce moment, est la marque déposée. Le RDPC en constitue la machinerie productrice, depuis trente, de vérités autoréférentielles par le truchement de la motion de soutien. Autre pièce centrale d’une stylistique du pouvoir transformant le peuple camerounais en un acteur ventriloque. C'est-à-dire en une entité politique qui parle sans ouvrir sa bouche mais à travers celles des marionnettistes, les ministres et directeurs nommés par Paul Biya.

Cela dit, si Jacques-Fame Ndongo boit le Biyaïsme jusqu’à la lie et incarne jusqu’à la caricature les outrances d’un sectarisme qui, drapé dans les plis et remplis d’un système, le conduit à s’enferrer dans la défense de l’indéfendable nous rappelant une version low cost des égarements sartriens sur le castrisme, Marafa n’incarne pas moins l’autre version de la dictature camerounaise, à savoir le fourvoiement d’une intelligentsia traduisant la trahison des clercs dont la clairvoyance ne réapparait que lorsqu’ils reçoivent en pleine gueule l’effet boomerang d’un système à la perpétuation duquel ils ont œuvré corps et âmes depuis des décennies de jour comme de nuit. En conséquence, le spectacle qu’offre actuellement le Renouveau National est assimilable à ce que les anciens Grecs appelaient hubris : une volonté ivre d’elle-même, un orgueil persuadant celui qui l’éprouve que tout est possible pour lui. Paul Biya est certain de continuer à garder le pouvoir en vendant l’image fausse de celui qui lutte contre la corruption depuis trente ans ; Jacques-Fame Ndongo pense mordicus garder ses privilèges en continuant à jouer au mousquetaire du roi, rôle grâce auquel il est ce qu’il est devenu par outrances oratoires récurrentes à la démocratie, et Marafa dégage une foi inébranlable à son destin présidentiel au sein d’un pays dont il a contribué à clouer l’avenir au pilori. Ces certitudes sont la traduction de la névrose qui atteint tout régime et ses membres parce qu’ils ont si longtemps été aux commandes qu’ils se pensent choisis par les dieux et bénis d’eux. Ils sont atteints d’une névrose créationniste imbibée d’une pensée politique messianique dont Jacques Fame Ndongo est le chantre le plus zélé.


- Les « créatures/esclaves » Marafa et Fame Ndongo parlent à leur « créateur/maître », Paul Biya

Né dès 1982 par l’exaltation du statut d’ancien séminariste de Paul Biya de surcroît fils de catéchiste, la transformation de la pensée républicaine par des catégories théocratiques soutenues par une dialectique du maître et de l’esclave, n’a jamais été aussi prégnante qu’avec Fame Ndongo, inspirateur du Renouveau Communicationnel. Le texte pro domo d’une servilité risible que livre celui-ci contre Marafa n’est donc que la confirmation d’une substitution de la République à la théocratie que met en forme depuis longtemps cet éminent professeur camerounais, et dont le dénominateur commun est le culte de la personne Paul Biya canonisé et sanctifiée saint Barthélémy de son vivant. En voici deux morceaux choisis sur la seule année 2010 :

« Ministres, députés, nous sommes tous des créatures du président Biya. Sans son décret, je ne serais rien. C'est la même chose pour les députés. On ne peut pas être député si l'on n'a pas été investi par le Rdpc qui a été créé par le président Biya ».

« Nous sommes tous des créatures ou des créations du président Paul Biya, c’est à lui que doit revenir toute la gloire dans tout ce que nous faisons. Personne d’entre nous n’est important, nous ne sommes que ses serviteurs, mieux, ses esclaves ».

Ce type de crédo asservissant et infantilisant n’est pas gratuit. Il est au service du renforcement de l’état de grâce de son auteur auprès de son « Dieu terrestre » Paul Biya. Il remplace non seulement le terme citoyen camerounais par ceux de « créatures » et « d’esclaves », mais aussi celui de Président par ceux de « créateur » et de « maître » dans une liturgie politique dont le but ultime est de clarifier sa place politique de fou du roi ou mieux, de fidèle des fidèles auprès de lui. Dès lors, quand Fame Ndongo fait une sortie sous forme de diatribe contre Marafa, c’est moins à son camarade de parti qu’il parle qu’à son Dieu pour lui dire moi je te reste fidèle plus que tu ne peux l’être pour toi-même : c’est une louange et une prière adressées à son Dieu terrestre en pointant son doigt vers ses antithèses, les infidèles. Dès lors, tous ceux qui souffrent des oukases du tyran voient leurs contestations réduites en félons et leurs critiques affabulées du masque de traitrise. D’où une incohérence structurante entre le besoin de scientificité que veut afficher Fame Ndongo dans son texte sur Marafa, et le dogmatisme morbide qui en constitue l’inspiration première au point de confondre, tant vérité et justice, que parole de Biya et parole d’évangile. Aussi, sans aucune démonstration clinique du caractère véridique ou faux de ce que dit Marafa, le texte de Jaques-Fame Ndongo s’abîme dans un salmigondis où les discours de son « créateur » sont des repères en dissonance dirimante avec les auteurs qu’ils mobilisent : Jean-Jacques Rousseau fut un défenseur acharné de la liberté de pensée au point de s’être brouillé avec la haute société de son temps dont il refusa de cirer les bottes, Montesquieu fut le penseur de la séparation des pouvoirs que l’opération Epervier foule au pieds ; Descartes et Condorcet étaient des inspirateurs centraux de la rationalité critique aux antipodes de la pensée théocratique à rebours de la sécularisation de la source de la légitimité du pouvoir politique que promeut les évangile selon Fame Ndongo au chapitre Paul Biya versets 1982 à 2012.

