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Le yuan dépasse enfin les frontières chinoises. Quels enjeux sont liés à ses premiers pas sur le marché du commerce mondial?...

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 Le yuan dépasse enfin les frontières chinoises. Quels enjeux sont liés à ses premiers pas sur le marché du commerce mondial?...

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Le yuan fait son apparition sur le marché mondial. L’internationalisation de la monnaie chinoise était un secret de polichinelle mais c’est désormais officiel puisque la Chine et le Japon utilisent désormais le yuan comme monnaie d’échange dans leurs rapports bilatéraux, comme le rapporte notamment ce mardi Le Figaro Economie.

Les questions qui se posent immédiatement concernent l’avenir du dollar, jusque-là la monnaie officielle du commerce mondial, la place de l’euro, annoncé depuis dix ans comme la relève, et enfin l’ampleur que prendra la monnaie chinoise.

Revenir sur la non-convertibilité du yuan pour mûrir

A ce jour, la Chine est le plus gros partenaire commercial du Japon et près de 60% de leurs échanges sont effectués en dollars.

Objectif de cette ouverture au voisin japonais: débuter la reconnaissance internationale et remplacer le dollar. Un premier pas pour une monnaie qui n’est pas convertible – la Banque centrale de Pékin en fixe quotidiennement les taux de variation, qui restent très limités pour l’heure – et qui est encore jugée comme sous-évaluée (volontairement) par rapport aux autres monnaies de référence, le dollar, l’euro, le yen ou la livre britannique. La monnaie est ainsi encore en quête d’un adoubement mondial et de maturité auprès des différents marchés, des banques ou petites entreprises.

Ce passage à l’international est dans la suite logique des choses: en 2010, des multinationales telles que McDonald’s ou Caterpillar ont émis leurs premières obligations en yuan.

Hongkong a été la première vraie rampe de lancement de la mondialisation du yuan depuis juillet 2009 avec la légalisation des échanges commerciaux avec Pékin. Il y a un an, on comptait plus de 600 milliards de yuan (73 milliards d’euros) en dépôt dans les banques de l’ancienne colonie britannique, rétrocédée en 1997 à la Chine. 

La Chine, pour entrer les deux pieds et espérer s’imposer, devra, selon les propos d’Arnaud Rodier dans le quotidien, jouer le jeu du marché: rendre sa monnaie convertible et arrêter de favoriser les exportations chinoises avec un yuan faible – aujourd’hui, 1 dollar vaut 6.3287 yuan! Les Chinois reviendront à coup sûr sur ces deux états de fait mais sauront maîtriser le rythme auquel cela sera fait. Le yuan devrait être convertible totalement d’ici le début des années 2020.

Si de récentes études ont fait état d’un ralentissement de la production industrielle de la Chine pour la première fois en deux ans durant l’automne et d’une politique monétaire plus ferme sur le territoire, cette nouvelle étape prouve la détermination chinoise de ne pas s’arrêter là.

Dix ans après que le monde ait découvert que le cœur de l’activité mondiale n’était plus à l’Ouest, mais bien à l’Est, la Chine reste un acteur de premier rang. Pour l’heure, la présence du yuan est encore très restreinte géographiquement et dans les volumes échangés. Le Japon s’est toutefois engagé à acheter des obligations chinoises en yuan et encourage ses entreprises à émettre davantage dans cette monnaie.

Auteur : Bertrand de Volontat

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Le VENEZUELA se retire du FMI et de la Banque mondiale.

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Le VENEZUELA se retire du FMI et de la Banque mondiale.

 Une institution qui ne peut plus payer les salaires de ses employés est en voie de disparition:

Hugo Chavez

Le président Hugo Chavez a qualifié lundi, à la veille de la fête du travail, ces institutions de «mécanismes de l'impérialisme» destinés à exploiter les pays artificiellement pauvres. Car Une institution qui ne peut plus payer les salaires de ses employés est un canard boiteux et appelée à disparaitre.  


     Le Venezuela a décidé de se retirer, avec effet immédiat, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, a annoncé le président Hugo Chavez, qualifiant ces organismes de "mécanismes de l'impérialisme" destinés à exploiter les pays pauvres. «J’annonce notre sortie de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international. Ils doivent nous rendre les fonds», a déclaré Hugo Chavez dans une allocution prononcée lundi, à la veille de la fête du travail.
Le président vénézuélien compte créer une institution bancaire régionale, financée par les revenus que le Venezuela tire de ses hydrocarbures, qui se substituerait aux deux institutions responsables, selon lui, de la pauvreté en Amérique du sud. La veille, déjà, Hugo Chavez avait affirmé devant les représentants des pays alliés du Venezuela que l’Amérique latine irait mieux sans la Banque mondiale et le FMI.

«Il vaut mieux que nous sortions avant qu’on nous ait pillés. Pourquoi? Parce que (ces institutions) sont en crise. J’ai lu dans la presse que le FMI ne pouvait pas payer les salaires», a-t-il déclaré lors d’une adresse à la nation. Le chef de l’Etat vénézuélien a chargé à cette occasion son ministre des Finances, Rodrigo Cabezas, de transmettre à ces deux organismes la sortie du Venezuela de leur sein.

«Ici (au Venezuela) c’est le FMI qui commandait, ce mécanisme aux mains de l’impérialisme nord-américain (…) afin de lui imposer des politiques économiques et sociales brutales», a poursuivi le chef de file de la gauche radicale latino-américaine réélu en décembre. Selon lui, les ministres des Finances vénézuéliens des cabinets précédents répondaient à des intérêts étrangers. «Ils vivaient pratiquement là-bas à Washington et c’était presque une condition requise qu’ils parlent anglais. Moi j’ai un ministre des Finances qui parle espagnol», a-t-il souligné.

Les Etats-Unis ont accusé Chavez d’être un élément destabilisateur en Amérique Latine. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré mercredi que le président vénézuélien détruisait son pays «économiquement et politiquement».

Source : ladepechedabidjan.info

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L’Occident en déclin : La fuite en avant d’une 3e guerre mondiale.

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

L’Occident en déclin : La fuite en avant d’une 3e guerre mondiale.

 Bombe-atomique

La fuite en avant d’une 3e guerre mondiale

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées permanentes. Si le peuple américain permet aux banques privées de contrôler l’émission de leur monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés priveront le peuple de toute propriété jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans-abri sur le continent que leurs pères avaient conquis. »

Thomas Jefferson, président des Etats-Unis d’Amérique

Après l’implosion de l’empire soviétique, ce fut comme on le sait, « la fin de l’histoire » selon le mot de Fukuyama avec une « pax americana » qui paraissait durer mille ans. Le peuple américain se voulant lui aussi, « peuple élu » comme le martèle « la destinée manifeste », c’est à lui d’éclairer le monde au besoin par le napalm. (...)Dans une conjoncture caractérisée par la rareté des matières premières, 90% des terres rares sont en Chine qui ne les vend qu’avec parcimonie. La débâcle financière des Etats-Unis et de l’Europe a amené les Etats-Unis et l’Europe à ne plus s’embarrasser de « principes », ils prennent par la force aux pays faibles leurs ressources comme c’est le cas de Kadhafi crucifié par l’Occident qui ne s’arrête pas de déstabiliser sous des dehors de démocratie qui ne trompent plus personne.

Pourquoi le maillage mondial de la planète ?

On sait que la marine américaine sillonne les mers et accoste de temps à autre pour montrer sa puissance comme au bon vieux temps de la guerre froide et tissant un réseau de plus en plus dense de bases américaines en dehors du territoire des Etats-Unis. En effet, la plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de surveillance de l’Otan, l’International Network for the Abolition of Foreign Military Bases, etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde. Un document de 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255.065 effectifs militaires. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l’étranger. (1)

Pour le professeur Jules Dufour, l’emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d’augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l’humanité se trouve ainsi contrôlée, voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires. Le processus de redéploiement des installations militaires est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l’intervention à travers des accords de « coopération » dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l’Empire. (1)

On l’aura compris, cette mainmise sur les matières premières de plus en plus rares va susciter des tensions de plus en plus vives. Cependant, la situation n’est plus la même que celle qui prévalait après la chute de l’empire soviétique il y a vingt ans. Souvenons-nous à l’ époque, George Bush père avait annoncé un nouvel ordre. L’empire n’avait personne en face. Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères, a pu parler d’hyperpuissance.

