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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 15:30
Comité Vérité-Restitution-Reconversion-Réconciliation au Cameroun
Comité Vérité-Restitution-Reconversion-Réconciliation au Cameroun
 
Pour l’honneur et l’intérêt de la République, je propose l’arrêt de l’opération Epervier et l’instauration du CV3R
Le 16 Novembre 2014, je publiais sur ma page Facebook et aussi sur le réseau LCLC, un article proposant l’arrêt définitif de l’Opération Epervier et l’instauration d’un  Comité Vérité-Restitution-Reconversion-Réconciliation en abrégé CV3R. Je réitère ici avec plus d’arguments justificatifs, la même proposition à la fois à l’endroit des Autorités investies du pouvoir de décision, et du peuple Camerounais qui est la principale victime des atteintes à la fortune publique.

 

En effet plusieurs années après son lancement, l'opération "EPERVIER" adoptée  par le pouvoir pour assainir par la répression,  la morale publique si gravement polluée par la corruption et le détournement des fonds publics,  a démontré suffisamment ses limites. La corruption continue à gangréner la république; les gestionnaires des fonds publics continuent à détourner et les arrestations, à compte - goûtes et parfois à tête chercheuse, n'ont finalement pas pu stopper la saignée. Même les organes créés et chargés d'accompagner l'Etat dans cette lutte somme tout salutaire, n’ont finalement pas échappé à ce phénomène devenu la règle dominante dans le système gouvernant. Regardons ce que le CONSUPE a constaté quand il est allé fouiner dans les poubelles de la CONAC! Soyons rassurés que c’aurait été  le  même constat au CONSUPE ou à l'ANIF si un autre organe compétent, (pour quoi pas la CONAC aussi à son tour) partait contrôler la gestion de ces deux autres organes institutionnels de lutte contre la corruption et le détournement.
 Il me semble que l'Etat devrait prévoir toute une ville entière pour accueillir les pénitenciers de l'opération Epervier si on reste dans l'optique finalement stérile des arrestations intempestives des personnalités comme moyen de lutte contre la corruption. Tout un gouvernement en prison avec en prime, des décès cumulés des personnalités publiques en état d’incarcération ;  des milliards dépensés pour le fonctionnement des multiples institutions créées et pour l’entretien de « l’Epervier » et autres missions d’investigations dans le monde ; mais finalement presque rien dans la gibecière en terme des espèces recouvrées et  reversées dans les caisses de l'Etat.
 L'opération Epervier a plutôt contribué à appauvrir l'Etat car on a dépensé mille fois plus que ce qu'on a pu recouvrer jusqu'ici.  Et que dire de l'image du pays si gravement dégradée aussi bien à l’intérieur qu’à l'extérieur. Aujourd’hui, pour recruter un jeune camerounais à l’Extérieur du Pays,  on torche au moins cent fois sur son dossier parce que notre nation est désormais fichée comme étant un peuple corrompu.  Imaginez aussi la situation d'un Etudiant Camerounais qui veut s'inscrire en agrégation quelque part à l’extérieur et dont la thèse de doctorat a été dirigée par le Pr Gervais MENDO ZE.  Aura - t-il encore le courage de dire "ma thèse de doctorat a été dirigée par le Pr Gervais Mendo Zé" au risque de se voir  rétorquer  "Ah oui, celui-là qui est en prison pour détournement de deniers publics ? ». A l’intérieur du pays, nos jeunes n'ont plus d'idoles ou de personnalités publiques modèles ;  ils ont de la peine à trouver  dans notre société, des personnalités pouvant encore leur servir  de référence. Non !  il est temps qu'on repense la stratégie de lutte contre la corruption dans ce pays. Lorsque la dérive publique atteint des proportions aussi alarmantes, la faute n’incombe plus exclusivement aux personnes physiques concernées ; il faut interroger bien plus le système mis en place qui doit sans nul doute avoir des nombreuses défaillances qui facilitent la réalisation des forfaitures décriées. La vraie lutte anticorruption aurait dû être préventive si la volonté politique était sincèrement exprimée. Ne perdons pas de vue que l’article 66 de la Constitution qui stipule que : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les Membres du Gouvernement et assimilés, le Président et Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, le Président et Membres du Bureau du Sénat, les Députés, les Sénateurs, tout détenteur d’un mandat électif, les Secrétaires Généraux des ministères et assimilés, les Directeurs des Administrations centrales, les Directeurs généraux des entreprises publiques et parapubliques, les Magistrats, les Personnels des administrations chargées de l’assiette,  du recouvrement et du maniement des recettes publiques, tout gestionnaire de crédit et des biens publics, doivent faire une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leurs fonctions. Une loi détermine les autres catégories de personnes assujetties aux dispositions du présent article et en précise les modalités d’application». Depuis la promulgation de la Constitution le 18 Janvier 1996, soit près de 19 ans après, le Pouvoir n’applique pas cette disposition. Dans la foulée,  la loi n° 003/2006 du 25 Avril 2006 sur la déclaration des Biens et Avoirs est adoptée et promulguée mais le décret d’application de cette loi reste toujours attendu jusqu’ici sans qu’on ne puisse dire au Peuple ce qui fait réellement blocage. Cependant, diverses attitudes et déclarations de certains membres du Gouvernement nous permettent de comprendre qu’il s’agit d’un manque de volonté politique pour l’application de cette disposition constitutionnelle. Ainsi, pour Monsieur Issah Tchiroma, Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, « cette loi ne sera jamais appliquée au Cameroun car ce n’est pas dans notre culture. On ne viendra pas compter le nombre de chèvres derrière la cour de quelqu’un. …évoquer l’application de cette loi en 2012, c’est occulter les grandes réalisations du Chef de l’Etat …. Ces ONG donneuses de leçons sont manipulées et sont au service des gens qui veulent déstabiliser le pays et son Chef ».  Au lancement du Forum national sur la Protection non judiciaire de la fortune publique à Yaoundé le 14 Mars 2012, le Ministre chargé du CONSUPE, Monsieur Henri EYEBE AYISSI a fait une déclaration non loin de cette position du Ministre TCHIROMA lorsqu’il dit « qu’en ce qui nous concerne, l’occasion offerte par ce forum a été saisie pour préconiser, à l’endroit desdits partenaires extérieurs, que l’accent soit mis sur une évaluation globale et compréhensible des progrès réalisés au fil des temps par notre pays en matière de lutte contre la corruption, en évitant toute focalisation excessive sur l’article 66 de la Constitution relatif à la déclaration des biens et avoirs ». Et pourtant, répondant à une question d’un Député sur ce sujet en décembre 2008, le Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice d’alors, Monsieur Amadou Ali, avait fortement annoncé à la Représentation Nationale et donc à la Nation, que le décret d’application de la loi sur la déclaration des biens et avoirs allait être finalisé avant la fin du premier trimestre 2009 et que les hauts Responsables de la République devront alors immédiatement se soumettre aux dispositions de l’article 66 de la Constitution. Par ailleurs, n’oublions pas qu’un an après l’expiration de la date-line (31 Décembre 2013),  le Cameroun reste le seul Pays qui en zone CEMAC, ne dispose pas d’une Cour de Comptes pourtant exigée parmi les conditions que chacun des six Etats membres de la sous-région devait respecter dans le processus de l’intégration sous-régionale.
Il est clair que ni la multiplication des institutions dites de lutte contre la corruption et qui finalement s’avèrent plus budgétivores qu’efficaces en la matière, ni les arrestations intempestives et spectaculaires des Personnalités présumées coupables de détournement de fonds publics, n’ont permis de freiner significativement la corruption et le détournement des fonds publics dans notre pays !  Bien au contraire, elles ont contribué à appauvrir davantage l’Etat et à noircir dangereusement son image et sa crédibilité.
Pour cette raison,  j’ai l’honneur citoyen et républicain, de proposer au Chef de l’Etat et au Peuple Camerounais Souverain :

 

1.   D’arrêter définitivement l'Opération Epervier et de dissoudre toutes les institutions dédiées à la lutte contre la corruption ; notamment la CONAC, l’ANIF,  le CTS et toutes les cellules anticorruption entretenues dans les Ministères;
2.   De signer et publier le décret d’application de la loi du 25 Avril 2006 et soumettre immédiatement toutes les personnalités concernées, à l’exigence de déclaration des biens et avoirs  recommandée par l’article 66 de la Constitution et clarifiée par la loi n° 003/2006 du 25 Avril 2006 ;
3.   De maintenir le CONSUPE dans le rôle d’Auditeur Interne de l’Etat travaillant sous l’Autorité hiérarchique du Chef de l’Exécutif à qui il destine prioritairement ses rapports mais avec obligation d’en faire copie à la Cour des Comptes.
4.   De créer immédiatement la Cour des Comptes en lieu et place de l’actuelle Chambre de comptes de la Cour Suprême. La Cour des Comptes jouira de pleine autonomie par rapport au pouvoir exécutif et exercera l’autorité de contrôle externe de toutes les institutions publiques, parapubliques et associations bénéficiant de financements publics. Elle aura pouvoir d’ester immédiatement en justice lorsqu’au terme d’un contrôle, le rapport conduit à la présomption de culpabilité pesant sur le gestionnaire contrôlé.
5.    De créer et mettre sur pieds, le Comité Vérité, Restitution, Reconversion, Réconciliation, en abrégé CV3R.  Les gestionnaires publics jusqu’ici présumés coupables des faits de corruption et de détournement des deniers publics au vu des différents rapports des institutions de contrôle, devront être traduits  devant le CV3R où, convaincus par les preuves de leurs forfaitures, ils devront confesser et rembourser les fonds détournés majoré du dommage et intérêts calculés sur la base du taux débiteur en vigueur majoré de 5 points. Ils demanderont Pardon à la Nation, s'engeront  à se reconvertir en personne saines et seront frappés de déchéance pendant 15 ans durant lesquels ils ne pourront plus avoir une fonction publique ni par nomination, ni par élection ;  enfin, ils signeront l'acte de réconciliation avec le peuple. Ces compatriotes reconvertis et réconciliés avec le peuple, quitteront les geôles (pour ceux qui y sont en détention provisoire ou sur la base d’une loi d’amnistie), réintègreront la société où, du fait de leurs expertises et expériences professionnelles dans leurs différents domaines de compétence, ils joueront le rôle de conseillers consultables à volonté dans leurs domaines de compétence ou d'expérience. Ainsi, nous auront lavé en douceur, le linge sale en famille pour  nous tourner résolument vers l'avenir du pays étant réconciliés et entièrement engagés pour une nouvelle gouvernance qui exige à tous, le respect du principe sacré de la chose publique au risque des sanctions cette fois là judiciaires des plus sévères
 
6.   Durant les activités du CV3R, les dispositions du code pénal et du code de procédure sur la répression de la corruption et le détournement des deniers publics,  devront être révisées pour renforcer leur sévérité de sorte qu’au terme de la mission du CV3R qui ne devrait pas excéder deux ans, toute personne coupable d’actes de corruption et/ou de détournement de fonds publics devra être judiciairement sanctionné sur la base de ces nouvelles dispositions.

                                                                             Correspondant : Adamou Youmo Koupit

                                                                               Gestionnaire, Consultant en Microfinance

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine