Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:33
LES QUATRE ENNEMIS ACTUELS DU CAMEROUN, ET COMMENT SAUVER LE PAYS.

LES QUATRE ENNEMIS ACTUELS DU CAMEROUN, ET COMMENT SAUVER LE PAYS.


Les quatre ennemis du Cameroun dont il sera question ici sont tous des menaces sérieuses au développement humain et économique devant conduire à l’érection future d’un Cameroun puissant qui, déjà humainement, naturellement, géographiquement et stratégiquement, est vachement bien loti. Toutefois l’on constatera qu’ils sont nuisibles et dangereux à des degrés divers.

Qu’entendra-t-on par « ennemi » ici ? L’ennemi doit être saisi ici comme tout pays, tout groupe ou toute personne physique ou morale qui délibérément ne veut pas du bien à l’autre, se dresse contre ses ambitions et fonde et conduit ses actions de manière à lui nuire, à l’affaiblir, à l’effacer ou à asseoir sa domination sur lui.

A- Les ennemis du Cameroun

1-Le premier ennemi du Cameroun.

Pour ses trahisons multiples, le pouvoir en place qui en réalité est là depuis plus d’un demi-siècle (et non seulement depuis 33 ans, car étant un prolongement du règne de Ahidjo) est le premier ennemi du peuple camerounais. Sur ce, seuls des parasites nationaux et les antipatriotes diraient le contraire.

Les vrais patriotes et souverainistes camerounais ne peuvent en aucune circonstance hésiter de pointer d’abord du doigt ce pouvoir en place, sachant le rôle-sauterelle et du rouleau-compresseur que ses agents-valets, traîtres et antinationaux ont tous joué et continuent de jouer pour garder ce pays aux richesses effarantes sous des eaux océaniques et dans la nuit de l’histoire.

De manière lapidaire ainsi peut être dépeint ce pouvoir vieux de plus d’un demi-siècle : Répressions et assassinats des forces progressistes, corruption, liquidation ou plutôt vente aux enchères des sociétés publiques et parapubliques, détournements des biens publics, holdups électoraux, favoritisme, insécurité généralisée, népotisme, tribalisme politique sous toutes les formes, démocratie de farce, refus de construire les infrastructures, déclin du système éducatif déjà inadéquat au départ, négligences très coûteuses de la santé, abandon des sciences et technologies libératrices au profit d’un engouement et d’un attachement profond et aveugle aux pratiques magico-occultes, gaspillage des ressources publiques, musèlement des partis politiques de l’opposition, etc.

C’est en réalité un tel pouvoir que continuent de soutenir, d’encenser et d’idéaliser pour des raisons révélées et inavouées quelques poignées d’universitaires, d’autorités économiques et religieuses, d’étudiants, de commerçants, de citadins et villageois, de lettrés et illettrés, de Camerounais de l’intérieur et de l’extérieur et d’âmes intelligentes et défavorisées.

A voir cette infime partie de Camerounais qui ne cessent de supporter l’insupportable pour des raisons égoïstes et diverses, il y a lieu de se demander jusqu’où ils continueront de fermer l’œil sur les échecs infinis et dérives de ce pouvoir fait de traîtres inhabituels, de sauterelles et de vipères qui ressemblent étrangement aux vers de terre. Où est la patrie dans tout cela ? Où est l’avenir glorieux de ce pays dans tout cela ? Camerounais, embrassons la patrie ! Camerounais, le temps presse !

C’est la vie future des générations de Camerounais que ces individus abîment au quotidien, en sautant tels des écervelés pour s’accrocher et accompagner un pouvoir qui depuis des décennies sert et sert amplement au peuple des frustrations, des injustices, des souffrances, des violences, des misères et la mort.

2-Le deuxième ennemi du Cameroun.

Parce que le peuple du Cameroun s’est jusqu’ici montré incapable de faire un grand bloc compact et indivisible, beaucoup de ses malheurs sont parachutés par des forces extérieures qui l’ont longtemps bien étudié et ont vu toutes ses faiblesses dont ses divisions.

Qu’il s’agisse des pays, des empires industriels ou des institutions comme la BM et le FMI, ils ne sont jamais là pour développer les autres ; leur but c’est de piller les autres en partageant systématiquement ici et là de la pauvreté et en s’enrichissant toujours davantage.

Camerounais, regardez ! Malgré toutes nos abondantes richesses, nous sommes toujours comme des gens qui, vivant auprès d’une immense source d’eau, lèvent des yeux larmoyants et des mains malingres pour demander à boire aux passants portant des gourdes. C’est bien ce que le pouvoir en place a fait de ce pays. C’est ce qu’il a fait de nous. Et pourquoi ? Parce que le pouvoir

de ces dirigeants ne vient pas du peuple. Ils obéissent. Ils n’agissent pas. Ils sont agis.

Nous tardons de comprendre qu’en réalité, tout pays se développe lui-même avec le peuple bien équipé et déterminé, et en adoptant des institutions économiques et politiques qui lui sont favorables et le protègent en même temps au maximum contre des prédateurs.

Pays de la zone francophone, le Cameroun a d’abord comme premier ennemi extérieur à ce niveau les autorités politiques et économiques françaises qui y installent et y gardent des dirigeants-valets sans vision ni courage politique, toujours prêts à la servir grassement et non les intérêts de leur peuple, et à pousser ce dernier dans un état d’amaigrissement toujours plus inquiétant.

Ainsi, non seulement l’Etat français depuis longtemps refuse aux Camerounais leur droit d’élire librement ceux qu’ils voudraient à leur tête en laissant ses propres citoyens exercer ce précieux droit, mais aussi elle asservit le Cameroun monétairement et financièrement à travers le FCFA qu’elle contrôle, et par des accords obsolètes qui donnent à la France la priorité d’accès aux richesses et marchés camerounais.

Il faut qu’on soit votre plus grand ennemi et non votre ami pour se charger de contrôler votre monnaie, de la couper cette monnaie que vous dites vôtre et de vous l’envoyer, de limiter votre pouvoir d’achat et de faire main-basse sur vos richesses.

Il faut qu’on soit votre pire ennemi et non votre ami pour vous faire gouverner par des valets dits dirigeants que vous n’avez pas choisis, et les remplacer à tour de rôle et à gré, et vous imposer des guerres d’usure quand sa volonté n’est pas faite.

Et des Camerounais vendus et vidés diront que c’est haïr la France ça ! Et ils diront que la France est un ami ! Où est ici le respect requis en amitié ? L’ire et l’aversion se lisent partout dans les yeux, dans les gestes et dans les paroles. La putréfaction est là et chacun la voit. Quand ça crèvera, ça sentira trop, ça sentira tel que tout bougera, ca créera la confusion et la conflagration partout.

3-Le troisième ennemi du Cameroun.

Au jour d’aujourd’hui, le troisième ennemi du Cameroun, ce sont les rebelles-terroristes qui menacent le pays dans sa partie septentrionale, en espérant se répandre un peu progressivement en s’alliant à d’autres groupes avant de

prendre un autre nom que celui qu’on lui attribue aujourd’hui. Ils sont une création des forces extérieures de connivence avec des traîtres locaux, et en profitant aussi sûrement de la mollesse, du manque de dynamisme et de vision ainsi que de la politique d’exclusion du pouvoir en place. Cette guerre imposée au Cameroun ne doit en aucun cas être une raison du maintien de Paul Biya au pouvoir au-delà de 2018.

Le Cameroun regorge de têtes intelligentes, courageuses, patriotes, sages et pleines de vision qui sauront au moment opportun apporter des solutions idoines aux nombreux problèmes qui déchirent le pays. Rien ne doit justifier la présence au pouvoir de Paul Biya après 2018.

Il faut réitérer mordicus que les Camerounais doivent donner un soutien constant aux forces armées au front et dans nos rues lépreuses, en comprenant que la solution à cette situation d’insécurité à laquelle fait face le pays n’est pas dans les mains de Paul Biya comme d’aucuns veulent le faire croire. Il est une partie du problème et ne peut en avoir la solution.

Ces rebelles-terroristes à la fois visibles et invisibles ne sont pas des êtres humains à mon avis, et je l’ai dit plusieurs fois. Etant des animaux qui tuent aveuglement et sans raison, les armées camerounaises doivent aller au-delà des armes conventionnelles dans la lutte contre ces bêtes pour les éradiquer et pour envoyer un lourd message à leurs maîtres.

Si l’on ne les traite pas avec la même cruauté qui les caractérise, ces animaux lâchés chercheront gagner du terrain et à s’allier à d’autres bandes pour créer un vaste Etat fantôme en Afrique. Dans cette lutte, c’est une erreur colossale de compter sur des bras extérieurs soupçonnés d’être derrière ces animaux.

4-Le quatrième ennemi du Cameroun.

Au-delà des traîtres au pouvoir imposés au peuple camerounais depuis plus d’un demi-siècle, au-delà des forces comminatoires extérieures et au-delà de l’insécurité liée aux rebelles-terroristes dirigés qui tuent des Camerounais pour les intérêts de l’étranger, le dernier ennemi du Cameroun c’est le peuple camerounais lui-même.

Bien qu’étant parmi les peuples africains les plus éveillés et avertis, le peuple camerounais n’est pas encore parvenu à se mettre debout comme un seul homme pour congédier les problèmes et personnes qui constituent des obstacles majeurs à la cristallisation et la fusion des énergies nationales existantes afin de placer ce pays si riche et beau au rang des nations les plus prospères et puissantes de la terre.

Au Cameroun, nous nous trouvons dans un espace ou les identités micro-nationalistes tendent à prendre le dessus sur la marche à la grande nation. On veut s’affirmer d’abord comme Douala ou bassa et non comme Camerounais, même si de cela le Cameroun ne doit plus exister. On veut s’affirmer d’abord comme Béti ou Bamiléké et non comme Camerounais, même si c’est de la que le Cameroun va cesser d’exister. On veut d’abord s’affirmer comme Haoussa, Foulbé, comme Chrétien, Musulman, Francophone ou Anglophone d’abord. C’est un virus qui nous a été inoculé qu’il faut extirper pour avancer.

Le Cameroun est un pays infesté de talents individuels notoires et faramineux. Mais lorsqu’on le prend comme un tout, il devient médiocre, il devient très vulnérable, voire inexistant. Pourtant, les richesses humaines nationales sont partout et de très bonne qualité, à l’intérieur et à l’extérieur. Les Camerounais doivent apprendre beaucoup des Burkinabè ; ils doivent conjuguer l’unité, la volonté et la détermination pour sauver leur pays en danger.

Le remède à cela à l’avenir, c’est des leaders charismatiques, visionnaires, rassembleurs et impartiaux, qui doteront le pays d’institutions politiques et économiques appropriées, qui travailleront à limiter considérablement le nombre des partis politiques, qui iront dans les riches réserves humaines nationales choisir les plus méritants , les brillants ou les meilleurs pour faire changer rapidement la face du Cameroun.

B- Les voies de sortie possibles

La solution à tous ces problèmes et défis qui attendent le Cameroun se trouve chez le peuple camerounais déterminé lui-même. Mais face au rouleau-compresseur en place, le peuple a besoin de nouveaux leaders stratèges et patriotes pour l’accompagner dans cette belle et importante entreprise.

Les Camerounais qui soutiennent encore le pouvoir de Paul Biya ou hésitent de se décider doivent savoir que ce pouvoir est un arbre improductif qui pendant plus de trois décennies a été incapable d’offrir même la moindre ombre adéquate de refuge aux Camerounais, et sur ces entrefaites, l’abattre au profit d’un autre productif et plus inclusif devient un devoir urgent pour les vrais patriotes camerounais. Les gens ne doivent plus hésiter devant cette évidence.

L’on assiste au Cameroun à un blocage politique total. On se trouve dans un état où un seul homme fait la pluie et le beau temps. L’on est dans un pays où le pouvoir en place bien qu’impopulaire battrait toutes les oppositions politiques nationales réunies. Oui, parce que le parti au pouvoir (le RDPC) contrôle et décide presque seul sur le processus électoral.

La seule bataille impérative et majeure qui vaille à présent au Cameroun est celle devant permettre la mise sur pied d’une nouvelle commission électorale nationale garantissant des élections justes et transparentes. C’est cette lutte que les partis politiques de l’opposition muselés, les forces progressistes et la société dite « civile » doivent engager illico. Pour le pouvoir en place, c’est une provocation, mais quelque chose de désormais inévitable.

C’est le moment de sensibiliser et d’activer toutes les forces patriotes nationales et tous les leviers du changement possibles qui, dans un pays où le pouvoir du peuple est confisqué, déclenchent des soulèvements populaires qui créent enfin les conditions de l’alternance.

Ceci demande la formation d’une organisation centrale où toutes les forces nationales progressistes sur le territoire et celles diasporiques toutes se retrouvent. Si le peuple veut vraiment, Paul Biya s’en ira. Ce dernier se trompe.

Cette organisation des forces coalisées devrait donner un délai au pouvoir en place pour s’asseoir avec elle et discuter de la nouvelle commission électorale. Il est certain que ce pouvoir têtu et trop arrogant restera muet ou recourra aux menaces et à la violence habituelles. Alors, le peuple se trouvera dans l’obligation de se défendre. Ça ouvrira la porte aux soulèvements populaires qui ne se termineront qu’avec la fin de ce pouvoir omnivore et inutile.

Que les uns et les autres ne se fassent pas d’illusions. Le vrai changement politique au service des intérêts des Camerounais ne viendra ni de Paris ni de Washington ni de Londres. Ce sont les peuples qui tolèrent les mauvais leaders à leur tête, et ce sont eux et eux seuls qui pour leur bonheur cessent d’être tolérants et les font partir pour des meilleurs. Ce sont aussi les peuples et eux seuls qui doivent garder leurs meilleurs dirigeants s’ils les veulent.

Par Léon Tuam

Partager cet article

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine