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Procureur Ocampo : la sortie en laideur d’un imposteur, par Charles Onana*

23 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Procureur Ocampo : la sortie en laideur d’un imposteur, par Charles Onana*

ocampo


Voici neuf ans jour pour jour que le procureur argentin Luis Moreno Ocampo conduit des investigations à charge au sein de la Cour Pénale internationale (CPI). Son terrain de prédilection est vite devenu l’Afrique, zone d’instabilité politique et de conflits armés. Parce qu’il agite la menace de mandats d’arrêt contre quelques dirigeants africains, certaines organisations des droits humains ont fait de Luis Moreno Ocampo l’homme providentiel qui incarne désormais la lutte contre l’impunité, nouvel étendard de la CPI. Cette appréciation mainte fois rebattue mérite au moment de son départ de la CPI un examen serré. Le passé de monsieur Ocampo et son travail devant la cour nous y obligent. Pour avoir longuement enquêté sur celui qui fut autrefois l’avocat du célèbre footballeur argentin Diégo Maradona et sur ses méthodes d’investigations en tant que procureur de la CPI, nous allons livrer ici quelques séquences de son œuvre.

1-Ocampo le défenseur des droits de l’Homme 

Né en 1952 Luis Moreno-Ocampo commence sa carrière en Argentine comme assistant du procureur lors du procès de la junte militaire qui dirigea le pays de 1976 à 1983. Peu après, il devient avocat et s’affiche comme défenseur des droits de l’Homme. En 1991, il crée à Buenos Aires la fondation Poder Ciudadano, une ONG qui prétend promouvoir l’Etat de droit. Ocampo décide alors d’élargir la défense de l’Etat de droit à l’ensemble des Etats de l’Amérique latine. Ce qui est très ambitieux ! Sa fondation participe ainsi à la création du réseau interaméricain pour la démocratie et la commission de suivi de la convention interaméricaine contre la corruption. Seulement, ces actions sont avant tout des initiatives politiques qui répondent d’abord à la politique d’influence des Etats-Unis dans la région et elles sont financées directement par les fonds publics américains à travers l’USAID (l’Agence américaine de développement international). Les revenus et les frais de mission de monsieur Ocampo sont donc assurés pendant cette période à la tête de sa fondation par le gouvernement américain. En 1995, avec le soutien de quelques personnalités politiques influentes à Washington, il devient le représentant pour l’Amérique Latine de Transparency international, une institution qui travaille aussi pour le compte de l’organisation américaine National Endowment for Democraty (NED). Cette dernière est surtout une officine qui organise des coups d’Etat contre des chefs d’Etat en Amérique Latine. Pour mémoire, en avril 2002, la NED a financé le coup d’Etat contre le président Chavez à hauteur de 20 millions de dollars. Les beaux discours de Poder Ciudadano sur la démocratie semblent plutôt servir des actions occultes de la diplomatie américaine en Amérique latine. La suite de sa carrière nous fournit quelques éléments d’appréciation. 

2- Ocampo et l’affaire Jean-Pierre Bemba 

Après avoir perdu les élections présidentielles en 2006 en République Démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba est arrêté par la police belge et déféré devant la cour Pénale Internationale en juillet 2008. Que lui reproche-t-on ? Le procureur Ocampo lui reproche d’avoir introduit ses milices armées en République centrafricaine pour prêter main forte au président Ange-Félix Patassé alors au pouvoir dans ce pays. Ce dernier, en difficulté à la tête de l’Etat, avait sollicité monsieur Bemba pour l’aider à gérer une situation politico-militaire chaotique. Finalement, suite à des morts, des blessés et des déplacés, la CPI, sous la houlette du procureur Ocampo, a décidé de poursuivre exclusivement et en priorité Jean-Pierre Bemba. Difficile de comprendre cette préférence car si monsieur Bemba est accusé de crime en Centrafrique, monsieur Patassé, ancien président de la République de Centrafrique qui l’a invité, doit au moins être accusé lui aussi de complicité. Or ce dernier n’a été ni poursuivi ni auditionné par Ocampo. Ce qui fait dire à divers avocats et représentants des organisations des droits de l’Homme que les investigations du procureur sont partielles et partiales. Pis, de tous les groupes armés qui ont opéré en RCA à l’époque des faits, seul le groupe de Jean-Pierre Bemba intéresse le procureur Ocampo. Pourquoi ce choix ? Cette façon de « rendre justice et de lutter contre l’impunité » ne convainc ni les juristes chevronnés ni les puristes du droit pénal international. Il est également apparu dans ce dossier que le procureur utilisait de faux témoins pour justifier ses accusations. Le procès de Jean-Pierre Bemba connaît encore des rebondissements et rencontre des difficultés multiples pour être équitable et crédible. Les mêmes difficultés se posent aussi à propos des investigations lancées au Soudan sur « le génocide du Darfour ».  

3- Ocampo et le « génocide au Darfour » 

Le monde entier a vécu la campagne de propagande sur le « génocide du Darfour » dirigée par le gouvernement George W. Bush et son secrétaire d’Etat Colin Powel. Tout le monde s’y est mis : Save Darfur aux Etats-Unis avec Georges Clooney et Urgence Darfour en France avec Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, etc. Le procureur Ocampo s’est emparé de l’affaire jusqu’à lancer un mandat d’arrêt international contre le président du Soudan Omar Al-Bashir. Seul problème, en 2005, une commission d’enquête de l’ONU présidée par le juge italien Antonio Cassese rend un rapport précisant que les événements du Darfour ne sont pas constitutifs d’un génocide. Cette position est partagée par de nombreux observateurs indépendants tels les membres de Médecins Sans Frontières et notamment de son ancien président Rony Brauman et certains humanitaires travaillant sur place au Darfour. Pour Ocampo, tout cela n’a aucune importance, ce qui compte c’est l’arrestation du président soudanais. Toutefois, dans sa propre requête, le procureur reconnaît que le « chef de l’Etat soudanais n’a pas commis physiquement ou directement » les crimes dont on l’accuse mais il souligne qu’il les aurait commis par l’intermédiaire de l’appareil d’Etat. Plus important, le Soudan n’a jamais ratifié le protocole de Rome instituant la CPI. Cette dernière ne peut donc pas logiquement poursuivre un chef d’Etat qui ne reconnaît pas sa compétence. Rien n’y fait, monsieur Ocampo affirme dans les médias qu’il faut arrêter le président du Soudan s’il ose voyager à l’étranger. La démarche politique du procureur commence alors à agacer les juristes. Son propre ami, Jens Meierhenrich, professeur de droit à l’université d’Harvard, déclare : « Les déclarations publiques de Luis Moreno-Ocampo ne fournissent que très peu de preuves sur le génocide au Darfour ». Excédé par la campagne médiatique du procureur de la CPI, le juge italien lance dans un témoignage au quotidien italien La Republica, « on n’administre pas la justice avec des fanfares ». Le coup est rude. Ocampo encaisse mais ne renonce pas. Il saisit la chambre préliminaire de la CPI pour qu’elle inscrive l’accusation de « génocide » dans le mandat d’arrêt contre Al-Bashir. Mais par sa décision du 4 mars 2009, la chambre rejette l’argument de « génocide » et considère qu’aucun élément dans le dossier n’autorise à formuler cette accusation. Vexé par cette décision, il saisit la chambre d’appel qui rejette à nouveau l’accusation de « génocide » contre Al-Bashir. Son dossier est faible mais il s’en moque. Pour obtenir le maintien de l’accusation de « génocide au Darfour », Ocampo n’hésite pas à recourir à de faux témoins ou à de faux témoignages. Selon un ancien stagiaire de son bureau et un de ses collaborateurs que nous avons interrogés, la présomption d’innocence et l’impartialité ne sont pas des notions à chérir lorsqu’on travaille aux côtés du procureur Ocampo.         

4- Ocampo et la crise ivoirienne 

Dans la crise ivoirienne, on peut constater que la méthode de travail du procureur de la CPI n’a pas vraiment évolué dans le bon sens, c’est-à-dire en mettant la présomption d’innocence et l’impartialité au centre de des enquêtes. Il est parti d’un préjugé, « la communauté internationale souhaite la chute et l’arrestation du président ivoirien Laurent Gbagbo ». En pleine crise, Ocampo menace donc d’arrêter ceux qui violent les droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Sans doute cherche-t-il à se montrer coopératif au cas où « la communauté internationale » a besoin de ses services. C’est ce qui va se produire puisque deux avocats parisiens de monsieur Alassane Ouattara préparent dans le plus grand secret une requête contre le président Laurent Gbagbo au mois de mars 2011et l’adressent au procureur Ocampo. Une fois le président Gbagbo renversé et arrêté, Ocampo rencontre discrètement à Paris Alassane Ouattara pour mettre au point une stratégie de transfert du président Gbagbo devant la CPI. Ils sont déjà d’accord sur le fait que ce dernier est responsable des crimes commis au cours de la période post-électorale en Côte d’Ivoire. Avant même de lancer des investigations approfondies dans tout le pays, Ocampo considère que seul le président Gbagbo doit être traduit devant la CPI. Si l’on admet que la crise post-électorale a opposé deux camps, que le conflit armé a également opposé deux camps, on peut supposer qu’il y a des suspects et des suspicions de crimes dans les deux camps. Apparemment, Luis Moreno-Ocampo n’a pas la même lecture des événements. Sa vision est univoque et restrictive sur les crimes commis en Côte d’Ivoire.
Malgré les crimes commis par les rebelles ivoiriens pro-Ouattara et sur lesquels l’ONUCI dispose d’une documentation abondante, malgré les actes de violence posés par les forces d’Alassane Ouattara devant les caméras de télévision du monde entier, le procureur de la CPI a jugé que seul Laurent Gbagbo était digne d’aller à La Haye. Le procès nous dira si celui que les médias ont souvent présenté comme un impitoyable chasseur de criminels n’est pas en réalité un serviteur occulte des décisions politiques de la « communauté internationale ». Autrement dit, celui qui a été choisi pour préparer et exécuter des « coups d’Etat judiciaires » pour le compte de la CPI, en lieu et place des plus traditionnels « coups d’Etat militaires » est-il un défenseur du droit ou un imposteur ? En attendant que de nouvelles proies viennent remplir les geôles du nouveau procureur, il n’était pas inutile de siffler à notre façon la sortie peu honorable du pseudo militant de la lutte contre l’impunité. Nous lui disons Adios Moreno.   

* Charles ONANA
Auteur de Les secrets de la justice internationale
 

Source : Lenouveau courrier


 

http://www.youtube.com/watch?v=pVbEDjb8xnI&feature=player_embedded

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Collectif «SAUVONS LE TOGO»: La déclaration

23 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

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Le processus démocratique amorcé au Togo depuis les années 1990 peine à se concrétiser faute d’alternance au sommet de l’Etat. Ainsi notre pays continue de traverser une crise enrôlée dans un cycle infernal sans précédent et sur tous les plans.

Au plan politique, les accords issus de multiples négociations n’ont jamais trouvé d’application effective et efficiente. Le plus inquiétant est l’intrusion fréquente et violente dans le débat politique de certains éléments des forces armées togolaises, réels détenteurs du pouvoir politique, foulant aux pieds leurs obligations républicaines d’impartialité et de neutralité.

Au plan institutionnel, force est de constater que toutes les institutions de la République chargées de réguler la vie démocratique et de contrôler l’action du pouvoir sont malheureusement instrumentalisées.

Au plan économique, le pillage systématique des ressources de l’Etat par un groupuscule de personnes pendant des décennies a fait basculer le pays dans un processus effréné d’endettement.

Au plan social, cette confiscation des richesses du pays par une minorité a plongé plus de 65% de la population dans une misère effroyable; la grande majorité des ménages ne pouvant ni s’offrir plus d’un repas par jour, ni s’assurer les soins de santé primaires, ni subvenir aux besoins de scolarisation de leurs enfants.

Les violations massives des Droits de l’Homme ont atteint leur summum avec les pratiques de torture et de toutes les autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, interdites et réprimées par les Conventions des Nations Unies que le Togo a pourtant ratifiées depuis plus de 25 ans.

Le Rapport d’enquête de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) relatif aux allégations de torture commise sur les personnes interpellées dans le dossier de complot contre la sûreté intérieure de l’Etat en avril 2009 et illégalement détenues à l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) est hautement illustratif de cette situation.

En dépit des preuves palpables d’actes de torture apportées par ledit Rapport, le Gouvernement s’est illustré dans le gangstérisme d’Etat, en publiant un rapport travesti, obtenu sur menaces, dans l’unique but de protéger les tortionnaires et leurs commanditaires. La reconnaissance ultérieure du Rapport authentique après la publication de celui falsifié est un aveu implicite de cette forfaiture.

Par ailleurs, les mesures prises par le Gouvernement visant une mise en application des recommandations du vrai Rapport, ne sont que du saupoudrage, un véritable trompe-l’œil destiné à berner le peuple, car ne reflétant nullement une volonté réelle de mettre en œuvre les recommandations de la CNDH.

