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L’affolement de la dictature du Congo-Brazzaville

28 Septembre 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Politique

Sassous Nguesso

Sassous Nguesso

L’affolement de la dictature du Congo-Brazzaville : brutaliser, violer, expulser des journalistes…pour détourner l’attention du peuple et se maintenir au pouvoir !

 

Témoignage et analyse de septembre 2014

Au Congo Brazzaville : les extrémistes du pouvoir décident de recourir à la force pour maintenir à la barre leur mentor. Par un Congolais de Pointe Noire – Congo

Devant l’impossibilité pour eux, sur le plan juridique, d’une part, de modifier la Constitution en vigueur sur le nombre de mandats du président de la République et ainsi offrir un troisième mandat au Président Denis Sassou Nguesso, et d’autre part, de changer la Constitution de 2002 sans l’abroger, toute abrogation de cette Constitution entraînant automatiquement la dissolution de toutes les institutions constitutionnelles, les extrémistes du pouvoir ont décidé d’utiliser la dernière carte qui leur reste, à savoir, le recours à la force.

La première phase de leur plan est l’agression, le 07 septembre 2014, des militants de l’opposition au Palais des Congrès de Brazzaville par un commando commandité par le Secrétaire général du Conseil national de sécurité, le Contre-amiral Jean Dominique Okemba, Conseiller spécial du chef de l’Etat congolais, et par le Directeur général de la Police congolaise, le Général Jean François Ndengué.

De sources sûres, ce commando était dirigé par un militaire originaire du département des Plateaux. C’est le même militaire qui a dirigé l’expédition punitive au domicile du journaliste Elie Smith, qui avait commis selon le pouvoir, le crime de diffuser sur Facebook, les images des blaissés de l’attaque des militants de l’opposition par les extrémistes du pouvoir, le 07 septembre au Palais des Congrès.
L’objectif principal visé par les initiateurs de l’agression des militants de l’opposition, était d’empêcher le Collectif des partis de l’opposition congolaise de lancer le mot d’ordre de boycott des élections locales, en créant des troubles à l’intérieur du Palais des Congrès pour se donner le prétexte d’intervenir militairement et d’arrêter les responsables de l’opposition.

Cet objectif n’ayant pas été atteint, les éléments de la garde républicaine de faction au Palais des Congrès ayant empêché les agresseurs de pénétrer dans l’enceinte du Palais, le Contre-amiral Jean Dominique Okemba, l’initiateur de l’agression, a réuni plusieurs personnalités du pouvoir, à qui il a soumis un nouveau plan d’attaque contre les responsables de l’opposition, notamment, Clément Miérassa, Mathias Dzon, Guy Romain Kifoussia, Christophe Moukouéké.

La stratégie consiste à créer des incidents violents aux abords de leur domicile réciproque, de les rendre responsables de ces incidents, à l’effet de saisir cette opportunité pour intervenir militairement, les arrêter ou les assassiner et décréter un Etat de siège. De la sorte, le tour sera joué, l’opposition sera décapitée et les extrémistes auront les mains libres pour instaurer une dictature militaire et conserver le pouvoir par la force.

Plusieurs participants à la réunion se sont opposés fermement à ce plan diabolique et la réunion s’est terminée en queue de poisson. Les prochains jours sont donc pour le Congo, des jours de tous les dangers. Le Secrétaire général du Conseil national de sécurité et le Directeur général de la Police nationale vont-ils mettre à exécution leur projet criminel ?

Le président de la République qui est parfaitement informé des préparatifs de cet attentat grave contre la démocratie congolaise, observe un silence coupable. Les forces armées congolaises qui disposent d’une direction centrale des renseignements militaires (DCRM), donnent l’impression d’être indifférentes à ce qui se trame dans les cercles extrémistes du pouvoir notamment au sein du groupe d’Owando. Les services de renseignement du pays ne sont-ils pas au courant des nouvelles visées criminelles du Secrétaire général du Conseil national de sécurité et du Directeur général de la police nationale ?

Le président de la République va-t-il continuer à couvrir son neveu ou au contraire, arrêter la main de ce pyromane récidiviste, lui le commanditaire de l’affaire des 353 disparus du Beach de Brazzaville et des explosions des armes et munitions de guerre, le 04 mars 2012, aux camps militaires de Mpila à Brazzaville ?

Le long silence actuel du chef de l’Etat devant la dégradation inquiétante du climat général dans le pays, signifierait-il qu’il serait lui-même l’instigateur du vaste plan d’élimination physique et politique des opposants ? Certaines sources affirment qu’il aurait fait former au Maroc 25 jeunes et jolies filles spécialisées dans les techniques de l’empoisonnement. Qui sont les proies de ces amazones ?
Le peuple congolais a trop souffert des violences politiques perpétrées par des politiciens assoiffés de sang et d’argent. Il a désormais besoin de paix et de sécurité.

Profondément inquiet des tempêtes qui s’annoncent à l’horizon, j’interpelle le président de la République, afin qu’il conjure, pendant qu’il est encore temps, les nouveaux crimes que les extrémistes du pouvoir projettent de commettre dans les tous prochains jours. Ces extrémistes, il les connait très bien, car, il s’agit du groupe d’Owando dont le chef de file est son neveu et Conseiller spécial. Contrairement à ce qu’il pourrait être tenté de croire, les crimes que les extrémistes du pouvoir se proposent de commettre, contribueraient puissamment à ternir davantage son image déjà si abîmée dans l’opinion nationale et internationale, et exposeraient le pays à des affrontements fratricides.

Suite du témoignage et analyse ici.

En conclusion la dictature vit ses derniers moments avant 2016 ! Le rapport de force créé de façon involontaire par la presse indépendante grâce à ses deux représentants traumatisés et expulsés va accélérer cette descente en enfer de ce moribond dictateur et son système.

L’opposition intérieure membre fondateur du Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’opposition extérieure à laquelle appartient la diaspora congolaise dénoncent la modification de la constitution du 20 janvier 2002, refusent le changement de la même constitution et rejettent l’idée d’un troisième mandat du dictateur Sassou !

Ces élections locales sont une mascarade de plus sur la base d’un recensement administratif truqué et d’une grossière inversion de l’électoral entre les régions les plus peuplées et le moins peuplées du Congo : le Nord devient plus peuplé que le Sud !

C’est la pure folie de Sassou et son état-major ethno-tribalo-régionalo-familial qui caressent le rêve de rester au pouvoir à vie !

Le bras de fer commence maintenant entre le peuple congolais tout entier et cette bande de démons et fous du pouvoir !

(En images en haut à agrandir : A gauche la Congolaise Sadio Kanté née à Brazzaville, et droite : Elis Smith employé de Maurice NGuesso. En bas : l’arrêté d’expulsion de Elie Smith exigé par le dictateur à son agent M’Boulou).

 

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