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LE PANAFRICAIN MBOUA MASSOCK ARRETE PAR LE REGIMNE DE YAOUNDE.

18 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

LE PANAFRICAIN MBOUA MASSOCK ARRETE PAR  LE REGIMNE DE YAOUNDE.

mboua-massock.jpg


Selon des informations de sources concordantes, le leader de La Nouvelle Dynamique Nationaliste Africaine, (NODYNA) distribuait des tracts quand cela s’est produit

Mboua Massock médite actuellement son sort dans les geôles de la brigade de gendarmerie du Port de Douala. Il y a été conduit par les éléments de cette gendarmerie aux environs de 17h 30 minutes. Arrêté en plein centre ville d’Akwa pendant qu’il distribuait des tracts de soutient aux conducteurs de mototaxi, appelés à ne plus circuler dans certains quartiers de la ville de Douala à partir de ce 12 juin 2012. Même si le motif de son arrestation n’est pas encore clairement établi, tout porte à croire que l’un des principaux acteurs de l’opération ville morte, qui a paralysé le Cameroun dans les années 1992 est arrêté comme par le passé, pour trouble à l’ordre public. Compte tenu du climat délétère qui prévaut dans la ville de Douala, depuis l’annonce du début d’application du décret du premier ministre, portant régulation des conducteurs de motocycles à titre onéreux, les forces de l’ordre en faction dans les différentes ruelles et points de regroupement de la ville ne sont pas prêts à tolérer tout mouvement pouvant troubler «la paix sociale».

En distribuant des tracts, celui-ci a affirmé son soutient au conducteurs de motos. Le combattant a donc été interpellé le long du boulevard de la liberté, avec une seconde personne donc l’identité n’a pas encore été révélée. Il est actuellement en détention provisoire dans les cellules de la gendarmerie territoriale de Bonanjo située au lieu dit ancienne gare de Douala.

Sur les tracts de la dimension d’une carte de visite qui se distribuaient, on pouvait lire : «Aux ben-skineurs, mon total soutien. Resistance jusqu’au but. Ainsi est justifié mon combat sociopolitique. Pour en faire un camp fort, toujours je me place à coté des faibles et des affaiblis. Voilà pourquoi est total mon soutien pour les plus exposés et en ce moment surtout en faveur des ben-skineurs, désormais présentés comme étant des handicaps à la mise en œuvre «des grandes réalisations» par ces voleurs de la fortune publiques, arrogants fossoyeurs de la justice sociale et de la paix des cœurs au Cameroun.»

Il faut bien le rappeler, Mboua Massock n’est pas à sa première interpellation. Auteur permanent des mouvements de protestation dans la ville de Douala, il a été plusieurs fois interpellé par les forces de l’ordre et relâché après. Les récentes interpellations de l’homme politique les plus médiatisées remontent à 2011. Arrêté pour avoir tenté de détruire des monuments coloniaux, qui selon lui, sont préférés à nos héros nationaux, le président de la Nodyna a une fois de plus été interpellé alors qu’il engageait une marche pour la transparence des élections présidentielles de au Cameroun. Aujourd’hui âgé de 57 ans Mboua Massock sera –t-il relâché comme les autres fois? Nous ne perdons rien à attendre.

Source: La Nouvelle Expression

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Marché Mokolo: Une altercation entre commerçants et policiers fait trois morts.

18 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Marché Mokolo: Une altercation entre commerçants et policiers fait trois morts.

 

  • La lutte contre l'occupation anarchique de la chaussée a abouti samedi dernier, à des échanges entre les hommes en tenue et les vendeurs.

marche_mokolo.jpg

  • Annie, la victme
    Photo: © Yves Junior Ngangue
  •  
  • A l'origine de cette irritation véhémente, la confiscation, par des policiers, de deux sacs de chaussures dans une boutique. Les vendeurs à la sauvette ont réagi illico. Ils ont exprimé leur ras-le-bol à travers une opposition farouche contre les forces de l'ordre du commissariat du 2è arrondissement qui, dépassés par les événements, ont appelé du renfort. Militaires, gendarmes et autres forces spécialisées du maintien de l'ordre ont ainsi accouru.

    C'était un samedi noir, pour toute personne se trouvant au marché Mokolo ce 16 juin 2012 vers 13h. Coups de feu et de matraque. Lances-eau, camions anti-émeute... Les forces de l'ordre ont sorti l'arsenal des grands jours pour contrer la colère des vendeurs. En un temps record, ils ont pris d'assaut le marché et bloqué les axes qui étaient, pour la plupart, envahis par les flammes. L'affrontement fut très rude si bien qu'une jeune femme qui passait son chemin est restée sur le carreau. La plupart des «sauveteurs» rencontrés sur le champ de bataille pointent un doigt accusateur sur le commissaire Ayissi, du 2è arrondissement ainsi que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, qu'ils accusent de leur mener la vie difficile en pillant leurs étals et leurs boutiques, sous prétexte d'assainir la voie publique. Courroucés, ils disent à qui veut l'entendre qu'ils vont en découdre avec ces deux-là si rien n'est fait. «Qu'est ce qu'on nous veut, à la fin dans ce marché? On demande aux «sauveteurs» de libérer la voie publique, ce qui a été fait. Et nous alors qui avons des boutiques, qu'avons-nous fait pour mériter le pillage des forces de l'ordre et de la communauté urbaine au quotidien? Chaque jour, le commissaire Ayissi se promène dans le marché avec ses gros bras pour semer la pagaille. On en a marre !!!» lance un commerçant furieux.

    Les hommes en tenue traquaient les protestataires jusque dans les boutiques et les magasins où certains essayaient de trouver refuge. Ceux qui étaient arrêtés se faisaient flageller sur la chaussée par des hommes en tenue en cagoule, avant d'être jetés dans des cars en patrouille. Les tenanciers de magasins, bars, boutiques et même le super marché Niki et la boulangerie Santa Lucia, ont été sommés de baisser le rideau pour la circonstance. Les grilles du marché ont également été fermées, retenant prisonnières les ménagères venues faire leurs achats.

    Par  Mirabelle Tala
  • Source : cameroon-info.net
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Affaire «Koné Katinan arrêté au Cameroun»: Le mensonge du régime d' Abidjan

18 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Affaire «Koné Katinan arrêté au Cameroun»: Le mensonge du siècle du régime, de la RTI1, de Fraternité matin, du Patriote, et du Nouveau Réveil.

 

 Kone-Katinan.jpg

Koné Katinan Justin.

Le 18 juin 2012 par ivoireBusiness - Le pouvoir d’Alassane Ouattara est aujourd’hui pris en flagrant délit de mensonge par l’affaire de « l’arrestation de Koné Katinan au Cameroun ». Plusieurs analystes pointent

un mensonge du siècle ou un mensonge d’Etat par le régime d’Abidjan.

En effet, L’ex-ministre Justin Katinan Koné n’a jamais été arrêté au Cameroun vendredi dernier et ne sera donc pas extradé en Côte d’Ivoire, comme annoncé par le pouvoir ivoirien.
Aujourd’hui, le régime Ouattara par ses suppôts médiatiques que sont le Patriote et le Nouveau Réveil, pourtant pris la main dans le sac, ont encore remis une couche. Chose invraisemblable !
Tout a commencé vendredi dernier à 23h par la RTI1, la 1ere chaîne ivoirienne au service exclusif du pouvoir, qui a annoncé l’arrestation de l’ancien ministre du Budget du président Laurent Gbagbo, en exil depuis le 11 avril 2011. Information démentie aussitôt par Koné Katinan lui-même, car il est libre de ses mouvements, et par ses proches et amis.
Eric Lassale

VRAIE FAUSSE ARRESTATION DE KONE KATINAN: LA REACTION DES AUTORITES CAMEROUNAISES

Prétendue arrestation du ministre Koné Katinan – Les autorités camerounaises réagissent !
«L’arrestation au Cameroun et son extradition vers la Côte d’Ivoire du Ministre du Budget du gouvernement Aké N’gbo et actuel porte-parole du président Laurent Gbagbo» nous aura donc tenu en éveil pendant plus de 24 heures. Retour sur un canular. Une véritable intox. Vue de Yaoundé. Il est 23h15 mn heures de Yaoundé (22h15mn à Abidjan) lorsque nous sommes tirés de notre torpeur par un coup de fil de Théophile Kouamouo depuis Paris pour dit-il, «vérifier l’info sur l’arrestation au Cameroun et son extradition vers la Côte d’Ivoire du Ministre Koné Katinan». Nous tombons des nues et séance tenante balançons des SMS à quelques personnes et autorités pouvant nous donner de plus amples détails. Pendant ce temps notre téléphone portable n’arrête pas de sonner. De Paris, Londres, même Berlin et Atlanta mais surtout d’Abidjan et d’Accra ; les Ivoiriens veulent savoir. Nous ne sommes pas en mesure de les satisfaire tant la nuit est avancée. L’appel de Lucie Bourthoumieux, l’une des avocates de Laurent Gbagbo, proche de Koné Katinan, nous met sur la piste du vérité. Elle tente un duplex téléphonique avec le ministre mais le réseau ne le permet pas. Elle rappelle juste après pour démentir formellement l’info.
Mais nous ne nous arrêtons pas là. Dès les premières heures de la matinée du samedi 16 juin, nous nous mettons en branle. Premier contact, le Commissaire Mekoukou, numéro 2 de la DST Camerounaise. Il tombe des nues à l’annonce de la nouvelle et nous demande les références web des journaux Ivoiriens qui en font leurs unes. Nous les lui fournissons, tout en lui demandant s’il n’est pas en congé et que si pareille situation pouvait se produire sans que la DST ne soit informée. «Non et absolument impossible», nous répond-il sur les deux volets de notre question.
Un peu plus tard, nous avons la chance d’avoir au téléphone le Ministre Issa Tchiroma Bakary qui lui aussi semble n’avoir aucune information sur cette prétendue arrestation du porte-parole du président Gbagbo. «Je reviens de MEMVELE dans l’Arrondissement d’Ebolowa (Sud du Cameroun ndlr) où j’ai accompagné le Chef de l’Etat S.E.M Paul BIYA, poser la première pierre d’un barrage hydro-électrique. Je vais prendre attache avec le Ministre des Relations Extérieures pour en savoir plus, rappelez-moi dans une heure». Une heure après, nous rappelons le Ministre, il avoue son incapacité à nous donner des informations sur cette arrestation qui pour lui, «relève de la rumeur». Néanmoins il promet nous rappeler en cas d’information crédible et fiable. Assurément, cette prétendue arrestation du ministre Justin Koné Katinan démontre la fébrilité actuelle des nouveaux tenants du pouvoir en Côte d’Ivoire.

Mark Blanchard K. au Cameroun (NOUVEAU COURRIER)

« ARRESTATION DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT GBAGBO » :LE MONDE « VIRTUEL » SELON ADO !

Vendredi 15 juin, au cours du dernier journal télévisé de la RTI, la présentatrice a annoncé « l’arrestation au Cameroun et la prochaine extradition » du Porte-parole du président Laurent Gbagbo, créant l’émoi et la consternation chez les défenseurs de la Liberté et de la Démocratie, tant au pays qu’à l’étranger.
Cette « information » est FAUSSE ! Encore une fois le régime installé illégitimement par la force le 11 avril 2011 essaye, par tous les moyens, de détruire l’unité nationale par des basses manœuvres rappelant les méthodes les plus éculées des régimes totalitaires.
Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour ce Pouvoir aux abois :
-des « élections législatives » tronquées et truquées, au dire même des « alliés » PDCI, boycottées par plus de 85 % de la population,
-une insécurité grandissante, prenant désormais l’allure de scènes de guerre, comme récemment à l’Ouest, où les bandes armées à la solde du régime s’enfoncent dans une mortelle randonnée,
-une activité économique en panne (où sont les dizaines de milliards d’ « ADO Solutions » !)
-une situation sociale faisant sombrer, un peu plus chaque jour, la grande majorité de la population dans la précarité et le désespoir,
- le départ de Sarkozy en France et de Wade au Sénégal, « parrains » de ce régime, et l’arrivée de nouveaux dirigeants attachés à une appréciation saine de la réalité.
L’enlèvement extrajudiciaire, au Togo, d’un ancien ministre du premier Gouvernement de Laurent Gbagbo était, avant cette « annonce » d’arrestation, le plus récent signe de la dérive, sans doute irréversible, d’un Pouvoir qui ne maitrise plus le cours des choses et s’en remet aujourd’hui à sa faction la plus « jusqu’au-boutiste ».
L’Histoire est là pour prouver que c’est généralement l’ultime étape de la déliquescence d’un Pouvoir sans légitimité populaire. Aussi nous invitons chaque ivoirienne et chaque ivoirien à ne pas céder, ni aux menaces et intimidations, ni au découragement dans l’adversité. C’est à ce prix que les idées que le président Laurent Gbagbo défend depuis toujours triompheront bientôt pour une Côte d’Ivoire libre, démocratique et souveraine.

Bernard Houdin
Conseiller Spécial,
Représentant du Porte-parole Europe/Amérique

 

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FESTIVAL DANSE ET MUSIQUE “NATIONS NEGRES ET KULTURE” !

18 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

FESTIVAL DANSE ET MUSIQUE “NATIONS NEGRES ET KULTURE” !

Festival NATIONS NÈGRES ET KULTURE ou le lien étroit entre l'art et l'histoire !


 
http://www.youtube.com/watch?v=pg3VJ5O-b7s&feature=em-share_video_user&noredirect=1

 

 

Production et organisation : KHEPERANKH-STREET ÉVÈNEMENTS
Conception et direction artistique : Max-Laure Nefershu'ankh
RÉSERVEZ VOS PLACES DES MAINTENANT !

Pour son avant-première, le Festival Danse et Musique "NATIONS NEGRES ET KULTURE" donne la parole aux acteurs de la Renaissance, de la culture Hip-Hop et à la rue !

C'est le samedi 30 juin de 15H à 22H !

Ne manquez pas le nouveau spectacle conçu par Nefershu'ankh pour KHEPERANKH-STREET "REINES ET ROIS DE KEMET" et passez un été dans l'unité, l'authenticité et la nouveauté en rendant hommage de façon artistique et culturelle au professeur Cheikh Anta Diop !

 

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La conquête médiatique de l’Afrique : comment des pays et des groupes d’intérêts tissent leur toile autour de l’Afrique.

18 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

La conquête médiatique de l’Afrique : comment des pays et des groupes d’intérêts tissent leur toile autour de l’Afrique.

 


 

Dans les écoles de communication, il est bien connu que la meilleure propagande est celle qu’on se fait à soi. Il est bien connu aussi que pour bien vendre un produit, il faut communiquer intensément autour de lui. Ces assertions sont en train d’être vérifiées, une nouvelle fois, en terre africaine où se déploie actuellement un gigantesque marathon visant à y implanter des médias. Surtout, la télévision. L’image étant le moyen le plus évident de convaincre. 

 

 

Après l’enracinement des médias tels que BBC (British Broadcasting Corporation), VOA (Voice of America), RFI (Radio France Internationale), DW (Deutsche Welle), renforcés par CCTV-F (Télévision chinoise en Français), France 24 qui sont parfois plus connus en Afrique que dans les pays d’où ces radios et télévisions émettent, voici venu l’heure de Al Qarra TV, Al Jezeera qui investissent la place. 

Pour ceux qui doutent, le dispositif médiatique est l’un des meilleurs outils du Soft Power, puissance d’influence, qu’un pays, un groupe commercial, un acteur socio-politique et idéologique puisse déployer pour atteindre ses objectifs au moindre coût possible. Capacité d’atteindre une masse, capacité de faire adhérer à une cause, capacité de répéter un message et le faire entrer dans les cerveaux, capacité de transformer le vrai en faux et le faux en vrai, capacité de fidéliser un groupe d’hommes. Voilà quelques-unes des forces des médias. 

Pendant que le sommeil se prolonge sous les tropiques, à pas masqués et prétendant la volonté d’informer les populations africaines – l’information étant un outil de guerre et la laisser entre les mains étrangères est plus que dangereuse – des détenteurs de capitaux et des groupes d’intérêts divers et variés sont en train de tisser leur toile médiatique autour de l’Afrique. Les tout premiers à avoir compris qu’il fallait prendre les Africains en étau, les dresser, leur labourer la tête pour les paralyser aussi bien dans la réflexion que dans l’action, les piller sans qu’ils s’en rendent compte sont les occidentaux. Avec BBC, RFI, DW, VOA, CNN, les agences Associated Press (USA), Reuters (Angleterre), AFP (France)…ils ont garanti des contacts avec les populations. Ils ont noué entre ces populations et leurs pays ainsi que les entreprises multinationales qu’ils servent des liens quasi indéboulonnables. 

Ces médias ont toujours présenté l’Afrique comme une terre misérable, minée par des conflits fratricides et ethniques, pauvre et demandant éternellement l’aide d’un Occident généreux, bienfaisant et bon samaritain pendant que les richesses africaines sont drainées vers l’étranger. Ces médias ont installé dans le décor africain l’Occident, ses intérêts, ses vues, ses désirs, ses projets, ses hommes. Cette présence est présentée comme normale, légitime puisque purement humanitaire. Il en est ainsi de la présence des bases militaires françaises en Afrique qui y seraient rien que pour « sauver les africains et empêcher des guerres ethniques ». « L’ethnie » serait la mesure de toute chose en Afrique, selon les spécialistes médiatiques occidentaux. 

Des militaires britanniques envoyés de temps à autre dans tel ou tel pays, comme ce fut le cas en Sierra Léone et plus récemment en Somalie serait tout aussi des missions humanitaires. Les Etats-Unis d’Amérique qui déploient actuellement leur outil militaire Africom seraient eux aussi en train de s’installer en Afrique pour permettre aux Africains de vivre en sécurité et de ne plus se faire des guerres entre eux. Eux qui se sont « tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs, qui parfois se combattent et se haïssent encore mais qui pourtant se reconnaissent comme frères » disait Sarkozy dans le portrait qu’il fit de l’homme africain à Dakar. 

Ailleurs, l’Occident défend ses intérêts. En Afrique, il est en mission humanitaire. Il n’y est que, parce qu’épris d’amour pour l’homme noir qu’il a tant aimé au point de l’avoir mis dans les fers de l’esclavage et de la colonisation, pour l’aider au développement. Et cela lui coûte d’ailleurs des sommes colossales, nous apprend-on dans ces médias. Ainsi donc inversé, et cette inversion répétée à l’infini, le rôle de l’Afrique dans l’économie mondiale est celui d’une terre qui n’a rien et à qui de bonnes âmes donnent tout. Pourtant les fameux « explorateurs » et « découvreurs » au XVIIIè siècle déjà la trouvaient immensément riche. Où sont donc passées les richesses qu’ils décrivirent dans leurs récits de voyage pour que l’Afrique soit devenue si « pauvre » qu’elle ne doive sa survie qu’à « l’aide » ? 

Considérant l’Afrique comme son domaine réservé qu’il aide en le pillant, l’Occident voit d’un mauvais œil les incursions des autres sur ses terres. Le cas le plus patent est celui de la Chine qui, en pleine croissance, vient chercher ses ressources manquantes en Afrique, éternel continent à partager et à repartager entre puissances d’hier et celles naissantes. Confrontée donc aux tentatives d’empêchement et de « déstabilisation » des premières, la Chine définit une stratégie médiatique sur deux fronts en Afrique. Il s’agit de construire et de polir son image à travers les médias qu’elle pilote elle-même et de joindre dans le même temps des journalistes africains à cette entreprise. 

Sur le premier registre, la Chine a lancé depuis le 11 janvier 2012 sa section Afrique de la CCTV émettant depuis Nairobi au Kenya. CCTV Africa projette ouvrir 14 bureaux locaux dans différents territoires africains. Réduite pour le moment à 02 heures d’émission par jour, la CCTV Africa compte d’ici 2015 émettre 24 heures 24. Outre la chaîne de télévision, la Chine déploie son agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) qui dispose déjà de plus de 150 correspondants dans toute l’Afrique. 

Sur le second plan, la Chine, consciente que pour mieux évangéliser un peuple il faut associer des indigènes au projet, recrute et forme des journalistes africains. Visitant le 21 avril 2011 le Kenya, Li Changchun, membre du comité permanent du bureau politique du comité central du PCC, affirmait que la Chine a formé 208 journalistes et patrons de médias africains entre 2004 et 2010. La tactique de la formation des journalistes africains continue de faire son œuvre. La guerre psychologique est donc engagée par la Chine au travers des Africains pour rassurer les Africains et rejeter le plus loin possible l’influence occidentale dans les territoires africains. Les pays occidentaux sont eux-mêmes des adeptes de cette stratégie qui repère des journalistes locaux, leur attribue des bourses pour la formation, les invite dans leurs ambassades pour leur offrir des amuse-gueule lors de ce qu’on appelle des séminaires de formation. En la matière donc la Chine ne fait que copier ses prédécesseurs. 

Ainsi donc la combinaison de ces deux stratégies portées par le slogan de « Gagnant-gagnant » vanté par la Chine et incorporé aujourd’hui dans le vocabulaire africain, la Chine a plutôt bonne presse en Afrique. Son image polie passe mieux que celles des Occidentaux. Des « intellectuels » africains n’hésitent pas asséner à longueur d’articles ou de commentaires que la Chine est la seule et vraie « partenaire » que l’Afrique dispose. On cite le développement chinois en modèle sans jamais mentionner qu’il fut précédé de plusieurs révolutions sanglantes qui avaient détruit le règne des colons et leurs suppôts, et qui avaient ramené la Chine à ses racines culturelles. Les liens que Chine a avec l’Afrique sont présentés comme salvateurs pour une Afrique détruite par l’exploitation occidentale. 

Sans Etats en Afrique, avec des territoires dirigés par des pions et des individus sans foi ni loi, il y a toujours des « intellectuels » africains qui trouvent que le peuple africain profite de ces relations dont la principale caractéristique est de donner des contrats miniers et des contrats de construction d’infrastructures (et quelles infrastructures ?) aux chinois. Sans Etat, avec des dictateurs corrompus et assassins des africains qu’ils régentent parce que s’opposant à eux, qui va défendre les intérêts de l’Afrique, l’Afrique de la base et non du sommet en coupure totale avec celle-ci ? Comment peut-on penser intérêt du peuple en étant son plus fervent opposant ? 

A la veille du Forum de Pékin (Beijing) en 2006, les autorités chinoises invitèrent 23 journalistes de 16 pays d’Afrique francophone afin de leur permettre de « vivre les réalités de la République populaire de Chine comme des témoins privilégiés de la transformation d’un pays par la magie du travail. » Ces journalistes missionnaires originaires du Bénin, Burundi, Cameroun, Congo, Congo (RDC), Djibouti, Gabon, Guinée-Conakry, Madagascar, Mali, Maurice, Niger, Seychelles, Tchad, Togo et des Comores, avaient été conduits dans des villes symboles et douchés dans le bain chinois durant leur séjour du 16 au 26 septembre 2006. Suite à ce forum, un plan d’action a été publié. 

Dans ce plan d’action de Beijing (2007-2009) Pékin annonçait sa décision d’aider les pays africains à former le personnel des radio-télévisions et à « inviter des responsables et des autorités de la presse et des groupes de médias, ainsi que des journalistes africains, à venir en Chine pour échanger des vues, faire des reportages et explorer des modalités de coopération efficaces. » Une fois rentrés dans leur territoire respectif, la prédication laudatrice en faveur de la Chine peut commencer. A côté de ce dispositif médiatique, sans cesse renforcé par des bourses et autres dons chinois, Pékin fonde des Instituts Confucius partout dans les universités africaines et attire par des bourses des étudiants africains qui devront séjourner en Chine et revenir en Afrique y apporter l’amour de la Chine et y défendre ses intérêts. 

L’offensive médiatique en Afrique ne se limite à ces seuls pays. Le Qatar déjà propriétaire des terres fertiles en Afrique arrive avec son Al-Jezeera. En février 2012, le pays lançait à Nairobi au Kenya Al Jezeera en Swahili avec un potentiel de 100 millions de téléspectateurs. Dans un article publié le 28 mai 2012 par Georges Malbrunot et Paule Gonzales du Figaro nous informent que Al-Jezeera serait en train de réfléchir sur le lancement d’une version française qui sera basée à Dakar dans le territoire du Sénégal. Plus loin dans cet article, on apprend que le choix de Dakar est fait par le Qatar non seulement parce que « Al-Jazeera sera beaucoup plus libre de s’affranchir de certaines contraintes au Sénégal qu’à Paris », mais aussi parce que le Qatar est à la recherche d’une influence politique et entend par là contester la domination française dans la région. C’est dire combien l’Afrique est une proie discutée pendant que ses populations assommées par les pillages de toute sorte sont dans un sommeil comateux. 

Au-delà, prétendant condamner la diffusion d’images misérabilistes sur l’Afrique par d’autres médias, un groupe d’hommes menés par le tunisien Najib Gouiaa et le français Pierre Fauque financé par une banque dont Najib Gouiaa tait le nom, a créé Al Qarra TV. Sa rédaction permanente est basée à Paris et elle fait de l’information toute en images avec un réseau de correspondants en Afrique. On apprend par la voie de Najib Gouiaa que Al Qarra disponible pour le moment en Arabe, en Anglais et en Français, est en train de travailler sur « d’autres versions linguistiques du continent ». Cette télévision qui, selon l’aveu de son directeur Najib Gouiaa, reçoit 80% de ses images des agences Associated Press, Reuters et l’AFP et d’indépendants est suivie pour le moment massivement par les « cadres » et des « acteurs économiques et politiques ». 

Comme on peut le voir, chacun active son Soft Power pour parvenir à ses fins en Afrique. En montrant notre incapacité à reconquérir notre espace et à l’occuper effectivement, nous avons laissé la terre africaine, ses richesses et son peuple à la merci de tous les vents et de tous les intérêts. Nous avons laissé notre espace territorial libre et à ce titre, il n’est que justice que d’autres viennent l’investir avec leurs idées et les produits. C’est dire combien le réveil sera lent et douloureux car, les résultats du Soft Power qui installe dans les cerveaux des croyances et des opinions difficilement modifiables sont les plus efficaces. En secrétant et en répétant à longueur de journées, des idées pour servir leurs intérêts divers et variés, ces médias fabriquent et conditionnent l’opinion africaine. 

Ils peuvent grâce à leur pouvoir de manipulation à grande échelle renverser des pouvoirs indésirables ou plonger les populations dans une léthargie assurant la plus grande stabilité à une tyrannie obséquieuse et docile. On a vu d’ailleurs de quoi France 24, RFI, BBC, CNN, VOA, DW ont été capables sur la Côte d’Ivoire. On a vu de quoi a été capable Al Jezeera sur la Libye avec des images hollywoodiennes de massacre de populations civiles par les hommes de Kadhafi tournées dans ses studios à Qatar. On vu combien France 24, BBC, CNN…ont été capables de fabriquer l’opinion aussi bien dans leur pays respectif que dans les pays désignés à subir des guerres humanitaires de l’Occident. 

Il est donc nécessaire que les milieux de combat pour une autre Afrique intègrent dans leurs réflexions la question des médias. Par quel canal et comment, dans cette bataille satellitaire qui se mène sur le continent, arriver à parler aux Africains pour faire passer le message de la nécessité de renverser le désordre organisé imposé comme un ordre établi en Afrique ? Par quel canal démontrer aux Africains que leur seul et unique allié dans le monde est eux-mêmes ? Comment faire adhérer les Africains à la réalité selon laquelle la construction de véritables Etats dirigés par des hommes ayant le devoir de rendre compte de leurs actions précède toute idée de coopération ? Par quel canal prouver aux Africains que les relations internationales sont fondées sur les logiques de puissance et d’intérêts alors qu’on leur vend l’opinion qu’elles sont l’œuvre de la paix et des fameux droits de l’homme ? Par quel canal remettre les valeurs africaines au centre des préoccupations à l’heure toute sorte de cultes investit l’Afrique et coupe les Africains de leurs capacités créatrices les plus intrinsèques ? Ce ne sont pas les satrapes africains, ces contremaîtres rétribués au prorata du travail servile fourni par les Africains sous leur surveillance sanglante qui réfléchiront sur ces questions d’enjeux majeurs. Ils sont satisfaits de leurs parts dans le système. Ils n’ont rien à foutre du reste. 

Toutes ces questions méritent de sérieuses discussions dans ces milieux. En laissant les Africains être informés et formés (au journalisme notamment) par les autres, disons plutôt déformés par les autres, on donne à ceux-ci le droit de les programmer contre eux-mêmes, contre toute l’Afrique et son avenir. 

Komla KPOGLI 

Secrétaire  Général 

MOLTRA (Mouvement pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique) 


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La répression de plus en plus sanglante et sanguinolente au Togo.

17 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

La répression de plus en plus sanglante et sanguinolente au Togo.

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L’organisation « Survie » de son côté fait un lien entre la réalité togolaise et celle gabonaise. Pour cette organisation, il faudra bien que  l’Élysée et du Quai d’Orsay condamnent publiquement la répression dans ces deux pays pour entonner un véritable changement. Lire le communiqué de l’organisation.