L’argumentation de Marafa n’est pas exempte de la névrose créationniste au service du pouvoir messianique. Autant Fame Ndongo adresse des prières à son « créateur » en critiquant le comportement de son « camarade Marafa », autant Marafa parle aux Camerounais en adressant une autre prière à son Dieu, Biya. Nous assistons en fait à une confession à haute voix dans l’Eglise du Renouveau National inspirée par Paul Biya et dont le grand prêtre le plus illuminé est Jacques Fame Ndongo, inquisiteur en chef. En fait, que d’autres traduisent les lettres de Marafa si ce n’est qu’une façon de demander au « créateur » et maître pourquoi m’as-tu abandonné alors que je t’ai toujours donné de bons conseils et que je n’ai jamais été hypocrite ni déloyal. Autant Biya reste « le créateur vénéré » dans les premières correspondances de Marafa, autant il n’est plus qu’un demi-dieu dans les dernières où le ton est moins aux salamalecs et allégeances habituelles qu’à la dénonciation des crimes du paradis dont il est le maître. Aussitôt, Marafa intègre la pensée politique messianique car une fois le saint Barthélémy démystifié, démythifié et déclassé par ses missives décapantes, c’est lui Marafa qui devient le messie politique qu’attend depuis longtemps les Camerounais pour sortir du Biyaïsme, son club formateur. Ce dernier ne court ainsi qu’un risque politique positif. Celui de recevoir à la fois les indemnités de formation du joueur Marafa et les frais de transferts de son joueur dans l’opposition camerounaise. Marafa veut donc aller au bout de la dialectique du maître et de l’esclave selon laquelle, à force d’aller au charbon, l’esclave finit par tout contrôler au point de devenir le nouveau maître. Outre geôle, Marafa essaie d’incarner un j’accuse à la Emile Zola. Il est cependant bien terne car parasité par les fausses notes du concert politique que son auteur a contribué à donner au pays depuis plusieurs années. D’où le bal des imposteurs auquel on assiste. Bal donné par des parties et adeptes d’une même Eglise dont le but identique est de faire oublier les ravages légués au peuple camerounais par le temps nullement béni de son action au service de l’asservissement des hommes, de la violence d’Etat et du griotisme pavé, comme l’enfer, de bonnes intentions.


- A l’infaillibilité du « créateur/maître » de Jaques Fame Ndongo s’oppose sa faillibilité selon Marafa

Les discordes entre partisans d’une même Eglise sont légion dans l’histoire mondiale. Grosso modo, elles ont pour dénominateur commun trois réalités. D’abord, les victoires institutionnelles des défenseurs de l’infaillibilité de l’Eglise sur les défenseurs de la liberté et de l’autonomie de l’homme. Ensuite, la reconnaissance différente du même Dieu. Enfin, la défaite historique de l’Eglise et de ses prêtes sur le besoin ardent de démocratie et d’autonomie des hommes. On peut citer, sans être exhaustif, la controverse meurtrière sur le statut divin du Christ entre Arius et Athanase, l’opposition farouche entre Las Casas et Sepulveda sur le sort réservé par l’Eglise catholique aux indiens, puis la passe d’armes explosive entre Pélage et Augustin sur le péché originel.

Jaques-Fame Ndongo et Marafa, « créatures » du même Dieu créateur de l’Eglise RDPC, sont ainsi informés de quel côté de l’histoire ils se situent. Leurs joutes oratoires ne peuvent en aucun moment permettre au peuple camerounais de sortir du système qui détourne la République de son projet émancipateur. Ce sont de simples débats d’Eglise où, malgré l’occurrence de plusieurs mouvements schismatiques, l’histoire montre que les traditionalistes et les hérétiques continuent très souvent à se mettre à genoux devant le même Dieu même si le rituel de la prière change entre eux. Dans le cas d’espèce, le shiisme au sein de l’Eglise RDPC oppose le traditionaliste Fame Ndongo à l’hérétique Marafa. Le courroux sélectif du premier présente Paul Biya son créateur comme infaillible. En tant que Dieu, il n’est responsable de rien depuis trente ans même s’il possède tous les pouvoirs. Seuls les adeptes de son Eglise ont les mains sales car seules responsables du tripatouillage de la Constitution camerounaise, des tirs à balles réelles sur les Camerounais, des disparus de Bépenda, des multiples assassinats non élucidés et des détournements de deniers publics : le pouvoir infaillible du « créateur » ne fait que des « créatures » qui sont entièrement responsables de leurs actes car les voies de Dieu sont insondables. C’est cela la petite musique politique de Jacques-Fame Ndongo qui joue au loyal inoxydable et jusqueboutiste envers son « créateur », stratégie du fidèle des fidèles à qui « le créateur » pourrait léguer le pouvoir pour l’avoir jamais revendiqué ouvertement mais toujours défendu courageusement. Par opposition, Marafa Hamidou Yaya, ange chassé du paradis pour des geôles putrides, est donc actuellement peint sous les traits de Satan, le traître qui fomente un mauvais coup aux desseins du « créateur » à ses « créatures ». Pris entre les griffes du pouvoir inique qu’il a contribué à construire, Marafa Hamidou Yaya joue la carte de la faillibilité totale de son créateur Paul Biya afin de mieux construire son infaillibilité propre auprès du peuple camerounais, seul et unique vainqueur futur de tous ceux qui piochent sans retenue ni vergogne dans le puits sans fond de l’arsenal des truqueurs.

Pour Fame Ndongo, on ne doit pas dénoncer son Dieu car cela équivaut à le renier et donc à mériter la mort, le salaire du péché. Marafa et Biya veulent quant à eux jouer le même coup au peuple camerounais. Le tromper en lui disant l’un et l’autre après son meurtre, je ne suis pas coupable car je t’avais dit de ne pas le tuer même si nous l’avons tué ensemble.

Thierry AMOUGOU,
Président de la Fondation Moumié.

 

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MAMA SIMONE DON'T CRY : A L'OCCASION DE LA FÊTES DES MÈRES, NOUS VOULONS APPORTER NOTRE SOUTIEN A CELLE QUE NOUS CONSIDERONS TOUS COMME NOTRE MAMAN-HEROÏNE DE CÔTE D'IVOIRE ET D'AFRIQUE : SIMONE

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

MAMA SIMONE DON'T CRY : A L'OCCASION DE LA FÊTES DES MÈRES, NOUS VOULONS APPORTER NOTRE SOUTIEN A CELLE QUE NOUS CONSIDERONS TOUS COMME NOTRE MAMAN-HEROÏNE DE CÔTE D'IVOIRE ET D'AFRIQUE : SIMONE GBAGBO.

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Parce qu'elle a décidé d'être la mère protectrice d'une nation souveraine, l'ex première dame de la République de Côte d’Ivoire est aujourd'hui séquestrée par les suppôts du colonialisme français, après avoir subi une humiliation qu'aucune femme au monde ne mérite. Le plus beau cadeau que l'on puisse faire à une maman dans une situation aussi horrible, c'est cette chanson d'inspiration Divine, dont la diffusion massive apportera au coeur, les germes de l'espoir et du réconfort.
"Mama Simone don't cry"

 


 
http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk 

 

Voici le lien du blog :

http://freesimonegbagbo.wordpress.com/

 Signez et faites signer la pétition à vos amis et familles. 

thank you for signing this urgent petition:

Free Simone Gbagbo Now !

you can help even more by sharing:

   




Libérez Gbagbo ! La nouvelle Vidéo de Komandant Simi OL
à relayer d'urgence :



http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g

La crise ivoirienne qui s’est soldée par l’intervention de l’armée française et le kidnapping du président Laurent Gbagbo, est un point fort de la guerre de civilisation à laquelle nous assistons. C’est une guerre qui date de depuis l’Antiquité et qui est remise au goût du jour sous une forme de guerre totale, menée sur le plan économique politique, médiatique, militaire, mais aussi sur le plan psychologique, culturel et spirituel, impliquant le viol de notre imaginaire. Et dans cette guerre de civilisation, cette guerre totale, l’Afrique est la proie la plus facile.

Et là, j’applaudis avec un zeste d'amertume les occidentaux, ceux-là qui se revendiquent d’une certaine communauté internationale, parce qu’ils ont fait fort dans leur génie machiavélique. Ils ont réussi une telle corruption spirituelle collective des Africains au point de les mettre les uns contre les autres, afin de faciliter leur conquête. Il est vraiment déplorable de réaliser que des gens peuvent avoir du zèle meurtrier contre leurs semblables, par le seul fait de savoir qu’ils sont soutenus par des occidentaux. Alors que par référence à notre culture de sagesse ancestrale et millénaire, on aurait pu s’assoir et discuter. On aurait pu s'assoir et recompter les voix comme l'a si bien proposé le président Laurent Gbagbo.

Il va falloir expliquer à nos enfants, pourquoi le modèle démocratique ivoirien, entièrement calquer de celui de la France devrait-il exceptionnellement se soumettre aux décisions d’une certaine Commission Electorale Indépendante soutenue par des puissances étrangères, alors que toutes les démocraties du monde valident le résultat final des élections présidentielles sur les bases du conseil constitutionnel.

On est ici dans une telle contradiction, une espèce de dichotomie démocratique, un désordre insoutenable. Et ce désordre se résume par ce que nous nous accordons tous à appeler le plus long coup d’Etat de l’histoire, déclenché depuis l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000.

Le nombre de prisonniers politiques de morts et de réfugiés comptés par milliers dans cette crise, traduisant le drame d’un peuple considérablement formé aux idéaux souverainistes du président déchu, emprisonné et en attente des instances de la cour pénale internationale, fait de la question de la réconciliation une problématique assez lourde, voire impossible de résolution dans de conditions défavorables. Par conséquent, cette impasse perceptible dans le processus de réconciliation, fait de la question de la justice, le point névralgique de la situation actuelle de la crise. Une crise qui, submergée par la désinformation, se refuse toujours de dire son nom, afin de dissimuler les besoins de crimes inassouvis et permanents du régime en place, face à son grand défi de spoliation néo-coloniale. En somme il n'est pas délirant de dire que la condamnation du président Gbagbo est un bon moyen de tuer l'espoir d'un retour à la paix, dans ce pays bien meurtri par les atrocités politiques, régies par le colonialisme français imbriqué dans un nouvel ordre international ultra vampiriste.

Faute de lieu de crime sur son peuple, après d’épuisantes années de résistance à ce qui ressemble plutôt à un complot international acharné contre sa politique progressiste, l’ex-président de la République de Côte d’Ivoire attend d’être entendu en justice comme le parfait bouc émissaire, pour des crimes commis par ses impitoyables adversaires politiques. Ayant bien entendu miraculeusement échappé à la mort, suite à des attaques militaires de la France « sarkoziste », en appui à des rebelles « ouattaraistes » désorganisés… Résumé d’une situation de crise qui donne froid au dos, au vu du nouveau virage que prend le sens de la justice dans le monde.

L'Afrique ne peut plus se permettre de livrer ou abandonner ses dignes fils, à l'abattoir des ardeurs néocolonialistes inter-générationnels et multiformes, au péril de son processus de Renaissance. L'africain nouveau doit maintenant accomplir son élévation spirituelle en se livrant à la tâche impérieuse de la mise en fondation des premières pierres de l'édifice de sa souveraineté, guidé par son sens le plus absolu de la solidarité.

Tous à la Haye le 18 juin 2012 pour la libération de Koudou Laurent Gbagbo !
Et que vive enfin la Côte d'Ivoire ! Et que vive enfin l'Afrique !

Komandant Simi OL
Etat Major de la Balistique Sonore.

 

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Pourquoi l’expulsion des ambassadeurs Syriens des pays du grand satan selon Téhéran.

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Pourquoi l’expulsion des ambassadeurs Syriens des pays du grand satan selon Téhéran.

 

 

         

Irib 2012.05.31 P.Dortiguier

http://www.dailymotion.com/video/xr8fii_irib-2012-05-31-p-dortiguier_news

 

Interview 31 mai 2012, de Pierre Dortiguier, spécialiste des questions internationales, à propos de l'expulsion des ambassadeurs syriens. P.Dortiguier expose que l'expulsion (hâtive) des ambassadeurs syriens vise à "aider" les groupes armés qui "travaillent" par leurs exactions à faire échouer le plan de paix de Kofi Annan, approuvé par la Ligue arabe, et qui repose sur un cessez-le-feu. Le prétexte de rupture du plan de paix reposerait dans le massacre de Houla, ce qui est choquant étant donné son caractère de manipulation terroriste avérée. F.Hollande en s'alignant sur les positions des détracteurs du régime syrien agit comme simple supplétif des intérêts américains. On cherche par une atmosphère troublée de massacres, à faire passer pour une ingérence humanitaire ce qui n'est en fait qu'un complot visant à contourner le veto russo-chinois et le succès de Bachar sur la voie des réformes, de même à court-circuiter les efforts de paix russes et du représentant de l'ONU.

 

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Mr. Sarkozy encore 12 jours d’immunité avant le début de la séquence judiciaire

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mr. Sarkozy encore 12 jours  d’immunité avant le début de la séquence judiciaire

 

 

 

 

       

Mediapart 2012 : L'affaire Sarkozy, le cas BHL 

http://www.dailymotion.com/video/xr9che_mediapart-2012-l-affaire-sarkozy-le-cas-bhl_news?start=230

 

 

L'immunité de l'ancien chef de l'Etat prend fin le 15 juin. Après, Nicolas Sarkozy devrait avoir plusieurs rendez-vous avec la justice. Fabrice Arfi, Karl Laske et Michel Deléan font le point. Emmanuel Burdeau s'est, lui, penché sur le cas Bernard-Henri Lévy. 

 

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Cameroun : LE RDPC EN EBULLITION A GAROUA EN IMAGE EXCLUSIVE

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire


Plus rien ne va au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Bagarre entre les militantes lors du séminaire d'information et de sensibilisation des responsables du parti à la base le 2 juin 2012 à Garoua. Au cœur du problème: l'affaire Marafa. Image par Olivier Tseffo de STV (Garoua)

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=cbkbfFS7OOw&feature=youtu.be&noredirect=1

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États-Unis : Obama derrière la cyberguerre contre l'Iran D'après le "New York Times", le président américain est à l'origine du virus Stuxnet qui a frappé le programme nucléaire iranien.

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

États-Unis : Obama derrière la cyberguerre contre l'Iran  D'après le "New York Times", le président américain est à l'origine du virus Stuxnet qui a frappé le programme nucléaire iranien.

 

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À défaut d'une intervention militaire américaine, Barack Obama a trouvé un autre moyen de stopper le programme nucléaire iranien. À l'heure où un nouveau virus, baptisé Flame, frappe les ordinateurs des responsables de Téhéran, le New York Times révèle que c'est le président américain qui serait à l'origine du virus Stuxnet qui a durement touché les centrifugeuses iraniennes en 2010. "Dès ses premiers jours en poste, il a étudié avec attention chaque moyen de ralentir le programme nucléaire iranien - la diplomatie, les sanctions, toute décision majeure", affirme au New York Times un haut responsable de l'administration Obama. "Et il est correct de dire que toute autre activité en cours ne faisait pas exception."

Le responsable désigne ici le programme clandestin de cyberattaque lancé par l'administration Bush sous le nom de code "Olympic Games (Jeux olympiques). Face au camouflet né de la révélation de ses mensonges sur l'existence en Irak d'armes de destruction massive, qui a de fait rendu impossible l'hypothèse d'une guerre contre l'Iran, l'ex-président se serait résolu à lancer, pour la première fois de l'histoire des États-Unis, une toute nouvelle arme secrète contre Téhéran : la guerre cybernétique.

Le paradoxe Obama

Bien loin de mettre un terme à cette pratique inédite, son successeur à la Maison-Blanche aurait accéléré le programme. Barack Obama avait pourtant à maintes reprises exprimé la crainte que la révélation d'une telle pratique ne serve de prétexte à des terroristes pour justifier leur propre attaque sur les États-Unis. "Nous avons évoqué ce paradoxe plus d'une fois", confie au New York Times un des conseillers du président.

C'est justement pour éloigner cette menace que Washington aurait fait collaborer avec l'agence de sécurité nationale (NSA) américaine l'Unité 8 200 de Tsahal. Ensemble, les deux pays auraient créé un virus cinquante fois plus complexe que la normale. Il ne restait plus qu'à le tester. Pour ce faire, les Américains auraient tout d'abord construit des répliques des centrifugeuses iraniennes P-1, se trouvant sur le site d'enrichissement de Natanz, et dont la conception a été achetée par Téhéran au chef du programme nucléaire pakistanais, Abdul Qadeer Khan.

 

Mais ce n'est pas tout, Washington aurait surtout récupéré les centrifugeuses de... Muammar Kadhafi, après que ce dernier eut renoncé à son programme nucléaire en 2003. Une fois l'arme prête, elle aurait été introduite à l'intérieur des centrifugeuses, grâce à des mains complices sur place. D'après l'administration Obama, Stuxnet, qui aurait permis de retarder de 18 mois à deux ans le programme nucléaire de Téhéran, serait un réel succès. Toutefois, ces propos sont contredits par le fait que la République islamique soit parvenue à atteindre en février 2012 des stocks relativement importants d'uranium, lui permettant, si elle en prenait la décision, de fabriquer rapidement une bombe atomique.

Comme toute nouvelle expérience, la collaboration américano-israélienne en matière de guerre cybernétique n'est pas à l'abri d'erreurs. Une faute dans le code, dont chaque camp s'accuse mutuellement de la responsabilité, aurait fait dégénérer le virus. Après avoir contaminé les centrifugeuses iraniennes de Natanz, Stuxnet aurait pénétré au coeur des ordinateurs portables des ingénieurs iraniens qui lui étaient connectés. Le virus, qui n'était pourtant jamais supposé sortir de l'usine, se serait alors propagé à la vitesse de l'éclair sur Internet, se répliquant à souhait, avant de contaminer d'autres pays. Dès lors, son code ultrasecret aurait été exposé aux yeux du monde entier.

Les États-Unis, prochain pays sur la liste ?

Craignant d'être démasqué, Barack Obama aurait alors demandé à ses conseillers s'il devait abandonner l'opération. Mais n'ignorant pas que le virus continuait à endommager les centrifugeuses et qu'il n'était pas dit que les Iraniens avaient réussi à mettre la main sur le code, le président aurait ordonné la poursuite de l'attaque. Deux autres salves auraient suivi dans les semaines suivantes. Elles auraient affecté près de 1 000 centrifugeuses sur les 5 000 que comptait l'Iran à l'époque. Mais il reste un problème de taille. Le New York Times rappelle qu'aucun pays au monde n'est plus dépendant des systèmes informatiques - et donc potentiellement vulnérable aux cyberattaques - que les États-Unis.

Ainsi, selon les experts cités par le quotidien, le pays le plus puissant au monde pourrait rapidement être la cible du même type d'arme qu'il aurait, secrètement, utilisé contre l'Iran. 

Source : Le Point

 

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TRANSFERT DE TECHNOLOGIE VERS L'AFRIQUE: QUEL ENFUMAGE!

4 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

TRANSFERT DE TECHNOLOGIE  VERS L'AFRIQUE: QUEL ENFUMAGE!          Pougala-copie-1de Jean-Paul Pougala

 

Il existe un domaine dans lequel la propagande occidentale excelle particulièrement au sujet de la manipulation de l'opinion publique en Afrique, et ce, à travers ses ONG complices et ses gouvernements, c'est le domaine inexistant et mensonger dit du "transfert de technologie". Car faut-il le rappeler, dans la configuration actuelle du monde et des relations internationales, il n'existe pas de transfert de technologie. et cela pour plusieurs raisons :

LES REGLES DE L'UNION EUROPEENNE

La Commission de l'Union Européenne à travers le Règlement (CE) n° 772/2004 du 7 avril 2004, interdit le transfert de technologie entre les entreprises, et en fixe les exceptions, parce qu'elle juge que cette pratique fausse la concurrence et empêche le progrès de la société. Parce qu'à partir du moment où une entreprise attend que sa concurrente lui livre ses secrets de fabrication, elle n'innove pas, elle ne se bat pas pour remonter son retard, son handicap. De l'autre côté, cette même pratique pousse celle qui donne à dormir sur ses lauriers et se comporter en patron, décidant et manipulant les règles du marché.  En d'autres termes, si une entreprise suédoise communique ses secrets de fabrication à sa concurrente malienne, comme minimum, elle est en train de transformer cette dernière en un rôle de simple spectatrice et destinée à disparaître tôt ou tard, ou à ne demeurer que marginale ou un banal satellite de la suédoise, puisqu'elle aura été poussée à la passivité, à ne pas faire de recherches, à ne pas se battre pour maintenir sa place et conquérir de nouveaux marché.

La Commission Européenne va plus loin dans sa propre définition du "savoir-faire", qui selon elle n'est tel que si cela comporte obligatoirement un élément secret. C'est-à-dire que le fait de communiquer à quelqu'un une information, une technique, une technologie qui n'est pas secrète ne peut être considéré comme un transfert de "savoir-faire", mais une banale opération de sortir quelqu'un de l'ignorance coupable dans laquelle il se trouve.   

Voici en détail comment la Commission Européenne décrit le savoir-faire, le Know-How :

"Savoir-faire (know-how): un ensemble d’informations pratiques non brevetées, résultant de l’expérience et testées, qui est secret (c’est-à-dire qu’il n’est pas généralement connu ou facilement accessible), substantiel (c’est-à-dire important et utile pour la production des produits contractuels) et identifié (c’est-à-dire décrit d’une façon suffisamment complète pour permettre de vérifier qu’il remplit les conditions de secret et de substantialité)".

Si une ONG enseigne à des agriculteurs burkinabés à utiliser un tracteur pour labourer leur champ afin d'avoir moins de fatigue physique et obtenir une plus grande productivité, et qu'elle parle de transfert de technologie, elle ment, et elle le sait. Parce que les techniques qu'elle enseigne sont disponibles au domaine public depuis des siècles. La question qu'il faut plutôt se poser c'est pourquoi cette communauté burkinabé n'a pas eu accès à une technique agricole disponible dans le domaine public ? Soit parce qu'elle n'a pas les moyens de se la procurer soit parce qu'elle n'en n'a pas été informée. Dans un cas ou dans l'autre on a deux problèmes spécifiques bien identifiés à résoudre et qui en aucun cas ne sont liés à une quelconque problématique d'opération de transfert de technologie. En d'autres termes, dans le premier cas, l'ONG qui vient avec le tracteur brûle les étapes et empêche de poser convenablement le problème en amont de comment créer les richesses pour avoir accès à un niveau acceptable de l'appropriation des techniques modernes. Dans le deuxième cas, le problème de la formation en Afrique se pose plus clairement. 70% de la population africaine vit dans les zones rurales et agricoles. Dans les pays francophones en Afrique, il n'existe pas de collège agricole, il existe rarement de lycées agricoles. Il n'existe pour la plupart que la formation universitaire pour devenir ingénieur agronome, mais il manque toute la panoplie de formation initiale et intermédiaire à travers lesquelles on démocratise les techniques agricoles. 

Pour la Commission européenne, tout transfert de technologie ne doit pas violer les règles de concurrence de l’Union européenne, à l'instar de l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Et cette simple formulation signifie qu'il ne peut pas y avoir de transfert de technologie d'une entreprise située dans un pays Européen et son concurrent installé dans un pays africain, puisque les deux entreprises se battent pour conquérir les mêmes clients, les mêmes profits. Et si le système est à somme zéro, c'est-à-dire que ce que gagne l'un est automatiquement perdu par l'autre, pour quelle raison une entreprise florissante doit-elle se mettre des bâtons dans les roues en vendant à son concurrent ses propres secrets de fabrication ?

Même si au paragraphe 3 de ce fameux article 101, mais aussi aux articles 3 et 4,  la commission Européenne pose clairement les conditions  d'exemption à l'interdiction de transfert de technologie à l'absence d'un accord avec "des effets anticoncurrentiels graves", dans la pratique il existe une technique pour mettre les entreprises africaines hors d'état de nuire, hors de tout risque de devenir un jour des menaces potentielles  ou des concurrentes des entreprises européennes.

 

UNE VERITABLE MANIPULATION 

La machination consiste à mettre la notion de "transfert de technologie" dans toutes les sauces afin de faire croire aux entreprises africaines que leur salut viendrait uniquement de la bienfaisance d'un "Blanc" particulièrement bon qui leur indiquerait la route pour qu'eux aussi puissent voir le soleil de la modernité industrielle.  Une fois les défenses des victimes abaissées, on passe à la deuxième étape qui consiste à faire de l'Afrique le dépotoir de l'obsolescence européenne, le vide-ordures de la désuétude occidentale.  De l'industrie à l'armée, en passant par l'habillement et l'automobile, tout est fait pour inonder l'Afrique des produits, des machines, des armes qui vont contribuer à garantir que le continent ne sera jamais un danger, un concurrent ou une menace pour l'Europe.  

Lorsqu'une entreprise Espagnole décide de se séparer d'une machine, c'est le plus souvent parce qu'elle représente un gouffre financier dans la consommation électrique ou le coût trop élevé de son entretien et dans tous les cas, elle limite la compétitivité de l'entreprise par rapport à ses concurrents. La céder à une entreprise marocaine, c'est condamner cette dernière à s'endetter énormément pour un moyen de production qui depuis le jour de son achat ne peut pas tenir le pas de la concurrence. C'est un achat nuisible pour le portefeuille de l'entreprise marocaine et une affaire inespérée pour la vendeuse parce qu'elle réussit à obtenir de l'argent pour une machine sortie depuis longtemps de son tableau d'amortissement. Encore mieux, si elle avait décidé de la mettre à la poubelle, elle serait obligée de payer une entreprise spécialisée pour démonter l'ensemble de la machine et traiter différemment chaque déchet, pour éviter que les parties polluantes se retrouvent dans la nature. En cédant sa poubelle à l'entreprise marocaine, elle réalise un double profit : tenir son potentiel concurrent dans l'état de ne pas lui nuire et économise l'argent de la dépollution.

