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Cameroun : Les Pilleurs de la république démasqués par la CONAC¹ Le Cameroun, double champion du monde de la corruption, selon le classement de l’ONG Transparency International

16 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

Monument

Cameroun : Les Pilleurs de la république démasqués par la CONAC¹ 

Le Cameroun, double champion du monde de la corruption, selon le classement de l’ONG Transparency International

 POURVU QUE CES BANDITS SOIENT PUNIS SINON LE RAPPORT NE SERVIRA A RIEN 

EN RESUME LE RAPPORT CI-DESSOUS.



LES CONTROLES PHYSICO-FINANCIERS DES PROJETS FINANCES SUR FONDS PUBLICS

Dans le cadre des missions qui lui sont assignées dans son décret organique, la CONAC a procédé au contrôle physico-financier des travaux de la route Ayos-Bonis qui relie les régions du Centre et de l’Est du Cameroun. La commission a également procédé au contrôle de la construction d’un bloc pédagogique et d’un laboratoire spécialisé à la Faculté des Sciences Médicales de l’Université de Buéa. Au terme ces missions, des dysfonctionnements, des irrégularités ont été constatés et des recommandations ont été formulées.

Section 1 : Les travaux de construction de la route Ayos-Bonis

A. La consistance des marchés
La construction de la route Ayos-Bonis a été divisée en deux lots.

1. Le Marché du lot 1

Le lot N°1 couvre la distance Ayos-Abong Mbang et est long de 88 km. Le marché en vue de la construction de ladite route a été passé après Appel d’Offres International restreint n°3995/MINTP/CPM-TN/2003 du 17 septembre 2003.

Trois entreprises ont soumissionné. PANTECHNIKI a offert de réaliser les travaux en vingt-cinq (25) mois pour un coût de 17.935.171.630 FCFA. Le Groupement SOGEA/SATOM (classé second) a, quant à lui, proposé de réaliser lesdits travaux en quarante et un (41) mois pour un coût de 29.996.497.121 FCFA. En conséquence, l’offre de PANTECHNIKI a été retenue.

2. Le Marché du lot 2

Le lot N°2 va d’Abong-Mbang à Bonis à l’entrée de Bertoua, soit 103 KM. Le marché en vue de la construction de ladite route a été passé après Appel d’Offre International ouvert n°046/A010/MINTP/CPM-TN/2005 du 25 Août 2005.

Parmi les sept entreprises ayant soumissionné, l’offre du groupement PANTECHNIKI/EDOK ETER a été jugée la moins disante pour 21.610.523.415 FCFA et 30 mois de travaux. L’écart avec le concurrent immédiat, le Groupement KARA/SCEMAR SARL était de 4.541.880.618 FCFA.


B. L’exécution des marchés
1. Les dysfonctionnements observés


En plus de manœuvres frauduleuses constatées dans l’attribution et l’exécution de ces marchés, la mission de la CONAC relève une collusion certaine de l’entreprise PANTECHNIKI avec des responsables et agents du Maître d’Ouvrage et une tentative de détournement des deniers publics à travers le projet de marché complémentaire.

a. La collusion entre l’entreprise PANTECHNIKI, les responsables et les agents du Maître d’Ouvrage

La mission de la CONAC a relevé une collusion certaine de l’entreprise avec un certain nombre de responsables et agents du Maître d’Ouvrage.

Cette collusion évidente a entraîné une prolongation infinie des délais contractuels de construction de la route, passés de 25 mois à 66 mois pour le lot 1 et de 30 mois à 56 mois pour le lot 2 encore inachevé. Les rallonges budgétaires successives consécutives à cette situation déplorable se chiffrent à plus de 932.000.000 FCFA pour les libéralités faites par l'entreprise à certains fonctionnaires du Ministère des Travaux Publics et à 25,2 milliards de FCFA au titre des surfacturations, paiements en trop et paiements erronés au détriment de l'Etat; le tout se chiffrant à FCFA 26,1 milliards de FCFA .

Au total des retards de 41 mois au lot 1 et de plus de 25 mois au lot 2 ont été enregistrés dans l'exécution des travaux, objet du marché. Mais curieusement, jamais l'entreprise n'a été sanctionnée par des pénalités de retard pourtant prévues au marché. Il en a résulté un préjudice au détriment de l'Etat équivalent à 4,9 milliards de FCFA représentant un cadeau offert à l'Entreprise par l'équipe du Ministère, chargée de la gestion du projet.

Le point culminant des irrégularités est atteint au niveau des terrassements dont la variation se situe entre 47% et 1070%. Les volumes de terre que l'Entreprise prétend avoir déplacés, s'ils étaient exacts, correspondraient à un cône d'une hauteur égale à celle du Mont Cameroun sur une base circulaire de 50 mètres de diamètre.

Il en est de même des plus-values de transport injustement et indument payées et chiffrées à 2 milliards de FCFA. Dans le même ordre d'idées, l'Entreprise, par fraude active, a réussi à faire passer sans payer la douane tous les matériels du lot 2 non exonérés d'une part, et une dissimulation dans ses déclarations d'extraction des matériaux de carrière qui lui a fait bénéficier au détriment de l'Etat d'un montant de 71.737.933 FCFA, d'autre part.

b. Le projet de marché complémentaire : une tentative de détournement de deniers publics d'une valeur de 15,4 milliards
L'établissement d'un marché dit "complémentaire" s'appuie sur l'article 13.2 du marché de l'Entreprise qui indique que « la révision des prix est arrêtée lorsque le montant cumulé de cette révision atteint les 20% du montant de base du marché si pour des raisons quelconques le taux de cette révision dépassait les 20%, les conditions initiales du marché seraient revues ».

Le cumul des révisions tel que le montre le décompte n°38b de l'entreprise daté de janvier 2010 est de 2.391.878.992 FCFA, soit 13,91 % du montant du marché de base: ce pourcentage est nettement en dessous des 20% déclarés au mois de juillet 2008.
Le calcul de la révision de prix tel que présenté dans le décompte n°38b est par ailleurs erroné.

En effet, en dépit du fait que le calcul de l'entreprise n'intègre pas les indices actualisés des prix, il ne prend pas non plus en compte les dispositions de l'article 5 de l'avenant n°2 qui stipulent que « le montant relatif aux travaux supplémentaires, objet du présent avenant est révisable à hauteur de 50% seulement, pour tenir compte du partage de responsabilités du retard ayant induit la prolongation des délais ».

Dans ses élans de corruption, l'Entreprise, allégrement soutenue par certains agents du Maître d'Ouvrage, tend à obtenir un marché dit "complémentaire" sur le lot 1 dont les travaux sont déjà achevés. Ce marché "complémentaire" est évalué à 15.386.524.487 FCFA. Pour y parvenir et au mépris de toute procédure du Code des Marchés Publics, l'ordre de service n°976, fabriqué pour les besoins de la cause, a été signé et notifié le 10 juillet 2009 à l'Entreprise. Mais, comme pour garder le secret, il n'a été transmis à la Mission de contrôle que le 14 décembre 2009, soit cinq (5) mois plus tard, mettant ainsi cette dernière devant les faits accomplis. Cet ordre de service précise que «les prix nouveaux seraient issus d'une négociation de certains prix du marché, après l'atteinte d'un taux de révision des prix de 20%.

Cependant et contrairement aux indications de l'ordre de service, aucune négociation portant sur les prix nouveaux n'a été entreprise. Tous les prix ont été imposés par l'entreprise à une administration acquise à sa cause. Le contenu du rapport de la Mission de contrôle, justificatif du marché dit "complémentaire" laisse transparaître en filigrane les bonnes dispositions du Maître d'Ouvrage en faveur de l'entreprise.

Il apparaît clairement que c'est l'administration qui pousse à augmenter exagérément les prix unitaires du marché complémentaire. La logique de la négociation aurait voulu que l'administration défende ses intérêts dans toute la mesure du possible: les prix révisés ne devraient en aucun cas franchir la ligne de l'acceptable. Les conséquences d'une telle allégeance de cette administration à l'entreprise, se traduisent en termes d'augmentations anormales des prix unitaires suivant des pourcentages variant de +100% à +800% par rapport au marché de base ou à ses avenants.

Le projet de marché dit « marché complémentaire » est par conséquent non fondé. Ce constat porte sur:
- le paiement des prestations fictives de 15.386.524.487 FCFA ;
- la prolongation des délais de 10 mois.
Il en ressort une situation contradictoire que n'explique pas la collusion des agents de l'administration avec l'entreprise :
- d'un côté, pour une soit disant insuffisance de financement, l'administration de connivence avec l'entreprise annule la tranche conditionnelle d'un montant de 1.606.175.984 FCFA ;
- de l'autre, la même administration trouve les moyens de financer les prolongations de délais passés de 25 à 61 mois, les avenants de complaisance, les révisons de prix, les prix nouveaux, le tout évalué à 10.412.929.991 FCFA ;
- un marché fictif dit "complémentaire" de 15.386.524.487 FCFA, vient coiffer cet édifice.

2. Les conclusions de la mission de la CONAC

Au terme de la mission de contrôle des travaux de construction de la route Ayos-Bonis, la mission de la CONAC a fait des observations et formulés des recommandations.

a. Les observations

Les observations de la CONAC sur la construction de la route Ayos-Bonis peuvent se résumer sur le plan procédural en deux points:
- l'attribution d'un marché très important à une entreprise peu fiable, qui sait jouer de ses relations dans le monde politique et celui de l'administration, qui a constamment eu recours à des techniques classiques en matière de Travaux Publics pour demander et obtenir des avenants successifs, rectifiant toujours à la hausse le marché de base ;
- l'unilatéralisme du Maître d'Ouvrage, c'est-à-dire du Ministre des Travaux Publics, qui a souvent passé outre les compétences des commissions ad hoc, en procédant par la signature des ordres de service aux lieu et place des avenants dont l'intervention est obligatoire en la matière.
Les montants des paiements irréguliers à rétrocéder à l'Etat se chiffrent à 14.694.371.927 FCFA. Par rapport au marché de base, le coût de la route Ayos-Abong Mbang sera multiplié presque par trois (3) si la tentative de détournement des 15,4 milliards devenait définitivement effective.
Par rapport au marché de base, le coût de la route Ayos-Abong-Mbang sera multiplié presque par trois (3) si la tentative de détournement des 15,4 milliards devenait effective. Il en ressort que si l'Etat venait à bout des pratiques de corruption actuellement en cours dans les services du Ministère des Travaux Publics, les ressources budgétaires qu'il investit dans la construction des routes seraient suffisantes pour construire trois (3) fois plus de routes de mêmes longueurs et de mêmes consistances.
b. Les suggestions et les recommandations
b.1. Sur l'attribution des marchés

L'Entreprise PANTECHNIKI s'est caractérisée par la proposition des prix bas par rapport aux autres concurrents et bien d’autres stratégies de concurrence déloyale finement tissées.
Il faut donc mener une réflexion approfondie propre à éviter à l'Etat d'être finalement victime de ce type de pratiques.

b.2 Sur les prix

Pour rester conforme à l'esprit de l'article 106 du Code des Marchés, il est urgent de définir une fourchette admissible des prix pour éviter :
- des prix très élevés qui s'appliquent dans le Marché de base sur de faibles quantités et plus tard sur des quantités élevées lors de l'exécution ;
- des prix très bas qui permettent de gagner le marché et de se rattraper plus tard sur des nouveaux prix secrétés par des avenants et autres ordres de service.

b.3. Sur les ressources du soumissionnaire

Pour éviter qu'une entreprise puisse gagner et réaliser un marché sur la base du personnel ou du matériel déclaré existant, mais en réalité insuffisant ou complètement occupé dans d'autres chantiers, des dispositions doivent être prises pour s'assurer de l'existence réelle et de la disponibilité effective :
- du matériel prévu ;
- du personnel prévu ;
- des ressources financières annoncées.

b.4 Sur la gestion des marchés

La mise en place, soit d'une Maîtrise d'Ouvrage privée, soit d'un Chef de service du marché privé, par projet, permettra d'éliminer la fraude en période de réalisation des travaux et d'éradiquer toute possibilité de corruption des fonctionnaires dans le contexte actuel d'hyper corruptibilité des agents du Maître d'Ouvrage.
Les attributions de l'une ou de l'autre pourraient être :
- la rédaction des termes de référence et/ou la réalisation des études techniques ;
- la réalisation du choix de l'entreprise des travaux ;
- la surveillance des travaux et la livraison de l'ouvrage clé en main à l'Etat du Cameroun.
Les pouvoirs publics devraient par ailleurs veiller à rentabiliser les ressources budgétaires de l'Etat en ayant une double préoccupation:
- réduire les transferts à l'étranger des devises échangées contre l'argent des paiements des décomptes ;
- encourager la formation des compétences et des vocations nationales pour effectivement participer à la prise en charge du secteur des grands travaux; ainsi, une bonne partie des fonds alloués aux investissements dans ce secteur sera réinvestie sur place au Cameroun et boostera l'économie nationale.

2.5 Sur la qualification du Directeur des Routes

Dans un pays qui ne cesse de former de brillants ingénieurs polytechniciens depuis quarante ans, il est incompréhensible que le directeur des routes ne soit qu'un ingénieur des travaux. C'est à un ingénieur polytechnicien de grande notoriété et de grande expérience, servant dans l'administration, qu'une fonction aussi importante doit être confiée.

b.6 Sur l'archivage

Il est urgent de définir une politique d'archivage. Les documents relatifs à chaque projet, depuis les études jusqu'à la réalisation et la réception des travaux, doivent être archivés sur différents supports, disponibles et faciles à retrouver aussi bien dans les services de la documentation du Maître d'Ouvrage qu'à l'ARMP.
b.7 Sur les avenants
Les travaux relatifs aux avenants ne devraient être exécutés qu'après la signature de l'avenant. Les formules de régularisation doivent être interdites. Les ordres de service ne devraient surtout pas être substitués aux avenants, leur valeur juridique respective étant différente aussi bien au niveau de leur fondement qu'à celui de la procédure qui sous-tend leur élaboration.