“Depuis plusieurs jours, la mobilisation des populations gabonaise et togolaise face aux clans qui les oppriment depuis 45 ans prend une ampleur énorme. Malgré les discours de façade sur la démocratisation en marche qui ont suivi les successions dynastiques à la tête du Gabon et du Togo, la seule réponse des autorités reste la répression. L’association Survie soutient les peuples togolais et gabonais dans leur lutte et demande au nouvel exécutif et au prochain Parlement français de condamner publiquement la répression ordonnée par deux régimes surannés de la Françafrique.

Au Gabon, les autorités ont tenté d’empêcher un contre-forum de la société civile la semaine dernière[1] et la police détient et maltraite depuis lundi une vingtaine de leaders de manifestations étudiantes qui ont le tort de réclamer le versement des bourses universitaires et le respect des droits des étudiants. Jeudi matin, alors que d’autres étudiants tentaient d’accéder au tribunal pour dénoncer le simulacre de procès en préparation, la répression est montée d’un cran avec l’annonce de l’ordre de tirer à balles réelles sur les manifestants s’ils tentent d’accéder à l’audience.

Au Togo, le Collectif “Sauvons le Togo”, qui regroupe depuis avril dernier dix-sept organisations de défense des droits humains, associations de la société civile et partis politiques d’opposition, a initié mardi un vaste mouvement populaire de protestation. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont ainsi descendues dans la rue pour exiger l’application des recommandations de la Commission Vérité et Réconciliation et refuser la récente modification du code électoral qui renforce la suprématie du clan au pouvoir. Là aussi, la réponse brutale du pouvoir ne s’est pas fait attendre, avec le déploiement de l’armée pour quadriller la capitale et étouffer la contestation. En dépit d’une répression violente, la mobilisation ne faiblit pas et se cristallise désormais autour de revendications qui mettent en péril le régime.

 Quels sont les autres points communs entre ces deux situations ?

Par une triste coïncidence, les clans au pouvoir au Gabon et au Togo ont été installés en 1967. Ils ont toujours pu compter sur le soutien de la France, à travers une coopération militaire et policière particulièrement active. Qui a formé et équipé les forces de l’ordre qui répriment aujourd’hui violemment ces manifestations ?

Dans ces deux pays, la mort du « dictateur ami de la France » a été suivie d’une succession dynastique immédiatement avalisée par la France, malgré les contestations populaires. Au Togo, Faure Gnassingbé a hérité du pouvoir de son père Gnassingbé Eyadéma en 2005, au terme de violences qui ont fait 500 à 1000 morts et 40 000 réfugiés selon l’ONU. Au Gabon, Ali Bongo a confisqué le résultat de l’élection présidentielle après la mort d’Omar Bongo en 2009, entraînant des manifestations réprimées dans le sang. Qui, dans le nouvel exécutif français, peut nier que ces chefs d’État ont usurpé leur accession au pouvoir ?

Au Gabon comme au Togo, les manifestants qui font aujourd’hui face aux forces répressives craignent que la diplomatie française ne continue à soutenir les régimes en place. Qui peut oublier qu’en pleine campagne présidentielle, Laurent Fabius avait justement été reçu par les despotes Faure Gnassingbé (le 8 décembre 2011) et Ali Bongo (le 13 février 2012) ? Il est maintenant temps que le nouveau ministre des Affaires Étrangères défende les aspirations des peuples à la démocratie, au Gabon et au Togo comme partout ailleurs.

L’association Survie attend de l’Élysée et du Quai d’Orsay la condamnation publique de la répression dans ces deux pays, et espère que la nouvelle Assemblée nationale qui sortira des urnes dimanche se saisira de ce double exemple de plus pour faire enfin l’examen critique de la politique de coopération policière et militaire française avec les régimes autocratiques[2].”

 

Source : sylviocombey.wordpress.com

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Une rébellion des chefs traditionnels Sierra Léonais contre la vente des terres aux multinationales. Un exemple à suivre.

17 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Une rébellion des chefs traditionnels Sierra Léonais contre la vente des terres aux multinationales. Un exemple à suivre.

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Les chefs traditionnels africains refusent de céder la terre africaine : Un exemple tiré de la Sierra Leone

Sommaire de cette page :

D’un côté, l’acharnement avec lequel certains dirigeants africains s’organisent en toute opacité pour vendre ou mettre en concession la terre africaine contre la volonté des populations et, d’un autre côté, le rapport de l’institut Oakland qui tente d’apporter, avec beaucoup de brio, les conditions qui prévalent lors d’un investissement d’une entreprise multinationale en Afrique sont édifiants. Le cas de Sierra Leone sera mis en avant. Mais les responsabilités de certains dirigeants africains et leurs capacités à inverser les priorités du développement sont déroutantes. C’est ainsi que les intérêts des populations, notamment celles en zones rurales, peuvent être considérés comme n’ayant aucune priorité face aux harcèlements des puissances de l’argent. Les conséquences sur la vie des populations et l’avenir de la souveraineté des Africains sur les terres ancestrales sont en jeu.

1. LACHEES PAR LEUR GOUVERNEMENT, DES POPULATIONS AUTOCHTONES RESISTENT A BOLLORE

Le Groupe multinational du français Vincent Bolloré fait l’essentiel de son bénéfice en Afrique notamment dans les plantations de palmiers à huile et l’hévéa sur des pans entiers de territoires africains. Les dirigeants africains préfèrent servir les intérêts des investisseurs étrangers avant ceux de leurs populations. Dans trois des sociétés où le Groupe Bolloré détient la majorité en Afrique (Société financière /SocFin en Sierra Leone et au Cambodge et Socapalm au Cameroun) ont acquis par concession d’importantes terres arables en 2008 1. Mais les conditions de cessions restent obscures et l’impact sur l’environnement et les populations demeure un véritable problème dont se soucient peu les gouvernements qui ont attribué ces contrats dans la plus grande opacité.