C’est dans ce cadre que l’on apprend que les Chinois ne sont pas contents du sort du Pakistan bombardé et qui a perdu 26 soldats. De plus, il voit d’un très mauvais oeil la tentative d’encerclement par le déploiement jusqu’à 2 500 marines en Australie. Selon une dépêche de l’AFP, le président chinois Hu Jintao a appelé mardi 6 décembre à la marine de se préparer pour le combat militaire, au milieu de la montée des tensions régionales sur les différends maritimes et d’une campagne américaine de s’affirmer comme une puissance du Pacifique. S’adressant à la puissante Commission militaire centrale, Hu a déclaré : « Notre travail doit étroitement encercler le thème principal de la défense nationale et la construction militaire. » L’agence de nouvelles officielle Xinhua a cité le président que de dire la marine chinoise devrait « faire des préparatifs pour la guerre prolongée ». (2)

« Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a averti le mois dernier contre l’ingérence des « forces extérieures » dans les différends territoriaux régionaux, y compris ceux de la mer de Chine méridionale. Alors qu’Hillary Clinton est arrivée le 30 novembre au Myanmar pour une visite de deux jours, la Chine a d’ores et déjà pris les devants. Le vice-président chinois Xi Jinping a reçu lundi à Pékin le chef des forces armées birmanes, Min Aug Hlaing, et lui a rappelé combien la Chine souhaite oeuvrer à un « partenariat stratégique » avec le Myanmar, rapporte le South China Morning Post. Le quotidien de Hong Kong précise que « l’intention du Myanmar est de montrer qu’il ne laissera pas ses relations avec la Chine se détériorer... et qu’il cherche toujours à équilibrer ses intérêts entre l’Orient et le camp occidental ». L’armée chinoise a effectué de grandes manoeuvres militaires près du Pakistan en réponse à l’installation des troupes américaines dans la région. En réponse à la montée de l’hostilité occidentale envers l’Iran, le major général Zhang Zhaozhong a remarqué que « la Chine n’hésiterait pas à protéger l’Iran même si cela doit déclencher une troisième guerre mondiale », des commentaires qui ont suscité beaucoup de débats en Chine même. (...) L’ambassadeur de la Chine à l’ONU a prévenu le directeur de l’Aiea, Yukiya Amano, de ne pas fabriquer de preuve ´´sans fondement´´ afin de justifier une attaque sur l’Iran au nom d’arrêter son programme nucléaire controversé. »(2)

Du côté russe, la même inquiétude amène là aussi à une mobilisation notamment avec le déploiement du bouclier en Europe. Le général russe Nikolaï Makarov a déclaré la semaine dernière : « Je n’exclus pas des conflits armés locaux et régionaux en développement vers une guerre à grande échelle, y compris en utilisant des armes nucléaires. » Les tensions mondiales entre l’Orient et l’Occident ont explosé ces quinze derniers jours quand l’ambassadeur de Russie, Vladimir Titorenko et 2 de ses adjoints en provenance de Syrie, ont été brutalement agressés par les forces de sécurité du Qatar soutenu par la CIA et des agents du MI6 britannique. Ces derniers ont tenté d’accéder à une valise diplomatique contenant des informations des services de renseignement syriens à propos de l’invasion de la Syrie et l’Iran par les États-Unis. (...) Un journaliste américain, Greg Hunter, explique pourquoi « le monde est-il devenu hors de contrôle ? ». Il révèle que la totalité de l’économie occidentale s’effrite sous le poids de plus de 100.000 milliards de $ de dette qu’ils ne sont pas en mesure de rembourser : « Jamais dans l’histoire, le monde n’a été aussi proche d’un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps. » (3)

Enfin, un bulletin du ministère de la Défense publié par le Premier ministre Poutine déclare aujourd’hui que le président Medvedev ainsi que le président Hu ont « validé un accord de principe » sur le fait que la seule façon d’arrêter l’agression de l’Occident dirigée par les États-Unis se fera par « action militaire directe et immédiate » et que le dirigeant chinois a ordonné à ses forces navales de se « préparer à la guerre ». (4)

Claude Jacqueline Herdhuin résume bien cette tentation permanente de l’empire en écrivant que la vraie guerre est d’ordre financier :

« Les États-Unis veulent rester le chien de garde du monde, peu importe si ce chien, aujourd’hui galeux et aveugle, n’est plus à la hauteur. Parfois, la sagesse et l’intelligence veulent qu’on se replie, mais l’Administration étatsunienne, sous la houlette des industries de la finance et militaire, continue de prétendre dominer la planète. Il suffit cependant d’un peu de perspicacité et de bon sens pour constater que cette puissance moribonde ne fait plus trembler le monde. » (5)

La coalition de la Chine et de la Russie

« Après avoir décapité et mis à genoux la Libye, dans le but de fragiliser la région et d’isoler l’Iran, force est de constater que l’Occident est en très mauvaise position. (...) Les pays membres de l’Otan sont pris à la gorge. Leur économie subit les conséquences d’une crise savamment orchestrée par le monde de la finance.... L’économie américaine va mal, l’Europe « tient encore le coup » sous la houlette d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mais le chien de garde moribond ne s’avoue pas vaincu et menace de mordre : (...) L’intervention armée est certes utilisée, mais la véritable guerre se joue dans le monde de la finance. La menace de Standard & Poor’s en est la preuve flagrante. Et les populations sont les otages et les principales victimes de cette guerre.(...) Après la Libye, l’Otan a un oeil sur la Syrie. Cela lui permettra d’isoler davantage l’Iran. Mais la République islamique d’Iran est une cible beaucoup plus difficile. En s’attaquant à cette dernière, l’Occident se mettra à dos les pays de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), créée en 2001 par les présidents de cinq pays eurasiatiques : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, auxquels s’est joint l’Iran en 2005. L’OCS représente clairement une volonté de ces pays de s’unir face à l’Occident. Cela peut être interprété comme un nouveau bloc de l’Est. Et cela représente un avantage indéniable : le retour à un équilibre après la chute du bloc de l’Est qui a permis une « dictature » mondiale des États-Unis. (...) Une fois de plus, les pays dominants appliquent deux poids, deux mesures : Israël (soutenu par Washington) a le droit de menacer l’Iran avec son arme nucléaire, mais Téhéran n’a pas le droit à cette arme sous prétexte que cela serait une menace pour la sécurité d’Israël et du monde dit civilisé ».(5)

Pour Bani Sadr, ancien président iranien, l’Occident clame que le programme atomique iranien pose problème car il aurait une dimension militaire. Mais vous savez que WikiLeaks a publié des rapports secrets. Certains de ces rapports concernent ce Monsieur Yukika Amano, le Japonais qui dirige l’AEIA : selon ces rapports, ce sont les Américains qui l’ont soutenu pour devenir directeur de l’Aiea et il s’est engagé à agir dans le sens de la stratégie des Etats-Unis. (...) Ce dont les responsables occidentaux ne veulent pas parler c’est que la question essentielle pour eux est de contrôler l’ensemble de la région. M. Bush avait ce projet d’amener la démocratie au Grand Moyen-Orient. Ce Grand Moyen-Orient vise en réalité à établir un contrôle par les Etats-Unis de l’Afrique du Nord jusqu’au Pakistan. (...) Ils sont intervenus en Libye, ils ont détruit un pays pour établir une démocratie, mais personne ne voit cette démocratie. Ce qu’on voit est une insécurité et une pauvreté plus grandes. Ils cherchent, en réalité, à détruire pour reconstruire, payant très cher ensuite les compagnies occidentales qui vont là-bas pour reconstruire.(...) Je ne crois pas que les Etats-Unis aient les moyens d’imposer leur hégémonie à la Chine, ou même aux pays plus petits de la région du Pacifique, ou encore, à l’Inde. Parce qu’à mon avis, les Etats-Unis ne sont plus une superpuissance, ils sont en train de devenir un pays comme un autre. » (6)

« Avec le Japon et les autres pays asiatiques, ils sont plus importants aujourd’hui que l’ensemble de l’Occident. (...) Ce qu’ils cherchent, par contre, c’est contrôler le pétrole et le gaz. Ils pensent qu’en contrôlant les deux centres que sont l’Asie centrale et le Golfe persique, ils pourront dialoguer d’égal à égal, voire établir une supériorité marginale sur l’Asie. Ce qu’ils veulent, c’est contrôler le pétrole et le gaz. Leur justification : après le départ des Etats-Unis d’Irak, l’Iran deviendrait la puissance hégémonique dans la région, en raison de la fameuse ceinture verte du chiisme [ndR] Changer le régime en Syrie, rétablir un régime sunnite signifie un Iran coupé du Liban ».(6) Concluant son interview, Bani Sadr reprend les mêmes arguments que l’ambassadeur Kishore Mahboubani : « Il y a plusieurs grandes raisons à la crise de l’Occident paniqué face à la perspective d’une perte de son hégémonie au profit des nouveaux centres de puissance asiatiques ou euro-asiatiques, tels que la Chine, l’Inde, d’abord la baisse du niveau de vie des populations. (...) Autre problème essentiel : l’Occident a abandonné le contrôle de son économie aux marchés financiers. Selon des sources, aux Etats-Unis, l’argent est beaucoup plus investi sur les marchés financiers que dans l’économie réelle sur un rapport de 1 à 7 ».(6)

Kishore Mahbubani, il décrit le déclin occidental aussi par la perte de ses propres valeurs. Pour lui, « le moment est venu de restructurer l’ordre mondial, l’Occident est dans l’incapacité à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu’il a créées. Et l’amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l’esprit de la gouvernance mondiale. C’est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l’Occident est aujourd’hui davantage le problème que la solution.