Il est donc fondamental et urgent de mettre fin aux violations massives des droits de l’homme, aux crimes économiques, aux pratiques mafieuses, à l’impunité et au gangstérisme d’Etat dont fait montre le régime en place.

Les modifications unilatérales et les violations récurrentes de la Constitution d’octobre 1992 ont aggravé la crise de gouvernance et consacré un bail illimité au pouvoir en place. Parvenir dans un bref délai à une alternance démocratique en vue de la normalisation de la vie politique constitue un véritable défi à relever par tous les acteurs sociopolitiques.

A cet effet, à l’initiative des Organisations de Défense des Droits de l’Homme:

  • Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture Branche Togo (ACAT-TOGO);
  • Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH);
  • Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits Humains (ATDPDH);
  • Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT);
  • Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits de l’Homme (CTDDH);
  • Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO);
  • Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH);

et d’autres Organisations de la Société Civile à savoir :

  • SOS Journaliste en Danger (SOS JED);
  • SYNERGIE-TOGO;

les partis politiques:

  • Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI);
  • Alliance Nationale pour le Changement (ANC);
  • Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS);
  • Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR);
  • Parti des Travailleurs;

ainsi que le Mouvement Politique Sursaut-Togo, se constituent en un Collectif dénommé Collectif «SAUVONS LE TOGO».

La mission de ce Collectif est de parvenir, dans une dynamique unitaire d’actions, à un changement radical de la gouvernance actuelle du Togo par la défense, la protection, la promotion des droits de l’Homme,  la cessation de l’instrumentalisation de la justice, l’instauration de l’Etat de droit, la mise en place d’une armée républicaine et à la mise en œuvre de toutes les mesures visant à définitivement aligner sur les standards internationaux, le processus d’organisation et la tenue d’élections libres et transparentes.

Le bureau de coordination du Collectif

-Coordinateur Général et porte-parole : Ata Messan Zeus AJAVON

-Rapporteur Général : Raphaël Nyama KPANDE-ADZARE

-Rapporteur Général Adjoint : Emmanuel Ayikoué M. ATAYI

-Trésorier Général : Tchakoura BODE

-Le Trésorier Général Adjoint : Jil-Benoît AFANGBEDJI

Source : collectifsauvonsletogo.co

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Communiqué: Campagne «Éducation pour tous» et Caravanes « Á chaque élève son livre », «J’aime mon livre» en Côte d’Ivoire et en Afrique.

23 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Communiqué: Campagne «Éducation pour tous» et Caravanes « Á chaque élève son livre », «J’aime mon livre» en Côte d’Ivoire et en Afrique.

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Dans le cadre de ses projets « Rêve d’Ecole » et « Ecole Vision », la Fondation Roska lance une campagne  sous le thème « Éducation pour tous!» et une caravane  « À chaque élève un livre », « J’aime mon livre ».    

La fondation Roska a la conviction que :

1-     Les élèves d’aujourd’hui sont les cadres de demain

2-     La pauvreté est un frein à l’éducation

3-     Nous devons combattre les inégalités sociales dans nos systèmes éducatifs

4-     Ceux qui vont à l’école ont besoin de soutien

5-     Ceux qui ne sont pas allés à l’école ont besoin d’être alphabétisés.

6-     Nos systèmes éducatifs doivent avoir pour vision la formation du bon citoyen…

7-     L’on ne peut parler de développement sans une politique éducationnelle conséquente…

 

Dans le souci de réussir dans lesdits projets, nous prions toute personne de bonne volonté de bien vouloir nous aider avec des dons en nature (livre) ou en argent.

Les livres seront distribués aux enfants pendant la caravane et nos différents ateliers.

Pour plus d’information, veuillez nous contacter sur:

Roska.foundation@gmail.com

Fondation.roska@gmail.com

 

Pour la Fondation Roska,

Jean-Claude Guillot,

Représentant France et Délégué aux affaires sociales et éducatives 

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Cameroun: SOS de MBOUA MASSOK pour sa défense devant les juridictions du Cameroun.

23 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun: SOS de MBOUA MASSOK pour sa défense devant les juridictions du Cameroun.

 

 mboua-massock

Messieurs,

 
Je suis Cbt. MbouaMassok, né Mboua Camille Parfait. Camerounais, je suis Secrétaire Général du mouvement politique dénommé NouvelleDynamique Nationaliste Africaine (NODYNA). 
 
Dans le cadre de mon action sociopolitique militante je suis, depuis 1985, victimes de toutes les formes de pressions, de marginalisation...instruites par le pouvoir presque totalitaire encore, pour le grand mal de mon Peuple, en place dans mon cher pays le Cameroun ; toutes chosesentre autres qui, s'accentuant au jour le jour, compliquent l'exercice de mes libertés et droits, et ne facilite pas le fonctionnement harmonieux dumouvement dont je suis encore le principal animateur. 
 
A titre indicatif, je relève utilement : 
 
   - qu'à aucun moment, il n'est donné cutus à la tenue d'un rassemblement public de la NODYNA ; 
   - que pour s'être seulement entretenu avec moi, pour s'être identifié à la NODYNA, un citoyen Camerounais peut passer de très mauvaismoments sur tous les aspects de sa vie... ;
   - que, sans jugement préalable, de 1990 à maintenant, j'ai été interné à au moins 9 reprises à la prison centrale de Douala au Cameroun ; 
   - qu'à au moins 7 reprises j'ai été sans notification ou toute autre formalité d'usage assigné à résidence avec un encerclement total de ma case par les forces en armes ; 
   - qu'à trop de reprises, j'ai été séquestré et, pour y être abandonné, conduit dans des lieux inhabités (forêts), à des distances allant parfois jusqu'àplus de 150km des aglomérations  ; 
   - qu'ils ne sont plus comptables des fois où j'ai subi des arrestations arbitraires suivies des tortures et autres formes de traitements incommodes et détenu en toute illégalité des semaines ou mois durant dans des camps militaires, des commissariats de police et brigades de gendarmerie. 
 
