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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Un Article exceptionnel, à lire et à faire lire : ET SI L'AFRIQUE AVAIT BESOIN D'UNE AUTRE DIASPORA Un article de Jean-Paul Pougala

12 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Un Article exceptionnel, à lire et à faire lire : ET SI L'AFRIQUE AVAIT BESOIN D'UNE AUTRE DIASPORA  Un article de :

  Pougala-copie-1

                      Jean-Paul Pougala


Le mot diaspora désignait dans l'antiquité la dispersion des Juifs (sans territoire). Aujourd'hui il a évolué et élargi à d'autres peuples. Mais le mot "diaspora africaine" désigne essentiellement les populations africaines déportées comme esclaves du 16ème au 19ème siècle. Pour les populations africaines vivant hors du continent et résultant

 des récentes migrations, je préfère la terminologie :
"Population d'origine africaine". "Les africains de la diaspora" étant inapproprié, puisque le mot "diaspora" n'est pas synonyme de "l'étranger", encore moins "d'outre-mer".

Selon un critère de regroupement par classe sociale, on peut diviser ces populations en 3 catégories : il y a le migrant traditionnel qui naturellement occupe le bas de l'échelle sociale dans les pays de destination. C'est malheureusement la très grande majorité des migrants africains, environ 90%. Il y a les cadres, les entrepreneurs, les professions libérales et les politiciens qui sont environ 9% et le restant 1% composé de personnes fortunées qui vivent dans des quartiers huppés ; ils ne travaillent pas et pour la plupart, ils n'ont jamais travaillé, parce qu'ils sont les frères, sœurs, cousins, cousines, amantes, amants des politiciens et des fonctionnaires africains et vivent grâce à un système généralisé de corruption et de détournements de biens publiques qui gangrène leurs pays d'origine.
Lorsque des opérations de lutte contre la corruption les privent de leurs rentes, ils se découvrent alors les plus virulents opposants au système. Dans certains pays, ils vont jusqu'à financer des rebellions armées pour reprendre le pouvoir perdu.

Toutes les 3 catégories ont quelque chose en commun, ils souffrent tous de ce que j'appelle le "Syndrome du Ghetto". Même si dans leur pays d'accueil ils n'ont jamais démontré de vanter la moindre compétence dans un domaine spécifique, pour eux, le seul fait d'habiter sans participer à la vie publique de Paris, Washington ou Londres devrait être suffisant pour être vu comme l'Expert pouvant résoudre tous les problèmes du continent africain liés à l'économie, la finance, la politique, le juridique, la technique etc... Ils savent tout, sur tous les sujets. Aux multiples rencontres hebdomadaires ils parlent de funérailles, anniversaires, mariages, remariage, baptême des enfants etc... avec des conséquents déplacements intercontinentaux,  jamais de la création de richesses, ils ne parlent jamais de ce qui sert à l'Afrique. Ils vivent en circuit fermé de la
médiocrité, avec des comportements tout aussi achroniques. Aux USA, 95% des enfants asiatiques vont à l'université, contre 12% des enfants Africains qui sont pour la plupart destinés à la prison parce que l'irresponsabilité des parents aidant, ils s'installent dans une délinquance qui est tôt ou tard exportée vers les pays d'origine des parents, salissant au passage l'image de ces pays.

C'est dans ce contexte que de plus en plus en Afrique, on fait le choix de faire participer les ressortissants de chaque pays résidants à l'étranger à l'effort de développement sans au préalable se préoccuper de la qualité et de l'opportunité des contributions. C'est comme si on signifiait que l'astrophysicien Modibo Diarra ne pouvait être utile qu'à son pays d'origine le Mali.

Malheureusement, c'est la logique du laxisme qui caractérise les gouvernements nationaux et ce, jusqu'au niveau de l'Union Africaine affronter ce sujet de grande importance pour le continent. Lors du Sommet des Chefs d'Etat Africains à Lomé en 2000, la déclaration finale avait prévu d'organiser une Conférence regroupant 500 intellectuels de l'Afrique et de la diaspora pour réfléchir au " rôle
des intellectuels, artistes et hommes de culture dans la construction de l'Afrique ".  C'est quoi un intellectuel? Ce choix est sur la base des diplômes ou des publications ? Si c'est sur la base des diplômes, à partir de quel niveau  commence-t-on ? Bac +2, +4, +10 ? Et si c'est sur la base des publications, combien de livres faut-il avoir publié ? Et sur quels thèmes ?

C'est ainsi que les 7-9 Octobre 2004 sous le patronage du président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Omar Konaré et du Président Sénégalais A. Wade, avait lieu cette première  Conférence dites "des intellectuels d'Afrique et de la diaspora"  avec pour thème : "L'Afrique au 21ème siècle : Intégration et renaissance". Comme on pouvait le prévoir, la montagne a accouché d'une souris. Que pouvait-on attendre de 500 personnes, ne parlant pas la même langue, sous influence culturelle des plus éparpillées, sans un cahier de charge précis ? Une navigation à vue. Ne fallait-il pas d'abord organiser ces Africains?

Un mois après, c'est l'Angola qui prenait le flambeau en organisant du 8 au 10 novembre 2004 à Luanda, sur l'initiative du gouvernement angolais, la première rencontre depuis l'indépendance (le 11 novembre 1975), des cadres Angolais de l'étranger, avec 263 professionnels formés et résidant à l'étranger et 253 professionnels formés en Angola et résidant à l'étranger. Dans le communiqué final, il était question de trouver comment faire participer les Angolais de l'étranger en fonction des secteurs et des domaines où leur contribution serait le plus efficace.

Deux mois plus tard, c'était au tour du Kenya de récidiver avec la "Rencontre africaine sur la fuite des cerveaux" le 19/12/2004 à Nairobi  réunissant 250 intellectuels africains venus d'Afrique, Europe et Amérique du Nord, sous le haut patronage du ministre kenyan du Plan et du Développement national, Anyang Nyongo.

Et depuis lors, c'est chaque pays africain qui est entré dans la dance avec des petites variantes ici et là. Mais les erreurs que tous commettent sont de 2  sortes :

1- il est utopique de croire des Africains qui sont souvent victimes de racisme et d'exclusion en Occident, pourront faire des miracles en occupant des postes de responsabilité en Afrique qu'ils n'ont jamais eu la chance d'occuper auparavant dans leur pays de résidence.
2- le taux de chômage des populations d'origine africaine dans les principaux pays occidentaux est souvent le plus élevé pouvant arriver au double de la moyenne nationale. Faire croire à ces populations qu'elles peuvent trouver du travail dans leurs pays alors que le chômage reste encore le plus grand problème non résolu du continent est une faute politique qui peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie des personnes qui retournent dans leurs pays.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

AU NIVEAU NATIONAL DE CHAQUE PAYS :

1- Mobiliser les citoyens qui habitent à l'étranger pour qu'ils retournent au bercail mais en insistant sur le fait qu'ils doivent venir créer leur propre travail, qu'ils auront une facilité dans les démarches administratives pour créer leur propre entreprise.
2- Eduquer ses citoyens à s'impliquer d'avantage dans la vie politique, administrative et politique de leurs pays d'accueils afin qu'ils murissent de l'expérience qui pourra ensuite être utile en Afrique
3-  Entraide de la communauté pour les ressortissants les plus démunis, comme éducation à l'humanisme, car il est impensable qu'un Malien vivant à Paris qui a été indifférent au sort des Maliens les plus démunis de sa ville, prétende par la suite de s'occuper du destin des Maliens du Mali

SUR LE PLAN CONTINENTAL, L'UNION AFRICAINE DEVRAIT :

Recenser toutes les populations d'origine africaine qui ont excellé dans n'importe quel domaine dans le monde et les coopter pour qu'elles contribuent à la mise en œuvre d'un cahier de charge pour un vrai développement panafricain. Tous les inventeurs d'origine africaine doivent être impliqués dans les débats pour l'industrialisation. La médiocrité sert d'exemple dans beaucoup de pays africains, il faut marquer une rupture et offrir à la population des modèles d'excellence, des références incontestables.  A titre d'exemple :

1- Dans le domaine du cinéma, est-il imaginable de faire une rencontre africaine sans réussir par tous les moyens de convaincre Charlize Theron qui vit à Hollywood, de faire partie de l'équipe de réflexion ? Charlize Theron  est la première actrice africaine (Sud-Africaine) qui a remporte l'Oscar de la Meilleure Actrice pour son interprétation dans « Monster » en 2004; cette même année, elle a signé un contrat avec John Galliano pour prêter son image aux publicités du parfum J'Adore de Christian Dior. A ce jour, elle est l'ambassadrice des parfums Dior. Depuis lors, elle gagne pour chaque film comme actrice, 10.000.000 $.

2- Peut-on faire une rencontre africaine pour parler du système financier sans inviter autour de la table les Nigérians de Londres qui en 2007, grâce à leur ténacité ont permis à 2 banques nigérianes de s'installer dans la capitale britannique et surtout ont permis à 3 autres : Guaranty Trust Bank, Access Bank et United Bank for Africa de réussir l'exploit de mobiliser en quelques mois, 1 milliard 300 millions de dollars US à la London Stock Exchange (LSE), la Bourse des valeurs de Londres, de l'argent frais pour l'économie nigériane, sans passer par les humiliations et les tracasseries du FMI ou de la Banque Mondiale ?

Ces valeureux Africains faisaient-ils partie du casting de la dite "diaspora africaine" invitée par l'Union Africaine à Dakar ou à Durban?
Voici l'exemple suivi par 2 pays l'Inde et la chine qui émergent grâce aussi à ses enfants d'ailleurs :

L'INDE
L'inde a pris son envol en s'appuyant sur ses ressortissants qui avaient déjà réussi à émerger individuellement partout dans le monde. Elle a ainsi pu réunir ses ressortissants autour de la  GOPIO (Global Organisation of People of Indian Origin), avec ses 22 millions d'inscrits dans 125 pays. Les représentants se rencontrent une fois par an dans l'un des 125 pays et élisent leur président et le
Secrétaire. La rencontre a pour thème : partager les expériences positives de la communauté pour permettre une plus grande création de la richesse et comment faire profiter le pays, l'Inde de tous leurs acquis hors du pays. Elle aide les Indiens de l'étranger les plus démunis. Dans cette organisation, on trouve des illustres noms comme Lakshmi Mittal qui vit à Londres, et classé 5ème fortune du monde en 2010 avec 28,7 milliards de dollars US. L'histoire retiendra qu'en février 2006 toute l'Union Européenne s'était opposée à l'Offre Publique d'Achat (OPA) lancée par Monsieur Mittal sur la société sidérurgique française Arcelor, c'était pour l'Europe insultant qu'un fils des colonies mette la main sur un des fleurons de son industrie.
Monsieur Mittal a attendu que le président Français Chirac aille en Inde pour signer pour 3 milliards de dollars US de contrats entre autre, de livraison de 43 avions Airbus à la compagnie nationale
Indian Airlines et le partenariat pour la construction en Inde de satellites, pour le précéder et expliquer à la presse et sur les principales chaines de télévisions indiennes que le refus européen était motivé par du racisme parce qu'il était Indien tout en expliquant l'inutilité de collaborer avec des gens qui en eux-mêmes sont xénophobes et ne vous voient que comme de "colonisés" qui ne doivent jamais les dépasser. C'est ainsi que sous la pression populaire indienne, pour prouver le contraire, Monsieur Chirac dut céder et aujourd'hui grâce à son groupe Arcelor-Mittal, M. Mittal est devenu le premier sidérurgiste mondiale. Comme quoi il n'y a que les populations d'origine africaine que vous pouvez impunément appeler des "racailles" et avoir le mois suivant un bain de foules en Afrique, avec autant de tapis rouges que les officiels déroulent à votre passage.

LA CHINE
En Chine, tout le monde parle aujourd'hui du succès de la Chine dans presque tous les domaines, mais on oublie très vite qu'elle s'est appuyée sur sa population qui avait murie de l'expérience d'excellence en Occident pour démarrer son développement, de la bombe atomique chinoise aux missiles balistiques.

Deng Jiaxian (1924-1986). PhD à seulement 26 ans en Physique nucléaire à l'Université de Purdue, dans l'Etat de l’Indiana aux USA est le père de la bombe atomique chinoise. Lorsqu'en 1958 les Soviétiques rompent avec la Chine, celui qu'on appelait "l'enfant-savant" prend la tête d'une équipe de 28 physiciens Chinois. Objectif : doter la Chine de la Bombe atomique. Et en 1964, il offre à la Chine sa bombe atomique et alors que les américains avaient mis 7 ans, il met 2 ans et 6 mois pour doter la Chine de sa première bombe à hydrogène. Deng Jiaxian  se sacrifie 2 fois pour son pays, la première fois c'est de s'isoler de son épouse pendant 10 ans en s'enfermant dans son laboratoire pour trouver ces 2 bombes et le deuxième sacrifice qui lui coutera la vie, c'est lorsqu'à cause d'un essai raté, les fragments radioactifs non explosés tombent sur le sol. Pour éviter la contamination des terres, il va le prendre lui-même, en sachant bien qu'il en mourra. La Chine a su tirer profit des apports de ses fils d'ailleurs dont l'Afrique pourrait s'inspirer :
- Yang Zhenning, premier Prix Nobel Chinois, il le gagne en 1957 en Physique à l'âge de 35 ans. Il le partage avec un autre Chinois-Américain comme lui, du nom de Li Zhengdao (Tsung-Dao Lee).
- Wu Rukang, PhD à la Washington University à Saint Louis en 1947, expert en Anatomie
- Huang Weilu Createur de Solide Missiles Stratégiques, PhD à la Imperial College Londres 1947
- Wang Xuan, créateur de la photocomposition numérique, mort le 13/2/2006 à l'âge de 70 ans.
- Zhang Xiangtong père de la Neurophisiologie chinoise, PhD à la  Yale University en 1935
- Chen Nengkuan père de la métallurgie chinoise, PhD à la Yale University en 1950
- Qian Xuesen, père du premier Missile et de l'industrie aéronautique. Diplômé de la MIT (Massachusetts Institute of Technology), et 2 PhD en Aérospaciale et en Mathématique en 1939 à la California Institute of Technology aux USA. Il travaille ensuite aux Etats-Unis avant d'être
copté par la Chine. Etc... etc...

CONCLUSION :

L'Afrique doit  faire la chasse à ses meilleurs talents où qu'ils se trouvent. Cela permettra d'éviter d'importer la médiocrité fut-elle de ses propres fils. C'est le prix à payer pour rivaliser avec le monde. L'Afrique doit enseigner à ses fils et filles d'Afrique et hors du continent que chacun doit exceller dans ce qu'il fait, et là où il se trouve et seulement à cette condition il pourra être utile à son pays,
à son continent.

Par Jean-Paul Pougala





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Hommage le 25 Nov. 2011, à Mouammar Kadhafi.

12 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Hommage le 25 Nov. 2011,
à Mouammar Kadhafi

Assassiné le  20 Oct. 2011
pour fait de résistance.

Colonel Kadhafi-copie-1


  

Lors de la réunion de l’Atelier FETAF SANKORE du Vendredi 28 octobre,  il a été décidé de mettre sur pied un comité de pilotage, ouvert à toute association désirant participer à cette Hommage.

Comme de nombreux panafricanistes  M.KHADAFI  VIENT DE TOMBER   assassiné lâchement par les forces de l'OTAN et leurs supplétifs ! 

Comme de nombreux résistants héroïques africains (Lumumba, Sankara, Amilcar Cabral, Nasser …), Mouammar Kadhafi a choisi de mourir   d i g n e m e n t   pour servir la devise (d’un autre africain résistant, déporté en Guadeloupe : Louis Delgresse    « vivre libre ou mourir ! »

 

HOMMAGE À MOUAMMAR  KADHAFI, À L’AFRIQUE
QUI NE CESSE DE RÉSISTER.

                                                                                Vendredi 25 Nov 2011 à 17H30
                                                                       Bourse du travail de Paris

                             3 rue Château d’eau  (M° République)

 

Contact info

Tel :06 32 00 63 03             e- mail : frcarpentier2000@yahoo.fr

 

FETAF ; COFFAD ; La Voix de La Libye ; Nord- Sud Patrimoine Commun ; Etats Unis d’Afrique ; Soleil d’Afrique ; Coordination pour la Paix en Libye Africaine ; L’Appel FrancoArabe, Afrohistorama News.

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Libye : Haut les cœurs ! Le centre de Tripoli serait quasiment sous le contrôle des partisans de Mouammar Kadhafi

12 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Libye : Haut les cœurs ! Le centre de Tripoli serait quasiment sous le contrôle des partisans de Mouammar Kadhafi

 Colonel Kadhafi-copie-1

Libye -Les dernières nouvelles du front (12-11-2011)

 

Nous avons été, aujourd’hui, incapables de joindre notre contact de Libye où, selon certaines sources russes, de violents combats se sont déroulés hier, 11 novembre. Apparemment donc, la reconquête de la Libye a pris un tournant. Les villes libyennes qui ont toujours été fidèles au frère-guide Mouammar kadhafi, seraient retombées aux mains des loyalistes.

Est-ce ça le fameux signal selon lequel Mouammar Kadhafi va s’exprimer ? Toujours est-il que, ce jour sera probablement à marquer d’une pierre blanche. En effet,  le drapeau vert flotterait à Bani Walid, Sabha et même dans la plupart des quartiers de Tripoli…surtout le centre de la capitale libyenne. 

De nombreux soulèvements armés auraient eut lieu à travers le pays. Selon un média russe. À ce stade, le centre de Tripoli serait quasiment sous le contrôle des partisans de Mouammar Kadhafi. La plupart des immeubles auraient hissé le drapeau vert dans la ville.

Dans  la panique probablement, le CNT a coupé les communications. Nous restons prudents mais, ce qui est sûr, Tripoli est plongé dans le noir et l’accès à Internet ne fonctionne pas dans la ville. Les hôpitaux seraient obligés de fonctionner avec des groupes électrogènes, d’autant plus qu’ils auraient reçu de nombreux blessés.

Si tout ça se confirme, ce serait une très bonne nouvelle pour nous, une mauvaise pour les renégats, de Benghazi à Paris, en passant par Washington ou Londres..

Haut les coeurs !

Publié le12 novembre 2011 par Allain Jules

 

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Cameroun: COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UPC

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

upc-logo.jpg

COMITE DIRECTEUR/STEERING COMMITTEE

SECRETARIAT/SECRETARY

L’ELECTION PRESIDENTIELLE ET APRES

DECLARATION

 

Les Kamerunais se sont-ils rendus aux urnes dimanche 09 octobre 2011 ? La réponse est NON !

 

Dans tous les pays où les élections marquent des moments importants dans la marche des peuples, on dirait du scrutin tel qu’il a eu lieu au Kamerun, qu’il fut calamiteux.

 

Mais, les autorités kamerunaises savent recourir à la rengaine rendue célèbre par le Chef de l’Etat, celle par laquelle la moindre objection est aussitôt balayé d’un revers de la main : « le Kamerun c’est le Kamerun ». Soit ! Mais, c’est en ce contentant des répliques comme celle-là que nos misères ne prendraient jamais fin.

 

Car, c’est bien une terrible misère que celle d’un pays où l’on est dans l’obligation d’annuler le déroulement du scrutin le matin même du vote, alors que les Kamerunais avaient déjà commencé à voter ; le chef de l’Etat faisant ainsi l’aveu que l’organisation était défaillante et qu’il venait seulement d’en être informé. C’est ce que nous avons vu aux élections législatives et municipales de 2002 !

 

Etant donnée que les leçons n’ont pas été tirées, et comme en haut lieu l’on est convaincu qu’on peut continuer dans l’improvisation et la manipulation, et que les Kamerunais se contenteraient de répéter : « on va faire comment ? », nous nous retrouvons, neuf ans plus tard, à rééditer ce Grand n’importe quoi.

 

A propos du scrutin présidentiel que le pays vient de vivre, nombre de bureaux de vote n’étaient pas ouverts avant dix (10) heures, d’autres pas avant douze (12) heures, d’autres encore pas avant seize (16) heures. Et cela, dans les grandes villes du pays. Que dire des villes secondaires et de l’arrière pays ? Le transport du matériel électoral s’est fait parfois sous les yeux de quelques votants qui attendaient depuis longtemps l’ouverture des bureaux de vote. En maints endroits, il y’avait même pas ce matériel. Et partout la présence ostensible des forces de sécurité, des quartiers entiers bouclés, alors que les forces de sécurité ne devraient être appelées que si, justement, cette sécurité étaient menacée. Le scrutin fut entaché de fraudes diverses perpétrées par le régime, la plus visibles étant celle des personnes qui détenaient plusieurs cartes d’électeur et qui votaient autant de fois qu’elles avaient mission de le faire.

 

Préalablement, on a pris soin que l’encre supposée indélébile ne le soit pas du tout. Un petit coup de chiffon et le doigt était aussi propre qu’avant, et on revenait voter ! Les portraits de Paul BIYA trônaient partout le jour même de l’élection, les banderoles appelant à voter pour le président avaient été tendues par les autorités municipales et les chefs traditionnels. Le jour du vote, pendant que se déroulait le scrutin, le clip appelant à voter BIYA passait en boucle dans certaines chaînes de télé.

 

En dépit de cela, le taux de participation fut à l’exemple de celui du bureau de vote de Bastos à Yaoundé où le Président-candidat lui-même a déposé son bulletin : 88 votants sur environ 400 inscrits, soit un (1) votant sur cinq (5) inscrits !

 

 

Comparaison n’est pas raison, mais ce taux de participation devrait s’appliquer aux supposées 7,5 millions d’inscrits d’ELECAM, nous aurions l’élection la plus nulle qui n’ait jamais eu lieu. Dans tout pays où l’on respecte les populations et où leur vote a un sens, on annulerait sans délai le scrutin du 09 octobre 2011.

Ceux de nos concitoyens qui se sont prêtés à cette mascarade doivent aussi rendre des comptes aux Kamerunais qu’ils ont entrainés dans une opération qui, objectivement, fut une caution au régime en place. En effet, les observateurs étrangers ont beau jeu de s’accrocher au spectacle d’une compétition supposée ouverte et contradictoire (vingt trois candidats, où a-t-on vu un pluralisme aussi « large » ?) pour absoudre le pouvoir RDPC d’une élection qui s’est passée tel qu’aucun de ces observateurs étrangers n’en voudrait dans son pays.

 

Les Kamerunais se souviennent de tel candidat qui ne maîtrisait aucun maillon du processus électoral et qui les invitait pourtant au scrutin, la main sur le cœur, déclarant que cette fois-ci, c’est le scrutin qui scellerait sa victoire. C’est par le miracle du Saint Esprit peut-être que ces candidats qui avaient si peu de scrutateurs dans les bureaux de vote pouvaient empêcher le bourrage des urnes ! A présent, ces candidats blackboulés d’avance, dressent une longue liste d’irrégularités qu’ils semblaient découvrir alors qu’elles sont courantes depuis que BIYA fait des élections dans ce pays.

 

Ignoraient-ils ces messieurs et dames, candidats et candidates à l’élection selon BIYA, qu’ELECAM n’était pas un organisme indépendant et qu’il n’avait pas les moyens de sa politique ? ELECAM, qui s’était vanté  d’avoir récupéré le vieux fichier du MINATD et de l’ONEL I et II, comptait cinq millions d’inscrits, n’en put faire le ménage. Résultat, de nombreux inscrits y figuraient deux, trois et parfois jusqu’à vingt fois ! Quel crédit dès lors, accorder à un scrutin où le fichier électoral était aussi faux à ce point ?

 

Ignoraient-ils encore ces messieurs et dames, candidats et candidates à l’élection selon BIYA, que les réseaux administratifs du MINATD jusqu’aux sous préfets opéraient à l’affût derrière ELECAM pour commettre des irrégularités dont ils sont coutumiers ?

 

D’ailleurs, dans les réunions administratives qui s’étaient multipliées peut avant le scrutin, les autorités déclaraient sans ambages qu’ELECAM était incompétent, justifiant ainsi sa mise hors jeu par le MINATD.

 

Qu’est ce qui a changé pour que ces partis d’opposition qui ont présenté des candidats et qui en d’autre occasions dans le passé avaient appelé au boycott alors que le scrutin était organisé dans des conditions un peu moins aventureuses qu’en octobre 2011 ?

 

Qu’est ce donc qui a changé pour que ces mêmes partis appellent maintenant à aller voter ?

 

C’est ce qu’ils doivent expliquer aux Kamerunais.

 

Car aller au vote, c’est implicitement reconnaître et vouloir en convaincre les populations, que les conditions étaient acceptables à défaut d’être bonnes. On les entend à présent ces messieurs et dames, candidats et candidates à l’élection selon BIYA, demander aux Kamerunais de descendre dans la rue pour exiger un organisme indépendant pour la direction des élections. A la bonne heure. Mais c’est faire preuve d’un raisonnement passablement embrouillé que d’avoir accepté d’aller au vote dans les  mauvaises conditions qu’ils décrivent maintenant.

 

« Nul n’est prophète en politique, disait Ruben UM NYOBE, mais les hommes de cœur peuvent prévoir des situations difficiles et prendre des mesures nécessaires pour éviter le pire ».

 

L’UPC  avait dit depuis longtemps que le scrutin présidentiel, tel qu’il se préparait à Yaoundé cette fois encore, est une mystification poursuivant le but de donner une apparence de légitimité à la présidence de Paul BIYA.

 

Nous avons refusé en conséquence de nous prêter à cela. Notre Congrès tenu du 12 au 15août 2011 à Douala a réaffirmé solennellement cette position. Cette mystification est apparue pour que ce qu’elle est le 09 octobre 2011 ; le forfait fut visible même pour ceux qui en doutaient.

 

Depuis, à la suite du Président-candidat, les hommes du régime évoquent « la jeunesse » d’ELECAM et tentent de trouver des excuses à cet organisme pour le déroulement calamiteux du scrutin. De quelle jeunesse parle-t-on ? ELECAM a été crée en 2006, le décret d’application est de décembre 2009 ; les membres d’ELECAM sont mis en place en 2010 ; Outre cela, ELECAM vient après ONEL I et après ONEL II. Ces deux précédentes expériences auraient dû suffire pour savoir, enfin, ce qu’il faudrait faire dans ce pays ; c’est-à-dire mettre en place une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Et, surtout, ces précédentes expériences jusqu’à ELECAM montrent clairement ce qu’on ne devrait plus faire : BIYA doit cesser de s’entêter à nommer des organismes qui sont à son seul service et non au service du Kamerun. Le dernier mot appartient au peuple kamerunais. Aussi longtemps qu’il n’aura pas arraché, par sa mobilisation, par sa lutte comme ce fut le cas pour l’indépendance dans les années cinquante, comme ce fut encore le cas pour le multipartisme à la fin des années 80 et au début des années 90, par sa constance à exiger une CENI, aussi longtemps qu’il n’aura pas arraché, disions-nous, les conditions pour de bonnes élections : libres, justes et transparentes, les élections dans ce pays ne serviront qu’à donner une façade de légitimité au régime. Mais rien ne changera dans le pays. Il demeurera bloqué ! Car, le régime RDPC a décidé de se reconduire indéfiniment en truquant constamment toutes les élections (municipales, législatives et présidentielles…)

 

Les « quitus » hypocrites de quelques organismes internationaux, qui mettent en exergue le calme relatif de la période, reléguant au second plan la conformité de l’élection, cachent mal l’embarras des observateurs sensés être impartiaux. La proclamation annoncée de Paul BIYA n’en sera que plus burlesque.

 

Le blocage actuel, nié du bout des lèvres par le régime, expose le Kamerun à des lendemains incertains et périlleux. Les appels incessants pour la « paix », tout en trichant outrageusement, tout en terrorisant la population, ressemblent étrangement à ces pyromanes qui, réalisant leur forfait, crient : Au feu ! Au feu ! Pour notre part, nous persistons à penser que les Kamerunais peuvent encore obtenir des élections justes, libres et transparentes, non pas comme un cadeau de Paul BIYA, mais en acceptant de porter comme une de leurs revendications majeures, la proposition en six points que l’UPC a formulé depuis 1999.

 

Seule la lutte paie et songeons qu’en 2012, nous aurons des élections législatives et municipales. L’UPC appelle toutes les organisations de progrès (partis, syndicats, associations, etc.) à rejoindre l’espace de débat ouvert avec d’autres forces  patriotiques ; Ce Forum National Démocratique (FND) est nécessaire pour poser les bases nouvelles pour l’avenir de notre cher pays, notamment en ce qui concerne les élections. Comme dans les années 50, comme à la fin des années 80 et au début des années 90, mobilisons-nous, battons-nous !

 

L’Union des Populations du Cameroun (UPC) invite avec encore plus de forces, les patriotes à s’emparer comme un outil de lutte pour la démocratie, afin d’obtenir des élections libres, justes et transparentes, les six propositions suivantes :

 

1.     Une Commission Electorale Indépendante (CENI) ;

2.     L’élection au scrutin majoritaire à deux tours ;

3.     Le droit pour toute Kamerunaise et tout Kamerunais de se porter candidat à toute élection sans obligation d’appartenir à un parti politique ;

4.     La majorité civile et le droit de vote à 18 ans ;

5.     Le droit de vote effectif pour toute Kamerunaise et tout Kamerunais vivant à l’étranger ;

6.     Au moins 12 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales avec remise immédiate de la carte d’électeur à l’inscription.

 

Un autre Kamerun est possible ! D’autres choix sont nécessaires.

 

Douala, le 20 Octobre 2011

 

         Pour le Secrétariat du Comité Directeur

 NDEMA SAME Alexis                                                       

  Président de l’UPC                         MOUTOUDOU Albert

                                                          Secrétaire Général de l'UPC

  MANG III Louis-Marie                NGOUALEU HAM EKOUE Hilaire 

Vice Président chargé de l’Organisation       Secrétaire National à la Presse

                                                          et Communication

 

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Voix d’une Libre-Indignée ou l’amplification de mon indignation… Le monde entier souffrirait-il de la «dozomanie » ou la «dozophrénie»???

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

Voix d’une Libre-Indignée ou l’amplification de mon indignation… Le monde entier souffrirait-il de la «dozomanie » ou la «dozophrénie»???

Kouassi

Janvier 2010 - Janvier 2012, Bientôt deux que j’ai décidé de mettre un peu plus d'engagement dans ma libre-indignation. Le bilan pour moi est l'amplification de mon indignation! L'indignation de voir les Ivoiriens à ce qui suit, pour paraphraser Stéphane Hessel qui disait tantôt "… en Côte d’Ivoire,  Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, sont deux leaders tellement vénérés par leurs partisans, qu’ils ont fini par être quasiment déifiés (...)"

Le livre de ce nonagénaire (survivant des camps de concentration Nazi devenu diplomate français, et qui a causé un choc littéraire mondial en octobre 2010 quand il a publié, à 93 ans, « INDIGNEZ-VOUS!», un  petit livre de 19 pages vendu à plus de 3,5 millions d’exemplaires, sur la nécessité de révolte contre l’injustice sociale.), traduit bien notre triste réalité en Côte d’Ivoire et peut-être ailleurs en Afrique si on veut faire référence à la partie de l’ouvrage qu’il en a consacré.

 

Après deux ans de combat de libre-indignée à travers mes écrits, j'ai fini par en déduire, à tort ou à raison que l'Afrique n'a pas besoin des libres-indignés comme Gandhi ou comme Matin Luther King… Et comme je suis une libre-indignée dans l'âme, je me dis que l'Afrique n'a pas besoin des gens comme moi…

 

Ailleurs, les libres-indignés seraient la solution aux conflits sans fin de l’Afrique... Mais en Afrique, les libres-indignés dérangent voire énervent tout le monde.

 

Pourquoi???

 

Parce qu'on nous veut fanatiques,  instrumentalisés et enchaînés à souhait. Dès qu'on refuse de l'être, alors on s'attire la foudre de tous.

 

Un correspondant me disait ceci un jour: «En rétrospective, je comprends pourquoi Chirac avait dit: «L'Afrique ou le noir n'est pas prêt pour la Démocratie (…)»

Chez nous, ce qui prime, C’est le TRIBALISME, la HAINE, SE VENGER DE L’AUTRE, LE VOIR SOUFFRIR, même si cela doit nous coûter la vie ou notre bien-être.

En Côte d’Ivoire quand un libre-indigné se plaint d’un camp, il est automatiquement taxé d’être dans le camp adverse, et vice-versa…»

 

A.   Par exemple, l’on n’a pas besoin d’être du camp de Gbagbo pour savoir qu’en 2000 bien qu’ayant pris le pouvoir dans des conditions calamiteuses, il fallait le laisser, lui et son équipe finir leur mandat.

Ils auraient eu le temps de démontrer leurs forces ou leurs faiblesses en bonne ou mauvaise gouvernance… Le pays ne serait pas plongé dans la merde actuelle. Malheureusement Ouattara et alliés ont préféré faire le choix de la merde qui est celui des armes.  

Pourquoi donc faire porter la responsabilité de cette merde à Gbagbo lorsqu’on a soi-même fait le choix de cette merde ??? Merde alors!

Aussi n’a-t-on pas besoin d’être du camp de Gbagbo pour soutenir le droit (de la Côte d’Ivoire) à un partenariat win-win (gagnant-gagnant) avec la France et les autres pays du monde.

 

B.    De même l’on n’a pas besoin d’être du camp de Ouattara Dramane pour être indigné de ce que la refondation de Gbagbo nous a servi: (Népotisme, Nombrilisme, Corruption, Matérialisme, Légèreté, Immoralité, Enfantillage, «Dés-éducation» (c-a-d mort du peu d'éducation qui existait déjà ou affaiblissement du système éducatif existant), Foire aux maîtresses, Irresponsabilité environnementale, Méchanceté vis-à-vis d’une jeunesse abusée, politique en avant des études pour une jeunesse mal exploitée, promotion de maquis et bars comme le salut du peuple, fainéantise, l’évangile dans le fétichisme ou le fétichisme dans l’évangile, (la liste est longue), qui ont pour CONSEQUENCE, la Colère de Dieu...). (La répétition est pédagogique)

 

Comme c’est au pied du mur qu’on voit le bon maçon, alors nous ne nous ferons point prier pour dénoncer les tares du pouvoir de l’imposture et du «complot du golf» qui viendront s’ajouter aux nombreux crimes commis depuis le 24 Décembre 1999 où Ouattara s’était fait le point d’honneur de « frapper ce pouvoir moribond de Bedié», jusqu’au 11 Avril 2011 où il a «cueilli Gbagbo comme un fruit pourri…» Je ne dirais pas bon appétit ou bonne digestion pour autant, comme l’a fait ce journaliste français sur la chaîne Itele.   

 

Vous les politiciens Africains, vous êtes capables de donner l’insomnie, même à Dieu qui ne dort jamais… Tellement vous êtes expert dans le vrai-faux et le faux-vrai.

 

Activiste de la LIBERTE, de la SOUVERAINETE, mais surtout du BIEN-ÊTRE de l'être humain, on a malheureusement, l'impression que nous n'avons pas droit à la libre-indignation en Afrique. Tantôt je m'adresse aux humains (dans mes cris de cœur), tantôt je m'adresse à Dieu si ce n'est aux deux à la fois. Et je n'arrive pas à être située exactement sur le sort des Africains que nous sommes.

Dans le cas de la Côte d'Ivoire, les uns accusent les autres et pourtant avec un peu d'objectivité, nous nous rendons compte que nous sommes tous responsables de la déchéance de notre pays... Personne ne prend le temps de faire son autocritique. Chacun est convaincu qu'il est parfait et que ce sont ceux d’en face qui sont mauvais. Et le temps passe, et l'écart entre nous ne fait que s'agrandir... Et l'occident ne fait qu'en profiter pour mieux nous diviser afin de bien nous piller... Et on continue de s'accuser mutuellement… 

Et dès qu’un (e) libre-indigné (e) intervient dans ce combat aux positions figées, tribalisées, instrumentalisées, régionalisées voire christianisées ou islamisées, on préfère boucher les oreilles et l’entendement sur l’objectivité de ses propos,  pour chercher à savoir de quel groupe politique il ou elle appartient. Le groupe des «traitre»? Des « infiltrés»? Des «taupes»? Des «ingrats»? Des «bavards» ? Des «muets» ? Des « vendeurs » ? Des «vendus» ou des «achetés»? 

A cette allure, la Démocratie en Afrique peut longtemps encore rester une utopie si on n’y prend garde… 

Un ami Camerounais me demandait un jour de «consommer le fait divin avec beaucoup de modération» et me souvenir que la religion est "l'opium du peuple..."

Etant d’accord tout les deux que le problème de l’Afrique est de nature spirituelle, culturelle et socio-éducative, je lui ai dit que nous avons tendance à vouloir régler les problèmes de notre continent comme si le côté spirituel était négligeable.

Et pourtant, le spirituel conditionne notre situation. Le culturel aussi est un point clé puisque culturellement, nous semblons être en contradiction avec le modèle de société que nous suivons. Du coup, nous devenons notre propre problème... Le spirituel et le culturel déterminent le socio-éducatif... Que vaut l'avenir socio-éducatif d'un enfant qui est spirituellement détruit d'avance et culturellement perdu dans une mondialisation forcée qui le rejette pour autant?

Et voilà! Le résultat est cette Afrique de tous les paradoxes... Où les Ouattara, avec l’appui des forces étrangères cueillent les Gbagbo comme des fruits pourris pour les donner à manger aux Sarkozy et aux Obama, sur la base d’une «économie dozotaire internationale… » Où les Soro Guillaume sont premier ministre (grâce à une vocation de rebelles armés ayant tué de manière anti-démocratique, leurs compatriotes et leurs hôtes ivoiriens), quand les Universitaires Aké N'Gbo sont en prison comme si le monde entier souffrirait de la «dozomanie», de la «dozophrénie» ou  schizophrénie. La différence dans leur "core competence" se situe au niveau spirituel. Et si des ivoiriens dignes du nom se sentent indignés, seraient-ils considérés comme des «dozophobes» ou des xénophobes?
Pour cela, les «dozophiles internationaux» devraient-il s’organiseraient pour continuer de tuer les ivoiriens accusés de «dozophobie»?

A l’ami donc, je disais que je veux bien «consommer le côté divin avec modération», mais cela me semble impossible dans une société où la sorcellerie est la mieux partagée et cultivée.

·        La sorcellerie dans nos familles, nos villages, nos quartiers...

·        La sorcellerie dans les rapports entre amis ou entre compatriotes...

·        La sorcellerie dans nos services, entre collègues et dans la hiérarchie...

·        La sorcellerie des dirigeants du pays...

·        La sorcellerie des politiciens....

·        La sorcellerie d’une bonne partie des peuples Africains à se plaire dans l’ignorance et la médiocrité…

·        La sorcellerie des Présidents Africains qui sont capables de faire plusieurs mandats à la tête d'un peuple qui ne veut plus les sentir...

·        La sorcellerie des occidentaux en Afrique, envoûtés par les ressources naturelles et les richesses de l'Afrique dont ils ne peuvent plus s’en passer...

·        La sorcellerie de la communauté internationale aux fins monétaires...

·        La sorcellerie de l'Union Africaine où les hommes les plus viriles du monde se comportent comme des femmelettes face aux moins viriles qu'eux...

·        La sorcellerie de l'ONU en Afrique qui dès qu'elle dépose ses bagages dans un pays, alors ce pays est parti pour connaître des atrocités, l'insécurité et l’anarchie totale…

·        La sorcellerie de la Françafrique et de l'occidentafrique...

·        La sorcellerie des matérialistes et mondialistes ayant transformé l'argent en une fin et non en un moyen comme cela devrait être le cas…

 

Avec un peu de recul, la force qui permet de supporter tout ça, c'est de s'accrocher à Dieu dans l'espoir de profiter d'une prochaine vie, puisque celle-ci ressemble à une vraie merde, une vraie vanité qui ne mérite qu'INDIGNATION...

Lisons Exode 15:26 pour comprendre que Jehova, le Dieu Tout Puissant nous a fais la promesse d’un meilleur traitement ici-bas comme au ciel, si nous mettons en avant sa parole et abandonnons nos comportements qui l’indignent… 

Merci pour votre aimable attention!

On est ensemble, ou alors apprenons à être ensemble!

Dieu bénisse et restaure la Côte d’Ivoire!

Dieu bénisse et restaure l’Afrique!

 

07 Novembre, 2011

Rosalie Kouamé «Roska»

Ingénieur en Management, Leadership & Strategy Development

Activiste de la Paix, des Droits de l'Homme, de l'Education, de la Culture, de Jésus et des lois Divines

Présidente Fondatrice - Fondation Roska

Source : http://roskanews.africaview.net

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Chavez dénonce le génocide, les actions "bestiales de l'OTAN en Libye.

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Chavez dénonce le génocide, les actions "bestiales de l'OTAN en Libye.

 

         

http://www.dailymotion.com/video/xm4gnc_chavez-denonce-le-genocide-les-actions-bestiales-et-barbares-de-l-otan-en-libye_news?start=123#from=embediframe

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CES SALOPARDS DE BOUFFEURS D’OLIVES ET SIROTEURS D’OUZO… OU COMMENT GOLDMAN SACHS A PILLÉ LA GRÈCE

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

CES SALOPARDS DE BOUFFEURS D’OLIVES ET SIROTEURS D’OUZO… OU COMMENT GOLDMAN SACHS A PILLÉ LA GRÈCE.