« Les civilisations, disait Arnold Toynbee, ne sont pas assassinées, elles se suicident. » L’empire américain subit-il le même déclin que son prédécesseur britannique ?. (...) Les Etats-Unis comprendront-ils cette leçon ? Ou chercheront-ils à maintenir une domination globale par la seule puissance politique et militaire, engendrant ainsi toujours plus de désordre, de conflits et de barbarie ? » A terme, on s’apercevra que les slogans creux des droits qui sont ceux exclusifs de l’homme blanc en Occident - encore qu’il faille noter que même dans ces sociétés la fracture est totale entre les nantis et les pauvres - vont s’effriter au fur et à mesure de la disparition de la puissance matérielle. « A Beastly Century », « un siècle bestial » est le terme, utilisé par Margaret Drabble, pour décrire le XXe siècle ». (7)

Si la guerre éclate, le premier mouvement de l’Iran serait de fermer le détroit d’Ormuz. 40% de pétrole du monde y transite. Entre la guerre et les sanctions, les prix du pétrole monteront en flèche peut-être à 300 $ et pousseront dans l’abîme une économie occidentale au bord du gouffre. La guerre nucléaire ne sera plus une vue de l’esprit. Elle devient une option sérieuse. On prête à Einstein cette boutade : « Je ne sais pas ce qui se passera après la troisième guerre mondiale, mais je suis sûr que la quatrième guerre se fera avec des pierres, des arcs et des flèches. » Nous sommes avertis.

Par Pr Chems Eddine Chitour

source : Comité Valmy 

Notes

1. Pr Jules Dufour  http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=5314

2. Joseph Watson et Yi Han : L’armée chinoise, programme de grosses manoeuvres militaires près du Pakistan. Mondialisation.ca, le 2 décembre 2011

3. http://gold-up.blogspot.com/2011/12/la-chine-rejoint-la-russie-la-solution.html

4.http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gAez8SIMfjSbwOXzFSBLxNzlZrFgdocId=CNG.858b1c9b4e61e65eb7764010c93e843b.2a

5. Claude Jacqueline Herdhuin : Les Etats-Unis : le chien de garde du monde

http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=28101

6. http://www.solidariteetprogres.org/Abolhassan-Bani-Sadr-Non-a-une-guerre-contre-l-Iran_08363

7. C.E. Chitour www.legrandsoir.info/Declin-de-sens-ou-declin-de-puissance-le-dilemme

Source : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=28157 

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Les vrais raisons de la guerre en Libye.

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Thierry Messan: Les vrais raisons de la guerre en Libye.

 

 

 


http://www.dailymotion.com/video/xl55hk_thierry-messan-les-vrais-raisons-de-la-guerre-en-lybie_news

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Mme Irène Maloba Kayembe La femme du gouverneur de la banque centrale du Congo arrêtée avec 48 000US$ à l’aéroport de Washington.

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mme Irène Maloba Kayembe La femme du gouverneur de la banque centrale du Congo arrêtée avec 48 000US$ à l’aéroport de Washington.

Irène Kayembe Maloba, épouse de Jean-Claude Masangu gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), arrêtée à Washington en possession d’un montant de 48.000 $ US en espèces alors qu’elle n’avait déclaré que 9.000 $. La somme a été confisquée. Elle risque d'être poursuivie pour "tentative de blanchiment".

 

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Jean-Claude Masangu - Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC)


Epouse du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Irène Kayembe Maloba a été trouvée en possession d’un montant de 48.000 $ US en espèces alors qu’elle n’avait déclaré que 9.000 $. La réglementation US sur le change impose à tout voyageur de déclarer tout montant supérieur à 10.000 $ aussi bien à l’arrivée qu’au départ du territoire américain. La somme a été confisquée. La Congolaise pourrait être poursuivie pour "tentative de blanchiment".

La nouvelle est rapportée plus ou moins comme suit par les sites Internet «nbcwashington.com» et «loudountimes.com» : «Une Congolaise âgée de 52 ans a été arrêtée le vendredi 16 décembre dernier à Dulles International Airport à Washington. Suite à un contrôle de routine, des agents de l’Immigration et de la douane ont découvert que la voyageuse transportait la somme de 48.000 $ américains et l’équivalent de 2.694 $ en diverses monnaies étrangères. Les billets de banque étaient dissimulés dans des enveloppes et des livres. Mais aussi dans un étui de téléphone cellulaire et dans la trousse à maquillage".

Selon la réglementation américaine en matière de change, tout voyageur qui quitte ou pénètre sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique est tenu de déclarer tout montant supérieur à 10.000 $. Selon Christopher Hess, directeur de la CPB (Customs and Border Protection) au port de Washington, la dame Kayembe Maloba a, dans un premier temps, déclaré être en possession de 5.000 $. «Elle a par la suite changé de version en parlant de 8.000 $», peut-on lire sur les sites précités. Lorsqu’un fonctionnaire de la douane lui demande de rédiger sa déclaration, elle avoue détenir 9.000 $. Après une fouille en règle sur les effets personnels de la Congolaise mais aussi de ses compagnons de voyage, les enquêteurs feront la découverte d’un tas de «billet vert». Mais aussi des coupures de francs congolais, de rand sud-africain, de la livre anglaise et quelques billets d’euro. 

Là où l’histoire pourrait prendre la tournure d’un scandale c’est que Irène Maloba Kayembe n’est pas n’importe qui. Il s’agit de l’épouse du gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo. Selon certaines sources, le «Gouv» serait l’heureux propriétaire de plusieurs villas dans le très prestigieux quartier «Potomac» à Washington. Ancien directeur général de la Citibank au Congo, Masangu Mulongo est à la tête de la BCC depuis le 8 août 1997. Il y a été nommé dès le lendemain de la «libération» par le président Laurent Désiré Kabila.

Des analystes étaient, lundi 26 décembre, «stupéfaits» d’apprendre les «malheurs» de l’épouse Masangu. Alors que son époux, en sa qualité de «banquier national», est mieux placé que quiconque pour connaître la réglementation de change au niveau tant national qu’international. Pour ces analystes, le couple Masangu a, en toute connaissance de cause, tenté de «contourner» la réglementation américaine en la matière pendant que la loi congolaise impose des règles quasi-identiques. «Cette réglementation plafonne à 10.000 $ les transferts à l’étranger sans licence d’importation, commente un expert. A la limite, Madame Masangu pouvait transférer 5 fois $10.000 sur son compte en banque aux Etats Unis où ses enfants étudient». Un juriste congolais joint à Washington de conclure : «Il n’est pas exclu que Madame Irène Kayembe Maloba Kayembe soit poursuivie du chef de tentative de blanchiment…».

Source : Kongotimes

Commentaires

C'est cela l'esclavage. La particularité de l'esclavage, contrairement aux autres modes de production, c'est de travailler sans SALAIRE. L'esclave n'a pas de SALAIRE. Le fouet et autres forme de déshumanisations ne sont que coercitions pour fabriquer le consentement de l'esclave à accepter cette condition de travail sans SALAIRE jusqu'au point où l'esclave n'en peu plus et finit par se révolter. C'était comme cela dans le passé et aujourd'hui c'est pareil. Le fouet et autres formes de déshumanisation ont été remplacé actuellement par d'autres mécanismes de coercition pour fabriquer de nouveau ce consentement qui repousse sans cesse l'heure de la révolte. Mais cette révolte arrivera à un moment donné. Les mécanismes de coercition actuels mettent en avant « l'espoir de meilleur lendemain », qui n'arrivent pourtant pas, pour faire patienter les gens. Les églises de sommeil font parti de ce dispositif de coercition dans la mesure où elles vendent ce même espoir. Le paradigme du Développement, avec son corollaire l'Émergence, vendent aussi cet espoir à travers un discours politique bien huilé, etc.. Ceux qui produisent ces discours s'enrichissent excessivement et pour eux c'est le présent qui meilleur et non le lendemain.