   - que c'est ainsi que, loin de toute observation des délais de la garde à vue (8 jours maximum dans tous les cas), du 11 au 21 juin 2012 jeviens, en compagnie d'un autre militant de la NODYNA, du nom de Yon Mbok, de traverser, dans une cellule du groupement de gendarmeriede Bonanjo Brigade terre à Douala, une autre période pénible de ma vie de militant progressiste agissant. Cette fois, ma torture est assuréepersonnellement par le Lieutenant Collonel Commandant du groupement concerné. La raison de cette énième arrestation et séquestration est la publication dès le 4 juin 2012, d'un message ainsi élaboré :
 

      Aux Ben-Skineurs, mon total soutien

       Résistance Jusqu'au But"

 

Ainsi est justifié mon combat sociopolitique. Pour en faire un camp fort, toujours je me place du côté des faibles et des affaiblis. Voilà pourquoi est total mon soutien pour lesplus exposés et en ce moment, surtout, en faveur des Ben-Skineurs, désormais présentéscomme étant des handicaps à la mise en oeuvre des "grande-réalisations" par ces voleurs dela fortune publique et arrogants fossoyeurs de la justice sociale et de la paix des coeursau Cameroun.

 

Présentés par devant le Procureur de la République, il nous a, mon compagnon Yon Daniel et moi même, été signifié, decomparaître, sous la caution d'un citoyen de coeur, libres à l'audiance du lundi 25 juin 2012 dès 7h30 au TPI de Bonanjo à Douala.
 
Et comme il commence à être établi que peu d'avocats au barreau du Cameroun donnent des signes de courage qui leurpermettrait de défendre Cbt. MbouaMassok, présenté comme étant un "rébelle", par le régime des corrompus, des détourneurs etvoleurs de la fortune publique dont le chef est Monsieur Biya,
Il ne me restait désormais d'issu probable pour mon assistance judiciaire en tant que de besoin, que de lancer ceSOS à toute la communauté des avocats à travers le monde, à laquelle je suggère de ne pas me laiiser seul devantces monstres de dirigeants Camerounais qui ne rèvent qu'à étouffer cette ultime voix des sans voix qui ne souscriventpas au "silence républicain" qu'ils promeuvent depuis un moment.
 
Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun.
 
Le nécessiteux dans le cas d'espèce,
Cbt. MbouaMassok
Leader Nationaliste Panafricain Agissant
(237) 99 91 36 88                      

 

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Forum pour un Autre Mali (FORAM) LE MALI CHRONIQUE D’UNE RECOLONISATION PROGRAMMÉE.

21 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Forum pour un Autre Mali (FORAM) 

LE MALI CHRONIQUE D’UNE RECOLONISATION PROGRAMMÉE.

Carte du Mali

« Que les chèvres se battent entre elles dans l’enclos est préférable à l’intermédiation de l’hyène ».  

Proverbe bamanan.


1. Le Mali dans l’ordre cynique du monde

Mis en lumière par l’amputation des deux tiers de son territoire, le coup d’Etat du 22 mars 2012 et l’embargo total de la CEDEAO, l’extrême vulnérabilité du Mali tient d’abord à la trahison des élites. Elles se voilent la face, réfutent tout débat de fond sur les enjeux de la mondialisation capitaliste. Désormais, tout est clair : la recolonisation du pays à travers les politiques néolibérales entre dans une nouvelle phase qui obéit au schéma libyen avec l’intervention directe de l’OTAN en moins.

L‘impérialisme collectif avait besoin d’exploiter, comme à Benghazi, les rancœurs et les rancunes d’une partie de la population qui a le sentiment d’être marginalisée. La rébellion touareg faisait parfaitement l’affaire. La revendication des deux tiers du territoire malien par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) vient d’être satisfaite avec la complicité de la « communauté internationale ».

L’os malien étant bien moins dur à briser que l’os libyen, il suffisait de mettre à profit l’état de déliquescence de l’armée nationale et de fermer les yeux sur la progression des assaillants lourdement équipés d’armes sophistiquées en provenance des arsenaux libyens pour que le tour soit joué. Tout cela s’est passé rapidement, entre le 17 janvier 2012 et le 04 avril 2012. Les puissants membres de la « communauté internationale » n’ont donc pas eu à se salir les mains. Ils pensent avoir l’honneur sauf pour avoir fait des déclarations de principes sur l’inviolabilité de l’intégrité territoriale du Mali. Or, c’est lorsque les rebelles du MNLA ont déclaré qu’ils ont atteint leurs objectifs que les Etats-Unis d’Amérique leur ont demandé de « cesser » les opérations militaires.

Les enjeux énergétiques, sécuritaires, migratoires et idéologiques de la guerre globale trouvent leurs expressions dans cette recolonisation que les dirigeants politiques maliens n’ont pas vu venir et que certains d’entre eux refusent toujours d’admettre. La France espère obtenir de la future République laïque et démocratique de l’Azawad ce que le Président malien Amadou Toumani Touré (ATT) n’a pas su ou voulu lui accorder : la base de Tessalit hautement stratégique au plan économique et militaire ; de la fermeté dans la lutte contre l’émigration « clandestine » et Al Qaeda au Maghreb (AQMI).

Plus ou moins indifférente au sort du peuple malien face à la double agression de la rébellion et de la CEDEAO, l’opinion publique occidentale est ébranlée après avoir appris la participation de Ançar dine et de AQMI à cette recolonisation du Mali.

2. La violence de la CEDEAO contre le peuple martyr du Mali

Ebranlés et meurtris à l’idée d’être un peuple sans Etat et sans armée digne de ce nom face à des combattants lourdement armés, faisant tomber les villes les unes après les autres, les Maliennes et les Maliens subissent à présent le traitement de choc de l’embargo total de la part de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est lors du Sommet extraordinaire du 27 Mars 2012 à Abidjan (Côte-d’Ivoire) que l’organisation sous-régionale a pris la décision d’envoyer à Bamako une délégation de très haut niveau pour demander au Capitaine Amadou Haya Sanogo qui a pris le pouvoir 22 Mars 2012 de restaurer, le plus rapidement possible, l’ordre constitutionnel. Elle a du rebrousser chemin face à la mobilisation des victimes de la démocratie formelle et corrompue qui vivent ce coup d’Etat comme une délivrance. C’est à l’aéroport d’Abidjan que les Chefs d’Etats de la CEDEAO ont donné aux nouvelles autorités maliennes un ultimatum de 72 heures pour s’exécuter au risque de voir le Mali subir un embargo.

Ils ont mis cette menace à exécution à partir du lundi 02 Avril 2012, alors qu’à l’issue de la rencontre à Ouagadougou (Burkina Faso) d’une délégation du CNRDRE avec le Président du Burkina Faso qui joue le rôle de médiateur, le Capitaine Amadou Haya Sanogo a accepté le retour à l’ordre constitutionnel. Cette avancée, saluée par la plupart des Maliens et des Maliennes, n’était pas suffisante pour certains des Chefs d’Etat de la CEDEAO particulièrement intransigeants.

Les sanctions dont il s’agit se traduisent en autres par :

·         la suspension du Mali de toutes les instances de la CEDEAO,

·         le rappel des ambassadeurs de l’organisation pour consultation,

·         la fermeture des frontières,

·         le gel des avoirs du Mali à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et le non approvisionnement des banques nationales,

·         la suspension des programmes d’aide au développement

Le levier militaire pourra se traduire par « la montée en puissance de la Force en attente de la CEDEAO pour parer à toute éventualité… » Plus importants que l’aide extérieure pour les familles qui en bénéficient, les fonds de la diaspora dont une partie passe par Western Union et Money Gram manqueront également aux Maliennes et aux Maliens.

La cherté de la vie qui, à elle seule, a créé un climat quasi insurrectionnel avant la rébellion et le coup d’Etat s’aggrave. Les prix flambent dans les régions occupées où les pillages portent surtout sur les aliments et les médicaments qui commencent à manquer.

3. Le sens du coup de force du 22 mars 2012

Les femmes, en l’occurrence les mères et les épouses des soldats qui montaient, sous équipés, au Nord pour défendre le Mali ont été les premières à manifester leur colère. Elles sont allées directement vers le Président Amadou Toumani Touré et lui ont demandé, plus d’une fois, des comptes. La dégradation de la situation s’est ensuite traduite par des manifestations portant atteinte aux biens des personnes et personnalités appartenant à l’ethnie Touareg.

Le pourrissement de la situation est à l’origine du soulèvement d’Amadou Haya Sanogo et ses camarades qui a débouché sur le coup d’Etat du 22 mars 2012.

La « communauté internationale » ne s’est pas émue, outre mesure, des atrocités commises à Aguelhok contre des militaires désarmés ni de l’occupation des villes du Nord les unes après les autres. Mais elle est immédiatement montée au créneau pour condamner un coup d’Etat qu’elle juge d’autant plus inacceptable qu’il survient dans l’un des « pays phare de la démocratie » à la veille d’une élection présidentielle à laquelle ATT n’était pas candidat. Simpliste mais surmédiatisée, cette lecture arrange tous ceux et celles qui se laissent convaincre que le Mali était jusqu’ici une démocratie exemplaire. Le point de vue des déçus et des laissés-pour-compte de la démocratie est superbement ignoré voire méprisé.

4. Quand l’ordre constitutionnel « normal » sert de paravent

« Nous ne voulons pas d’ancien, rien que du neuf » scandaient les manifestants maliens lors des événements sanglants de Mars 1991 pour traduire leur aspiration profonde à un changement démocratique véritable. Ils étaient persuadés que le Président Moussa Traoré était le seul et unique fautif du naufrage de la nation et que son éviction suffisait à instaurer la démocratie et la justice. Il n’en a rien été.

En vingt ans de « transition démocratique », assistée et encensée par la « Communauté Internationale », la montagne a accouché d’une souris. Le peuple est désemparé mais inaudible. Le coup d’Etat est survenu à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, dans un contexte quasi insurrectionnel.

Totalement dévoyée, la démocratie servait de paravent aux affaires.

Jugeons-en :

·         Le multipartisme que nous appelions de tous nos vœux, au lieu de favoriser le débat d’idées et la confrontation de projets de société entre formations politiques, s’est traduit par la prolifération des partis dont le nombre dépasse 140 actuellement pour un pays de 14 millions d’habitants. Coupés de leur base électorale, les dirigeants démocratiquement élus sont occupés à plein temps par toutes sortes de stratégie de captation de « l’aide au développement » et des opportunités d’affaires que le système néolibéral offre.

·         Ce sont les gagnants de ce système économique et politique mafieux qui, en « démocrates milliardaires » s’apprêtaient à se disputer la place d’ATT en achetant tout ce qui peut l’être, du bulletin de vote à la conscience des électeurs/trices.

·         « Enrichissez-vous et taisez-vous » est la règle non écrite du jeu politique, pendant que les opérations cosmétiques de bonne gouvernance dont le Bureau du Vérificateur Général entretiennent l’illusion de l’exemplarité démocratique.

·         Leurs enfants qui, avec ostentation, fêtent leurs milliards ajoutent à l’indignation des jeunes déshérités qui n’ont droit ni à une école de qualité ni à l’emploi et au revenu ni à un visa pour aller tenter leur chance ailleurs.

·         Aucun parti politique ne peut se prévaloir aujourd’hui d’une base électorale éduquée et imprégnée des enjeux et des défis du changement de manière à choisir leurs dirigeants en connaissance de cause et à les contrôler dans l’exercice de leurs fonctions. Les électeurs/trices ne sont contactés que sporadiquement mais assaillis à la veille des scrutins par des candidats toujours prêts à payer leurs voix.

·         La société civile, dont le rôle est d’éduquer, de contrôler et d’interpeller la classe politique vit de compromis et de compromissions. C’est en évitant les sujets qui fâchent, qu’elle parvient à bénéficier des financements des partenaires techniques et financiers (PTF).

·         La liberté d’expression chèrement acquise est sous surveillance dans les médias publics. Elle se traduit par l’existence d’un paysage médiatique dense (journaux et radios privés) qui, pour survivre, se comporte comme la société civile : savoir se vendre. Quant à l’unique chaine de télévision nationale, l’ORTM, elle est « la voix de son maître ».

·         Les entrepreneurs véritables, les locaux comme ceux de la diaspora qui ont envie d’investir dans leurs pays sont démotivés par une administration corrompue, prête à entraver les meilleures initiatives quand elle n’y trouve pas son compte.

5. Il est encore possible de sauver véritablement le Mali et sa bande Sahélo-saharienne

Le Mali n’est pas en danger du fait d’un « putsch militaire » mettant en péril un processus de démocratisation exemplaire, mais du fait de la démocratie formelle et des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques dont les citoyens ordinaires n’ont pas la moindre idée.

Face au rôle de pompier pyromane de la France dans la crise malienne, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à la loi N° 57-27 du 10 janvier 1957 créant une Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Elle visait « l’expansion économique et la promotion sociale des zones sahariennes de la République française et à la gestion de laquelle participent l’Algérie, la Mauritanie, le Soudan (l’actuel Mali), le Niger et le Tchad ».