C'est dans le même esprit que les véhicules-épaves ont été déversés en Afrique avec l'objectif bien affiché d'empêcher l'émergence des marques concurrentes africaines de voitures, capables de mettre à risque le juteux marché européen de l'automobile. Et ceci faisant, on contraignait par là même l'Afrique à être un marché certain pour les voitures françaises et britanniques. Et ceci a duré jusqu'au troisième larron que personne n'attendait, le Japon qui est venu perturber ce magot.

 

Dans le secteur de l'industrie du vêtement, les habits-chiffons déjà portés jusqu'à épuisement par les Européens appelés "friperie" et envoyés ensuite en Afrique, pour une deuxième vie avaient pour principal objectif d'empêcher qu'une véritable industrie de l'habillement voie le jour en Afrique.  Ce faisant, l'Europe pouvait compter sur une main d'œuvre africaine corvéable à volonté pour lui garantir la disponibilité à très bon marché du coton africain, puisqu'il ne pouvait être transformé localement, aidé dans cela par le financement publique aux producteurs américains de coton. Réduisant à néant toute marge de négociation des producteurs africains de leur coton.

QUELLES LEÇONS POUR L'AFRIQUE ?

Le transfert de technologie n'existe pas. C’est un terme purement virtuel qui ne peut pas trouver son application dans un monde réel de l'entreprise où la compétition est sans merci. La vraie différence entre les nations se mesure aujourd'hui en nombre de brevets déposés chaque année. L'Afrique doit refuser cette marginalité psychologique dans laquelle elle est enfermée pour copier les Brésiliens, les Indiens et les Chinois qui passent tout leur temps à scruter les brevets arrivés à échéance pour gommer très vite leur retard sur le plan technologique. Ceci est valable dans tous les domaines, de la mécanique à la pétrochimie en passant par la pharmaceutique. Tous les brevets détenus par les forts d'un moment finissent un jour par tomber dans le domaine public et c'est là qu'il faut aller arracher son propre transfert de technologie, c'est là qu'il faut aller puiser soi-même ce que leurs anciens propriétaires ne sont pas contents qu'on leur prenne. Il faut partir de ces brevets ainsi gratuitement arrachés à l'échéance pour se lancer dans cette concurrence internationale de l'intelligence que sont les brevets, les droits d'auteur, les copyright. Chaque année des centaines de brevets sur les médicaments de cardiologie, neurologie etc. tombent dans le domaine public et n'importe qui peut les reproduire à volonté et tout à fait légalement. Des milliers de logiciels, de pièces mécaniques, de systèmes hydrauliques etc. entrent dans le domaine public et n'importe quelle start-up peut démarrer son activité à Lagos, à Kinshasa, à Niamey ou à Lusaka en les copiant sans payer un seul centime de recherches ou de droit d'auteur. L'Italie avant hier, le Japon hier, la Chine aujourd'hui se sont tous levés en réduisant leur retard technologique en copiant systématiquement tous les brevets à peine tombés dans le domaine public pour ne pas démarrer de moins de zéro. C'est ce qui les a mis dans une position privilégiée pour dépasser les anciens propriétaires de ces brevets. L'Afrique ne peut pas se contenter d'attendre de recycler les technologies obsolètes et inutiles que l'on décide de venir lui vendre à prix d'or. Tous les bureaux des brevets en occident pullulent des œuvres, des détails sur les vieux secrets de fabrication qui sont désormais à disposition et gratuitement. Il faut juste avoir le courage d'aller les prendre où ils sont. Le transfert de technologie s'il existe n'est pas un acte d'angélisme mais relève tout d'abord d'une vigueur, d'une force morale et d'une détermination sans faille de vouloir fréquenter la cour des grands de ce monde, non plus comme larbin, comme valet, comme serviteur, mais comme concurrent, comme cerveau, comme intelligence. et en la matière, l'Afrique n'a rien à envier à d'autres nations, à d'autres continents. Aux pouvoirs publiques africains de comprendre tout ce qu'ils ont à gagner en facilitant et en encourageant les jeunes à la création des "start-up" innovantes par des procédures administratives simplifiées. C'est aussi par cette appropriation de la technologie que passera notre véritable indépendance. 

Douala le 12 Avril 2012.   

Jean-Paul Pougala

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Conférence sur le trafic des nouveau-nés au Cameroun : les réponses de la Sénatrice belge Marie Arena...

2 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Conférence sur le trafic des nouveau-nés au Cameroun : les réponses de la Sénatrice belge Marie Arena à la diaspora camerounaise de Belgique et d’ailleurs.

 

 

             


  http://www.youtube.com/watch?v=odHlB8B7OyU&feature=player_embedded&noredirect=1

Source:camer.be

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LA CHRONIQUE DE Rosalie Kouamé : Les Ivoiriens ont besoin d’être réconciliés… Mais seulement par la vérité et la sincérité et rien d’autre!

2 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

LA CHRONIQUE DE Rosalie Kouamé : Les Ivoiriens ont besoin d’être réconciliés… Mais seulement par la vérité et la sincérité et rien d’autre!

Kouassi                                                                Rosalie Kouamé «Roska

 Présidente Fondatrice - Fondation Roska

 

        Il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire… Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix… comme le dirait le Roi Salomon dans l’Ecclésiaste 3.

En effet, depuis près de 19 ans maintenant, le vent de la guerre qui a soufflé sur la Côte d’Ivoire par la faute des seigneurs de la guerre et leurs suppos, n’a fait que ravager ce beau pays de tout ce qui constituait pour lui autrefois ses points d’attractions - bien-être social, sécurité, paix… La vie quotidienne des Ivoiriens ces dernières années, n’est que « la mort » dans toute ses atrocité. L’homme est égorgé comme un simple poulet, s’il n’est jeté dans le feu pour en sortir braisé comme du poisson ou alors calciné comme du charbon ; La femme enceinte est éventrée. L’enfant est découpé en petits morceaux … 

Dès l’hors, le tissu social qui a été sérieusement déchiré dès les premières heures de la guerre en 2002 ou même avant, n’a fait que se dégrader de plus en plus. Les uns et les autres ont juste chanté la paix pour se donner du temps afin de pouvoir faire la vraie guerre…  Malgré les nombreux accords directs comme indirects, la Côte d’Ivoire s’est retrouvée surarmée de tout côté avec pour objectif vrai, faire la guerre. Malgré les grandes flammes de paix allumées par-ci, par-là,  ce n’est qu’une pluie de guerre qui a demeuré menaçante sur les Ivoiriens jusqu’à ce qu’elle les inonde à la suite des « élections made in Côte d’Ivoire ».  Et ce fut la mort, la mort et la mort… Les pleurs, la peur, la tristesse, la désolation… Au nom du pouvoir par quelques individus et pour quelques individus ou si vous voulez, la « clan-cratie »… Le pouvoir par le peuple et pour le peuple est resté aux oubliettes.   Hélas, et mille fois hélas!