b.8 Sur les travaux en régie

En matière de grands travaux, il faudrait limiter les travaux en régie. Les 2% indiqués dans le CCAG peuvent conduire à des montants importants quand le coût des marchés est élevé. Il s'y ajoute d'autres inconvénients: l'émiettement de la gestion des marchés et la constitution des provisions suspectes à la disposition des agents pour des sous-traitances fictives comme cela a été constaté dans la construction de la route Ayos-Bonis.

b.9. Sur la gestion des provisions

Si leurs montants sont importants, les provisions introduites dans les marchés d'entreprises doivent être gérées par les Commissions de Passation de Marchés compétentes. La gestion de ces provisions doit être soumise aux mêmes procédures et conditions que celles relatives aux marchés publics. Le fractionnement des marchés publics reste et demeure interdit.

b.10. Sur les responsabilités, le rôle et les pouvoirs des Missions de contrôle

La définition des responsabilités, du rôle et des pouvoirs des Missions de contrôle continue d'être bafouée. Il est urgent de mettre fin à cette situation préjudiciable aux intérêts de l'Etat. Les Missions de contrôle doivent être comprises comme les interlocuteurs administratifs, financiers et techniques des entreprises dans l'unique objectif de défendre les intérêts de l'Etat dont elles sont par ailleurs les avocats dans les chantiers.
b.11. Sur le Dossier d'Appel d'Offre (D.A.O.)

Sans la moindre base juridique, législative ou réglementaire, les fonctionnaires du Ministère des Travaux publics s'attribuent en catimini des avantages exorbitants en nature et en espèces. Sachant que dans aucune administration de tels avantages ne sont octroyés au personnel de l'Etat, ils les insèrent subrepticement dans les DAO et en font une obligation aux entreprises adjudicataires des marchés pendant toute la durée des chantiers.

Ces avantages se déclinent en primes, frais de mission, de carburant, d'entretien des véhicules, mensuellement versés en espèces aux bénéficiaires. En fonction du nombre de chantiers routiers en cours, ils encaissent par mois l'équivalent de plusieurs mois calendaires de frais de mission, sans jamais sortir de Yaoundé. Au gré des interprétations, il s'agit en réalité d'une corruption aggravée ou d'un détournement de deniers publics ; car les montants qui leur sont payés sont par la suite facturés à l'Etat par les entreprises, assortis d'une marge.

b.12. Sur l'analyse des offres

En dehors de la Commission consacrée au dépouillement des offres, à laquelle sont conviées toutes les entreprises soumissionnaires, les Commissions dites d'analyses technique et financière travaillent à huis clos. Cette situation crée nombre de suspicions de la part des entreprises qui ne sont finalement pas déclarées adjudicataires.
Il faudra donc imposer la transparence pour écarter toute possibilité de corruption et éviter à l'Etat d'attribuer des contrats à des entreprises peu fiables, très chères ou incapables de mener les travaux à bonne fin. Les résultats détaillés des analyses doivent être signés par tous les membres desdites commissions et communiqués à tous les soumissionnaires pour un débat contradictoire sur ces analyses.

b.13. Sur les marchés de gré à gré

Sauf cas de force majeure requérant une urgence exceptionnelle et pour des montants n'excédant pas cinq cent millions de FCFA, le recours à la procédure de marché de gré à gré doit être formellement proscrit.

b.14. Sur les études, les avenants et les ordres de service

Il faut absolument parvenir à réaliser de bonnes études préliminaires en amont par les bureaux d'étude ou les missions de contrôle, dans l’optique d’éviter la surfacturation. La tendance abusive du Maître d'Ouvrage à substituer unilatéralement aux avenants des ordres de service à valeur exécutoire autonome, entraînant un chevauchement suspect de ces deux actes, doit être prohibée.

Compte tenu de la fréquence du doublement voire du triplement des montants des marchés entre la signature des marchés de base et celle de la réception définitive des travaux du fait des avenants et autres ordres de service dont l'initiative n'est pas toujours innocente, il importe de trouver rapidement une issue à cette impasse. Sinon les déperditions des crédits budgétaires du fait de la corruption rampante et sous-jacente à ces situations continueront de réduire de deux à trois fois les fonds qui devraient effectivement financer la construction de trois fois plus de routes de mê
mes dimensions et de même consistance. 


REPUBLIQUE DU CAMEROUN                                         REPUBLIC OF CAMEROON

          Paix – Travail – Patrie                                              Peace – Work – Fatherland   

      Présidence de la République                                   Presidency of the Republic                  Commission Nationale Anti-Corruption    National Anti-Corruption Commission  

                      (CONAC)                                                             (NACC)  

 

                                    Tél.: 237 22 20 37 32 Fax: 237 22 20 37 30                      

                                                                       B.P: 33 200 Yaoundé

                                                                                                                                 

                                                           http : // www.conac-cameroun.net  

                                                                    email : infos@conac-cameroun 

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Iran, le scénario de la catastrophe...

14 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA LIEU ENTRE NOEL ET LE DÉBUT DE LA NOUVELLE ANNÉE.

      MI24Bombe-atomique

                              Iran, le scénario de la catastrophe

  

Sur un ton de bonimenteur, le ministre israélien de la défense Ehud Barak a annoncé que si « le pays était contraint à une guerre » contre l’Iran, cela ne lui coûterait pas « 100mille morts, ni 10mille ni même 1.000 mais à peine 500 et même moins si tout le monde reste à l’abri chez soi ». Ne sont pas compris, dans le calcul macabre, tous les autres morts.

   Selon de hauts fonctionnaires britanniques, l’attaque contre l’Iran pourrait avoir lieu entre Noël et le début de la nouvelle année, avec l’appui logistique étasunien. Les experts pensent que les sites nucléaires iraniens seraient touchés par des missiles et des chasseurs-bombardiers, à travers trois couloirs aériens : un direct à travers Jordanie et Irak, un méridional à travers Jordanie et Arabie saoudite, un septentrional à travers la Méditerranée et la Turquie (carte jointe, NdT). Les implantations nucléaires seraient touchées par des bombes pénétrantes à tête non-nucléaire, comme les Blu-117 déjà fournies par les USA, qui peuvent être larguées à plus de 60 Kms de l’objectif, sur lequel elles se dirigent automatiquement.

  Que se passerait-il si était détruite la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, qui a commencé à produire de l’électricité en septembre dernier pour une capacité de 60 mégawatts ? Un nuage radioactif se produirait, semblable à celui de Tchernobyl, qui, selon les vents, se propagerait sur le Golfe persique ou même sur la Méditerranée. Les conséquences seraient encore plus graves si, par rétorsion, l’Iran frappait le réacteur israélien de Dimona, dont la puissance est estimée à 70-150 MW. L’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, mais a des missiles balistiques à moyenne portée, testés en juin dernier, qui, avec leur portée d’environ 2.000 Kms, sont en mesure d’atteindre Israël. Ces missiles sont installés dans des silos souterrains et, donc, difficilement neutralisables par une attaque « préventive ». Si le réacteur de Dimona, qui produit du plutonium et du tritium pour les armes nucléaires israéliennes, était endommagé ou détruit, le nuage se propagerait non seulement sur Israël (Dimona est à seulement 85 Kms de Jérusalem), mais aussi sur la Jordanie (distante de 25 Kms) et l’Egypte (distante de 75 Kms). Et, selon les vents, ce nuage pourrait atteindre même l’Italie et d’autres pays européens. Les radiations (surtout celles de l’iode-131 et du césium-137) provoqueraient avec le temps des milliers de morts par cancer.

 

Voila ce qui est prévu par ceux qui planifient l’attaque contre l’Iran. Il est donc prévu de neutraliser la capacité de riposte de l’Iran. Ceci ne pourrait être fait par les seules forces israéliennes. Selon Dan Plesch, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, « les bombardiers étasuniens sont déjà prêts à détruire 10mille objectifs en Iran en quelques heures ». Et même la Grande-Bretagne, révèle  The Guardian, est prête à attaquer l’Iran. Le plan prévoit à coup sûr le déploiement d’armes nucléaires israéliennes (parmi lesquelles le missile Jericho à longue portée testé le 2 novembre) et aussi étasuniennes et britanniques. Soit pour dissuader l’Iran d’effectuer de lourdes représailles, même contre des bases étasuniennes du Golfe, soit par une attaque résolutive effectuée avec une bombe à neutrons, qui contamine moins mais tue davantage. Une guerre contre l’Iran comporterait la plus haute probabilité d’une utilisation d’armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide jusqu’à nos jours. Tandis que l’opinion publique est concentrée sur le « spread » (écart) financier, le « spread » humain augmente : le différentiel entre les choix politiques et ceux nécessaires pour la survie de l’espèce humaine.

 

Par Manlio Dinucci

Source : il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

 

 

 

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Côte d’ivoire 7 mois après. La mobilisation continue...

14 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Côte d’ivoire 7 mois après. La mobilisation continue Marche européenne à Paris 12 nov. 11- Laurent Gbagbo

Alassane Ouattara, Sorro guillaume et même Sarkozy sont au courant que c’est Laurent Gbagbo qui est le président de la Cote d’Ivoire.

 

                   


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=fscjnskpywE&feature=player_embedded

 

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Syrie : la Ligue arabe est la pute de l’Occident

14 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

       Syrie : la Ligue arabe est la pute de l’Occident.

             440px-ArabLeague-Diagram-fr-copie-1.png

                                                Création  le 22 mars 1945

                                                 (Protocole d'Alexandrie)

                                     Type Organisation régionale Siège Le Caire

                                                                           (Tunis de 1979 à 1990)

 

 

      Il est des jours où, après avoir cessé de bloguer, on a une envie qui soudain vous prend. Sans être viscérale, elle vous pousse néanmoins à réagir, pour avoir une position sur l’actualité. Bien sûr, il faut toujours prévenir les simplets, ces abrutis qui prennent tout au pied de la lettre et font des glissements désastreux, lisent les yeux fermés. Il s’agit ici, de la ligue arabe et non des arabes. Il est bien écrit «ligue arabe» et non peuple arabe.

Au lendemain de l’exclusion de la Syrie de la Ligue arabe, sa pute en chef et secrétaire général, l’Égyptien Nabil al-Arabi, en visite à Tripoli, a déclaré que l’organisation panarabe étudiait désormais «la mise en place d’un mécanisme pour protéger les civils en Syrie». Que fait-il pour protéger les civils Égyptiens, notamment les Coptes, face à l’armée égyptienne et les frères musulmans ? On est en plein délire. Ce coup d’état qui se prépare est à l’image de celui perpétré par l’Occident en Libye, avec l’aval des putes arabes qui font la volonté de l’Occident sans vergogne. 

Si seulement, les fameux civils armés -ce que les médias occidentaux ne dénoncent pas-, manifestaient dans la paix, les militaires syriens n’allaient pas utiliser leurs armes. Alors qu’on ne parle que des tués, visiblement, personne n’ose parler des membres des forces de l’ordre restés fidèles au régime qui payent, eux aussi, le lourd tribut de cette pseudo révolte orchestrée par…Washington. Barack Obama, que j’avais plébiscité au début, aujourd’hui, est simplement un con, un imbécile, une pute des lobbys anti-arabe que cautionnent, hélas, ces soi disant arabes qui sont au pouvoir.

Alors que des discussions et  une procédure de dialogue avec l’opposition ont été engagés par le président syrien Bachar el Assad contrairement aux salmigondis des anti-arabes qui parlent du contraire, l’opposition syrienne met sur la table, la démission de ce dernier. Au nom de quoi ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? S’il démissionne, elle va parler avec qui ? Si c’est de cette manière qu’elle veut accéder au pouvoir en instaurant le chaos pour éviter par exemple des élections, l’aval de la Ligue arabe est là pour prouver que les arabes sont lâches. C’est triste de le dire mais il s’agit bien de cela. Prendre le peuple en otage est bien leur nouvelle dialectique. 

Le plus drôle dans tout ça, ou triste voire pathétique, c’est que, les énergumènes qui pilotent de main de traître la Ligue arabe qui a perdu son idéal-passez-moi l’expression-, ne sont même pas de vrais démocrates alors, chercher l’erreur. Nous sommes donc en face d’un embrouillamini nauséabond où, les donneurs de leçons ne s’appliquent même pas à eux-mêmes, ce qu’ils veulent pour les autres. De vraies putes en somme.

Source : kamerunscoop.wordpress.com

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L'INUTILITE DES GUERRES DE L'OCCIDENT AVEC LA CHINE QUI SOUTIRE LE MAGOT.

14 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

L'INUTILITE DES GUERRES DE L'OCCIDENT AVEC LA CHINE QUI SOUTIRE LE MAGOT.


Pougala   de Jean-Paul Pougala


De 2007 à 2010, 325 banques aux USA sont tombées en faillite. Le modèle économique et financier que la Chine est en train d'imposer à la planète parle très clair : Si l'Etat n'entre pas au capital d'une banque, attendez-vous que tôt ou tard, cette banque va déposer le bilan. Ceci est valable pour les entreprises multinationales qui ne pourront pas faire le poids devant la déferlante force de frappe des colosses publiques de l'empire du milieu. Il faudra que quelqu'un explique à l'Occident que toutes les guerres en Irak, en Libye pour trouver des affaires aux entreprises privées occidentales, servent en définitive les intérêts de la Chine, parce que tôt ou tard ces entreprises reviendront à la Chine, soit parce qu'elle les aura contraintes à la faillite, soit parce qu'elle les aura achetées pour
une bouchée de pain.

Lorsqu'en Octobre 2010 la France s'est félicitée d'avoir remporté le contrat de liquéfaction du gaz à Kribi au Cameroun par Gaz de France (GDF-Suez). Ce qu'elle ignorait est que si la Chine avait laissé la France libre de faire cette opération dans sa "ville-vitrine" qu'est Kribi, c'est tout simplement parce que 1 an après, jour pour jour (31/10/2011), cette Chine à travers son fond souverain dénommé CIC devait entrer à hauteur  de 30% dans le capital de Gaz de France,
division Exploration-Production. C'est-à-dire que lorsque la Président Français Nicolas Sarkozy joue au VRP des entreprises françaises à l'étranger, il sera désormais probable que ce soit en définitive pour le compte d'une entreprise chinoise ou à capitaux chinois, dont le siège est resté à Paris juste pour l'honneur. Le vrai patron c'est la Chine. Encore aujourd'hui, l'entrée au capital de GDF-SUEZ est un sujet tabou en France, parce qu'il s'agit d'une véritable humiliation
du pays qui pompeusement peut faire croire de commander l'Europe. Le président Chinois du CIC vient de donner les couleurs de ce qu'il entend faire en France à travers une interview donnée à Al-jazeera, comme le rapporte le communiqué du syndicat CGT-Gdf-Suez, publié sur le quotidien français l'Humanité du 7/11/2011 :

"les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d'acquis sociaux "  (..)  " Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse et à l'indolence plutôt qu'à travailler dur. Le système d'incitation est complètement détraqué." (...) " Pourquoi est-ce que les habitants de certains pays de l'euro-zone devraient travailler jusqu'à 65 ans ou plus alors que dans d'autres pays, ils prennent aisément leur retraite à 55 ans et se prélassent sur la plage ? " Le vrai patron a parlé, qui dit mieux ?

En d'autre termes, toutes les guerres que l'Occident fait en Afrique sont des guerres inutiles, Obama a beau revitaliser son AFRICOM et envoyer des Marines en Ouganda ou ailleurs en Afrique dans l'espoir de contrôler les ressources, c'est peine perdue,  parce que toutes leurs entreprises qu'ils croient favoriser par ces manœuvres honteuses finiront comme la propriété de la Chine. En Irak aujourd'hui, 50% de l'argent de la reconstruction du pays va à la Chine, parce que cette dernière a tout simplement acheté les entreprises américaines chargées de cette reconstruction. Du coup l'Occident se trouve elle même prise au piège du jeu truqué auquel il nous avait convié depuis 5 siècles. Cette fois-ci, il n'est plus le "Katika" (banco), mais  il a pris la place de l'Afrique autour de la table pour continuer ce jeu que l'Afrique jouait sans avoir la moindre possibilité de gagner.

Quelqu'un veut-il expliquer qu'ils ont beau se réfugier dans une consolation jubilatoire pour une prétendue victoire en Libye, mais désormais sur cette planète, aucun peuple, aucun pays ne pourra plus déclarer la moindre guerre à un autre sans augmenter les impôts de ses citoyens ? Parce que les entreprises privées qu'on croit favoriser avec les guerres, risquent d'être déjà dans le collimateur de l'un de
nombreux fonds souverains chinois comme le China Investment Corporation (CIC) qui a lui tout seul dispose d'une caisse de 410 milliards de dollars de cash, d'argent liquide avec pour objectif, de mettre un peu de justice dans le jeu truqué que l'occident avait institué depuis des siècles, avec à la clé, une arnaque dénommée DEMOCRATIE.

Le pire c'est que tout l'occident est assis sur une dette qui croit tous les jours et personne ne sait comment ils en viendront à bout. La Chine qui à ce jour, se fait toujours appeler : PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT détient pour 1.440 milliards de dollars USD de bons de trésors américains et 700 milliards d'Euros de bons de trésors de différents pays de l'Union Européene qui eux se font appeler :  "pays riches".  Voici pour exemple l'état de ces dettes à travers  compteur
numérique qui trace la situation en temps réel. http://www.usdebtclock.org/

Jean-Paul Pougala (écrivain Camerounais, Spécialiste et Professeur de
Géostratégie)   www.pougala.org

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Un député Russe: C'est un jeu géopolitique dangereux qui se joue en Syrie.

14 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Un député Russe: C'est un jeu géopolitique dangereux qui se joue en Syrie.

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Moscou / Le député Sergueï Markov, du parti de la Russie Unie auprès de la Douma, a affirmé que c'est un jeu géopolitique dangereux qui se joue en Syrie qui est la clef de la stabilité au Moyen-Orient, avertissant que le ciblage de la stabilité en Syrie va incendier la région toute entière.

Dans un entretien au correspondant de SANA à Moscou, M. Markov a estimé que les Etats-Unis voulaient se venger de la direction syrienne pour ses positions à l'égard des questions du Moyen-Orient, notamment son soutien à la résistance palestinienne et aux autres mouvements de résistance contre Israël.

Il a fait noter que les groupes terroristes extrémistes armés en Syrie sont liés à des parties étrangères.

"En dépit du retard de l'exécution des réformes en Syrie, il ne faut pas ignorer ce qu'elle avait réalisé durant de longues années dans le conservation de la stabilité", a-t-il fait noter, appelant tous à aider la Syrie pour accélérer le développement économique, faire face à l'augmentation du pouvoir des groupes terroristes extrémistes et passer à un système démocratique multipartite.

M. Markov a affirmé que la communauté internationale ne doit pas exercer des pressions sur la Syrie, qualifiant " le plus civilisé au Moyen-Orient" le président Bachar al-Assad "qui connait bien la nécessité de la réforme", a-t-il souligné.

A. Chatta / Gh.H.

Hanov : l'appel américain aux personnes armées en Syrie à ne pas remettre leurs armes aux autorités est une ingérence flagrante

Le journaliste et l'analyste russe, Bakhtiar Ahmed Hanov, a considéré l'appel du département d'Etat aux personnes armées à ne pas remettre leurs armes aux autorités syriennes est une ingérence totalement inacceptable dans les affaires intérieures de la Syrie, car la Syrie est un Etat indépendant et souverain.

Selon lui, la ligue arabe aurait dû, en principe, répliquer à cela en demandant de ne pas interférer dans les affaires intérieures de la Syrie.

Dans une interview, aujourd'hui, à la chaîne /Russia today/, Hanov a affirmé qu'il est complètement convaincu du fait que la direction syrienne est capable de contenir cette crise, via l'exécution du plan arabe, tout en portant un intérêt particulier au dialogue avec l'opposition. Elle a en effet exécuté la majorité de ses engagements, mais elle est soumise à des pressions étrangères.

"J'ai personnellement vu sur place des cadavres de militaires syriens, tués à Jisr al-Choughour, durant ma visite en Syrie l'été dernier. Je n'ai pas vu des tirs sur les manifestants pacifiques, comme je n'ai pas vu de manifestations imposantes de l'opposition, par contre j'ai assisté à des marches massives de soutien à Damas et à Lattaquié", a-t-il témoigné.

Pour lui, "La Syrie n'est pas sur le point d'être candidat à la déstabilisation avec facilité comme lui voulaient certaines parties étrangères et aussi, le peuple syrien ne veut pas que la situation verse dans le scénario irakien et ne veut pas également que la démocratie lui vienne de l'étranger".

"La Russie est très intéressée par la Syrie et de ce fait elle poursuivra à la soutenir et Moscou avait recouru au veto au Conseil de sécurité, car son intérêt vital, patriotique et national que la Syrie préserve sa position dans la région du Moyen-Orient et dans la Méditerranée", a-t-il expliqué.

T. Slimani

http://www.sana.sy/fra/55/2011/11/11/380990.htm

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L’Ong “on est ensemble” soulage les réfugié ivoiriens.

13 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

P o l i t i q u e n a t i o n a l e

 

 

 

Camps d’Egykrom et de Fetenta au Ghana

L’Ong “on est ensemble” soulage les réfugié ivoiriens

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Les 1er et 2 novembre dernier, une délégation conjointe de

l’Ong «On est ensemble» conduite par son président Abdon

Bayeto, Conseiller du Président Laurent Gbagbo chargé de

l’Europe et représentant du Fpi pour l’Angleterre, ainsi que des

membres de l’association des réfugiés Ivoiriens de la diaspora

(Arid), ont offert des dons divers aux réfugiés Ivoiriens vivant

dans les camps d’Egykrom- Elmina et de Fetenta-Berekum

au Ghana. Pour Abdon Bayeto, il s’agit de «découvrir davantage

les besoins des frères et sœurs réfugiés, de ne pas laisser le sort

des enfants de Côte d’Ivoire au bon vouloir des volontaires et

Ong internationales».

Au camp d’Egykrom-Elmina, après avoir rempli les formalités

d’usage au bureau du manager local, le Révérend-Pasteur John

Mensah, la délégation, accompagnée des représentants de

Caritas et du Hcr pour Egykrom- Elmina, a rencontré les réfugiés.

C’est Zasso Patrick, porte-parole de l’Arid, qui a donné, au nom

de la délégation, les raisons de la visite. Qui constitue, selon lui,

une occasion de s’imprégner du vécu des réfugiés afin de mieux

les assister. Prenant la parole, le manager John Mensah a mis

l’accent sur la sécurité du camp. Il a pour cela recommandé prudence

dans les actes et les propos aux réfugiés ivoiriens. Afin

d’éviter les attaques de camps de réfugiés comme ce fut le cas

en Sierra Léone. Mais aussi d’exacerber le conflit, «toute chose

qui pourrait transposer le conflit ivoirien sur le sol ghanéen », dirat-

il. Koui Boni Rigobert, président des réfugiés ivoiriens, s’est

réjoui des dons composés d’une tonne de riz, de cartons de

savon, d’ouvrages et de manuels scolaires offerts par la délégation

conduite par Abdon Bayeto. Il a ensuite remercié le gouvernement

du Président John Atta-Mills et le peuple ghanéen pour leur hospitalité et leur solidarité envers leurs frères Ivoiriens. La cérémonie a été agrémentée de prestations artistiques dont celle de l’artiste-chanteur

Paul Madys. Avant de quitter le camp d’Egykrom pour celui de

Fetenta-Berekum, la délégation a rendu une visite de courtoisie

à la reine-mère du village. Rencontre avec le maire

de Berekum, Lord Oppong Stephen, puis échanges avec le

commandant de la police, Assare Agyansi, et le responsable

local du Hcr, Sani Chaibou. L’accueil au camp fut chaleureux

pour la délégation. Dans son intervention, le maire de Berekum a affirmé que les Ivoiriens ne sont pas perçus comme des réfugiés dans sa

ville, mais plutôt comme des membres à part entière d’une

même famille. Toutefois, il s’est appesanti sur la situation difficile

que vivent les enfants dans les camps privés de scolarité.

Pour sa part, le représentant du Hcr a remercié la délégation

ivoirienne pour son engagement humanitaire. Puisque, dira-t-il,

« le Hcr ne peut pas tout faire ». Avant de livrer les statistiques. A

la date du 7 Octobre 2011, le Hcr a enregistré 1205 réfugiés dans

la région du Brong Ahoffo dont fait partie la localité de

Berekum, avec 1034 réfugiés vivant dans le camp de Fetenta-

Berekum. Le représentant de la police ghanéenne à Berekum a

exhorté les réfugiés ivoiriens au respect des lois du pays hôte. Le

président des réfugiés de F e t e n t a - B e r e k u m , S é k a

N’Guessan, a remercié tous leurs bienfaiteurs dont les donateurs

conduits par Abdon Bayeto. Pour Bayeto, il est apparaît impératif

de rester attentifs aux besoins des réfugiés et exilés ivoiriens. Il

leur a demandé de demeurer forts, unis et solidaires. Car, c’est

à ce prix, dira-t-il, qu’ils réussiront à surmonter toutes les difficultés

qui les assaillent. «Nous reviendrons bientôt avec d’autres

membres de l’Ong, les bras chargés de dons surtout de médicaments et de produits de première nécessité». En présence du manager du camp, Nanan Asiedu Oséi, la cérémonie s’est achevée dans un climat festif agrémenté de sketch relatif au renversement du Président Gbagbo par l’armée française et une prestation d’artistes dont le groupe traditionnel

Bomanin et Paul Madys. Vendredi dernier, le président

de l’Ong «On est ensemble»,Abdon Bayeto, a rencontré l’exstar

ghanéenne de football, Abedi Pelé, au domicile de celui-ci à Accra. «Abedi a promisd’être à nos côtés pour lors des prochains dons aux réfugiés ivoiriens », précise Bayeto.

Une correspondance

particulière

d’Agya Appiah

au Ghana

SOURCE:notre Voie

 

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Les dix plus gros mensonges des medias d’intox sur l’IRAN.

13 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Les dix plus gros mensonges des medias d’intox sur l’IRAN.

Bombe-atomique

 

Un petit article pour tordre le cou aux rumeurs propagandistes au sujet de l’Iran qui s’accumulent auprès des médias et de la population française depuis plusieurs années. Tout ce que vous avez « entendu » par-ci par-là, qui ne tient pas debout, mais que les gens répètent à longueur de journée. Ou comment on manipule vos esprits pour que vous détestiez l’Iran.

 

1) « L’Iran est un pays arabe qui fut civilisé par les Européens »

Faux.

C’est une idée bizarrement répandue dans l’esprit de beaucoup d’Européens en général, qui pensent que tous les pays du Moyen-Orient sont d’anciens pays arabes, colonies françaises ou anglaises. Or, l’Iran, pays quatre fois plus grand que la France, fait partie des sept pays du globe non-Européens qui ne furent jamais colonisés. Iran ou littéralement « terre des aryens » est le nom choisi par l’empereur Reza Chah Pahlavi en 1935 pour nommer ce qu’il lui restait de territoires perses suite au morcellement de l’empire et après que des équipes françaises et allemandes aient découvert Persépolis et les vestiges de l’ancien empire Perse, vieux de 3000 ans, auquel nous devons l’invention puis la diffusion de l’alphabet cunéïforme et de l’écriture, la route de la Soie, les contes des Mille et une Nuits, l’irrigation par canaux, le jeu d’échecs, les premières climatisations, les premières dissections humaines (Avicenne), la découverte de l’alcool méthylique, l’invention du zéro, une très grande partie de l’algèbre et la géométrie (souvent injustement appelées mathématiques « arabes »), mais aussi le système des armées modernes (inventé par Darius I et copié cinq cents ans plus tard par les Romains), les « hammams » (mot persan), le safran, le caviar, les tapis persans, les œufs peints de Pâques, le 25 décembre (naissance de Zarathoustra, remplacée par la naissance de Jésus dans le calendrier chrétien). En Iran, on ne parle donc pas l’Arabe, mais le Persan, une langue indo-aryenne, groupe de langues dont fait aussi partie la langue Français…

 

2) « L’Iran est liée à Al Qaida et est impliquée dans les attentats du 11 septembre »

Faux.

Al Qaïda est un groupement sunnite à tendance salafiste, qui prend son origine en Arabie Saoudite au sein de la mouvance wahabite, c’est-à-dire une idéologie défendant une vision tribale arabisée de l’Islam aux antipodes de l’Islam chiite imamite jaafarite iranien, inspiré de la philosophoe plus ou moins soufie de Jaafar ibn Sadeq, descendant de l’Imam Ali ibn Abi Taleb (cousin du prophète Mahomet) qui défend une vision familiale de l’Islam (basée sur le respect de la famille des prophètes et leurs descendants, dans une continuité historique, d’où la relative tolérance des Chiites pour les Juifs et les Chrétiens). Historiquement, l’Arabie Saoudite et le Salafisme sont l’ennemi juré des gouvernements iraniens successifs, depuis l’avènement de l’Islam Chiite.

 

3) « L’Iran est une dictature »

Faux.

 Actuellement l’Iran est une république théocratique. Héritier de l’empire perse, l’Iran est naturellement passé d’une monarchie à une monarchie constitutionnelle puis a connu la démocratie en 1951 avec le gouvernement Mossadegh, qui fut renversé par un putch perpétré par la CIA en 1953 (opération Ajax), suite à la décision de l’Iran et de l’Egypte de nationaliser le pétrole. C’est le 1er choc pétrolier. En 1979, deuxième choc pétrolier lorsque l’Iran connaît sa seconde révolution, qui débouchera sur une République Démocratique Islamique, en 1981, avec une assemblée, un sénat et un conseil suprême religieux. La nouvelle république est immédiatement attaquée par son voisin, l’Irak de Saddam Hussein, alors soutenu par les Occidentaux, en tête desquels la France et les Etats-Unis, qui voient d’un très mauvais œil les désirs d’expansion de ce système, ainsi que cela était souhaité par l’Imam Khomeiny. Après 8 ans de guerre, à la chute du mur de Berlin, un armistice est signé et Saddam est attaqué un an plus tard par ses anciens amis américains (1ère guerre du Golf). Les conséquences pour l’Iran sont autrement plus dramatiques puisque la République a entretemps modifié sa constitution pour augmenter le pouvoir du Guide, c’est à dire le chef du conseil suprême, rebaptisé en Conseil des Gardiens de la Révolution (avec l’idée que l’Occident est le « Grand Satan » qui veut tout contrôler). Dans ce nouveau système théocratique, les droits civiques primaires inhérents à une démocratie perdurent (droit de vote, suffrage universel, éducation, accès aux soins, libre circulation), ainsi que les infrastructures de la république (parlement, sénat) mais le rôle du président est fortement réduit, de même que le choix des partis est restreint aux partis religieux et à l’approbation des religieux. Les libertés individuelles sont réduites et un code vestimentaire est imposé pour les femmes mais également pour les hommes.

 

4) « L’Iran est un pays de barbares dangereux et agressif »

Faux.

 L’Iran n’a attaqué aucun pays depuis plus de 200 ans. Il est par contre entouré de plus de 40 bases américaines et 1 base française. Par contre, l’Iran intervient régulièrement depuis 30 ans dans la région de manière militaire, notamment en soutien aux pays agressés par Israël : Liban, Palestine, Syrie, Jordanie et autres. Du coup, la guerre psychologico-propagandiste (qualifiée de « guerre molle » par l’ayatollah Khameney), va bon train depuis 30 ans entre l’Occident et l’Iran, avec d’un côté les petites phrases assassines du président Ahmadinejad, ses alliances moyen-orientales, ses conférences politiques, et de l’autre les Etats-Unis, Hollywood et ses films diffamatoires comme « Jamais sans ma fille » (tourné au Maroc avec des acteurs afghans !) ou les sanctions (les Etats-Unis empêchent notamment l’accès de l’Iran à VISA et MasterCard, l’accès de l’Iran à l’OCDE, bloquent les fonds iraniens chaque fois que c’est possible, etc). En Europe, on n’est pas en reste puisqu’on attribue à l’Iran des pendaisons et des lapidations imaginaires qui se dérouleraient dans un Iran sauvage…On retiendra par exemple l’histoire récente de Mme Sakineh Ashtiani, qui fut condamnée à mort pour le meurtre de son mari à Tabriz, ville moderne de 3.6 millions d’habitants, et dont l’historie arrivée en Europe via l’organisation révolutionnaire et communiste des Mujaheddines du Peuple, s’est transformée en condamnation par lapidation et en véritable « cause de femme à défendre » pour la ménagère moyenne. Pour info, Mme Ashtiani a porté plainte au bout de six mois contre les deux pseudo-journalistes irano-allemands, qui de fait, en brodant cette histoire de lapidation autour de son horrible crime, ont rendu les choses encore plus difficiles pour cette dame, déjà dans de beaux draps face à la justice d’un pays qui n’aime pas trop les scandales.

 

5) « L’Iran est un pays isolé »

Faux.

Sur la scène internationale, on assiste à une redistribution des cartes en faveur de l’Iran depuis quelques années. D’abord l’Iran peut remercier Bush d’avoir réglé les problèmes de l’Irak et de l’Afghanistan et d’en avoir fait deux pays chiites, désormais alliés de l’Iran. D’autre part, le « printemps arabe » dans la région a largement contribué à la mise en place de gouvernements favorables à l’Iran. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’Iran est le 2e producteur mondial de gaz et le 3e exportateur de pétrole. Enfin, l’Iran fait partie de l’organisation des pays « non-alignés » qui regroupe environ 80 pays refusant l’hégémonie américaine et européenne, et peut compter également sur le soutien d’alliés de poids comme la Russie et la Chine qui préfèrent un voisin iranien fort et régulateur plutôt qu’une présence israélo-américaine génératrice d’instabilité.

 

6) « L’Iran veut détruire Israël »

Faux.

On attribue au président Ahmadinejad une phrase traduite en français par « il faut rayer Israel de la carte ». Or, le président iranien n’a jamais prononcé ces mots. Intervenant dans une conférence contre le sionisme, monsieur Ahmadinejad a logiquement dit qu’il fallait « débarasser la planète de ce fléau qu’on appelle le sionisme », ce qui est assez différent. Il est vrai par contre que des partis plus extrémistes que le pouvoir en place n’excluent pas une guerre contre Israel, mais leur importance est aussi marginale que le FN en France.

 

7) « L’Iran est dirigé par un fou, Ahmadinejad, proche d’une secte »

Faux.

Ahmadinejad est docteur en économie de la prestigieuse université de Téhéran, et fut de 2003 à 2005 maire de Téhéran, ville de 25 millions d’habitants. C’est loin d’être le débile que les médias occidentaux présentent. Les rumeurs de proximité avec la secte de hojatieh (l’équivalent de la scientologie à l’iranienne) ou de sa participation dans des attentats tient plus de la propagande du Mossad (services secrets israéliens) et de la CIA que de preuves formelles.