Pour sauver véritablement le Mali, il convient de :

·         mettre ce drame national à profit pour renouer avec la pensée critique et le courage politique. Il est illusoire et suicidaire de croire que nous sommes un pays libre et indépendant, qui a juste besoin de dirigeants démocratiquement élus pour aller de l’avant. Les défenseurs de cette thèse sont les gagnants de l’ordre injuste et violent du monde, plus soucieux de leurs intérêts que du sort du peuple malien ;

·         repenser l’indispensable démocratisation du Mali en termes de seconde libération. Cette exigence qui s’imposait au plan politique, économique, monétaire et culturel revêt désormais une dimension territoriale. La tâche est d’autant plus rude que les enjeux sont colossaux et les rapports totalement asymétriques ;

·         privilégier la résistance par le réarmement moral, la créativité politique et la solidarité envers les plus vulnérables en l’occurrence les femmes, les jeunes et les ruraux. La tentation de mobiliser immédiatement cinquante millions de dollars pour l’achat d’armement ou de faire appel à la force d’interposition de la CEDEAO, ouvre la voie à une guerre asymétrique et sans fin ;

·         gagner en lucidité et en maturité politique en nous disant que les « émergés » qui dictent leur loi en économie comme en matière de démocratisation ont d’abord besoin des immenses richesses de notre continent, en occultant la violence du modèle économique qu’ils planétarisent : pendant que le Mali s’enlise dans la guerre au Nord et que les Maliens se demandent comment survivre, le pillage de l’or, dont leur pays est riche, se poursuit allègrement au profit des multinationales. Il nous appartient d’être perspicaces dans l’analyse des enjeux et des rapports de force et audacieux dans la défense des intérêts de notre pays qui ne sauraient être confondus avec le compte en banque de quelques individus légitimés par des élections frauduleuses ;

·         faire du Mali un cas d’école pour la CEDEAO, dont les chefs d’Etat dans leur intransigeance envers les auteurs du coup de force du 22 mars craignent surtout d’être déstabilisés tant dans leur position de rente que dans leurs certitudes. La remarque est valable pour les partis politiques dont le rêve est de les remplacer dans l’ouverture de nos économies au marché mondial déloyal ;

·         rappeler aux puissances occidentales que ce sont les mêmes politiques d’assujettissement et de pillage qui sont à l’origine de l’émigration « clandestine », l’intégrisme religieux et les attentats qu’ils qualifient de terroristes.

Nous concluons, à la lumière de ce qui précède, qu’il n’appartient pas aux Chefs d’Etat de la CEDEAO d’être juges et partie en statuant sur l’état de la démocratie comme dans le cas malien, mais aux peuples souverains. La gravité de la situation au Mali et dans la bande sahélienne exige la convergence des luttes des peuples agressés du Sud et celles du Nord dont les dirigeants, donneurs de leçons de démocratie et fauteurs de guerres se sentent plus redevables de comptes aux agences de notations qu’à leurs électeurs. . Rendre justice au peuple martyr du Mali dans les circonstances actuelles, commence par la levée immédiate de l’embargo qui lui est infligé et la reconnaissance de son droit à l’initiative, de penser et de proposer à la CEDEAO une stratégie concertée de sortie de crise.

Fait à Bamako, le 04 Avril 2012 

SIGNATAIRES

AMINATA D. TRAORE (ANIMATRICE DU FORAM, ESSAYISTE) ; SEYDOU BADIAN KOUYATE (ECRIVAIN) ; ASSETOU FOUNE SAMAKE (ENSEIGNANTE) ; KARAMOKO BAMBA (MOUVEMENT NKO) ; ISMAEL DIABATE (ARTISTE PEINTRE) ; DOUMBI FAKOLY (ECRIVAIN) ; JEAN BOSCO KONARE (HISTORIEN) ; MANDE ALPHA DIARRA (ECRIVAIN) ; MADANI KOUMARE ( ECONOMISTE) ; BORIS BOUBACAR DIOP (ECRIVAIN) ; ABDOULAYE NIANG (ECONOMISTE) ; BOUBACAR COULIBALY (EXPERT COMPTABLE) ; NDO CISSE (UNIVERSITE DES LETTRES) ; NATHALIE MDELA MOUNIER (ECRIVAIN) ; AISSATA CISSE (COMMUNICATRICE) ; MARIAM KANAKOMO (COMMUNICATRICE) ; SAFI SY (EDUCATRICE) ; SYLVIE SANOGO (EDUCATRICE) ; HAOUA KEITA ; ABDOULAYE SANGARE (AVOCAT)

 

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Affaire Kinguè : à qui profite le temps qui passe ?

21 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

pAUL eRIC KINGUE
  Paul Eric Kingue

 


       Les lenteurs administratives ne sont pas une exclusivité camerounaise, loin s’en faut ; partout au monde des gens sont contraints d’attendre le bon vouloir de l’Administration avec un grand A.

 

Mais dans le cas particulier de Paul Eric Kinguè, cette lenteur qu’on a pu dans le passé qualifier de dilatoire tient plus de la stratégie que de la fatalité. On se souvient avec amertume des 56 renvois lors du premier procès en appel, et des quelques renvois provoqués par la partie adverse pour des motifs fallacieux frisant le ridicule dans le deuxième procès dans le but de décourager la défense.

 

Pourquoi ? A qui profite le temps qui passe ?

 

Dans l’affaire Kinguè, il y a toujours eu la vérité officielle et les raisons cachées. Nous avons maintenant tous très bien compris que les motifs invoqués pour jeter PEK aux oubliettes n’ont été qu’un tissu de mensonges. Ne revenons pas là-dessus puisque la preuve en a été faite par son acquittement dans le deuxième procès.

 

On a pu penser que les tortures surtout morales qui lui ont été infligées étaient d’une part sa punition pour avoir osé ruer dans les brancards, et d’autre part un avertissement dissuasif pour ceux qui auraient l’idée d’agir comme lui. Peut-être aussi ses détracteurs s’étaient-ils imaginé que PEK aurait eu la faiblesse de jeter le gant face au déferlement de violence qui s’abattait sur lui et surtout sur son entourage. N’oublions pas qu’outre les humiliations gratuites et les menaces de mort qui pesaient sur lui, PEK a assisté impuissant à la persécution de ses proches, à l’emprisonnement de sa sœur (j'apprends à l'instant qu'elle et son mari viennent d'être lourdement condamnés), à l’arrestation arbitraire de l’un de ses amis en pleine salle d’audience, aux assassinats de ses sympathisants et témoins à décharge Sollis Mbami (tué par balles) et de « Magne » (le crâne défoncé à coups de gourdin), aux injures et menaces à l’encontre de Me Manfo son avocat, et avec en point d’orgue le décès de son jeune fils Junior dans des circonstances plus que troubles. Largement de quoi faire frémir… Toutes ces pressions auraient dû lui faire passer l’envie de continuer à se battre, mais c’était mal connaître le lion blessé.

 

Si aujourd’hui on pourrait  penser que ses bourreaux ont enfin étanché leur soif de vengeance, qu’est-ce qui les motive encore pour maintenir PEK en enfer ? Probablement la crainte qu’ils ont de le revoir dans le fauteuil maïoral de Njombé et Penja pour continuer le travail commencé. On sait que dans sa commune, nombreux sont ceux qui espèrent son retour ; il est attendu dit-on comme le Messie. Donc, ses adversaires ont tout intérêt à ce qu’il reste encore longtemps en prison, si possible ad vitam æternam, et certainement jusqu’après les prochaines élections prévues dans approximativement un an. Or, comme nous sommes presque certains qu’il gagnera son procès en appel de la grotesque condamnation à vie dont il a écopé dernièrement au terme d’un procès qui ne mérite même pas ce nom tellement il a été mené de bout-en-bout au mépris des lois et du simple bon sens, la dernière carte à jouer pour ses adversaires est donc celle du dilatoire, pour tirer le procès en longueur pendant encore un an au-moins.

 

PEK a fait appel de sa condamnation à vie 48 heures après que cet infâme verdict fut tombé le 29 février dernier à Nkongsamba. Il a d’abord fallu attendre deux longues semaines pour que l’information parvienne à Douala où la première audience a eu lieu le 2 mai. Mais là, pas de chance, la magistrature était paraît-il en pleine réorganisation et se trouvait ainsi dans l’impossibilité de constituer le tribunal. Soit. Deuxième audience, puis troisième : renvoyées au même motif. Curieusement, on constate que les autres procédures suivent pourtant leur cours normal. Alors ? Questionné à ce sujet, Monsieur le Procureur Général s’est montré inquiet de ce retard anormal, et PEK a saisi le Président de la Cour d’Appel pour que la procédure soit accélérée, le délai de renvoi entre chaque audience (un mois et demi entre celle du 16 juin dernier et la prochaine fixée au 1er août) étant anormalement long.

 

Depuis sa condamnation, ça fait donc plus de trois mois que PEK attend que son procès soit enrôlé. Trois mois pour rien. C’est peu en regard des quatre longues années passées en prison, mais probablement que ceux qui sont responsables de ce retard n’ont pas bien conscience de la pénibilité que ça représente. Pour les en convaincre, nous les invitons à regarder la courte vidéo qui suit dans laquelle l’écrivain Bertrand Teyou décrit l’univers carcéral qu’il a vécu à New Bell. C’est édifiant. 

http://vimeo.com/41768249  

 

Selon les Nations Unies, le non-respect des délais raisonnables est un délit de Justice, voire même un déni de Justice intolérable. C’est pourquoi nous tenons à exprimer notre vive inquiétude aux Autorités camerounaises en charge du dossier par d’incessants courriers et pétitions allant dans ce sens pour leur éviter de se mettre en porte-à-faux avec ce grand principe universel.

 

Malgré nos inquiétudes, nous restons sereins, car nous savons qu’il existe au Cameroun des magistrats intègres et dignes de confiance, qui ne se laissent pas facilement distraire ; nous en avons eu la preuve.

 

Cher PEK, quelles que soient nos motivations personnelles pour te soutenir, nous voulons tous que Justice te soit rendue sans retard, et que tu puisses très vite continuer le travail commencé, sitôt ce mauvais rêve terminé. Courage, PEK…

 

HUBERT , coordinateur du groupe de soutien à Paul Eric Kinguè.

 

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AMNÉSIE COLLECTIVE : Voici comment on peut remplacer les Martyrs par des Pseudo Héros: le cas de Sékou Touré.

21 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

AMNÉSIE COLLECTIVE : Voici comment on peut remplacer les Martyrs par des Pseudo Héros: le cas de Sékou Touré.

ParPougala

 

AMNESIE COLLECTIVE : Voici Comment on peut remplacer dans la tête de tout un continent, des vrais martyrs par des pseudo héros. Le case de Sékou Touré.

 

Hier 20/06/2012, les élèves français ont composé à l'épreuve d'histoire pour le Bac. Le thème sorti cette année était : "La Guerre d'Algérie". A ces enfants, on enseigne qu'il n'y a eu en Afrique qu'un seul pays qui a lutté pour son indépendance de la France : l'Algérie. Ce qui est faux, puisqu'il y a en eu deux autres : Le Cameroun et le Madagascar. Oui, mais ces deux sont en Afrique Subsaharienne, ce qui ne compte pas (apparemment).  

 

Les amis Ivoiriens me demandent souvent : Pourquoi les Camerounais s'intéressent-ils tant à la crise Ivoirienne? Pour eux, il y a un conflit entre les Pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Pour les Camerounais, la vision est complètement différente : ils y voient les pro-Indépendance de la Cote d'Ivoire et les Pro dépendance à la France. Pourquoi cette différence de vue ?

 

Réponse : C'est parce que les Camerounais ont dès vécu 1954, ce que les Ivoiriens voient aujourd'hui : lutter pour sa propre indépendance, parce que l'indépendance ne se donne pas, elle s'arrache.  Sauf que qu'à cause du silence imposé par la France sur les guerres d'indépendance en Afrique noire, et notamment à Madagascar et au Cameroun, ces guerres ne figurent toujours dans aucun livre d'histoire en France. L'humiliation subie par la France par le fait des peuples jugés rétrogrades qu'on était parti civiliser, est encore trop forte. 

 

A sa place, la France a savamment offert aux Africains un pseudo héro : Sekou Touré, histoire de cacher et faire oublier les vrais héros comme Takala, Martin Paul Samba, Um Nyobe, la Reine Ranavalona et son Premier Ministre sont déportés (à Alger) par le Général Français Galliéni en 1896. Ses Ministres Exécutés. Et ça a marché. On a ainsi réduit le sens de la résistance africaine à la barbarie française en Afrique noire au fait de dire Non à De Gaulles, un vrai non-évènement; et non le fait de prendre le Maquis pour exiger la démocratie, d'un pays qui prétendait être démocratique, et apporter la civilisation: la France. A Douala au Cameroun, la rue qui aurait du être celle du 29 Mars 1947 pour commémorer le massacre des pauvres Malgaches demandant de vivre comme des citoyens libres, porte plutôt encore aujourd'hui en 2012, le nom de leur bourreau : Galliéni qui tuera à lui tout seul selon les sources entre 400.000 et 700.000 Malgaches, sur une population de 3.000.000 d'habitants. Pendant ce temps, les historiens africains s'occupaient à ronger l'os que la France leur avait servi du débat infini entre les pro et les contre Sékou Touré.

 

C'est grace à cette technique d'amnésie généralisée des africains que le forfait ivoirien a pu se produire, au point qu'un Chef d'Etat Africain, 65 ans après la Reine Ranavalona est exilé et humilié à la Haye, sans aucune protestation d'un milliard d'Africains pour dire : 65 ans ça suffit. Avec d'autres chefs d'Etat qui vaquent à leurs occupations comme si cela ne les regardaient pas. Ils oublient que l'indignation est déjà une arme contre l'oppresseur. Et que le silence coupable de l'opprimé encourage le bourreau à continuer dans sa voie macabre.  

 

Jean-Paul Pougala

 

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Laurent Gbagbo poursuit l'armée française pour tentative d'assassinat.

21 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Laurent Gbagbo poursuit l'armée française pour tentative d'assassinat.

LG Sarko

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a porté plainte jeudi à Paris contre l'armée française. Il accuse cette dernière d'avoir tenté de l'assassiner lors de l'assaut des forces de Ouattara contre sa résidence présidentielle le 11 avril dernier.

 

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a porté plainte à Paris contre l'armée française pour "tentative d'assassinat" lors de l'offensive menée en avril contre sa résidence par les forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par la France et l'ONU.
              
Un juge d'instruction a été nommé suite au dépôt, auprès du tribunal des armées de Paris le 5 juillet, de cette plainte avec constitution de partie civile par ses avocats, Me Jacques Vergès, Roland Dumas et Marcel Ceccaldi, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.   
              
 Interrogé par l'AFP, le ministère de la  Défense a indiqué "ne pas faire de commentaire sur une procédure en cours".
              
L'offensive à Abidjan avait précipité la chute de M. Gbagbo, qui avait été arrêté le 11 avril, ce qui avait mis fin à quatre mois de crise, dont deux semaines de combats, consécutive au refus du président sortant de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010 en faveur d'Alassane Ouattara.
              
L'offensive avait été menée par les forces de M. Ouattara grâce à l'appui décisif des moyens aériens et blindés de la force française Licorne et de celle de l'ONU (Onuci).
              
Les abords de la résidence présidentielle, où s'était barricadé Laurent Gbagbo et le dernier noyau de ses partisans, avaient notamment été la cible de tirs de missiles français, visant les armes lourdes qui y étaient déployés.
              
La France s'était défendue de toute participation directe des soldats français à l'arrestation de M. Gbagbo, indiquant que la force Licorne et l'Onuci avaient seulement agi "en soutien" à l'opération.
              
M. Gbagbo et plusieurs dizaines de personnalités de l'ancien régime sont en détention préventive en Côte d'Ivoire. L'ex-président et son épouse ont été  inculpés en Côte d'Ivoire pour "crimes économiques".
              
Mais M. Ouattara souhaiterait voir traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) son prédécesseur qui a "refusé le verdict des urnes alors que les élections étaient transparentes et supervisées par les Nations unies."
              
"Nous avons demandé à la Cour pénale internationale de se saisir de ce dossier. Ce processus est en cours. Je ne veux pas que l'on parle de justice des vainqueurs et que l'on dise que c'est Alassane Ouattara qui a condamné Laurent Gbagbo", a-t-il déclaré dans une interview au Figaro publiée mardi.
              
Au moins 3.000 personnes ont été tuées dans les violences liées à la crise post-électorale.
              
 La justice française a déjà été saisie, en mai, d'une plainte d'une  Française d'origine ivoirienne dont le père aurait été tué en mars lors des violences intercommunautaires qui auraient fait plusieurs centaines de victimes durant le mois, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire dont la majorité dans la ville de Duékoué.
              
Les avocats de la jeune femme, Roland Dumas et Jacques Vergès, ont déposé plainte contre X pour crime contre l'humanité  visant le président ivoirien Alassane Ouattara.   
              
 Par ailleurs la justice française a déjà été saisie de plaintes visant des militaires français en Côte d'Ivoire.  
              
Quatre militaires, dont un colonel, ont ainsi été renvoyés devant les assises par une juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP) pour le meurtre de Firmin Mahé, Ivoirien mort étouffé dans un blindé français en 2005 en Côte d'Ivoire.
              
 Le colonel Eric Burgaud, soupçonné d'avoir donné l'ordre de tuer Firmin Mahé, comparaîtra à une date indéterminée pour homicide volontaire.

Source : AFP

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SPECIAL LA HAYE : Mobilisation historique pour Gbagbo à l’Haye malgré le report d’un procès bidon.

20 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

SPECIAL LA HAYE : Mobilisation historique pour Gbagbo à l’Haye  malgré le report d’un procès bidon.

« Tant que vous tiendrez, je tiendrai », LAURENT GBAGBO

 


 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=WhvD0USw0VE#!

 



http://www.youtube.com/watch?v=h9Q1U9zOnik&feature=share

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DES MILLIERS D'IVOIRIENS, D'AFRICAINS, D'EUROPEENS A LA HAYE le 18 juin EN SOUTIEN AU PRESIDENT LAURENT GBAGBO.

19 Juin 2012 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

DES MILLIERS D'IVOIRIENS, D'AFRICAINS, D'EUROPEENS A LA HAYE le 18 juin EN SOUTIEN AU PRESIDENT LAURENT GBAGBO.

                        La-Haye-le-18-juin.jpg


« Nous réclamons à la CPI la libération de Laurent Gbagbo », a déclaré à l`AFP Apollos Dan-thé, porte-parole du Comité de pilotage des actions de la diaspora ivoirienne (CPAD), organisatrice du rassemblement, selon lequel plusieurs milliers de personnes avaient fait le déplacement.


LA HAYE, 18 juin 2012 – Plus d`un millier de partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo, accusé injustement de crimes contre l`humanité lors des violences postélectorales de 2010-2011, se sont rassemblés lundi à La Haye, où siège la Cour pénale internationale (CPI), a constaté un journaliste de l`AFP.

« Nous réclamons à la CPI la libération de Laurent Gbagbo », a déclaré à l`AFP Apollos Dan-thé, porte-parole du Comité de pilotage des actions de la diaspora ivoirienne (CPAD), organisatrice du rassemblement, selon lequel plusieurs milliers de personnes avaient fait le déplacement.


Selon la police locale, environ 1.000 manifestants se sont rassemblés sur un terre-plein proche du centre de La Haye, arborant pour la plupart les couleurs du drapeau ivoirien (vert, blanc et orange).

Venus de France, Belgique, Espagne, partout de l'Europe mais également des Etats-Unis et du Canada, de l'Asie, les manifestants ont dansé au rythme de musiques africaines jouées par des artistes se succédant sur une scène dressée pour l`occasion.

Source :africanliberty

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