Drapeau de la Grece

 

Le dernier livre de Greg Palast est en cours de traduction vers le Français par un collectif militant. NOUS CHERCHONS UN EDITEUR – la traduction lui sera remise gratuitement. Pour les autres textes de Greg Palast publiés par Libertes-Internets, c’est ici :  


Voici la situation telle que nous la racontent les médias et les politiques : 
L’économie grecque s’est effondrée parce qu’un paquet de Grecs feignants, tout juste bon à cracher des noyaux d’olives et à siroter de l’Ouzo toute la journée refusent de se remonter les manches et de se mettre au boulot, partent à la retraite alors qu’ils sont encore adolescents, avec des montants de retraite dignes d’un pacha et que, pour couronner le tout, se sont plongés dans une frénésie de dépenses pour leurs services sociaux, en utilisant de l’argent qu’ils avaient emprunté. 
Et maintenant que la fête est finie, maintenant qu’on leur présente la facture à payer, maintenant qu’ils doivent rembourser par le biais d’impôts plus élevés et des coupes budgétaires dans leur gros fromage d’Etat-providence, alors là soudain ils se réveillent, se mettent à gueuler, foutent le bordel dans les rues, cassent des vitrines et brûlent des banques. Vous y croyez vous ? 
Moi, cette histoire, je n’y crois pas. Je n’y crois pas car j’ai sous la main un document qui est marqué, « Confidentiel – Ne pas circuler. » 
Bon, je vais aller directement à la conclusion: la Grèce tout entière est devenu la scène d’un crime. Les Grecs sont victimes d’une fraude, d’une escroquerie, d’un marché de dupes, d’un tour de passe-passe. Et – âmes sensibles s’abstenir – l’escroc en question est une banque du nom de Goldman Sachs. 
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Ce texte est l’adaptation d’un extrait de « Vulture’s Picnic » (Le pique-nique des vautours), le nouveau livre de Greg Palast, qui doit sortir la semaine prochaine aux Etats-Unis, une enquête sur les traces des profiteurs du pétrole, des pirates de l’énergie et des escrocs de haut-vol dans la finance. Vous pouvez en lire le premier chapitre en-ligne ou bien tout simplement précommander le livre ici.  Si vous connaissez un éditeur francophone intéressé par la publication de la traduction française, contactez L&I, nous lui proposons de réaliser gratuitement la traduction.  
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En 2002, Goldman Sachs a secrètement acheté jusqu’à 2,3 milliards d’Euros d’obligations émises par gouvernement grec, il a converti le tout en Yen et en Dollar, puis il immédiatement revendu le tout à la Grèce. 
Goldman a encaissé une perte énorme sur cette transaction. 
Est-ce que Goldman est stupide? 
Oui, Goldman est stupide… stupide comme un renard. La transaction était une escroquerie, Goldman-Sachs inventant un faux taux de change pour cette transaction. Pourquoi ? 
Goldman avait passé un accord secret avec le gouvernement grec au pouvoir à l’époque. Le but: masquer un déficit budgétaire massif. La fausse perte de Goldman était un faux bénéfice pour la Grèce. 
Goldman se ferait rembourser sa «perte» par le gouvernement à un taux usuraire. 
Mais le véritable objectif de ce tour de passe-passe insensé et couteux était de permettre au gouvernement de droite et néolibéral de la Grèce de prétendre que son déficit public ne dépassait pas les 3% de son PNB – (et que donc la Grèce pouvait adhérer à l’Euro). 
Cool ! C’était une escroquerie, mais c’était cool. 
Mais les tours de passe-passe ont un prix de nos jours: outre le paiement de taux d’intérêt assassins, Goldman a facturé aux Grecs plus d’un quart de milliard de dollars en honoraires. 
Lorsque le nouveau gouvernement socialiste de Georges Papandréou est arrivé au pouvoir, ils ont ouvert les livres de comptes et les chauves-souris de Goldman en sont sortis en battant des ailes. Les investisseurs sont devenus fous, exigeant des taux d’intérêt monstrueux en échange de prêts d’argent pour absorber une pareille dette. 
Ceux qui détenaient des obligations grecques ont paniqué, se précipitant pour se prémunir contre le risque d’une faillite du pays, en achetant de l’assurance contre le défaut de paiement. Le prix de l’assurance obligataire – également appelé « contrats d’échange sur risque de crédit » ou Credit default swap (CDS) a également atteint des sommes faramineuses. Et qui était le plus gros vendeur de contrats CDS ? Qui s’est fait un paquet de blé à cette occasion ? Goldman. 
Mais qu’en est il de ces montagnes de CDS pourris vendus par Goldman et par les autres banques ? Est-ce que les conseiller financiers ne savaient pas que ce qu’ils vendaient à leurs clients n’était rien d’autre que des merdes plaquées-or  ? 
Ils le savaient très bien, ce genre de produit est d’ailleurs une spécialité de Goldman Sachs. En 2007, à l’époque où les banques vendaient à tour de main des CDS et des CDO pourris (des paquets d’obligations adossés à des prêts « subprime » hypothécaires à risque), Goldman détenait une « position courte nette » contre ces mêmes titres. Cela veut dire que Goldman pariait sur le fait que les produits qu’elle « recommandait à l’achat » à ses clients, allaient tôt ou tard se retrouver aux chiottes. Goldman s’est fait un autre d’un demi-milliard de dollars de bénéfs avec son escroquerie à la position courte nette. 
Mais, au lieu de passer les menottes au PDG de Goldman, Lloyd Blankfein et l’exposer à la foule dans une cage dans les rues d’Athènes, on veut nous faire croire que les coupables de cette situation sont les Grecs, alors que le peuple grec est la première victime de cette fraude gigantesque. Non seulement on leur fait porter le chapeau, mais en plus on leur fait payer le coût de l’escroquerie des autres. L’étalement (« spread ») de la dette sur les obligations grecques (autrement dit la prime de risque à payer sur la dette corrompue de la Grèce) s’élève désormais à – accrochez vous – 14 000 US$ par famille grecque, par an. 

 

L’Euro-nation, la note secrète de Timothy Geithner et la connexion écuadorienne

Pourquoi le gouvernement grec a-t-il placé le sort de son pays entre les mains graisseuses de Goldman-Sachs? Qu’est ce qui était écrit dans ce foutu document « Confidentiel » ? Et pourquoi ai-je dû apporter ce document à Genève, pour le fourrer sous le nez du Directeur général de l’OMC afin qu’il me l’authentifie? Je signale au passage que le DG de l’OMC est Pascal Lamy, un Français « socialiste » et banquier qui vous fout les jetons et sur lequel, dans la vie normale, je ne me donnerais même pas la peine de cracher dessus (jetez un coup d’oeil à la vidéo ci-dessous). Une fois authentifié mon document, j’ai foncé à Quito, en Equateur, afin de le partager avec Evo Morales, le président de ce pays, qui en a été très reconnaissant. 
Si je voulais répondre à toutes ces questions, il faudrait que j’écrive un livre. D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait. Le livre s’appelle « Vultures’ Picnic––in Pursuit of Petroleum Pigs, Power Pirates and High-Finance Fraudsters ». 
C’est vraiment très important pour moi que vous lisiez mon livre, que vous vous le procuriez maintenant. Je suppose que, venant d’un auteur, une telle demande prête à sourire. 
Mais si vous avez lu mes articles et enquêtes publiées dans le quotidien « The Guardian » ou si vous avez regardé mes documentaires diffusés par « BBC Newsnight », vous savez déjà un paquet de choses. Mais j’aimerais vraiment vous mener au coeur même de mes enquêtes, vous emmener avec moi à travers les continents, à suivre les différentes pistes, afin que vous ayez une vision intégrale de ces monstres. 
Ces monstres et leurs épouses qu’ils exhibent comme des trophées, mais aussi les scribouillards zélés des agences de renseignement, les concubines politiques et les gros bras qui éliment les géneurs quand il le faut. Sans parler du fait que c’est une aventure hilarante… sauf quand vous chiez dans votre froc de peur. 
Voici un avant-goût du chapitre 12 de mon livre – The Generalissimo of Globalization – extrait de la version ebook qui comporte un certain nombre de contenus vidéo supplémentaires. [et si vous voulez savoir comme les "1%" qui gouvernent ce monde comptent nous faire le coup de la Grèce à nous aussi, lisez la prochaine édition de "In These Times".] 

[Greg Palast - "In These Times" 06/11/2001 - Traduction: Gregor Seither] 

source : alterinfo

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LES SECTES EN AFRIQUE, OU LE SERVILISME DES AFRICAINS PAR LES AFRICAINS.

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

LES SECTES EN AFRIQUE, OU LE SERVILISME DES AFRICAINS PAR LES AFRICAINS.


Pougala
de Jean-Paul Pougala

Durant mon dernier voyage au Cameroun, j'ai eu la possibilité de suivre le prêche d'une confrérie religieuse. Tous les textes et les chants étaient plutôt des pratiques de la manipulation mentale. Comme en Amérique du Sud hier avec les sectes venues des USA, au Cameroun et dans plusieurs pays africains aujourd'hui, les gouvernements ont laissé se développer e se proliférer un groupuscule réligieux qui sont un véritable  instrument de désocialisation incroyable. Ce sont les Eglises du troisième jour, église de la 7ème nuit, église de la 9ème étoile, église du Christ endormi etc... Des sectes qui enseignent toutes que nous ne sommes pas maitres de notre destin et donc, qu'il ne sert à rien de se battre dans la vie, car de toutes les façons, Dieu a déjà tout décidé pour nous et comme il est infiniment bon, il
ne peut décider pour nous que ce qui est le maximum. Question : Comment un Etat peut-il abandonner ses citoyens entre les mains de ceux qui les détruisent ? Dans certains pays africains, ce sont les Ministres de la république qui sont mêmes propriétaires de certaines sectes. Les  Sectes sont un frein à notre développement, elles sont la même chose, sinon pires que la colonisation occidentale que nous combattons vigoureusement, parce qu'on a tendance à ne pas s'en méfier.

Hier 7/11/2011, j'ai eu le plaisir de regarder la chaine de télévision publique camerounaise CRTV de 10 à 11h, une émission pour célébrer l'évolution de la femme dans la société camerounaise. Et puis arrive une interview à une enseignante d'école primaire publique au Sud-Ouest, visiblement adepte d'une secte. Cette dernière en seulement 15 minutes d'interview a cité 64 fois les mots Dieu, Seigneur et Jésus. Et cela pose quelques problèmes d'éthique et de la neutralité laïque des institutions camerounaises. Une enseignante par définition,
doit transmettre à ses élèves la logique scientifique avec une certaine neutralité, mieux, distance  vis à vis de la foi, vis-à-vis de la religion.

Le plus grave est que ces sectes s'alimentent à près de 90% de la gente féminine (le pourquoi, je vous le dirai une autre fois). Il y a des passages de la bibles qui ont été critiquées et mises en sourdine par les églises dites traditionnelles comme les catholiques et les évangéliques. Et ce sont ces passages que les sectes privilégient,
comme par exemple pour accentuer la discrimination contre la femme.
Elles incitent les femmes à rester au foyer pour disent-elles s'occuper des enfants, parce que Dieu le demande. Si rien n'est fait pour les stopper, le résultat sera dans quelques années, celui d'un taux très élevé des femmes au foyer pour s'occuper des enfants et lorsque ces derniers auront grandi, ce sera comme on l'a déjà observé
aux USA, Espagne, Portugal, Grèce, Italie, la dépression garantie et très souvent, une augmentation significative du suicide de ces femmes.

Nous ne pourrons pas bâtir l'Afrique en laissant le champ libre à la prolifération des sectes qui encouragent les pratiques d'exclusion de la moitié de la population, les femmes.  
Voici par exemple quelques morceaux choisis des passages de la bible plus plébiscités par les sectes religieuses chrétiennes sur les femmes :

1-
"Corinthians 11:3.3 But I want you to realize that the head of every man is Christ, and the head of the woman is man,[a] and the head of Christ is God".
Lettre de St. Paul aux Corinthiens 11:3.3 "Le Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ"


2- Épître aux Éphésiens 6, 21-24 : "Dans la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de la femme comme le christ est la tête de l'église, son corps, dont il est le sauveur. L'église est tout dévouement au Christ, qu'il en soit toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari."

3- Colo 3, 18  : "Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme
il convient à des personnes unies au Seigneur".

4- 1 Corinthiens 14, 34-35 : "Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d'y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu'elles interrogent leur mari chez elles, car il n'est pas convenable à une femme de parler dans une
assemblée".

5- Le pire dans tout cela est que cette enseignante qui prend toute son inspiration dans la bible ignore complètement que son église suit à la lettre les passages de la même bible lui interdit d'enseigner :
1 Timothée 2, 12-14 : "Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de faire la loi à l'homme, qu'elle se tienne tranquille. C'est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite". Car "Ce n'est pas Adam qui a été détourné de la vérité, c'est la femme, et elle a désobéi au commandement de Dieu", et selon vous, dans les sectes, quel est le métier que la femme doit exercer pour essuyer ses péchés ? "Accoucher bien sûr". 1 Timothée 2, 15 : "Néanmoins, elle sera sauvée par la
maternité". Et vous pensez que cet accouchement suffit ? Mais nonnnnnn
!!! Dans Genèse 3, 16 : Le Seigneur intime à la femme: "Je rendrai tes grossesses pénibles, tu souffriras pour mettre au monde tes enfants. Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi".

voilà le genre de terreur qu'on enseigne dans les sextes. Chacun de nous doit y aller pour se rendre compte en personne qu'il ne s'agit pas d'un risque virtuel situé sur la lune. Nous embrassons toutes les idéologies qu'on nous déverse en Afrique. Nous avons déjà à affronter la funeste tradition du veuvage dans l'animisme de nos ancêtres, un peu partout en Afrique, un vrai cauchemar pour la dignité de la femme,même si toutes sont en deçà de l'hindouisme qui veut que la veuve soit
brulée sur le bûcher avec son mari décédé.

Il y a aujourd'hui dans plusieurs pays africains des mariages qui se terminent parce que la femme est devenue membre de telle secte ou telle autre. La prolifération de ces dernières doit inquiéter tous ceux qui ont à cœur le développement humain de l'Afrique, parce qu'il s'agit d'une véritable annulation de l'être humain comme individu autonome et indépendant, qu'on ne peut pas laisser s'installer impunément avec les prétextes les plus extravagants comme on m'a dit en République Démocratique du Congo que ce n'est pas grave parce que ces sectes sont dirigées par des Africains.

Nous ne pouvons pas vouloir libérer l'homme africain de l'esclavage invisible de l'occident pour offrir nos mères, nos femmes et nos filles en pâture à une autre forme de servilisme tout aussi humiliant et prédateur, même si cette fois-ci ce sont les Africains qui le pratiquent. Pour moi, c'est même un facteur aggravant, accablant. Les sectes en Afriques avec ses nombreux pasteurs africains est tout
simplement à mes yeux une forme de colonisation mentale des Africains
par les Africains. J'ai soigneusement évité de parler du côté économique, pour ne pas banaliser un phénomène qui est une véritable bombe qui attend sont moment pour exploser et il serait sage que les Africains, sans plus attendre s'attaquent à ce véritable fléau.

08/11/2011

Jean-Paul Pougala


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GUADELOUPE: Communiqué de presse du LKP (Mouvement des travailleurs Guadeloupéens)

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire


 

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

 domota1 Elie Domota LEADER

 

 

 

CommuniquÉ de presse

relatif à la rÉunion du congrÈs des Élus

Des Propos honteux et mÉprisants

 

Le lundi 7 Novembre se tient un congrès des élus régionaux et départementaux sur le thème de la violence et de l’insécurité. Nous avons parcouru la synthèse du rapport préliminaire servant de document de travail aux élus.

Dans ce document honteux et particulièrement méprisant, le LKP est nommément  désigné comme la principale cause de la violence et de l’insécurité en Guadeloupe.

Edifiant ! Ce qui suit est la contribution, validée par le Conseil Général et Régional, d’Errol Nuissier, psychologue expert auprès de la cour d’appel de Basse-Terre :

« Il nous semble que le mouvement social du premier trimestre de 2009 (mouvement LKP) de part son jusqu’au boutisme, ses slogans et surtout son incapacité  à participer à la vie publique pour faire des propositions et participer à l’évolution des choses, a exacerbé d’une part la souffrance des relations interpersonnelles déjà présente dans le pays, a augmenté les incertitudes et les angoisses des populations les plus fragiles, a accru le mépris de nous-mêmes, a exacerbé le racisme et la xénophobie et au-delà de tout cela, a légitimé la libération sans contrainte, ni culpabilité, de la  pulsion de destruction présente chez tout être humain normalement constitué. En effet, il nous a appris à nous haïr nous-mêmes, à cracher sur nos élus, sur nos chefs d’entreprise, sur les gens qui sont représentatifs de ce pays et à défier tout ce qui venait de la France. » 

L’Etat avait très tôt rendu LKP responsable de tout. C’est maintenant au tour de Victorin LUREL et Jacques GILLOT de sonner une nouvelle charge et de rendre LKP directement responsable de la violence et de l’insécurité en Guadeloupe ; en s’appuyant sur les propos du larbin de service. Leur alliance avec l’Etat (par l’entremise de Marie Luce PENCHARD) ayant échoué à éradiquer le LKP, ces deux présidents de collectivités (par ailleurs parlementaires) choisissent la voie de la provocation et de l’insulte à l’adresse des Travailleurs et du Peuple Guadeloupéen. Plutôt que d’affronter la réalité : leur inconséquence et leur incompétence à mettre en œuvre un véritable projet de développement économique et social pour la Guadeloupe et les Guadeloupéens.

Ce triumvirat (Lurel-Gillot-Penchard) espère ainsi faire oublier sa décision, prise d’un commun accord : de mettre un terme aux négociations, de ne plus réunir la commission de suivi des accords conclus avec le LKP et surtout de n’appliquer aucun engagement du protocole du 4 mars ; notamment les points relatifs au plan d’urgence pour l’insertion et la formation des jeunes, l’arrêt des discriminations à l’embauche, l’accès des cadres guadeloupéens aux postes à responsabilité, les mesures relatives à la baisse des prix et à l’amélioration du pouvoir d’achat.

En définitive, faire oublier leur choix de placer encore plus ce pays sous le joug des pwofitan.

LKP condamne fermement ces propos obscènes à visée électoraliste (élèksyon ka vinn) dont le but est de maintenir les travailleurs et le Peuple de Guadeloupe dans l’ignorance, l’auto dénigrement et l’aplaventrisme.

N’en déplaise à tous ces réactionnaires, LKP a pleine autorité et légitimité pour continuer à combattre la pwofitasyon capitaliste et la domination coloniale. C’est aussi une référence à laquelle les luttes et les soulèvements qui se multiplient toupatou asi latè  ressemblent tant dans la forme que dans le fond.

Nous l’avons compris, il s’agit donc d’une opération de désinformation feignant d’ignorer que violence et insécurité interviennent dans une société frappée par un chômage de masse et une précarité galopante. Il s’agit aussi d’une entreprise visant à criminaliser et à diaboliser le mouvement social ; dans le but de contenir les travailleurs et le peuple de Guadeloupe, de décourager les indécis, et d’annihiler toute envie de redescendre dans la rue.

NOU PÉKÉ FÈ DÈYÈ ! LKP continue de porter les revendications qui bouillonnent en Guadeloupe et appelle les Travailleurs, les Jeunes et le Peuple à s’engager dans une large mobilisation pou déchouké tout pwofitasyon !

 

 

 

 

Pou LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

 

Elie DOMOTA

Lapwent,  07 Novanm 2011 

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Pour les interêts de la france, des politiciens Africains tuent leurs frères.

8 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Pour les interêts de la france, des politiciens Africains tuent leurs frères.

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                       Thomas sankara et Blaise Compaoré


Avant la traite négrière pratiquée par les européens sur les côtes du continent noir, les africains achetaient et vendaient certains de leurs frères entre eux. Ces hommes et femmes achetés et vendus étaient intégrés pleinement dans leurs familles d’adoption, se mariaient et venaient augmenter le nombre des membres de leurs nouvelles familles. Ces « esclaves » achetés généralement très jeunes étaient élevés selon les us et coutumes de ces familles mais n’ont pas fait l’objet d’un trafic.

 

Quant à la traite négrière pratiquée par les européens du XVI au XIX siècle sur les côtes africaines, elle participe du génocide le plus dramatique que le monde ait  connu; il est vrai que cela s’est fait avec la complicité passive des africains qui, dans leur ignorance, croyaient avoir affaire au même type d’opération pratiqué entre eux, et ne recevaient en échange que des pacotilles. C’est ainsi que des millions d’africains furent déportés aux Amériques et que d’autres millions moururent et servirent de proies aux requins. Cet esprit cynique des européens qui les conduisit à tuer, par millions et sans regret  des africains continue de les habiter encore aujourd’hui ; c’est pourquoi pendant la colonisation, la France a continué d’exterminer des africains pour dominer ses colonies et se fournir en produits indispensables à son économie. Elle se faisait encore là aider par d’autres africains recrutés sur place pour accomplir leur sale besogne. Pauvre Afrique qui tue indirectement ses propres fils!

 

Après la seconde guerre mondiale qui a vu les africains combattre pour leurs bourreaux d’hier et d’aujourd’hui contre l’Allemagne nazie, la France n’as pas hésité à massacrer, déjà sur le chemin du retour, certains tirailleurs, puis tous ceux qui, dans les colonies s’opposaient à sa vision colonialiste jusque dans les années 60 où elle décida d’octroyer des indépendances factices à ses colonies, sans pour autant abandonner son désir de toujours accaparer les richesses africaines en tuant, si nécessaire, tous les opposants notoires.

 

Pendant les indépendances, deux catégories d’hommes d’états africains, les patriotes et les traîtres ou encore les valets vont apparaître ; et la France va continuer son système de domination, mais cette fois par l’exploitation de stratégies louvoyées pour toujours atteindre ses objectifs machiavéliques, utilisant ses valets pour combattre les nationalistes africains.

 

Devant cette situation d’avilissement de l’Afrique par la France qui utilise des responsables politiques indignes pour tuer d’autres africains et accomplir ses desseins, les peuples africains ne doivent pas rester indifférents mais au contraire chercher à mettre fin à ce néo colonialisme qui freine le développement de l’Afrique.

 

I – Les deux catégories d’hommes politiques africains

 

L’élite politique africaine d’aujourd’hui peut être subdivisée d’une part en patriotes, nationalistes, dignes fils d’Afrique et d’autre part en valets de la France, renégats d’Afrique.

 

Les valets présentent des attributs qu’il faut faire ressortir pour les distinguer des autres.

 

Ce sont des affairistes notoires, corrompus, cupides qui, avant toute transaction mettent en avant leurs intérêts personnels, financiers et monétaires. Ils sont avides de commissions et rétro- commissions et sont toujours prêts à tout céder à des multinationales étrangères, à tout accepter pourvu qu’ils gardent ou accèdent au pouvoir ; ils participent ainsi à l’appauvrissement de leurs citoyens. Quels graves crimes économiques !

 

De plus, ils sont, avec leurs maîtres de la métropole, membres des mêmes sociétés secrètes souvent rosicruciennes ou maçonniques dont le credo de la dernière secte est « tu me protèges, je te protège ». Il s’agit donc de ne pas protéger les intérêts des états africains et de leurs citoyens mais des intérêts personnels, même si pour cela il faille massacrer des populations.

 

Pour ceux qui ne sont pas encore au pouvoir et qui sont de la même catégorie de renégats, ils sont manipulés par la France pour fomenter des coups d’état, créer des rébellions, pour détruire voire assassiner des élites nationalistes. Ces dirigeants, acquis à la cause française font tout pour y détenir, de nombreux comptes bancaires alimentés par les fruits de la corruption, des biens immobiliers dignes de hauts bourgeois et aristocrates français. Ils sont « englués » par la France dans un système tel qu’ils ne peuvent plus défendre les intérêts nationaux de leurs pays. Ces traîtres deviennent alors des sous-préfets de France.

 

Ils se font aussi habiller par de grands stylistes de la métropole où ils effectuent fréquemment de nombreux voyages sans grande retombée préfèrent y passer leurs. Pour gérer l’état, ils ont recours à des assistants techniques étrangers alors que l’état dispose de cadres plus chevronnés. Ils ont une phobie des cadres nationaux réellement compétents, n’hésitent pas à jeter en prison et à éliminer physiquement leurs opposants, convaincus qu’ils sont de toujours bénéficier du soutien de leurs maîtres et surtout des médias à la solde de ces derniers.
Ils sont par ailleurs les suppôts de la France impérialiste, des complices et même des coauteurs des actions criminelles de leurs parrains à l’encontre de leurs concitoyens.

 

Ils fondent leur politique sur les clivages ethniques et religieux, semant parfois la mort pour des futilités et donnent ainsi l’occasion à la France et à ses médias de trouver là, des prétextes d’interventions. Ce sont donc de véritables dictateurs, de véritables criminels, que la France et ses médias présentent, toujours malhonnêtement comme des démocrates. Quelle ignominie !

Les patriotes et nationalistes qui forment la deuxième catégorie présentent également des attributs spécifiques faisant d’eux des fils dignes d’Afrique. On peut citer entre autres Lumumba, Nkrumah, Ngouabi, Sankara, Kadhafi, Gbagbo, tous tués ou chassés du pouvoir par la France par l’intermédiaire de ses larbins africains, faisant croire toujours que ce sont des conflits d’origine ethnique et/ou religieuse entre africains.

 

Les dirigeants africains, dignes fils d’Afrique comptent sur les richesses nationales, beaucoup plus que sur l’endettement, pour réaliser des investissements dans leurs pays. Ils font donc une gestion saine et transparente des ressources de l’état, limitant la corruption et exploitant prioritairement les relations Sud-Sud.

 

Ils ne manquent pas de faire la promotion des produits locaux : produits alimentaires, vêtements, industries locales, tourisme et hôtellerie, etc. Ainsi préfèrent-ils passer leurs vacances chez eux ou dans certains pays africains voisins pour valoriser le tourisme national et africain. Ils s‘habillent simplement, parfois traditionnellement, à l’africaine donc. Ces hommes d’état refusent le tribalisme et ne se fondent pas sur la religion, les coups de force pour se maintenir ou accéder au pouvoir d’état. Ils font donc la promotion des droits de l’homme et de la démocratie. Ils n’utilisent la force, qu’en réaction à une autre force illégale, exploitée généralement par leurs opposants sur les conseils de la France déstabilisatrice.

 

Ces véritables démocrates font l’objet de dénigrements systématiques et continus par la France à travers ses réseaux mafieux et les médias à sa solde qui les présentent à tort évidement comme des dictateurs, contre qui elle lève des rébellions qu’elle peut appeler, selon ses intérêts, révolutions, pour chasser ou tuer des patriotes africains.

 

Lorsque ces gouvernants sont confrontés à des problèmes politiques créés par la France, leurs collègues indignes ayant peur de perdre le pouvoir et à cause de la corruption dans laquelle ils sont empêtrés, sont obligés de garder le silence comme ce fut dernièrement le cas avec Kadhafi et Gbagbo.

 

Pauvres dirigeants africains! Réveillez vous ! Ouvrez les yeux sur les stratégies employées par la France pour faire de vous les bourreaux de vos propres frères africains.

II - les Stratégies employées

 

Ces stratégies ne sont pas conçues par ces valets de la France mais par les dirigeants français eux-mêmes.
 Il s’agit d’exploiter à fond la corruption ; déjà dès qu’ils accèdent à des postes politiques élevés, Ils les invitent à adhérer à leurs cercles mystiques, sont suivis par les services secrets français, sont courtisés et noyés dans la corruption avec de fortes sommes d’argent, de  commissions de toutes sortes. C’est ainsi qu’ils les tiennent en laisse et qu’ils ne peuvent plus rien faire par eux-mêmes. Après les avoir gagnés à leurs desseins sordides, la France, en tête des pays occidentaux, veille toujours à les y maintenir en les soutenant au niveau international dans les groupements politiques régionaux et internationaux ; ce fut particulièrement le cas pour Bokassa, Mobutu, Amin DADA qui étaient de véritables bouffons que les Européens ont mis en avant pour ternir l’image de l’Afrique, tout comme bien d’autres encore au pouvoir.

 

Elle utilise parfois et sans regret, la rébellion pour semer la terreur, les tueries massives voire des génocides pour imposer ses hommes après avoir assassiné des patriotes : Lumumba au Congo-Léopoldville (aujourd’hui RDC), N’krumah au Ghana, NGouabi en République Populaire du Congo, Sankara au Burkina Faso, Gbagbo en Côte d’Ivoire, et Kadhafi en Libye.

 

Voici comment ces leaders ont été éliminés de la scène politique:

 

•    Lumumba : Pour le chasser du pouvoir, la Belgique, l’ONU, la France et d’autres pays occidentaux ont fomenté un coup d’état en utilisant comme pantin Mobutu. A cause de la popularité et l’esprit patriotique de Lumumba, les occidentaux, avec l’aide de Mobutu, appâté par le poste de Président, l’ont déporté dans la région du Katanga et l’ont livré à un opposant pour l’éliminer. Ce sont donc ses frères congolais qui ont été utilisés par les colons pour l’assassiner.

 

•    NKRUMAH : Un coup d’état l’a renversé. Nationaliste ghanéen et panafricaniste, il a prôné l’union de tous les pays africains pour former un bloc en vue de présenter une Afrique intervenant d’une même voix pour faire front aux occidentaux. Mais pour empêcher cette union jugée dangereuse par ces impérialistes, un coup d’état, fomenté par ces derniers en utilisant les militaires ghanéens, renversera le Président ghanéen, alors en voyage en Chine, le contraignant à l’exil jusqu’à la fin de ses jours.

 


•    SANKARA : Jeune Chef d’Etat, patriote qui a donné de la fierté et de la dignité à l’ex Haute Volta qu’il a dénommée Burkina Faso, pays des hommes intègres, comme pour montrer son désir ardent de voir l’intégrité se propager à tous les citoyens burkinabés et même africains. Il a été assassiné avec beaucoup d’autres de ses frères d’armes par son soi disant meilleur ami qui a été utilisé par les français avec la complicité d’autres Chefs d’Etat de la sous-région, tous sollicités par l’ancien colonisateur pour accomplir cette sale besogne. Le pouvoir fut remis depuis à ce valet qui, désormais règne d’une main toujours armée par la France pour désorganiser la sous-région Ouest Africaine.

 

•    GBAGBO : Voici un chef d’Etat qui s’est toujours mis à l’écart du réseau mafieux françafrique. Il a été attaqué par les rebelles hétéroclites envoyés en mission par la France, préparés et formés au Burkina Faso. GBAGBO a montré que l’Afrique, par elle-même, pouvait se prendre en charge et se développer. Pour éviter que cet exemple ne fasse tache d’huile, la France a mené contre ce digne fils d’Afrique, une guerre multiforme et totale en utilisant de nombreux mercenaires de la sous-région, des rebelles ivoiriens avec à leur tête le couple Soro-Ouattara pour massacrer des milliers d’ivoiriens avec des bombes et des missiles, chasser du pouvoir le patriote GBAGBO et placer à la tête de la Côte d’Ivoire leur homme de main.

 

•    KADHAFI : Voila un panafricaniste qui a été à la base de la création de l’union africaine et qui a toujours défendu vaillamment la dignité libyenne et africaine.

 

Il avait en outre des projets susceptibles de garantir le développement politique et économique de l’Afrique. C’est pourquoi les grands pays de ce monde avec la France en tête, se sont coalisés pour bombarder pendant plus de six mois et tuer des milliers de libyens en utilisant un assemblage de renégats libyens pompeusement appelés CNT.

 

Beaucoup d’autres exemples peuvent être donnés.

 

Les guerres du pétrole soutenues par la France avec le concours de plusieurs responsables politiques africains qui ont conduit à décimer des millions d’individus ; la guerre de sécession du Biafra créée par la France en utilisant une ethnie, les ibos , originaires la région pétrolifère du Sud-Est du Nigéria. Cette guerre a détruit l’économie de cette région et a décimé des centaines de milliers de Nigérians avec la complicité, encore une fois, de certains Chefs d’Etat africains.

 

Les guerres du pétrole d’Angola, et de la République Populaire du Congo, celle du diamant de Sierra Léone et celle du caoutchouc du Libéria, ont été toutes fomentées par la même France, parfois avec d’autres occidentaux aidés toujours de Chefs d’Etat de la sous-région. Ces foyers de tension ne sont pas exhaustifs.

 

Au final, toutes ces guerres, ces coups d’état ont vu des africains armés répondre aux ordres des occidentaux et particulièrement de la France pour tuer par millions d’autres africains. En plus de ces crimes avérés, le silence incompréhensible et coupable de certains dirigeants africains devant les nombreux crimes perpétrés par la France, fait d’eux les complices de cette France meurtrière. Elle met ainsi, au devant de la scène politique, des nationaux qu’elle manipule à souhait jusqu’à faire d’eux souvent des rebelles qui, pour la grande majorité, ignorent les fondements de ces rébellions et qui croient défendre les intérêts parfois tribaux ou religieux à travers un leader qui n’est que le bras séculier de la France soutenue par certains pays occidentaux. Pour elle, tous les conflits africains sont d’origine tribale, ethnique ou religieuse car le commun des africains et même des français ne voit pas encore que les problèmes politiques réels de l’Afrique, de l’appauvrissement de l’Afrique, sont du fait de la France impérialiste. Ainsi, pour ses concitoyens, la France se fait-elle passer pour la patrie qui s’investit dans la promotion des droits de l’Homme et de la démocratie sur le continent noir. Mensonge et hypocrisie !

 

La France réussit presque toujours car elle bénéficie de l’aide de ses multinationales qui financent ces rébellions dans les pays africains où celles-ci sont solidement implantées. Ce fut le cas avec Elf en République Populaire du Congo pour chasser Lissouba du pouvoir en utilisant des miliciens congolais. En Côte d’Ivoire, pour renverser le régime de GBAGBO, Bouygues a utilisé des rebelles et mercenaires africains, encadrés et appuyés par les soldats français et onusiens. En Libye, c’est l’OTAN qui a tué Kadhafi en utilisant des marionnettes libyennes acquises aux intérêts français et autres occidentaux. Possédant des budgets de loin supérieurs à ceux de beaucoup de pays africains, ces multinationales peuvent se permettre de créer et entretenir des rébellions contre des pays appauvris par des occidentaux.

 

La France veillera toujours à ce que les armées des pays africains soient incapables de faire face aux rébellions, même les plus faibles. Elle imposera, si besoin est, des embargos sur les armes, et pire sur les produits pharmaceutiques. Pendant ce temps, elle continuera d’alimenter ses rebelles en armes de plus en plus sophistiquées comme ce fut le cas en la Côte d’Ivoire. Pour contrer ces stratégies, que doivent faire les dignes fils d’Afrique? 

III - Comment mettre fin à ces stratégies néocolonialistes.

 

Pour sauver les pays africains, des mesures draconiennes doivent être prises par l’Union Africaine, une organisation encore à la solde de ces français. La première de ces mesures doit permettre aux pays africains de se libérer du carcan des pays développés et particulièrement de la France. Il faut donc souhaiter que de plus en plus, à la tête de nos pays, soient élus de vrais patriotes.

 

« L’argent étant le nerf de la guerre », il faut à l’Afrique se donner les moyens d’en disposer et de vivre selon ses propres ressources. C’est pourquoi Kadhafi et Gbagbo ont prôné la création d’une banque africaine alimentée par le prélèvement d’un pourcentage infime (1%)  sur les richesses nationales; cette banque pourrait rivaliser avec le FMI et la BM, des institutions qui sont des instruments d’asservissement des pays africains et dont les programmes n’ont jamais permis à un seul pays de se développer.

 

Pour accéder au développement, l’Afrique doit compter sur elle-même, c'est-à-dire commercer le plus possible entre pays africains et pays en développement pour moins dépendre des pays occidentaux. L’Afrique doit éviter que les prix des matières premières agricoles et minières soient fixés sur des marchés européens ou américains, dominés par des offres et des demandes de multinationales de ces pays qui font ainsi la loi sur les marchés. A l’image de l’OPEP, les pays africains doivent augmenter les prix de leurs matières premières, mieux, en transformer le maximum sur place afin de gagner plus de valeurs ajoutées et donc d’obtenir plus de richesses. Comment expliquer que depuis plus de trente ans, les prix des matières premières soient presque toujours restés les mêmes, alors que les produits finis fabriqués à partir de ces matières premières voient leurs prix augmenter sans cesse?

 

En outre, les pays africains doivent sortir des groupements économiques et politiques dominés par les occidentaux et ne plus accepter de recevoir de ces pays, une quelconque contribution au budget des organisations de notre continent.

 

Au plan monétaire, chaque pays doit disposer de sa monnaie ; et des groupements monétaires propres aux africains doivent voir le jour pour défendre et impulser une véritable politique économique et monétaire. En mettant fin aux groupements politiques, économiques et monétaires franco-africains, la France ne pourrait plus s’immiscer dans les affaires africaines comme ce fut le cas en Côte d’ivoire.

 

Au niveau de la formation civique, patriotique et politique, un accent particulier doit être mis sur l’enseignement de ces disciplines dans les programmes scolaires dès l’école primaire. A cet effet, il convient de réinstaurer les cours d’alphabétisation pour sensibiliser les populations à la chose politique et patriotique.

 

C’est faute de connaissance et de formation civique et patriotique que des mercenaires sénégalais, maliens, burkinabés, nigérians, etc. se sont laissés acheter et convoyer par la France en Côte d’Ivoire pour massacrer des milliers d’ivoiriens, leurs frères africains.

 

Il est donc indispensable de faire la promotion de la vraie démocratie car la multitude d’ethnies et de croyances religieuses dans les pays africains impose que notre salut est dans ce système de choix des dirigeants.
Au plan militaire, pour pouvoir résister aux armées françaises et à leurs supplétifs africains appelés à tuer de l’africain pour la France, il faut éliminer de nos territoires les bases militaires étrangères et particulièrement françaises car par ces bases, il s’agit de maintenir l’emprise des occidentaux sur les économies africaines et les choix politiques des africains. C’est pourquoi les accords de défense actuels doivent être dénoncés et qu’aucun nouvel accord ne voie le jour entre les pays africains et une quelconque puissance mondiale. Il convient d’interdire à ces méchantes personnes de prendre pied sur le continent africain pour utiliser le prétexte de secourir leurs ressortissants en Afrique ; c’est pourquoi, ces armées génocidaires ne doivent plus intervenir pour soutenir leurs valets criminels et interdire à tout pays africain de préparer sur son sol une rébellion pour attaquer, pour l’intérêt de la France, un pays voisin.

 

Il revient ainsi aux états africains et à eux seuls de s’occuper de la sécurité des biens et des personnes sur leurs territoires. A cet effet, il importe de reprendre le service de préparation militaire dans les lycées et écoles d’enseignement supérieur et de rendre obligatoire, pour tous les jeunes âgés de 18 ans le service militaire. Cece, pour permettre aux états africains de disposer d’armées fortes, à même de rivaliser avec les armées de ces pays néocolonialistes. Comment l’Algérie et le Vietnam ont-ils pu vaincre la France et les USA ? Il importe de créer un esprit de solidarité réel entre africains pour éviter que l’ennemi ne divise toujours l’Afrique et que les fils de l’Afrique continuent de s’entretuer au bénéfice de la France et des occidentaux qui profitent de ces guerres pour piller les immenses richesses de ce continent.

La pauvreté et le désir de rattraper le plus tôt possible un retard illusoire entretenu par les pays développés poussent les africains à s’entredéchirer et à copier cette société occidentale en décrépitude où la pratique de l’homosexualité est légalisée et où des pays développés, sournoisement, créent des guerres chez les plus faibles qu’eux. Quelle abomination et quelle méchanceté !

 

Il est grand temps que les africains apprennent à se contenter de ce qu’ils ont et forment leurs élites aux vertus de la patience, de la paix et de la démocratie.

 

La France faisant un usage immodéré de la corruption et de la force, les pays d’Afrique doivent faire voter des lois anti corruption qui obligent les citoyens à déclarer l’origine de leurs ressources, et à ne pas ouvrir des comptes bancaires à l’étranger. C’est aussi un moyen de mettre les ressources nationales à la disposition des pays africains et non dans des banques de pays développés qui les prêteront aux africains à des taux exorbitants.

Qu’est-ce qui explique ce silence coupable des dirigeants africains dans cette guerre contre des élites de ce continent ? La peur ? Possible, surtout pour des dictateurs et des corrompus n’ayant pas le soutien de leurs populations et possédant dans les pays occidentaux des richesses, fruits de détournements considérables.
La France a, jusque là réussi à faire exécuter par ses hommes de main africains le sale boulot de « casser du nègre ». Depuis la traite négrière jusqu’à ce jour, elle a exploité négativement des africains pour tuer d’autres africains. Les derniers exemples sont ceux de la Côte d’ivoire et de la Lybie. De tels responsables politiques, auteurs de nombreux crimes avérés ne méritent- ils pas d’être traduits devant la CPI ? Pourquoi ce mutisme des dirigeants politiques africains après l’assassinat de Kadhafi et le renversement de Gbagbo du pouvoir ? 
Ces africains qui, pour les intérêts de la France, tuent d’autres africains, ne sont pas des patriotes mais des valets armés par la France.

 

Le silence des dirigeants africains, corrompus pour la plupart, ayant dans les pays occidentaux des comptes bancaires bien fournis, des fortunes immenses, des biens immobiliers, ont peur de faire l’objet de dénigrements par la France, comme ce fut le cas pour Bokassa, Mobutu , Omar Bongo et bien d’autres, au soir de leur vie ou bien quand la France, après les avoir exploités à souhait, a voulu se débarrasser d’eux. Ces traîtres s’alignent donc sur les thèses françaises pour continuer de jouir tranquillement des biens extorqués aux populations de leurs pays. Ils se taisent, oubliant que demain ce sera leur tour. Jusques à quand ce silence coupable ? 
Ce type de dirigeants, l’Afrique n’en a plus besoin.

Une contribution de patriotes seniors

 

source : cameroonvoice.com  

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