Les survivants quant à eux doivent survivre et apprendre à revivre. Mais comment le faire dans l’insécurité totale, le chômage, la flambée des prix, la cherté du coup de la vie, les renvoies pour ceux qui avaient du boulot, les arrestations arbitraires, les emprisonnements sans jugements, le népotisme, le nombrilisme et le clanisme… ?

Quelle SOLUTION pour cette équation tragique dont la Côte d’Ivoire n’a jamais eue besoin ?

Et bien, comme pour emprunter tout escalier, il faut commencer par la première marche alors, nous allons essayer de « commencer par le commencement »… De l’histoire ressente, nous retenons qu’après une guerre causée soit par l’apartheid, soit par l’imposture ou soit par l’impérialisme ou encore par des malentendus internes,  la solution passe d’abord et avant tout par la réconciliation. La réconciliation est belle et bien le début de toute solution après la guerre. Voilà pourquoi de prime à bord, nous avons besoin de réconciliation en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle une commission Dialogue-Vérité-Réconciliation a été mise sur pied et placée sous les commande du Président Konan Banny.  Je ne parlerai pas au nom des ivoiriens puisque je ne suis pas mandatée pour le faire, mais je peux me permettre de dire que les Ivoiriens détestent la guerre! Les Ivoiriens aiment la vie et aiment vivre dans la paix, la joie, l’harmonie, la fraternité, l’hospitalité, le respect du prochain et l’acceptation mutuelle. 

Si on se fie à cela, on peut dire que malgré la guerre et son corolaire de frustrations, d’indignation, les Ivoiriens vont se réconcilier parce qu’ils en ont besoin. Et Ce n’est pas faux ! Tôt ou tard, les Ivoiriens vont se réconcilier dans une réconciliation vraie. La question est de savoir :

·        quand est-ce que cette réconciliation se fera ?

·        comment elle se fera ?

·        la Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation telle qu’elle tourne sur elle-même aujourd’hui sous les regards interrogateurs des ivoiriens peut-elle les réconcilier ?

·        l’objectif est-il de faire une réconciliation de façade pour satisfaire les occidentaux et attendre de faire la vraie réconciliation  plus tard?

·        une vraie réconciliation peut-elle se faire dans les conditions actuelles ?

·        le Président Banny et sa commission veulent-ils réussir leur mission ou alors pour eux, peu importe les résultats ?

·        Y a-t-il des gens qui auraient intérêts à ce que Banny et son équipe ne réussissent pas cette mission si noble qu’est la réconciliation entre des parties en conflit?

J’ai encore assez de questions à me poser, mais je vais me contenter de ces quelques unes cette fois-ci.

La réconciliation en effet est divine! Elle n’est pas une invention des humains et ne saurait se faire sur des valeurs autres que divines! Pour faire référence à la bible, le Seigneur Jésus a lui-même dit : « pardonnez et vous serez pardonnés. » C’est dire qu’il y a un temps pour pardonner et être pardonné… Le pardon - et donc la réconciliation - est très important pour l’équilibre même de l’homme et donc de la société; surtout quand elle sort d’une guerre. Mais il y a un préalable.

La réconciliation demande un sacrifice qui transcende la nature humaine. Elle demande un sens d’humilité, c’est dire qu’elle ne peut se faire dans une philosophie d’orgueil du genre : « comme j’ai gagné la guerre, alors c’est à moi qu’on doit demander pardon… » ou alors « comme j’ai perdu la guerre, jamais je ne peux accepter cela et c’est à moi qu’il faut demander pardon » La réconciliation demande que chacun pardonne et se fasse pardonner.

La réconciliation si divine, est lumière, donc vérité. Elle ne peut se faire dans les ténèbres et le mensonge. D’ailleurs, le nom donné à la commission ivoirienne le mentionne clairement.

Dialogue-Vérité-Réconciliation…

A-    Dialogue:

Les parties en conflit doivent pouvoir dialoguer… SVP, créez les conditions pour que le dialogue puisse être possible!  Croyez-moi, à ce niveau-ci de ce texte, j’ai des larmes aux yeux, tellement Nanan Houphouët me manque! Qu’avons-nous appris avec ce grand homme qui malgré ce qu’on pourrait lui reprocher, a réussi à faire en sorte que pendant plusieurs décennies, plus de 100 groupes ethniques (les Ivoiriens et ceux que les Ivoiriens ont reçus par hospitalité) puissent vivre ENSEMBLE, dans une paix relative, dans l’harmonie sociale et dans la joie!

L’Attié ou le Gouro se retrouvait à Dimbokro ou à Bondoukou, le Bété ou le Baoulé se retrouvait à Bouna ou à Bangolo, l’Abron ou le Wê se retrouvait à Bouaké ou à San-Pedro sans se soucier… Les conditions étaient réunies pour que nous nous retrouvions dans les mêmes écoles, les mêmes services, les mêmes marchés… en toute quiétude et en toute sécurité.

Nous avons toujours su vivre ensemble! Mais et surtout parce que Nanan Houphouët savait nous parler! Son propos était rassembleur et  NON diviseur ! Des propos pour s’accepter et non pour se mépriser. Des propos qui apaisaient et non qui scandalisaient ou qui révoltaient. Des propos qui incitaient au dialogue et non au monologue ou à la guerre… SVP, mettez autour de la même table les leaders (Bedié-Gbagbo-Alassane) qui doivent dialoguer si jamais le dialogue vous tient à cœur comme points essentiels pour aboutir à cette réconciliation. Surtout, que ce dialogue soit sincère! SVP, évitez le monologue qui ne saurait produire une quelconque réconciliation…

B-    Vérité :

Vérité! Vous avez dit vérité??? La quelle? La vôtre? Celle de vos adversaires ? Ou alors la vérité, la vraie? La vérité est le point clé de votre mission, pas parce que vous la détenez, mais parce que vous devrez œuvrer pour qu’elle éclate. Voilà l’essentiel de votre mission! La vérité! Ce n’est pas par hasard, j’ose le  croire, que vous avez mis le mot vérité au milieu de ces trois mots (Dialogue-Vérité-Réconciliation). Le dialogue a pour but la recherche de la vérité. Seule la vérité peut apporter un soulagement aux cœurs blessés. C’est seulement si les cœurs blessés sont soulagés qu’il peut avoir de pardon; sinon si le pardon, il  en était sans vérité, il demeurerait un pardon de façade. C’est la vérité qu’il faut et non une stratégie pour cacher le soleil avec la main.

Certains veulent qu’on se retrouve pour chanter et danser afin de créer un climat propice à la réconciliation. Par le chant et la danse!?! Hummmmmm !  

La danse est un langage universel – celui des émotions – certes, mais trop danser n’est pas forcement constructif! La danse pourrait être une solution dans des cas précis mais ne saurait être la solution à TOUT ! Comment peut-on songer à la danse comme solution à un problème si sérieux qui a conduit à la mort de plusieurs milliers de personnes ? N’y a-t-il pas un temps pour s’amuser et un temps pour réfléchir ?  Nos aïeux ont dansé et se sont retrouvés enchainés loin de leur terres, dans un esclavage dont beaucoup de génération traînent les séquelles aux Etats-Unis et ailleurs aujourd’hui! Il faut aller les voir en Amérique du nord comme du sud pour comprendre quelque chose. Nos ancêtres ont trop dansé et se sont retrouvés dans une colonisation que seul le colon maîtrise. Comme résultats partiel, nous nous sommes retrouvés avec des frontières à caractère bidon à nos pays qui ne créent que des conflits bidon. Le colon qui, dans sa nature sait qu’il faut diviser pour régner, a choisi de regrouper des ethnies  culturellement différentes ; sachant pertinemment que cela entraînerait des conflits qui n’en finiraient pas. Depuis longtemps, nous dansons et demeurons enchainés, bien dans la tête… Nos pieds et nos bras semblent libres, ce qui nous permet de danser, mais ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de chercher à couper les chaines de l’esclavage, de la colonisation, de l’impérialisme et de la spiritualité qui sont encore solides dans nos TÊTE (beaucoup d’entre nous demeure esclave dans la tête) et portés comme un carcan à nos cous.

La guerre en Côte d’ivoire est bien l’effet de la Françafrique,  où alors les conséquences des chaines qui lient nos têtes et nos cous. La réconciliation à la suite d’une telle guerre ne peut se faire qu’en faisant la lumière sur cette triste réalité Françafricaine, impérialiste et déshonorante! Faire ressortir la vérité vraie, qui conduirait à une réconciliation vraie! Quand on va finir, nous allons danser dans l’allégresse pour célébrer notre joie, tous ensembles. D’aucun veulent qu’on commence par danser comme on a toujours su le faire afin de produire les mêmes résultats dignes de l’histoire des Africains?  Fort heureusement, tout près de nous, les Sud-Africains ont fait une belle exception qui peut nous servir de référence. Les Zoulou savent bien danser mais ce n’est pas ce qu’ils ont utilisé pour se réconcilier. Arrêtons la plaisanterie dans une situation si sérieuse que, si on y prend garde peut conduire la Côte d’Ivoire dans un génocide qui ne dirait pas son nom! 

C-    Réconciliation :

Un adage Baoulé dit que « Ce n’est pas parce que le crapaud ne mord pas qu’il faut le placer dans sa culotte. » Si jamais vous choisissez de le placer dans votre culotte, certes, il ne vous mordra pas ;  mais il va vous falloir un peu plus de place dans cette culotte pour pouvoir le gérer ensemble avec vos attributs. Si vous comptez le placer dans votre culotte et vouloir vous comporter comme si vous n’êtes qu’avec vos attributs, alors hummm, vous vous blaguez vous-même! Puisque le voisin sait que vous n’êtes ni à l’aise, ni serein! Et le crapaud, même sans vous mordre, va bien se remuer, se gonfler, se dégonfler… Ce qui, on ne peut en douter, va bien vous déranger… C’est juste un adage Baoulé que j’ai voulu partager par simple nostalgie des racines.

Ceci étant, la réconciliation est plus que nécessaire en Côte d’Ivoire aujourd’hui ! Il y va de l’harmonie, de la paix et du développement de ce pays. On entend des propos ANTI-RECONCILIATION par-ci par-là tel que : « malgré ceci le pays avance sans eux ou malgré cela le pays avance sans eux… mais, y a-t-il vraiment un pays qui avance dans le bon sens sans l’assentiment de tous ses enfants ? Hummmm!

La question n’est pas de savoir  si le pays avance ou pas. La question qui se pose est bien dans quelle direction le pays avance? Dans la direction de la paix et le développement ou celle de la vraie guerre qui déstabilise?

La parole étant vie et vérité… Avec la parole on peut tout arranger comme on peut tout détruire. Nous en avons fait usage de part et d’autre pour détruire notre pays, il est temps qu’on s’en serve pour le reconstruire. Nous devions en user pour désarmer les cœurs et les esprits. Evidemment, la parole doit être conforme à nos agissements. Les propos apaisants ne doivent pas être accompagné de la violence à tort ou à raison. Nous devons au préalable corriger nos agissements portés sur la violence. Car les propos si apaisants soient-ils, s’ils ne sont pas accompagnés d’un comportement respectueux de l’homme, ils ne peuvent porter.

NB :

·        Si la vérité est mensonge, la réconciliation sera mensonge !

·        Si jamais, la vérité est truquée, la réconciliation sera truquée et ça risque de nous coûter plus cher qu’on ne  l’imagine.

·        Si la vérité est divine, la réconciliation doit être divine…

« C’est comment-comment », tous devons rechercher la paix, faire la paix et vivre en paix, même dans nos divergences et nos combats respectifs… La paix est notre droit et notre devoir!

A bon entendeur, recevez ici  avec un sens patriotique et républicain, mon clin d’œil sur la réconciliation dont la Côte d’ivoire a vivement besoin, malgré tout…

On est ensemble, ou alors apprenons à être ensemble, puisque nous sommes ensemble!

Soyez richement béni !

Dieu bénisse, délivre et restaure la Côte d’Ivoire et l’Afrique.

Merci Père pour cette inspiration! Qui suis-je pour m’adresser à ton peuple, si ce n’est ta volonté? A toi le Gloire dans tout ce que nous faisons qui t’honore!

Copenhague, 1er Juin 2012

 Rosalie Kouamé «Roska»

Présidente Fondatrice - Fondation Roska

 


 

 

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