Pendant que ces policiers mangent leur frustration, Irène Maloba Kayembe qui est fondatrice de l'ONG "Filles d'aujourd'hui, Femmes de demain" (FIAFED) a été arrêté dernièrement à l'aéroport Dulles de Washigton pour n'avoir pas déclaré les 48.000$ cash en sa possession. Ça aurait été un fait divers banal mais les rumeurs veulent que cette femme soit l'épouse du gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Quel embarras pour le pays:
 

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Wade nous a donné 20 millions pour combattre le mouvement "Y’en a marre".

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Wade nous a donné 20 millions pour combattre le mouvement "Y’en a marre".

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          Pour casser le mouvement «Y’en a marre», le président de la République et les caciques du parti démocratique sénégalais ne lésinent pas sur les moyens. Et 20 millions (!) de nos francs, c’est la somme que Me Wade a dégainée et mise entre les mains du rappeur Chaka Bab’s, propriétaire K’nal 4 production, selon l’ex-manager du label Omar Niang, qui, avec le rappeur, avait encaissé la somme. Des liasses de billets qui avaient même servi à mettre en selle le Rappeur Requin, qui, à, son tour, avait déversé un tas d’insanités sur le mouvement «Y’en a marre». Mais, visiblement dégoûté par le comportement de Chaka Bab’s et la tournure que les choses ont prise, M. Niang, qui s’est prêté à nos questions, a quitté le label et décidé de faire éclater la vérité.

Le Populaire : Omar Niang, pouvez-vous vous présentez ?
Omar Niang : Je m’appelle Omar Niang. Je suis l’ex-manager de K’nal 4 Production. Je suis de la liberté 4 et je fais dans le management.

Le Populaire : On parle de plusieurs millions que Me Wade aurait donnés à K’nal 4 production pour combattre «Y’en a marre». Qu’en est-t-il véritablement ?
Omar Niang : Après les événements du 23 juin, le Président avait fait appel à nous par le biais d’un homme du nom de Babacar Thiam qui travaille à la Présidence. C’est ce dernier qui nous a approchés et il a parlé à Chaka Bab’s et il lui a dit que le président veut nous recevoir. Là, après réflexion, on a dit non, il ne peut pas nous recevoir, on ne peut pas aller au Palais. Parce que les journalistes vont nous voir là-bas. C’est ainsi que le Président a trouvé d’autres responsables pour que ces derniers nous reçoivent. Et c’était Pape Diop, le Président du Sénat, le ministre d’Etat, Zakaria Diaw et Babacar Thiam lui-même. Nous avons été reçus aux Almadies, chez Pape Diop, le 26 juin, vers 22 heures.

Le Populaire : Et qu’est-ce qui est ressorti de cette rencontre ?
Omar Niang : Après discussions, ils nous ont proposé d’établir un plan d’actions en vue de combattre le mouvement «Y’en a marre» sur le terrain. Ce que nous avons fait. Et après qu’Abdoulaye Wade ait vu le plan d’actions, il a proposé de nous donner 20 millions de francs Cfa. Les 20 millions nous ont été donnés par Babacar Thiam lui-même au niveau d’une impasse qui se trouve à l’immeuble Pasteur.

Le Populaire : Et à qui ces 20 millions ont été remis…
Omar Niang : Les 20 millions ont été remis à Chaka Bab’s. Pratiquement nous avons travaillé avec les 3 millions et Chaka Bab’s a pris les 10 millions. Moi, j’étais toujours hésitant, car je mesurais ce que cette affaire pouvait entraîner ultérieurement. Et j’ai été toujours prudent. Par la suite, Chaka avait commencé à changer ce qu’il avait dit. Parce que cet argent, c’était pour les rappeurs. Il tra- vaille avec les rappeurs et ces derniers n’étaient pas au courant que le président lui avait donné 20 millions. C’est là que les problèmes ont commencé. Et moi, j’ai démissionné de ce label K’nal 4. Pour essayer de régler le problème Chaka Bab’s, m’a proposé 500 000 francs ce que j’ai refusé. Je n’ai pas pris l’argent. Je lui ai dit de garder les millions : «garde tout pour toi», lui ai-je lancé. J’ai démissionné et je lui ai donné tout son matos. Et c’est là que j’ai appelé la Présidence pour leur expliquer la situation. Je parle, maintenant, mais il y a d’autres choses que je ne pourrais pas dire tout de suite.

Le Populaire : Justement, comme vous avez décidé de parler, autant tout dire maintenant ?
Omar Niang : J’ai déjà donné quelques noms et il y a d’autres choses qui se sont passées que je préfèrerais taire pour le moment.

Le Populaire : Quelles choses ?
Omar Niang : C’est toujours dans le cadre de cette corruption. Ce sont des choses que je n’ai pas acceptées. Si j’étais partant, c’est parce que je ne veux pas que ce pays brûle. Ce n’est pas quelque chose qui pourrait arranger la jeunesse. Donc j’étais engagé pour cela et uniquement pour ça. Mais pas pour autre chose. Mais quand j’ai vu que ça ne marchait pas et que Chaka Bab’s tout ce qu’il avait dit c’était faux… (il ne termine pas la phrase). Il a colmaté des choses, il a inventé des choses. Même ce qu’a dit Requin dans sa sortie contre le mouvement «Y’en a marre» c’était faux.

Le Populaire : Ah bon !
Omar Niang : Ce qu’il a dit sur Moustapha Niasse, les voitures, les 40 millions, tout ça c’était faux. Requin faisait partie du même deal. C’est Chaka Bab’s qui l’a mis dans le jeu.

Le Populaire : Et comment tout cela s’est passé ?
Omar Niang : Un jour, Chaka m’a appelé vers 22 heures pour me dire : «Omar, il faut appeler Requin, on va faire quelque chose avec lui». Mais il avait auparavant appelé Requin et il avait discuté avec lui. Il a mis Requin en rapport avec des journalistes et c’est le lendemain que j’ai vu la sortie de Requin dans les journaux. Je n’étais pas au courant de ce qu’il avait dit à Requin. Et après un mois, moi j’ai vu le journaliste qui avait écrit l’article. Mais lui-même m’a dit : «Moi, j’ai fait ce reportage, mais Requin tout ce qu’il m’avait dit c’était faux. Parce que personnellement, j’ai fait des investigations et j’ai découvert que c’est faux». Moi aussi je savais que c’était faux. Mais tout ça, c’était uniquement pour déstabiliser le mouvement «Y’en a marre».

Le Populaire : Donc tout cela faisait partie d’un plan bien mûri…
Omar Niang : Tout cela faisait partie du deal et de la stratégie mise en place par K’nal 4 Production pour détruire «Y’en a marre». Aussi, la Dic a appelé les gars de «Y’en a marre» pour leur demander si Chaka Bab’s faisait partie du mouvement et s’il est membre fondateur du mouvement. Ils menaient une enquête pour voir si Chaka est un homme fiable. Automatiquement, un gars de Keurgui et de «Y’en a marre» a appelé Chaka pour lui dire que la Dic a appelé pour savoir s’il faisait partie du mouvement, s’il est membre actif. Il (Chaka Bab’s) a été invité par Kal’s à la Rfm et il a fait une sortie là- bas. Une sortie qui a tourné au vinaigre. Le lendemain, les gens l’insultaient sur le net. Il a aussi fait une sortie dans un journal. Et il a dit que Kal’s et Simon de «Y’en a marre» lui ont tendu un piège. Il a dit du n’importe quoi sur Kal’s et sur Simon. Et ce sont des choses qui n’étaient pas fondées, qui n’étaient pas vraies. Parce qu’il a été corrompu. Et il ne peut pas le nier. Moi, j’étais au cœur des événements. J’ai vu l’argent. J’ai vu le gars lui donner un sachet en toile contenant les 20 millions. Et le concours Hip-hop que nous avions organisé à Yeungoulène, nous avons même payé les rappeurs avec cet argent-là. Le premier avait 500 000 francs Cfa, le second et le troisième, tous ont été payés avec cet argent.

Le Populaire : Certains groupes ont, semble-t-il, démissionné quand ils ont su la provenance de cet argent ?
Omar Niang : Le premier groupe 7Shot a démissionné lorsqu’ils ont eu vent de cette corruption-là. Beaucoup de groupes de rap ont démissionnés de K’nal 4. Des groupes de Mbour, de Pikine, de Fass Mbao aussi. Beaucoup de groupes ont démissionné et c’est ce qui m’a fait mal. Parce que moi, je suis un éducateur et j’aime travailler avec ces jeunes. Je donne tout ce que j’ai à cette jeunesse du mou- vement Hip-hop. Donc quand je vois qu’ils sont en train d’être dupés, je m’arrête et je dis non. Et lui, c’est un rancunier. Tout ce que les jeunes avaient gagné comme clips et tout, il a tout retiré. Parce que ces jeunes ont démissionné de K’nal 4. Et ce sont des sponsors qui avaient offert ça aux jeunes. Mais il a refusé de le leur donner, ce qui m’a fait encore plus mal. Il y a plein de choses à dire, mais je les dirai au moment opportun. 

Propos recueillis par Youssouf SANE (LePopulaire)

 

Malick Noel SeckPrisonnier politique du SENEGAL. Malick Noel Seck. LIBERER

 

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COMMUNIQUE de L’UGTG : Y AURAIT-IL UNE BANDE D’ESCROCS A MARIE GALANTE ?

28 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

cri-panafricain1-copie-1.jpg U.G.T.G.

Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe

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            COMMUNIQUE de L’UGTG

Y AURAIT-IL UNE BANDE DESCROCS A MARIE GALANTE ?

C’est la question que tout citoyen est en droit de se poser après les révélations faites devant le Tribunal de Pointe-a-Pitre ce mardi 27 décembre 2011 d’autant plus que cette affaire met en cause des gendarmes. En effet, ce mardi était jour de procès, celui du jeune stagiaire Marie-Galantais arrêté vendredi 9 décembre et extradé vers la Guadeloupe le dimanche 11 après 36 heures de garde à vue. Pour rappel, il est accusé de violences sur un gendarme sans incapacité de travail et de détention de substances dangereuses. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de se présenter chaque semaine à la gendarmerie de Baie- Mahault et surtout INTERDICTION DE SE RENDRE A MARIE-GALANTE alors qu’il poursuit sa scolarité à l’Ecole de la deuxième chance de Marie-Galante. Et tout ça, sans l’assistance d’un avocat aussi bien devant le juge des libertés que durant la garde à vue.

PLI BEL LA KA VINI !

Lors de cette audience, nous apprenons que le jeune a été condamné courant octobre 2010 pour refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter et pour outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique. Dans cette affaire, il est condamné à payer 50 euros à un gendarme. Mais ce jugement ne lui a jamais été notifié comme le prévoit la loi. Et pourtant, ce gendarme l’obligera à lui verser 50 euros au titre de dommages et intérêts. Mieux encore, un autre gendarme qui demandait le remboursement d’une paire de lunettes évaluée à 460 euros, et n’ayant pas eu gain de cause par le jugement, aurait exigé de la mère du jeune, le versement en espèces de 460 euros. Peut-être est-ce un hasard mais il semble que l’homme aux 460 euros faisait partie de ceux qui l’ont interpellé ce vendredi 9 décembre 2011. Est-ce une coïncidence sachant que la famille du jeune ka péyé byen ?

Est-ce un traitement réservé aux Marie-Galantais et plus généralement aux personnes qui ne sont issues « d’une grande famille ayant ses entrées à l’Elysée » ? Y aurait-il d’autres cas ?

En définitive, l’affaire a été renvoyée au 11 janvier 2012 à 14 heures. Le contrôle judiciaire est maintenu mais se fera désormais à la gendarmerie de Marie-Galante. Woy !!!!

Plus que jamais L’UGTG réaffirme que face à la détermination des Travailleurs et du Peuple de Marie Galante, l’Etat colonial Français joue la carte du pourris-sement et de la provocation.

L’UGTG :

- Condamne sans réserve toute répression à l’encontre des Travailleurs et du Peuple de Marie-Galante et singulièrement contre la jeunesse ;

- Exhorte les travailleurs et le Peuple de Marie-Galante singulièrement les jeunes, à ne pas céder à la provocation et à poursuivre le combat dans l’unité et la solidarité jusqu’à la victoire ;

- Apporte son soutien sans faille aux Travailleurs et au Peuple de Marie-Galante en lutte kont tout pwofitasyon ;

- Invite les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à soutenir la lutte des Marie–Galantais pour le droit à la vie.

 

GWADLOUP – MARIGALANT MENM KONBA - NON A LA REPRESSION

 

Le Secrétaire Général

Elie DOMOTA

Pointe-à-pitre, le 27 Déc. 2011

U. G.T.G.

UNION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE GUADELOUPE

Rue Paul Lacavé – 97110 POINTE-A-PITRE 
TEL : 05.90.83.10.07 - FAX : 05.90.89.08.70
E-mail : ugtg@ugtg.org - ugtg@wanadoo.fr

Website : htpp://ugtg.org
Web gallery : http://photos.ugtg.org/
Vidéo Web : http://dailymotion.com/UGTG

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Les Russes ont interceptés un email du département d’état Américain invitant les activistes Russes à créer le chaos dans le pays.

27 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Les Russes ont interceptés un email du département d’état Américain invitant les activistes Russes à créer le chaos dans le pays.

 

 

 

                               


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=dTDge_bMneU&feature=player_embedded

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Noël avec le président Gbagbo à La Haye (1)

27 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire


 

 

 


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=8GLooMfYrKI

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Pourquoi Un coup d’Etat contre Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire ?

27 Décembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Côte d'Ivoire : coup d'Etat contre Laurent Gbagbo ?

 Gbagbo-on ira jusqu'au bout

 

Un coup d’Etat contre Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire ? Jusqu’à présent la thèse prospérait surtout dans les milieux proches du président déchu, désormais entre les mains de la Cour pénale internationale CPI), et dans quelques cercles panafricanistes dont l’audience dépasse rarement les réunions de la gauche radicale. Elle fait aujourd’hui l’objet d’un livre réclamé par un nombre croissant de libraires, du moins en France, puisqu’il semble en revanche quasiment introuvable à Abidjan.
 

Au terme d’une enquête de plusieurs mois, le journaliste franco-camerounais Charles Onana entend démontrer que la chute de Laurent Gbagbo était programmée de longue date : par Paris, par certains chefs d’Etat voisins étroitement liés à la France, notamment Blaise Campaoré, le président burkinabé peu réputé pour sa fibre démocratique, et enfin par les ex-rebelles du Nord sur lesquels Alassane Ouattara s’est appuyé pour prendre le pouvoir. À ceux qui lui reprocheront une vision trop « complotiste », Onana rétorque qu’il ne s’agit pas en l’occurrence d’une vulgaire barbouzerie, comme l’Afrique en a connu tant, mais d’une option d’Etat : un président trop indépendant à la tête d’un pays considéré, à bien des égards, comme stratégique, gênait. Il fallait donc le « dégager ».

Auteur de plusieurs ouvrages sur l’Afrique et notamment le Rwanda et la RDC (Congo-Kinshasa), le journaliste ne nourrissait aucun préjugé particulier à l’égard des divers acteurs du drame. S’il attaque durement la France dans le cas ivoirien, il a refusé d’enfiler les patins de la pensée unique lors du génocide rwandais et, ainsi n’assimile-t-il pas le rôle de l’armée française à celui de la Wermarcht.

Le livre décortique plusieurs épisodes troublants des relations franco-ivoiriennes et dresse un portrait très à charge contre le nouveau maître de la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara y est croqué sous les traits d’un opportuniste, intrigant et cynique, prêt à toutes les alliances pour parvenir à ses fins. On peut ne pas adhérer à l’ensemble mais l’ouvrage d’Onana a le mérite d’éclairer différemment la crise ivoirienne dont les racines remontent  aux lendemains de l’indépendance.

Il paraît au moment où la victoire militaire de Ouattara, acquise uniquement grâce à l’intervention de la France, se double d’un triomphe politique aux élections législatives qui se sont tenues le 11 décembre dernier. Avec 127 députés sur 255, le Rassemblement des Républicains de Côte d’Ivoire (RDR), son parti, obtient la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée et pourrait le cas échéant se passer de l’aide du PDCI, le vieux parti houphouëtiste d’Henri Konan Bédié, son allié à la présidentielle. Ce peut être une source de tension. Il y a en bien d’autres dans le pays. Le 19 décembre, plusieurs civils ont ainsi été abattus par des membres des FRCI, le nouveau nom donné aux ex-forces rebelles, dans une commune de l’ouest du pays.

Après les massacres à grande échelle commis par les ex-rebelles lors de leur offensive au mois d’avril dernier, la région n’a toujours pas retrouvé la paix. Et en dépit de promesses répétées, Alassane Ouattara n’a toujours pas validé l’arrestation de ceux de ses anciens alliés qui se seraient rendus coupables de crimes de guerre. La lecture du livre d’Onana tombe donc à point nommé pour mieux comprendre le parcours et les motivations de celui qui rendra visite à son ami Nicolas Sarkozy au début de l’an prochain. Marianne2 vous propose de larges extraits de deux chapitres.

 

Le 6 novembre 2004, deux avions Sukhoï 25 appartenant aux forces armées ivoiriennes (FANCI) et pilotés par des mercenaires biélorusses bombardent le camp militaire français du lycée Descartes à Bouaké causant la mort de neuf soldats français et d’un civil américain. Trente-huit soldats français seront également blessés au cours de cette attaque. À Paris, on accuse immédiatement le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, d’être à l’origine de cet acte criminel.

Une décision du président Jacques Chirac est aussitôt transmise par Michèle Alliot-Marie au chef d’état-major des armées, le général Henri Bentegeat, l’autorisant à détruire l’aviation ivoirienne. Peu après, deux MI 24 et deux Sukhoï 25 sont rendus inopérants. Tout laisse croire à cet instant que la riposte française est légitime. Simplement, un problème se pose. Au lieu de rechercher les auteurs de l’attaque contre les soldats français afin de les mettre à la disposition de la justice, les autorités françaises les laissent s’enfuir vers le Togo puis hors d’Afrique.

Dans la période qui précède le bombardement, la Côte d’Ivoire est coupée en deux. Toute la partie nord du pays se trouve sous le contrôle des forces rebelles pro-Ouattara. Le Sud, incluant Abidjan, est la seule zone placée sous l’autorité des forces gouvernementales. Entre les deux, il y a ce qu’on qualifie de « zone de confiance », placée sous le contrôle de l’armée française. Malgré ce grave problème de partition de fait du pays et d’occupation illégale d’une partie du territoire par les rebelles, « la communauté internationale », c’est-à-dire essentiellement pour l’occasion les Etats-Unis et la France, presse néanmoins Laurent Gbagbo dont le mandat arrive à expiration d’organiser les élections présidentielles en 2005. (…)

L’accord d’Accra III du 30 juillet 2004 exige pourtant que les rebelles procèdent au désarment au plus tard le 15 octobre de la même année. Lorsque la date butoir arrive, les rebelles d’Alassane Ouattara ne sont ni blâmés ni sanctionnés pour non respect de leurs engagements. Laurent Gbagbo comprend alors qu’il n’a plus le choix. Le président choisit de reconquérir militairement le Nord du pays devenu un bastion des forces rebelles.
Le 2 novembre 2004, le colonel Mangou qui dirige les opérations des forces gouvernementales sur le terrain, informe un officier supérieur français de l’imminence d’une offensive contre les rebelles.

Dans la même journée, on assiste à un déploiement des avions Soukhoï 25 à l’aéroport de Yamoussoukro. À quelques pas de là, un avion Antonov 12 immatriculé TU VMA procède au déchargement du matériel de combat. Il effectue plusieurs rotations entre Abidjan et Yamoussoukro pour livrer des armes et des munitions aux soldats de l’armée ivoirienne. C’est alors que l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Monsieur Gildas Le Lidec, et le général de la force Licorne, Henri Poncet, décident de se rendre chez le président Gbagbo pour essayer de le dissuader de mener cette offensive contre les rebelles. Ils essuient un refus : le chef de l’Etat ivoirien n’a pas l’intention de reculer. Le lendemain, 3 novembre vers 11h15, peu après le conseil des ministres à Paris, le président Jacques Chirac, déjà informé, téléphone directement au président Laurent Gbagbo pour le mettre en garde contre le risque d’incidents graves entre les troupes ivoiriennes FANCI et les forces françaises de la Licorne. 
 
Mécontent de la fermeté qu’affiche son homologue Laurent Gbagbo, le président Chirac élève la voix oubliant vite que son interlocuteur est attentif à la fois à la forme et au contenu de son propos. Soudain, le président Gbagbo, qui l’écoute depuis un moment, l’interrompt et lui dit que sa décision de lancer l’offensive est déjà prise, qu’il souhaitait simplement l’en informer. Il raccroche le combiné. Le président Gbagbo explique : « Après cet échange avec Jacques Chirac, nous avons décidé de conduire l’attaque contre les rebelles avant la date effective afin que la France ne puisse pas réagir contre notre initiative militaire »
 
Pourtant, quelques jours avant l’offensive de l’armée ivoirienne, les officiers français étaient déjà au courant, du fait des indiscrétions des officiers ivoiriens, des préparatifs de l’attaque contre les rebelles  (….)

Dans la matinée du 4 novembre 2004, l’offensive est donc lancée contre les rebelles. Elle porte exclusivement sur des objectifs militaires des Forces Armées des Forces Nouvelles situés dans la région de Bouaké.

Le lendemain, l’offensive ivoirienne se poursuit dans la zone des rebelles. Les Sukoï 25 et les MI 24 pilonnent les positions militaires rebelles. Un rapport confidentiel de l’ONUCI daté du 9 novembre 2004 souligne que les bombardements de l’armée ivoirienne ont atteint des cibles militaires. Selon des sources proches de l’ONUCI, « il suffisait d’un jour supplémentaire de bombardements de l’armée ivoirienne et la rébellion du Nord aurait été complètement anéantie ». Cette perspective était inacceptable pour l’Elysée.

C’est dans ce contexte de tension et de parti pris politique que survient l’attaque contre le cantonnement français le 6 novembre 2004 à Bouaké. 

Qui a donné l’ordre de bombarder le camp français de Bouaké et dans quel objectif ? Selon les informations en notre possession, le président Laurent Gbagbo semble n’avoir pas même été informé de ce qui allait réellement se produire ce jour-là (….) Le bombardement du camp français fut un acte délibéré et fortement suggéré aux pilotes mercenaires pour incriminer monsieur Gbagbo. Dans quel intérêt Laurent Gbagbo, qui cherchait des voies d’apaisement avec la France, aurait-il poussé ses soldats à commettre un tel acte contre des militaires français ? Il est évident que même un piètre sous-officier rongé par la mégalomanie n’aurait jamais envisagé de bombarder un campement de soldats français à ce moment-là.

Le général Poncet, contrairement à ce qu’il a avancé un temps dans la presse, sait qui a donné l’ordre de tirer sur le lycée Descartes à Bouaké.

Revenons sur le déroulement des faits et l’on comprendra davantage l’étrange attitude des autorités françaises. Dès le 2 novembre 2004, lorsque les Sukhoï 25 arrivent à l’aéroport de Yamoussoukro, un détachement de recherche du 2ème régiment de Hussards reçoit l’ordre de les surveiller. Deux équipes, se relayant chaque jour, auront ainsi les yeux rivés sur le tarmac. Elles notent, filment et relèvent tous les détails susceptibles de fournir des indications sur les actions des Sukhoï 25. Les Français réussissent même à photographier les pilotes des Sukhoï 25 ainsi qu’une partie du personnel navigant. Toutes ces données sont envoyées au bureau de renseignement G2 du PCIAT (Poste de Commandement Interarmées de Théâtre) à Abidjan. Les mêmes informations sont également transmises au bureau du chef d’état-major des armées à Paris ainsi qu’à la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) et à la DRM (Direction du Renseignement Militaire). Nul ne peut donc prétendre que l’information n’est pas disponible sur les Sukhoï 25 et sur leur personnel. 

Lorsque l’attaque est achevée, la première décision qui vient de Paris est la destruction des Sukhoï 25 et pas une demande d’arrestation du commando qui vient de liquider les militaires français et d’en blesser d’autres. D’ailleurs, l’ordre de destruction des Sukhoï ivoiriens a été diversement apprécié au sein de la Force Licorne.

Dans la tension et la confusion qui règnent autour de la mort des soldats français à Bouaké, certains officiers se rendent vite compte, à leur grand étonnement, que le pouvoir politique n’est pas très intéressé de voir une enquête s’ouvrir sur cette attaque particulièrement brutale.

Le lendemain, 7 novembre, le général Poncet et ses hommes arrêtent neuf ressortissants ukrainiens, quatre ressortissants biélorusses et deux ressortissants russes. Au total, quinze personnes suspectes sont immédiatement placées en rétention dans un hangar par les militaires français. 

Alors qu’un gendarme du commandement des opérations spéciales tente, avec quelques militaires, de les interroger pour en savoir davantage sur leur responsabilité éventuelle dans le bombardement contre le lycée Descartes, un ordre venant du Quai d’Orsay exige la libération immédiate des mercenaires slaves détenus par les Français. « Pour demander l’extradition de ces ressortissants, il aurait fallu qu’un mandat international soit délivré. Cela n’a pas été le cas. A l’époque, nous n’avions aucun élément de preuve, les photos par exemple n’étaient pas déterminantes. Nous n’avions donc rien à leur reprocher » expliquera le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie. Ses propos font bondir les experts et certains militaires (…)

Prétendre que la France avait besoin d’un mandat d’arrêt international pour procéder à l’arrestation des suspects n’est pas totalement exact car la loi du 14 avril 2003 réprimant l’activité des mercenaires offrait une singulière opportunité d’auditionner ces personnes qui avaient, pour certaines, participé au transport de munitions de l’avion Antonov 12 et pour d’autres, des liens avec les pilotes des Sukhoï 25. En outre, affirmer qu’il n’y avait rien à leur reprocher signifie au moins que les informations accumulées par les militaires et les services de renseignements français étaient sans intérêt, au plus qu’elles n’avaient aucun lien avec le bombardement de Bouaké.
 
Le 11 novembre 2004, à la demande expresse de l’ambassadeur de France, les Français remettent, sans trop renâcler, les quinze mercenaires aux autorités consulaires russes. Après cet épisode particulièrement confus, les autorités françaises s’illustrent à nouveau en laissant, cette fois, les pilotes du Sukhoï 25 s’évader. Que s’est-il passé ? Quelques jours après le bombardement, les auteurs s’éclipsent clandestinement vers le Togo, pays voisin de la Côte d’Ivoire. Au cours d’un contrôle routier à la frontière du Ghana et du Togo, ils sont arrêtés à bord d’un car par les forces de police togolaises (…)

Au vu des éléments, le ministre de l’Intérieur togolais, qui remarque la fébrilité des services de renseignement français à l’annonce des ces arrestations, cherche à comprendre pourquoi la France ne s’empresse pas d’exiger l’extradition des suspects biélorusses afin que la justice française fasse la lumière au plus vite sur cette étrange affaire. Ne voyant rien venir, les autorités togolaises se lassent de garder indéfiniment les Biélorusses en prison.
 
Selon certains observateurs, le comportement des autorités françaises dans ce dossier est plus que troublant. Elles vont d’ailleurs multiplier à l’infini les obstacles au travail des juges. Ceci nous a été confirmé par la juge Brigitte Raynaud qui était chargée, dès le début, du dossier (…)

La première personne qui ne montre pas une franche détermination à connaître les auteurs et les commanditaires de l’attaque du lycée Descartes est bien la ministre Michèle Alliot-Marie.

Pourquoi la ministre, Michèle Alliot-Marie, a-t-elle laissé s’évader les auteurs du bombardement de Bouaké alors qu’ils étaient arrêtés par les autorités togolaises et mis à la disposition des autorités françaises ? Pourquoi n’a-t-elle pas facilité le travail de la justice française alors que celle-ci était disposée à tirer cette affaire au clair ? Pourquoi avoir refusé de faire une autopsie des corps des militaires pour aider la justice à démasquer éventuellement le président Gbagbo ? Pourquoi avoir inversé les corps des soldats dans les cercueils au point d’ajouter à la douleur des familles, un traumatisme inutile ? Pourquoi ne veut-on pas connaître qui a ordonné le bombardement de Bouaké ? Pourquoi l’Elysée n’a jamais encouragé la déclassification de tous les documents demandés par les juges s’il n’y a rien à craindre de son côté ? A qui la vérité sur cette affaire pose réellement problème ? 

Il faut avouer que ce n’est certainement pas au président Laurent Gbagbo. Il nous a confié : « Nous ne savons pas dans quelles circonstances précises les neuf Français ont trouvé la mort. L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Monsieur Le Lidec m’avait téléphoné pour m’annoncer que les Biélorusses avaient été arrêtés à Abidjan par les militaires français. J’étais donc très heureux de savoir qu’ils étaient aux arrêts et surtout que la vérité allait éclater. Nous avons cru que nous allions savoir pourquoi les soldats français avaient été tués et qui avait donné l’ordre de commettre un tel acte. J’ai finalement appris qu’ils avaient été libérés par les Français et nous n’avons jamais reçu le moindre procès-verbal d’audition les concernant ni des éléments d’une enquête préliminaire sur leur arrestation en Côte d’Ivoire. J’ai par la suite appris qu’ils avaient été arrêtés au Togo et que le ministre de l’Intérieur du Togo les avait entendus. Ce dernier aurait essayé en vain de joindre les ministres français de la Défense et de l’Intérieur pour obtenir l’extradition des suspects biélorusses. Jusqu’ici, nous ne savons toujours pas qui a tué les soldats français ni pourquoi ils ont été tués. Ceci signifie qu’on peut formuler des hypothèses sur cette affaire ».

 

Le cacao, Armajaro, l’argent et les Ouattara

·    http://www.marianne2.fr/puces/puce_meme_sujet.jpgCirculaire « Guéant » : l'UMP n'assume plus?

·    http://www.marianne2.fr/puces/puce_meme_sujet.jpgSarkozy courtise-t-il les libraires?

·    http://www.marianne2.fr/puces/puce_meme_sujet.jpgBHL : les médias en font-ils trop ?

L’arrivée de monsieur Alassane Ouattara, « candidat reconnu par la communauté internationale », au pouvoir en Côte d’Ivoire répond aussi bien aux aspirations personnelles du président Sarkozy qu’à celles des spéculateurs de la filière café-cacao et du clan Ouattara dont Madame Ouattara née Dominique Nouvian et son fils, Loïc Folloroux, sont des piliers indispensables.

Le rôle de madame Ouattara est capital à la fois dans l’ascension de monsieur Alassane Ouattara et dans le soutien dont il bénéficie dans les milieux, politiques, financiers et médiatiques occidentaux. Selon le député Ben Soumahoro, voisin et ami de longue date de madame Ouattara en Côte d’Ivoire, « Dominique Nouvian a tout fait pour Alassane Ouattara. Sans elle, dit-il, il ne serait jamais devenu Premier ministre ni même président de la Côte d’Ivoire. »

Dirigeante d’entreprises et « tigresse du business » comme la qualifie la presse économique, Dominique Nouvian a réellement commencé à gagner beaucoup d’argent lorsqu’elle s’est emparée des biens immobiliers du président Houphouët-Boigny avec qui elle entretenait des relations intimes. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée à gérer, à travers sa société AICI, le patrimoine personnel du chef de l’Etat ivoirien et, d’une certaine façon, celui de l’Etat ivoirien.

Elle l’admet du bout des lèvres dans une correspondance du 22 juillet 1997 adressée à l’huissier de la fille d’Houphouët-Boigny, Hélène Houphouët-Boigny, qui lutte depuis des années contre ceux qui ont spolié voire escroqué son père : « En effet, dit Dominique Ouattara, du vivant de monsieur le président Houphouët-Boigny, la société AICI International a assumé la gestion de divers biens immobiliers appartenant à certains membres de sa famille et a procédé à des transactions tant à Paris qu’à Abidjan pour des personnes proches de son entourage. À la demande du président, nous avons géré plusieurs patrimoines immobiliers appartenant à des membres de sa famille. (...) Le seul bien immobilier que j’ai géré au nom de monsieur le président est l’ensemble de villas sises à Marne-la-Coquette en France (…) ».

Profitant des faiblesses du vieux président dont l’âge et la maladie ne permettaient plus une grande résistance ni sur le plan politique ni sur le plan physique, Dominique Nouvian, qui était déjà, selon Ben Soumahoro, à la même époque, la compagne d’Alassane Ouattara, impose ce dernier à Houphouët-Boigny (…)

Pendant les trois ans qu’ils passent à la tête du gouvernement ivoirien (1990-1993), Ouattara et sa compagne Dominique Nouvian travaillent à consolider leurs affaires et leurs relations avec les milieux financiers occidentaux. À ce moment-là, le cacao attire déjà les spéculateurs internationaux et différents investisseurs étrangers qui deviendront peu après des proches du clan Ouattara.

Houphouët-Boigny avait tout de même essayé de faire plier ces nouveaux prédateurs en décrétant un embargo sur le cacao à la fin des années 80, peu avant l’arrivée d’Alassane Ouattara au poste de Premier ministre (…)

Premier producteur mondial de cacao pendant des décennies, la Côte d’Ivoire a été longtemps sous le contrôle exclusif des hommes d’affaires français et de la classe politique française. La disparition d’Houphouët-Boigny et surtout l’entrée d’Alassane Ouattara sur la scène politique ivoirienne ont sensiblement modifié cette situation.

Dans le domaine du cacao, d’autres acteurs anglo-saxons plus influents mais plutôt discrets ont gagné du terrain. Il y a par exemple la société anglaise Armajaro et les deux géants mondiaux de l’agro-alimentaire que sont la société américano-hollandaise Cargill et l’Américaine Archer Daniels Midland (ADM). Différentes sociétés comme la Suisse Barry Callebaut et Olam sont également présentes en Côte d’Ivoire. Ces entreprises ont installé des comptoirs d’achat à proximité des plantations, imposant leurs prix parfois supérieurs à ceux du marché mondial et anéantissant complètement le tissu des entreprises locales qui servaient jusque-là d’intermédiaires entre les planteurs et les gros exportateurs.

Sous l’influence du FMI et de la Banque Mondiale, monsieur Alassane Ouattara livre la Côte d’Ivoire à l’ultralibéralisme entre 1990 et 1993. Ecarté du pouvoir à la mort d’Houphouët-Boigny, il commence à agir dans l’ombre en attendant de revenir aux affaires pour achever le travail qu’il avait commencé avec l’aide de sa compagne. Le dossier du cacao en est une parfaite illustration.

En moins d’une décennie, le géant anglais Armajaro devient le leader mondial du chocolat. Il pénètre le marché ivoirien et obtient son agrément en 2000 par le canal d’Alassane Ouattara qui l’avait demandé au président Gbagbo. Le fils de Dominique Nouvian est devenu le directeur de la branche Afrique d’Armajaro à Abidjan. Il est également actionnaire de la société de sa mère AICI international.

Lorsque Laurent Gbagbo est victime d’un coup d’Etat fomenté avec l’aide du Burkina Faso en 2002, le cacao ivoirien prend immédiatement le chemin de Ouagadougou, la capitale burkinabé. Ne possédant pourtant pas de véritable plantation de cacao et dépendant économiquement de la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso devient, à cette période, exportateur de cacao sous le regard complice de « la communauté internationale ». Des convois nocturnes et bien surveillés par les rebelles d’Alassane Ouattara transportent, via la frontière nord placée sous leur contrôle avec l’aval des autorités burkinabés et le silence bienveillant des forces françaises, des centaines de milliers de tonnes de cacao ivoirien à destination du Burkina Faso. Divers négociants peu scrupuleux, établis dans ce pays, orientent des centaines de remorques remplies de cacao ivoirien vers les ports de Lomé au Togo et de Monrovia au Libéria. Plusieurs cargaisons contenant des milliers de tonnes de cacao ivoirien seront ainsi régulièrement acheminées vers l’Europe et les Etats-Unis (...)
 
Certains acteurs de la filière café-cacao remarqueront la présence d’un personnage clé de la rébellion proche du clan Ouattara : monsieur Adama Bitogo. C’est lui qui avait été chargé pour le compte de la rébellion de vider la Côte d’Ivoire de son cacao. Il en faisait ainsi sortir clandestinement plusieurs tonnes via la frontière avec le Burkina Faso et acheminait le cacao vers la ville burkinabé de Bobo-Dioullasso où les cabosses étaient conditionnées dans une usine pouvant traiter jusqu’à 500 tonnes par jour. Le cacao ainsi traité était ensuite conditionné puis acheminé vers le port de Lomé par camions et chargé sur les navires de la SDV (groupe Bolloré). Monsieur Adama Bitogo va devenir par la suite un homme important dans le processus électoral en Côte d’Ivoire pour le compte de la rébellion et d’Alassane Ouattara. Fondateur en octobre 2007 de la société SNEDAI chargée de l’identification des électeurs en Côte d’Ivoire, il sera tour à tour conseiller diplomatique du chef rebelle Guillaume Soro puis directeur de campagne d’Alassane Ouattara pour la région de l’Agnéby (…)

Pendant qu’Adama Bitogo s’implique beaucoup pour le clan Ouattara dans le secteur du cacao, Alassane Ouattara, lui, ne tarde pas à sortir complètement du bois dès qu’il croit possible son retour au pouvoir à Abidjan. Et l’on peut observer l’évolution du clan Ouattara à travers les réactions de son principal allié : le spéculateur Antony Ward, cofondateur du fond spéculatif britannique Armajaro, lequel est particulièrement actif dans la fluctuation des cours mondiaux du cacao.

En août 2002, soit moins d’un mois avant le coup d’Etat raté du 18 septembre de la même année contre le président Laurent Gbagbo, Antony Ward surnommé « chocolate finger » ou « doigt en chocolat » achète par anticipation près de 200 000 tonnes de fèves de cacao et réalise un bénéfice de plus de 60 millions d’euros pendant que le sang coule en Côte d’Ivoire. Dans les milieux proches du président Gbagbo, on soupçonne Armajaro de financer la rébellion avec le cacao ivoirien. Le spéculateur se tait.

Dès le 24 janvier 2011, un communiqué du chef rebelle Guillaume Soro, venant du bunker de l’hôtel du Golf où campent monsieur Ouattara et les rebelles, demande aux opérateurs économiques d’arrêter immédiatement « toute exportation de café et de cacao à compter du 24 janvier 2011 et ce jusqu’au 23 février 2011 ». La réaction du président Gbagbo est, elle aussi, immédiate. Dans la même journée, le ministre délégué au Budget, monsieur Justin Koné Katinan, aujourd’hui porte-parole du président Gbagbo, déclare le communiqué des rebelles pro-Ouattara nul et non avenu. Il tente de rassurer les exportateurs de café-cacao et les exhorte à poursuivre leurs activités en Côte d’Ivoire. En réalité, la machine de guerre économique, accompagnée de pressions politiques, en faveur du clan Ouattara, est lancée.

Son appel est entendu par la société anglo-hollandaise Cargill qui suspend aussitôt l’achat du cacao ivoirien par sa filiale basée à Abidjan. « Nous avons arrêté les achats ce matin (ndlr, 24 Janvier 2011) pour une période indéterminée. Il s’agit d’une décision de la direction. »

À l’annonce de ces décisions, les cours du cacao s’envolent au Nyse Liffe prenant 7% lors des premiers échanges. Soulignons que Cargill achète environ 15% de la production du cacao ivoirien et que cette décision est donc un coup dur infligé au régime du président Gbagbo. La décision de Cargill, qui est à la fois politique et économique, vise simplement à priver le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, rejeté et condamné non pas par les Ivoiriens mais par « la communauté internationale », de moyens financiers pour gérer son pays.

Monsieur Alassane Ouattara, sachant qu’il a le soutien non pas des Ivoiriens mais des multinationales agro-alimentaires anglo-saxonnes et des milieux d’affaires et politiques français, déclare sur une chaîne de télévision française que Laurent Gbagbo tombera « comme un fruit mûr ». La bataille pour la présidence en Côte d’Ivoire devient l’objet d’une guerre violente sur le plan militaire et d’une spéculation boursière pour les leaders mondiaux du cacao. Le porte-parole du président Gbagbo, Justin Konan Katinan, explique ce qui s’est réellement passé dans les coulisses avant la chute du président Gbagbo :

« En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que  sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro. En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société a acheté un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière café cacao. La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international. Cette embellie allait bénéficier à ladite société qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé le stock monumental constitué par la société Armajaro. Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de  déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Côte d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro.

Il faut dire de façon générale que la quasi-totalité des exportateurs ont triché avec l’Etat de Côte d’Ivoire. En effet,  dans le cadre de l’enquête demandée par le président Laurent Gbagbo sur les supposées malversations dans le secteur du café-cacao, des experts commis par le tribunal étaient arrivés à des conclusions très graves impliquant la quasi-totalité des exportateurs. Les experts ont établi des fraudes qui portaient à la fois sur la quantité des produits exportés déclarés et la quantité réelle recoupée par les experts. Ils ont également établi une fraude sur l’exportation du cacao en sous grade. Il s’agit en principe d’un produit qui ne remplit  pas les conditions d’exportation pour lesquels l’État consent un abattement sur les droits de douane à l’exportation au profit de l’exportateur.

Ces malversations ont occasionné un manque à gagner pour l’Etat de plus de 1300 milliards de francs CFA soit 2 milliards d’euros sur huit ans de 2002 à 2009. Bien que certains points de ce rapport soient de mon point de vue exagérés, il révèle néanmoins des cas graves de fraude. Certaines sociétés dont Armajaro avaient même signé des engagements pour payer les rappels qui relevaient de leurs manquements à la loi.

Je retiens que même informé, le ministre de l’Economie et des finances d’alors, monsieur Charles Diby, n’a jamais actionné les services de son ministère pour recouvrer ces sommes. Tous les exportateurs étaient conscients que ce dossier allait ressurgir. D’où leur alignement sur le camp Ouattara. »

 
Tout au long de la période de tension entre le président Laurent Gbagbo et monsieur Ouattara, on verra les cours du cacao fluctuer au gré des « victoires militaires des rebelles » d’Alassane Ouattara (…)

Une fois le président Gbagbo renversé, la première décision de monsieur Ouattara a été de réouvrir le port d’Abidjan pour permettre la reprise des exportations de cacao. Une décision saluée par Armajaro, l’Elysée et autres géants du cacao. L’armée française a été réquisitionnée pour assurer la sécurité du port afin que les principaux « actionnaires » de la crise ivoirienne bénéficient de leurs dividendes une fois le gênant président Gbagbo écarté du pouvoir.

 

Côte d’Ivoire, Le coup d’Etat de Charles Onana, Editions Duboiris, 20€

 

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