Alors face à la trahison des dirigeants de ces pays vis-à-vis des populations autochtones qui se sentent complètement lésées, les chefs de villages, sur la base des valeurs ancestrales et grâce aux oracles « positifs » et une foi sans limite en ce que le Dieu créateur et leurs ancêtres seront de leur côté, les chefs des ethnies Bagyeli du Cameroun composées essentiellement de pygmées,  les chefs des ethnies Malen en Sierra Leone, et les ethnies Bunong du Cambodge ont décidé de se battre contre le géant Bolloré. Ce dernier est très actif dans 92 pays dont 43 en Afrique et présent dans les secteurs aussi diversifiés comme les produits hydrocarbures, le transport et la logistique, les opérations de manutention et de containers, et enfin le contrôle de plus de 13 ports africains. Oakland Institute 2, dont le Directeur politique, Frédéric Mousseau, a choisi de témoigner, ne fait pas dans le détail et produit un rapport accablant publié en avril 2012 décrivant comment les populations locales s’organisent pour s’opposer au Groupe Bolloré afin de tenter de récupérer la terre de leurs ancêtres ou, à défaut, de renégocier les contrats léonins que leur gouvernement a signé en leur faisant miroiter des promesses non tenues.

C’est en 2011 que le gouvernement de Sierra Leone a cédé plus de 6 500 hectares (ha) avec possibilité d’extension à 11 500 ha pour des plantations de palmiers à huile dans le sud du pays. En contrepartie, le Groupe Bolloré a promis de compenser les populations pour le manque à gagner lié à la perte de l’exploitation agricole, de construire des infrastructures et surtout de créer des emplois. Le gouvernement sierra léonais a passé par pertes et profits les intérêts des populations autochtones, estimant qu’elles n’ont pas voix au chapitre. Souvent considérés comme pauvres et analphabètes par les « Africains » qui se croient « lettrés », les habitants des zone rurales africaines peinent à voir leurs intérêts pris en compte par le gouvernement central. En réalité, c’est un problème récurrent chez les dirigeants africains qui estiment que la voix des populations en zone rurale n’est pas prépondérante. Au mieux, on les laisse « palabrer » tout en organisant l’adhésion de leurs chefs par tous les moyens que recèlent les moyens de corruption classiques et révolutionnaires.

Dès lors qu’ils y trouvent leur compte, ceci à très haut niveau, de nombreux gouvernements africains apparaissent comme de grands incrédules qui se font rouler dans la farine en accordant leur soutien à des multinationales qui obtiennent de nombreuses concessions en termes fiscales. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre que les codes d’investissement miniers, forestiers ou du travail, etc. ne sont que des passoires dès lors que des contrats parallèles peuvent être signés au profit des « en-haut-d’en-haut ». Alors comment résister seul contre tous ? Les génies tutélaires africains et les « ancêtres » peuvent-ils intercéder devant la justice divine face au rouleau compresseur de groupes multinationaux bénéficiant de tant de concussions bienveillantes des autorités locales ?

2. SANS L’APPUI GOUVERNEMENTAL, DES POPULATIONS AUTOCHTONES S’ATTAQUENT AU GROUPE BOLLORE

C’est bien le manque de transparence qui est à la base de tout le problème de la mise en concession d’importantes terres arables en Afrique. Cette opacité arrange les dirigeants africains qui n’ont pas encore fait le deuil de leur silence coupable dès lors que les voix des sans-voix ne peuvent s’exprimer, croient-ils, au-delà des frontières de leur pays découpé par les bons soins des maîtres colonisateurs rassemblés à Berlin en 1885.

Les populations locales ont décidé de résister en organisant un « blocus » de la plantation en octobre 2011 sans succès puisque plus de 40 villageois ayant manifestés ont été arrêtés sans que le gouvernement ne se soucie de leurs droits ancestraux et légitimes. Mais les griefs étaient très précis et au nombre de cinq : 1. L’absence de consultation sérieuse des autochtones, 2. Le manque de transparence en général et un grand silence sur les conditions de réinstallation ; 3. Les mauvaises conditions de travail doublées d’un salaire des ouvriers comparé à ceux des esclaves libérés 250 000 leones soit 38 euros par mois pour 6 jours de travail au cours d’une semaine de 48 h ; 4. La corruption des élites locales et 5. La pression et les harcèlements que subissent les propriétaires terriens et certains chefs de villages pour apposer leur signature sur un accord considéré comme usurier.

Le Groupe a transmis son droit de réponse en avril 2012 en estimant qu’il poursuivait des objectifs de développement durable et estimait qu’il s’agissait d’une « malhonnêteté intellectuelle » de l’Institut Oakland lorsqu’il retrace le développement de l’usurpation des autochtones. La presse locale et internationale n’a pas manqué de rappeler que quelques jours après son investiture en 2007, l’ex-président français Nicolas Sarkozy a passé quelques jours de vacances dans le yacht du patron Vincent Bolloré. Les spéculations sont allées bon train sur les liens des uns et des autres et l’exploitation des autochtones qui ne seraient pas rentrés dans l’histoire.

Sur le fond, l’association locale des petits propriétaires sierra léonais de Malen rappelle comme au demeurant l’agence spécialisée des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, la FAO, que les monocultures ne soutiennent pas le développement durable car elles génèrent des pertes de la biodiversité et détériorent l’équilibre environnemental et écologique.

Mais que faire face à des coalitions et des collusions de dirigeants africains avec des groupes multinationaux refusant de prendre en considération le choix de populations autochtones lesquelles choisissent librement de rejeter la monoculture sur la terre de leurs ancêtres.  C’est cette terre que le Gouvernement choisit de s’approprier unilatéralement du fait d’une absence d’enregistrement des propriétaires, au sens occidental du terme.

Avec plus de 250 millions de dollars de bénéfice en 2011 pour le Groupe Bolloré au plan mondial (avant payement des royalties liés aux marques), et une estimation de 10 millions de $USD par an pour les 6500 ha en Sierra Leone, il faut comprendre qu’il est plus important de payer des dividendes aux actionnaires que de payer un salaire décent à un salarié, ex-villageois propriétaire des terres de ses ancêtres en Afrique ou ailleurs. Le paradoxe est que c’est le Groupe Bolloré qui porte plainte contre les autochtones avec des chances de gagner compte tenu de la position d’un Gouvernement qui défend d’abord les intérêts étrangers avant ceux des populations locales.

3. COMMENT RENEGOCIER LE CONTRAT DE CONCESSION ?

Alors renégocier les contrats de concession ne sera pas chose facile à moins, peut-être, de faire appel aux « esprit des ancêtres »en relation directe avec le Dieu Créateur. YEA.

Source : :

amaizo.info

 

Notes: 

  1. Frédéric Mousseau (2012). « Les populations indigènes d’Afrique et d’Asie contestent le projet Socfin/Bolloré », in Le Monde.fr, Paris, le 22 mai 2012, voir < http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/22/les-populations-indigenes-d-afrique-et-d-asie-contestent-le-projet-socfin-bollore_1704875_3232.html?xtmc=afrique&xtcr=6> accédé le 23 mai 2012.
  2. Oakland Institute (2012). Understanding Land Investment Deals in Africa: Sierra Leone, Oakland Institute Publicaiton, voir <http://oaklandinstitute.org/understanding-land-investment-deals-africa-sierra-leone>, accédé le 23 mai 2012.  
  1. Sans l’appui gouvernemental, des populations autochtones s’attaquent au Groupe Bolloré (2e partie)
  2. Quand Lula sermonne les chefs d’Etats africains : exemple de Yayi Boni à Paris
  3. Lâchées par leur gouvernement, des populations autochtones résistent à Bolloré (1ère partie)
  4. OBAMA ET L’AFRIQUE : « Déverrouiller » les dirigeants africains pour libérer les Africains
  5. Les dirigeants africains refusent de doter l’Union africaine de fonds propres

Africains, Afrique, Cameroun, corruption, Développement, Dirigeants africains, Esclaves, Gouvernement, Nations Unies, Nicolas Sarkozy, Pauvres, populations, Sierra Leone, Vincent Bolloré

 

La carte d'achat des terres en Afrique. A ce rythme l'Afrique n'appartient plus aux Africains dans 5 ans.

achat des terres.

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Pourquoi les occidentaux veulent la peau d’Obiang Nguema Bazogo président de la Guinée Equatoriale et son fils. La réponse est dans….

17 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Pourquoi les occidentaux veulent la peau  d’Obiang Nguema Bazogo président de la Guinée Equatoriale et son fils. La réponse est dans….

 

           


 

 


 



 

 

http://www.youtube.com/watch?v=JQ6IBTk2roQ&feature=player_embedded#!

 

http://www.youtube.com/watch?v=v5XmiChPei0&feature=fvwrel

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La guerre en Côte-d'Ivoire a fait des heureux. Le rebelle wattao et sa Maserati Gran Turismo:prix de départ 150.000 euros.

17 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

La guerre en Côte-d'Ivoire a fait des heureux. Le rebelle wattao et sa Maserati Gran Turismo:prix de départ 150.000 euros.

 attao-et-sa-masareti.jpgPour ceux qui ne le sauraient pas wattao était un cuisinier dans l'armée avec le grade de caporal lorsque lui et ses copains ont déclenché la rébellion de Dramane ouattara un 19 septembre 2002.

 

 

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Libérez Gbagbo pour sauver La Côte d'ivoire et l’Afrique de l’ouest.

 

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MALI : Le Conseil de sécurité de l’ONU interdit à la CEDEAO l’envoi d’une force militaire au Mali...

16 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

MALI : Le Conseil de sécurité de l’ONU interdit à la CEDEAO l’envoi d’une force militaire au Mali pour mettre hors jeu les terroristes. Les présidents de l’Afrique de l’ouest croisent les bras et attendent.

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Le Conseil de sécurité s'abstient à nouveau de soutenir une force au Mali

New York (Nations unies) - Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est à nouveau abstenu vendredi d'apporter son soutien au projet de force d'intervention au Mali présenté par l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Plusieurs membres du Conseil de sécurité ont exprimé leurs préoccupations sur ce projet lors d'une réunion à huis clos à New York, ont indiqué des diplomates onusiens. Mercredi déjà, le Conseil de sécurité de l'ONU avait pris note de la proposition de créer cette force, sans y apporter son soutien, à l'occasion des discussions annuelles entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

Comment cette force va-t-elle aider les Maliens, comment va-t-elle s'attaquer aux rebelles? Ce sont les grandes questions qui n'ont pas encore reçu de réponses complètes, a déclaré un diplomate sous couvert d'anonymat.

Un porte-parole de la mission française à l'ONU a de son côté indiqué que de bon progrès avaient été réalisés dans les discussions.

L'usage de la force n'est pas la première option. La première option, c'est d'obtenir une résultat via la négociation avec ceux qui ont des revendications légitimes, a déclaré à la presse le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo.

Les chefs d'Etat (de la Cédéao) ont été clairs: si les discussions échouent, l'usage de la force n'est pas exclu et c'est pourquoi ils ont demandé à la Commission de la Cédéao de tenir prête une force pour une intervention au Mali, a-t-il expliqué.

La Cédéao a indiqué disposer d'une force de 3.000 hommes prête à entrer au Mali pour aider le gouvernement intérimaire. Cette force tenterait également de reprendre la partie nord du pays aux mains de groupes touaregs et islamistes.

M. Ouédraogo a précisé que cette force aurait besoin de l'aide de pays africains et d'un soutien matériel et logistique de la communauté internationale.

Le ministre de la Défense ivoirien, Paul Koffi Koffi, a reconnu que les membres du Conseil de sécurité avaient soulevé des interrogations au sujet de la force. Mais les réponses ont été données, a-t-il estimé, en se disant confiant sur la possibilité que le Conseil de sécurité adopte rapidement une résolution pour soutenir les efforts pour rétablir la situation au Mali.

Des diplomates ont également indiqué que le Conseil de sécurité pourrait adopter une résolution apportant un soutien politique aux pays engagés dans la résolution de la crise malienne.

Dans la foulée d'un putsch le 22 mars à Bamako, l'immense région désertique du Nord du Mali est tombée aux mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) et surtout du mouvement islamiste Ansar Dine et de son allié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Source : cridem.org

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