 

8) « L’Iran veut la bombe »

Faux.

Rien ne permet à ce jour d’étayer cette hypothèse. L’Iran est en effet signataire du Traité de Non-Prolifération et d’un Traité additionnel qu’il est le seul à avoir signé sous la pression occidentale. En 2006, l’ayatollah Khameney, Guide Suprême iranien a décrété dans une « fatwa » (une ordonnance religieuse) que l’utilisation d’une bombe nucléaire serait contraire à l’idéologie de la république islamique. A ce jour, 2000 inspections de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont pas permis d’apporter la preuve d’une implication quelconque du programme nucléaire civil iranien dans des infrastructures militaires. Il semble par ailleurs que le problème soit davantage économique, l’Europe et les Etats-Unis craignant le développement d’un concurrent potentiel qui possède déjà la technologie d’enrichissement de l’uranium et serait à même de vendre celui-ci à des pays émergents comme la Chine ou l’Inde à un prix largement inférieur à celui pratiqué par l’Occident. Avec sa croissance soutenue et ses 80 millions d’habitants, dont 60% de moins de 45 ans, l’Iran a de très gros besoins en énergie. La question du nucléaire iranien prend une toute autre allure quand on sait que la France a fournit 200 missiles nucléaires à Israel et que M. Sarkozy a vendu récemment des technologies nucléaires au gouvernement Khadafi qu’il a ensuite bombardé. Moins connu mais très croustillant, c’est l’Iran qui a prêté dans les années 70 l’équivalent de 1 milliard de francs à la France et l’Europe pour construire le complexe de Pierrelatte qui fut la base du prohet nucléaire européen, sans lequel la France ne serait peut-être jamais devenue une puissance nucléaire. De fait, l’Iran est détenteur de 10% des technologies nucléaires européennes, ce dont elle n’a jamais profité. Quant au prêt… il n’a jamais été remboursé. C’est l’affaire Eurodif.

 

9) « L’Iran veut ou peut attaquer l’Europe »

Faux.

Même si l’Iran est un des leaders mondiaux dans l’élaboration et la production de missiles de moyenne et longue portée, il n’a pas de raison d’attaquer l’Europe, et le gouvernement iranien, appuyé par une diplomatie très puissante, n’a aucun intérêt à envoyer un quelconque missile en Europe. Encore une fois, les craintes israéliennes se sont propagées sous forme d’un mythe, celui du missile qui parcourrait 3000 km pour venir jusqu’en France, sans se faire repérer ou abattre entretemps… du grand n’importe quoi.

 

10) « L’Iran n’a pas les moyens de se défendre s’il est attaqué »

Faux.

 L’Iran dispose de la plus grande armée de terre professionnelle active au monde, à savoir 500.000 hommes en casernes plus 500.000 miliciens actifs, soit une capacité au sol de 1 million d’hommes actifs, sans même parler des réservistes, de l’armée de l’Air ou de la marine… Par ailleurs, l’Iran fait partie du cercle très fermé des pays producteurs d’armes, avec un budget alloué qui représente plus de 30% du PIB. L’Iran développe ainsi ses propres missiles, en tête desquels les fameux Shahab et les Kosar SSMs (coproduits avec la Russie, la Chine, et la Corée du Nord), ses propres tanks (le Zulfikar, des T72S russes, des Thunder-2 HM44), ses propres avions de chasse (le chasseur d’attaque Shafagh, l’Azarakhsh) et ses transporteurs (An-140 et An-74), ses propres hélicoptères (la série des Shahed) ainsi que tous les équipements électroniques nécessaires à une armée moderne. Surtout l’Iran dispose d’une marine exceptionnelle, la plus vaste du Golfe, avec ses frégates Mowj, ses patrouilleurs MIG, ses sous-marins modernes (Tondar, Noor). Il faut ajouter à cela les satellites iraniens, lancés depuis quelques années par des fusées iraniennes elles aussi, mais également tous les transferts de technologie qui ont été recensés par la CIA vers l’Iran depuis ces 30 dernières années (Russe, Nord-Coréenne, Chinoise… et même américaine !) ainsi que la formidable armada d’ingénieurs de pointe que l’Iran forme chaque année (c’est le 1er pays exportateur de cerveaux avec 150.000 chercheurs quittant le pays par an).

Source : http://www.inversalis-productions.eu/

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LIBYE: DEMOCRATIE VERSION ONUSIENNE

13 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

« En Libye on n’a plus le droit de porter du vert sur soit, de dire Kadhafi, on n’a pas le droit de dire qu’on n’aime pas le CNT  ou juste qu’on n’est pas avec le CNT.

 On doit dire : On est avec le CNT"…

 

                                 


 

http://www.youtube.com/watch?v=r3n4xA9yJR0&feature=player_embedded#!

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Libye : le président de Bolivie Evo Morales accuse l’ONU de “légitimer des guerres”

13 Novembre 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Libye : le président de Bolivie Evo Morales accuse l’ONU de “légitimer des guerres”.

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Le président de Bolivie, Evo Morales, a accusé aujourd’hui l’ONU de “légitimer des guerres” et de se taire face aux « interventions » états-uniennes dans certains pays.

« On suppose que les Nations Unies doivent empêcher les guerres mais dans les dernières années elles légitiment la guerre, résolvent favorablement les agressions coloniales et se taisent face aux interventions impérialistes » a soutenu le mandataire dans un discours dans la région orientale de Santa Cruz. « Il ne peut exister de sécurité dans la communauté internationale » et il n’y aura pas de paix tant qu’il n’y a pas de démocratie à l’ONU et que les décisions du Conseil de Sécurité restent « aux mains d’une poignée de cinq pays».

« Ceci constitue un autre exemple de l’impérialisme et du colonialisme en plein XXIème siècle. Il est nécessaire de démocratiser effectivement le Conseil de Sécurité de l’ONU ou de proposer son élimination” a déclaré Evo Morales, qui en en mars dernier avait déjà critiqué cet organisme pour autoriser le recours à la force pour empêcher des attaques contre les civils en Libye, tout en ignorant les initiatives de paix des pays du Sud.

Evo Morales a également rappelé que les Etats-Unis cherchent à détruire l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples d’Amérique (ALBA), un vaste espace de construction sociale, politique et économique que la Bolive intègre avec le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, l’Equateur et trois états des Caraïbes.

Il a assuré que « chaque jour se produit une guerre silencieuse” contre les pays de l’ALBA pour “déstabiliser et renverser” ses gouvernants et a accusé les agences états-uniennes d’intelligence, appelées « anti-drogues » et de « coopération » de promouvoir ces sabotages.

Morales a également déclaré que les Etats-Unis ont envoyé un « message sans équivoque » au monde pour lui dire qu’il « vivra sous la logique d’une guerre perpétuelle » et que « la nécessité de faire justice pour le 11 septembre de 2001 ne connaîtra pas de trêve”.

Il a appelé ses collègues du bloc bolivarien à se préparer pour prévenir de nouveaux coups d’état comme ceux qui se sont produits récemment en Equateur ou au Honduras.

Source : web

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